Pas d’alcool, bébé à bord!

Quand tu veux avoir un bébé, tu t’imagines déjà avec lui, qu’il est dans tes bras, que tu lui fais plein de câlins, qu’il te sourit… En tout cas, ce fut mon cas. Tu penses vite fait histoire de voir si t’es réellement prête (comme si cela suffisait) aux nuits blanches aussi, aux possibles pleurs, à l’organisation (quasi) militaire que tu vas devoir mettre en place… Bref, tu penses plus aux côtés positifs que les « petites » contraintes que devenir parent peut engendrer. J’ai aussi pensé au poids que je devrais perdre après la grossesse (car même avant d’être enceinte je le savais que j’allais prendre beaucoup!), à la possible douleur et longueur de l’accouchement… Mais avant tout cela, il y a la grossesse en elle-même. Tu ne maîtrises pas tout: si tu vas avoir des nausées, si ton utérus va bien se comporter… Tu fais avec. Il y a quand même deux points qui sont en direct lien avec la santé du bébé et ta volonté: arrêter la nicotine et l’alcool.

Cela peut faire rabat-joie ce genre de conseils. C’est en ça qu’est dommage la prévention parfois: elle peut être mal perçue surtout quand les anciens fumaient et buvaient pendant leur grossesse et que parfois, et tant mieux, rien d’anormal n’était décelé à la naissance pour le bébé. Car après tout en tant qu’adulte on fait « ce qu’on veut » (enfin c’est surtout ce que l’on croit), mais dès qu’on est responsable d’un enfant, on se doit de voir plus loin que ce principe de liberté.

Quand j’ai annoncé ma grossesse, une amie m’a répondu « champagne! » et elle était sérieuse, elle avait la bouteille avec elle et pour en rajouter devant mon étonnement « j’ai bu pour mes deux grossesses et tu connais mes deux filles ». Certes mais moi, cela ne m’avait pas convaincue. Déjà je ne suis pas une Sue Hellen systématiquement les vendredis et samedis soirs et puis, avant de savoir que j’étais enceinte, j’étais allée prendre un verre avec mon frère, une téquila sunrise je crois. Ce verre, il m’a fait tilt quand la grossesse a été confirmée. J’ai su que je n’allais plus boire du reste de ma grossesse (et de l’allaitement). Pourtant, j’allais passer Noël, le nouvel an et mes 30 ans… Sans alcool, la fête est moins folle? J’ai su bien plus tard que les 15 premiers jours, l’embryon n’est pas encore connecté aux flux sanguins de la mère d’où ma chance sans doute? Pour la nicotine, je n’ai jamais fumé réellement donc les deux problèmes étaient résolus.

Je n’ai jamais eu de chiffres à ma connaissance pour me convaincre sauf aujourd’hui grâce aux vendredis intellos qui me fait lire l’article sur destination santé.

En France, plus de 20% des femmes enceintes, négligent la recommandation de pratiquer le principe du zéro alcool pendant la grossesse. Résultat, 1 nourrisson sur 100 – soit 8 500 chaque année – naît porteur d’un trouble causé par l’alcoolisation fœtale. Parmi ces derniers, 850 – soit 1 enfant sur 1 000 – présentent la forme la plus grave de ces troubles : le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF).

20% c’est énorme et pourtant j’en fais parti non? On devrait distinguer dans ces 20% la consommation en connaissance de cause, histoire d’avoir un vrai chiffre. Inconscience ou alcoolisme? Les conséquences sont dramatiques: retard de croissance important et une dysmorphie faciale (pour les moins graves), malformations cardiaques et rénales, mais aussi cérébrales. Les bébés souffrent donc souvent d’une déficience intellectuelle, et de troubles cognitifs plus ou moins prononcés.

Il faut arrêter de penser que ça n’arrive qu’aux autres et prendre au sérieux la prévention car être parent, on le désire, avoir un bébé qui nait en bonne santé aussi, il me semble. L’article m’a appris une chose: les problèmes dus à l’alcool ne sont pas uniquement physiques. Puisque leur cerveau a des séquelles, on peut voir apparaître des troubles du comportement et de l’apprentissage. Mises à part les grosses colères, on note un manque d’inhibition et pas de discernement entre le bien et mal. En gros, même Dexter est plus gérable! Cela me fait peur. la suite de l’article est pire puisque:

Les conséquences de l’alcoolisation fœtale représentent la première cause de déficience mentale et d’inadaptation sociale, devant même la trisomie 21.

