Enfants sous influence ? [mini débrief]

Le débrief qui m’a été confié cette semaine – et que je rédige avec un soupçon de retard ! – a pour but de vous présenter 2 contributions ayant trait à l’influence de leur environnement sur les enfants. Et plus particulièrement l’influence des adultes placés « sur le chemin des enfants », comme le dit joliment Mère Cruelle.

J’ai souvent eu envie d’écrire un article sur la manière dont nous influençons, volontairement ou non (le plus souvent involontairement, en étant juste ce que nous sommes, avec nos envies, nos angoisses et nos limites), nos enfants, dès leur plus jeune âge, que ce soit dans leur comportement, dans leurs peurs ou encore leur sommeil (sic). Etant donné le jeune âge de mes enfants (2 ans et demi / 6 mois), je n’ai pas encore beaucoup de recul sur la question et il s’agit d’influence limitée à des thématiques basiques… mais cependant fondatrices de la suite ! Par exemple, pour vous raconter ma vie, je ne saurais pas l’expliquer mais depuis la naissance de mon 1er enfant, j’ai toujours eu cette crainte que mes enfants se sentent « abandonnés » – d’où le fait que je sois incapable de les laisser pleurer (que ce soit pour leur « apprendre » (sic) à dormir ou à patienter ou encore que j’ai eu beaucoup de mal à les poser dans un transat ou un parc sans me dire que je les « délaissais » pour vaquer à autre chose. Bref, il y aurait de quoi faire plus long – et je le ferai un jour sur mon blog – mais toujours est-il que quand j’ai emmené ma fille faire une séance de micro-kiné l’autre jour, la première chose que la praticienne m’a dit est que ma fille avait une « angoisse de l’abandon ». Gloups. La praticienne en question ne me connaît pas, elle ne connaissait pas mes angoisses et ne cherchait pas à me faire culpabiliser ou quoi que ce soit d’autre mais simplement à aider ma fille à restaurer un schéma de fonctionnement aussi serein que possible pour trouver un sommeil apaisé (et le notre avec ! youhou !). Tout ça pour dire que je me suis tout de suite dit : « Zut alors, c’est moi qui leur transmet cette angoisse ou quoi ? » (« quoi » = hasard, vécu, autre ??).

Bref, heureusement, nos contributrices ont été là cette semaine pour voir les choses à plus long terme que moi sur cette influence comportement de l’adulte / répercussions sur le psychisme et le devenir de l’enfant.

D’abord MamanDébordée, qui a évoqué l’intéressante étude qui conclut que l’implication du père dans les tâches ménagères influerait sur l’ambition professionnelle de leurs filles. Oui, le lien n’est pas forcément évident de prime abord ; en tous cas je doute que les pères impliqués de la sorte aient pu concevoir un tel impact sur leur progéniture, en-dehors de celui plus évident d’être un modèle d’ « égalité » concernant les charges domestiques. En tous cas, j’ai trouvé ces conclusions réjouissantes, même s’il ne faut bien sûr pas les analyser comme affirmant un quelconque déterminisme en la matière (pères non impliqués ≠ filles qui ne pourront pas mener une vie professionnelle ambitieuse).

Puis l’intéressante réflexion de Mère Cruelle sur toutes les figures adultes qui entourent et enrichissent l’enfant au long de sa vie, lui donnant à voir d’autres façons de vivre et de penser (une forme d’alloparentalité en quelque sorte ?), a achevé de me mettre de bonne humeur. Même si je ne suis pas encore directement concernée, j’ai été rassurée de lire que malgré des difficultés de communication inhérentes à certaines périodes, les enfants puis les adolescents, restaient demandeurs de cette « influence » (terme non péjoratif), de cet accompagnement de leurs adultes référents, à savoir leurs parents chéris (j’en fais trop ?).

Les 15ans-18 ans voient en rose les liens familiaux, en réclament la protection, trouvent que la transmission des valeurs par leurs parents fonctionne bien —respect et honnêteté sont les premières valeurs citées

Et ça, ça me donne du courage pour la suite !

8 pensées sur «Enfants sous influence ? [mini débrief]»

  1. je trouve cela très angoissant de savoir que l’état émotionnel de la mère influence son enfant …c’est la porte ouverte à la culpabilité ! on fait ce qu’on peut comme on peut…j’ai appris à faire confiance mais ce n’est pas simple ! personnellement j’en ai assez que tous les traumatismes reposent sur les épaules de la mère :)

    • Je suis tout à fait d’accord avec toi et je suis la première à dire que c’est trop facile de tout mettre sur le dos des mères, sans cesse. C’est une dérive de la psychologie : elle est utile pour comprendre et réparer ce qui nous fait souffrir mais ne doit pas devenir une arme contre ceux qui nous ont élevés ou un outil de culpabilisation. Il n’en reste pas moins que je me questionne, non pour me battre la coulpe constamment mais plutôt pour voir comment améliorer mes ressentis – et par ce biais ceux de mes enfants. Dans l’exemple que je citais, la praticienne s’est empressée de me rassurer et m’a proposé une séance pour m’aider, si je voulais, à dater d’où me venait ce sentiment et à m’en débarrasser. Pourquoi pas… car finalement, c’est surtout néfaste pour moi, qui me prend trop la tête à ce sujet !

      • effectivement dans ce sens là c’est positif ! la micro kiné c’est intéressant, je crois aussi que nos choc émotionnels restent imprimés quelque part ! la peur de l’abandon est une peur très forte, c’est une peur universelle finalement ! merci de ta réponse et si tu trouves une bonne technique n’hésite pas à partager ! bonne journée !

  2. Pingback : Étude de gestion | Pearltrees

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