De quoi radicalement faire la fête avec du Champomy ou des jus de fruits! Si vous lisez qu’un verre ou deux ne peut être que bénéfique (vive le lobbying), qui sait après tout? Ce n’est pas parce qu’on fume qu’on aura le cancer des poumons… Mais si c’étaient ceux là, les verres de trop? Êtes-vous prête à courir le risque?

Ce n’est pas à maman de boire et à bébé de trinquer! Je finirais sur un point positif. Aujourd’hui, après une longue période sans alcool, plus d’un an, en deux verres je suis pompette, je coûte donc moins cher ! On sort ?

Ceci est ma participation aux vendredis intellos parce que j’active les miens et préserve ceux de bébé!

L’article est en intégralité ici et chez moi, si tu veux venir y laisser ton commentaire, tu es bienvenue!

The working mum

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30 réflexions sur “Pas d’alcool, bébé à bord!

  1. Mon mari travaille dans l’enseignement spécialisé et constate régulièrement les dégats causés par l’alcoolisation foetale, il faut absolument faire cet effort d’abstinence pendant la grossesse.

  2. Merci pour ce texte et pour les informations fournies.
    Je voulais apporter mon avis un peu plus réservé. Si les campagnes d’information sont nécessaires, elles peuvent aussi avoir un effet « rébarbatif » ou « moralisateur ». En effet, le problème de l’alcool en est un. Cependant, je voulais relativiser. Si cela existait et existe certainement encore, que des femmes enceintes boivent sans réserve du matin au soir, je pense qu’il faut relativiser sur le 0 alcool. Zéro, rien du tout, nada, pas une goutte.
    C’est un ami médecin qui m’a dit, lors de ma première grossesse, alors que je faisais une moue devant une superbe bouteille qu’il avait ouverte, »tu sais, un petit verre de temps en temps, ce n’est pas grave ». Et de m’expliquer que l’on pouvait boire un verre de temps en temps (c’est-à-dire pas tous les les jours et pas 10 L, hein!) et que c’était préférable d’avoir déjà mangé auparavant. Donc éviter absolument les apéros (trinquer à jeun=super socialement mais terrible physiquement), mais que, exceptionnellement, on pouvait s’autoriser un verre de champagne ou de vin au cours/en fin de repas.
    J’ai trouvé ce discours tout à fait raisonnable, et intelligent. Je ne suis pas non plus une Sue Ellen, et tout à fait prête à faire des « sacrifices » pendant ma grossesse, mais quand il y a une bonne bouteille ou des amis, c’est vrai que j’aime bien en profiter un peu. Après, bien sûr, 9 mois ce n’est pas si long (mais quand on allaite, cela le devient !) Et cela me fait moins culpabiliser de me dire que je peux de temps en temps.
    Mais je trouve aussi que pour certaines femmes qui buvaient beaucoup avant et qui n’arrivent pas à arrêter, il me semble intéressant de leur expliquer que manger avant, et réduire l’alcool sans pour autant passer à 0 peut limiter les risques. Il y a des femmes qui n’arrivent pas à arrêter (lalcoolisme est une maladie). Après, elles sont sans doute en majorité (mais je n’en sais rien !) dans les milieux défavorisés, donc là, ce n ‘est plus un simple discours sur l’alcool qui est nécessaire mais une politique plus large de compréhension du contexte.

    C’est un discours qui est plus délicat à faire passer que « 0 c’est 0 », et certainement pas à dire dans une campagne grand public! Mais sans doute à relayer par des amies/des médecins qui côtoient les femmes, quand on peut prendre le temps d’expliquer et de gérer les situations particulières.

    • Je respecte ton point de vue tout en restant sceptique: qu’est-ce qu’il prouve que tout va bien aller, que ça n’aura pas d’impact? Je pense que pour arriver à zéro c’est zéro, c’est qu’il y a eu études et arguments… Je préfère m’abstenir, la prochaine bouteille ne sera que meilleure :-)

      • Je pense en fait que le message « 0 » est un message grand public -et il a TOUT A FAIT RAISON d’être ainsi ! Parce qu’en disant « 1 ou 2, à condition que… » c’est difficile à faire passer en communication de masse ! Il faudrait expliquer, etc. Le « 0 », c’est un message simple, clair et direct. Et -à mon avis, mais je peux me tromper et je ne les ai pas lues!- les études scientifiques ne concluent pas au 0. Une étude scientifique n’est jamais aussi formelle, la conclusion est au contraire très précautionneuse. Mais si l’ensemble des résultats concourrent à dire que ce serait mieux si… Alors « on » (autorité publique souvent) passe le message en le simplifiant!

        Il faut faire la part des choses entre les résultats des études scientifiques (difficiles à lire et comprendre pour la plupart des gens qui ne sont pas du milieu, y compris des scientifiques non-médecins, par ex) et la communication, où il faut simplifier le message.

        Donc pour essayer d’être claire: je suis tout à fait d’accord avec la communication « 0 alcool pendant la grossesse » mais je doute que cela provienne uniquement de résultats d’études, c’est aussi un choix de santé public. Et je pense que cette communication doit être accompagnée au cas par cas pour les femmes qui en ont besoin, avec d’autres explications que le simple faut/faut pas. Mais je m’éloigne du sujet…

        Et je précise bien que mon choix de boire un tout petit peu à certaines conditions est MON choix ! ;) éclairé par un avis scientifique que j’ai respecté.

      • Aux Etats-Unis, une femme enceinte qui boit du Coca est limite considérée comme maltraitante à l’égard de son bébé à venir (rapport à la caféine qu’il contient). Évidemment, on ne peut pas savoir si un seul verre d’alcool pris pendant la grossesse n’aura AUCUN impact (et si c’était à cause de ça que mon gamin a des difficultés à apprendre sa table de multiplications… ? Ô_o) mais c’est à cause de ce genre de raisonnement alarmiste que les femmes enceintes sont de plus en plus fliquées et considérées comme des gamines irresponsables que les médecins et la société ont la charge de surveiller à coup d’innombrables interdits alimentaires (ils ne cessent de se multiplier !) et d’examens médicaux en tout genre (dans la plupart des pays européens, on ne pratique pas le dépistage systématique de la toxo comme cela se fait en France, par exemple…).
        Je vais t’en apprendre une bien bonne : à part à condition d’enfermer toutes les femmes enceintes dans une bulle stérile pendant 9 mois, le risque 0, il n’existe pas !! Alors évidemment, si on est trop conne pour savoir que, lors d’une grossesse, 3 verres par jour, c’est carrément dangereux pour le fœtus, c’est clair que le message « 0 alcool pendant la grossesse » semble le plus adapté. Mais pas la peine non plus de pousser les hauts cris si certaines s’autorisent à tremper leurs lèvres dans un verre de temps en temps…

        • Malheureusement, je doute que celles qui boiraient trois verres par jour enceintes soient principalement victimes de désinformation ou de connerie… L’alcoolisme est une maladie, ne l’oublions pas. Pour le reste (le risque zéro en particulier et l’infantilisation des femmes enceintes) je te rejoins assez.

          • le risque zéro concernant l’alcool existe puisqu’il suffit de ne pas boire. Je ne trouve pas mon article alarmiste puisqu’il s’appuie sur des chiffres réels, j’ai donné mon point de vue de non buveuse pendant un an et pas de nana qui pousse des hauts cris sans chiffre à l’appui (j’évite!!). En ce qui concerne l’infantilisation de la femme enceinte, cela reste personnel en fonction de notre expérience il me semble car perso je ne l’ai pas ressenti du tout!! A devoir me battre dans le métro pour une place assise par exemple!!

  3. Je te remets ici le lien de l’excellent post de notre Poule Pondeuse nationale sur le sujet: http://www.poule-pondeuse.fr/2011/11/01/boire-ou-se-reproduire-faut-il-choisir/
    Il est basé sur la prestigieuse revue de médecine générale « prescrire » que pour le coup on peut difficilement taxer de lobbyiste, et leur conclusion est bien plus nuancée.
    Pour moi la question ne s’est pas posée parce que je n’aime pas l’alcool (je préfère la drogue)(je rigole hein).
    Mais pour l’anecdote, il y a même une étude citée qui dit que les bébés dont la mère a bu tres légèrement pendant la grossesse ont un QI légèrement plus élevé que ceux des mères complètement abstinentes!

    • J’ai vu passer en effet des chiffres (études sur 2 000 enfants) qui démontrait que tout allait bien voir même mieux chez les mamans qui disaient boire de temps à autres enceintes. Soit. Chacun est « libre ». J’ai lu le lien que tu donnes et en effet j’aime bcp ce billet, un chiffre m’a sauté aux yeux: 4 verres par semaine soit tous les 2 jours. J trouve cela énorme! En tout cas, Poule pondeuse met aussi en avant la toxicité de l’alcool. Perso, face aux risques, je m’abstiens, comme toi un bon pétard… Joke!

      • C’est juste une corrélation hein, pas un facteur causal ;) et Il y a tellement de facteurs confondants!
        Par exemple, ça pourrait être parce que face à une femme avec un niveau d’éducation plus élevé (qui a peut-être plus de chances d’offrir des meilleures conditions de vie / d’éducation à son enfant), un médecin pourrait être moins stressé à l’idée de dire que « Un petit peu, ça va », estimant que la femme a moins de risques de tomber dans l’excès (sachant qu’une TRES petite quantité n’est pas nocive). Alors que face à une femme qu’il jugera plus susceptible de faire des excès, il sera plus enclin à tenir un discours de type tolérance zéro? Je ne sais pas!
        M’étonnerais quand même fort que l’alcool développe le QI hein!

            • Parfaitement d’accord! moi, ça me plait!!! Juste une goûte! Comme Foresti… Connais pas le statut pompette! ;) Je rigole, hein! Enfin quoi que… Mais c’est rare!!! Rhôhôhôhôlalalalalalala…. Mère de famille trois enfants!

            • « Boire un tout petit peu, ça sert à quoi? » T’as raison,mieux vaut une grosse murge à se rouler par terre 1 fois par mois, plutôt qu’un petit verre de temps en temps :-/…

  4. J’en ai entendu des  » un petit verre!C’est rien, alalalalala, la nouvelle génération! » Suisvit du classique ça veut manger équilibré… La prise de conscience se fait petit a petit, mais c’est lent faut l’admettre, j’ai des doutes que ce soit sur la désinformation quand même, je pense que c’est une histoire de moeurs ,avant tout et de tradition? Et surtout il y a la maladie, la vrai, qui est sacrément dure a gérer.

    Merci pour cet article!

  5. « Mais pour l’anecdote, il y a même une étude citée qui dit que les bébés dont la mère a bu tres légèrement pendant la grossesse ont un QI légèrement plus élevé que ceux des mères complètement abstinentes! »
    Je trouve ça hyper dangereux d’écrire ce genre de choses : certains peuvent prendre ça au pied de la lettre.
    En tout cas, comme tu le disais ailleurs Working Mum, on peut toujours trouver une étude qui prouvera ce qu’on veut… ou le contraire !
    Donc à un moment donné, je pense qu’il faut quand même utiliser son cerveau et son bon sens, plutôt que de suivre ce qui nous arrange.
    Personnellement, je suis extrêmement choquée de lire que c’est pas grave un petit verre de temps en temps pendant la grossesse…
    J’ai d’ailleurs vu ça dans un épisode de la série How I met your mother, et je trouvais ça grave pour une série si regardée de dire qu’une femme enceinte peut boire un petit verre, parce que la pauvre elle n’a pas de vie sinon et elle est trop stressée o_O
    Je me rappelle avoir lu il y a quelques mois un article (il me semble que c’était un communiqué de médecins spécialisés dans les cancers ou truc du genre) qui disait que c’était faux qu’un verre de vin rouge par jour (ils ne parlaient pas de grossesse) c’était bon pour la santé : vive le lobby du vin ! En fait, même un verre de vin rouge par jour pouvait amener un cancer. Alors, que dire d’un verre pendant la grossesse ?
    Après, peut-être qu’untel boira toute sa vie et n’aura jamais de cancer, mais est-ce une preuve pour dire qu’il faut boire comme un trou ?

    • Bin en même temps, c’est une étude citée par prescrire hein, et à mon sens cacher les informations « parce qu’elle peuvent être prises au pied de la lettre », c’est un peu prendre les femmes enceinte pour des petits lapins, non?

  6. Merci beaucoup de ta contribution!!! Et désolée de n’arriver que maintenant pour la commenter comme il se doit!

    J’ai bien lu votre échange à toutes et j’en arrive à la conclusion qu’une information nous manque (mais existe-t-elle seulement?!) C’est la connaissance du mode d’action de l’alcool sur les cellules foetales, je m’explique: quand on lit que 20% des femmes ne respectent pas strictement le principe d’abstinence durant la grossesse et que parallèlement à cela 1 enfant sur 100 présente des troubles liés à l’alcool et 1 sur 1000 le syndrôme d’alcoolisation foetale, est-ce que cela suppose que si je bois un verre d’alcool à 4 mois de grossesse, j’ai une chance sur 100 que mon bébé présente un trouble?

    En ce sens, dans quelle mesure le mode d’action de l’alcool sur la femme enceinte est-il ou non dose-dépendant? C’est à dire: l’absorption d’alcool ressemble-t-elle plutôt à un poison qu’on ingère lentement et dont les effets délétères se cumulent jour après jour? ou plutôt l’absorption d’alcool représente-t-elle un risque statistique (pour la même quantité ingérée au même moment, on a x% de chances de développer un trouble grave)? ou un mélange des deux?
    (Une image pour expliquer la différence que j’essaie de traduire: dans le premier cas, on ingérerait chaque jour une dose de plomb, chaque dose prise individuellement n’étant pas dangereuse mais les effets finissent par se cumuler et la dose totale est trop importante pour notre corps d’où trouble grave; dans le second on consomme au hasard une boîte de haricots verts sachant que 1 boîte sur 100 000 est infectée par la toxine botulique mais que toutes les autres boîtes sont parfaitement saintes et que si on tombe sur la mauvaise boîte on meurt; dans le troisième cas on s’exposerait à des rayons UV sachant qu’à chaque exposition nos cellules ont x% de chances de muter et donc de développer un cancer).

    On en vient enfin à la question: pourquoi mobiliser tant d’énergie pour prouver la possibilité pour les femmes enceintes de consommer un tant soit peu d’alcool alors même qu’il est (pour toute personne non alcoolique) tellement simple de s’en passer tout bonnement?
    Je n’ai pas réellement de réponse à cette dernière question… je dirai: par honnêteté intellectuelle et par respect pour les femmes enceintes qui ne sont généralement pas des gamines écervelées mais des femmes soucieuses du bien être de leur bébé.

    • Oui, très bonne question, je pense que c’est ce qui manque en effet pour avoir un point de vue VRAIMENT objectif sur la question de POURQUOI il ne faut pas boire d’alcool.
      Dans certains commentaires, il est question de lobby, je ne les nie pas mais je pense aussi que la « partie adverse » n’est pas en reste.
      Parce que comme certaines le disent, oui ce n’est pas si « difficile » que ça de ne pas boire (hors maladie ou dépendance…) mais pour ma part, entre le « pas d’alcool », « pas de saucisson », « de jambon cru, de fromage au lait cru, de viande saignante, et lavez bien les légumes au vinaigre, et ne mangez pas trop gras et pas trop sucré et pas trop tout court et faites du sport, mais pas trop violent, hein! etc, etc. » au bout d’un moment, j’en ai marre et j’ai aussi envie de vivre un peu.
      Ce n’est pas tant une interdiction en soi, car chacune est relativement facile à mettre en pratique, mais plutôt la somme de toutes -et les recommandations perpétuelles, comme si nous étions stupides ou inconscientes- qui me pèsent un peu/beaucoup à la fin.
      Surtout quand on allaite par la suite et que les recommandations continuent voire empirent.
      Donc oui, je tiens à faire attention pour mon enfant, mais je tiens à vivre aussi, donc si j’ai un avis éclairé de médecin m’expliquant dans quelles conditions je peux faire ci ou ça, personnellement, je m’autorise à le suivre sans me sentir une mauvaise mère.

  7. Bonjour,

    Merci pour cet article qui a le mérite d’aborder un sujet que ni ma sage-femme, ni mon médecin n’ont abordé de mes deux grossesses (je suis à quatre mois de la deuxième).

    Après, je trouve le ton de cet article très moralisateur, alarmiste et centré sur les pratiques personnelles d’une personne… je pensais y trouver des informations scientifiques, des études fiables ou des doutes raisonnables, de bonnes raisons de faire attention.

    Au final on ne parle que du risque zéro et du fait que si je bois une coupe de champagne je suis un monstre qui met en danger son enfant… alors qu’a priori rien ne le prouve, en tous cas d’après cet article.

    J’ai hâte de lire la contribution de Mme D. à ce sujet. Je réagis rarement aux articles, car souvent ce que j’ai à dire « est moins [intéressant] que le silence » alors je me tais… mais là je suis déçue de ne pas retrouver le ton rationnel et raisonné de articles des VI. Seulement un témoignage et uavis personnel agrémenté de quelques choses lues mais pas de recul, de vue d’ensemble ou de comparaison de points de vues et d’arguments.

    C’est dommage et pour moi ce n’est pas comme ça qu’il fait s’adresser aux femmes enceinte, les faire culpabiliser sur tel ou tel comportement franchement… je sais que nos neurones sont un peu mobilisés pendant la grosssesse mais on sait encore s’en servir !!

    • Bonjour, je suis navrée que cet article soit pris de la sorte, j’écris souvent au second degré (d’où ma référence à Dexter, au Champomy…). J’ai rédigé cela suite à un article que j’ai lu qui parlait des pb, du devoir de zéro alcool: il m’a fait peur, il m’a fait prendre conscience que pour moi, ayant vite éliminer l’alcool pdt ma grossesse, je n’ai pas eu conscience du danger si j’avais fait le choix inverse de boire modérément car oui l’article lu ne parle que du danger et des conséquences. C’est cela que j’ai voulu mettre en évidence. c’est vrai que je ne parle pas des autres études, mais de nombreux autre prises de paroles en parlent sans se focaliser sur ces 8 500 bébés qui ont des pb dès leur naissance donc… 8 500 bébés!! c’est quand même la première fois que j’ai eu ce chiffre concret à ma connaissance!! Plus de pb neuro que la trismonie 21, c’est pas fou ça??!
      Sur mon blog, j’écris souvent à partir de mon vécu, oui désolée, je préfère (joke)

      • Je suis vraiment désolée si j’ai été un peu… virulente dans mes propos.

        En fait je comprends bien ta position et tes craintes, et loin de moi l’idée de dire que c’est mal de prôner le zero alcool pendant la grossesse mais… Je pense qu’il manque juste un peu de nuance et que en fait ton article a été un peu angoissant pour moi (qui suis pourtant pas mal informée sur le sujet) car très catégorique.

        En résumé, on a très peu d’informations et le zero alcool est un message clair qui évite les débordement mais on voit bien qu’à priori une consommation faible et occasionnelle ne devrait pas engendrer une telle culpabilisation et a priori ne génère pas de réel danger.

        L’important est d’être informée et malheureusement, de ce que je constate, nous allons nous même chercher l’information (merci les VI) mais l’information ne vient pas à nous ! Il est quand même incroyable que pas un soignant dans mon parcours de femme enceinte / allaitante n’ait jamais abordé le sujet (que ce soit pour se renseigner sur mes habitudes ou juste pour me transmettre la consigne zero alcool). Cela doit sembler tellement évident… alors que non, ça ne l’est pas en fait (pour preuve les milliers de bébés qui en souffrent à la naissance).

        • Oui je suis d’accord avec toi: personne ne parle de l’alcool pdt la grossesse et l’allaitement. Tiens j’ai rajouté le lien de l’article sur le billet que je te redonne ici: http://destinationsante.com/lalcool-et-le-foetus-8-500-petites-victimes-par-an-en-france.html à toi d’interpréter peut etre plus sereinement que je ne l’ai fait ;-) En fait ce qui me dérange, même si oui j’aurais du sans doute plus creuser (j’étais sous le choc des 8 500) est que ce sujet puisse faire débat à ce point. Non pas choquée mais étonnée! Comme l’allaitement par exemple, je ne comprends pas parfois qu’on puisse cataloguer donc non, mon article n’était pas du tout fait pour culpabiliser mais juste relayer cette info. Je suis la première à n’écouter que moi et à envoyer péter tout ces conseils ou pseudo ordres ;-))

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