L’école, les parents, l’éducation, tout ça, c’était vraiment mieux avant?? J’avais déjà répondu ICI, que non, non, et je trouve que 3 fois non!
Et pourtant, l’éducation « à l’ancienne » a nombre de défenseurs. Mes parents, au hasard, par exemple. Qui je pense auraient lu les 3 contributions que je présente cette semaine en opinant du chef et en me lançant des regards entendus du genre « Ah, tu vois, on te l’avait bien dit! » (ma phrase préférée! ).
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  • theworkingmum nous parle de Pamela Drukerman (notre petit marronnier à nous aux Vendredis Intellos, puisque plusieurs d’entre nous ont déjà fait part de leur indignation ICI, ICI et LA), cette Américaine installée en France, et qui confie dans une interview à propos de son livre Bébé made in France,  qu’elle est JALOUSE de l’éducation à la française: Les Françaises sont plus minces, plus pomponnées, plus à l’aise et moins stressées que leurs consœurs américaines. Leurs enfants se tiennent mieux à table, mangent leur pieds paquets sans mot dire, font leurs nuits immédiatement, sont polis et disent bonjour à la dame (et la marmotte met le chocolat dans le papier Alu, Pamela). L’article a fichu en l’air le brushing de Working Mum:

Mets-toi à jour Pamela! Viens un peu sur le blog des vendredis intellos, on en a fait du chemin depuis Rousseau et Dolto! Dans mon entourage, je n’ai jamais vu une maman vouloir agir par tradition! « Ne le prend pas trop dans les bras, il va trop s’habituer », « laisse le pleurer, il apprend à s’endormir seul comme ça »… Et oui c’était plutôt comme cela avant, il me semble… Mais bon, je ne vais pas faire de généralités non plus…

Car évidemment, tout ça grâce à quoi: A l’éducation SEVERE (mais juste?) « à l’ancienne » que nous prodiguons à nos enfants, bien sûr… A lire pour voir à quel point les VIs devraient être obligatoires et remboursés par la sécu!

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L’article sur le site n’étant pas complet, j’ai acheté le magazine entier pour mieux comprendre. Il s’agit de l’interview du psychologue clinicien Didier Pleux. La lecture de ses réponses m’a moins agacée (j’ai dit « moins ») que l’introduction de la journaliste, ce qui me fait dire que le but est de faire du sensationnel, d’attirer les foules avec de l’exagération et surtout, surtout une généralisation tout à fait déplacée.

Un article qui semble provoquer l’indignation d’à peu près tout le monde en commentaire. Partant de là, comme le souligne Clem, il est étonnant de voir que la thèse de la journaliste et celle de Didier Pleux semble être la seule à trouver écho dans les médias… Il est donc important de lire et de relayer cet article!

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  • Enfin, phypa nous parle d’un article vantant les mérites d’une école parisienne « à l’ancienne », dont sortiraient Jacques Chirac, Elisabeth Badinter ou bien encore Christophe Dechavanne (en voilà un sur lequel on n’est pas sûr que la méthode autoritaire ait réussi, mais bref). Elle analyse les méthodes (peu orthodoxes de nos jours) utilisées dans l’établissement, et s’interroge, une fois le « choc passé », sur ce qui lui semble être intéressant; en particulier sur:

Une autre pratique qui paraît plutôt aujourd’hui à la limite de la maltraitance, l’évaluation hebdomadaire publique.

« Une heure et demie d’interrogation orale que suit l‘impitoyable litanie du classement : cités du premier au dernier, ils glissent tous, lorsque vient leur tour, un  regard aux parents qui se tiennent dans le fond de la classe. Une dizaine sont présents ce jour-là – lundi, milieu d’après-midi -, conviés, comme chaque semaine, à assister à l’évaluation des enfants. »

A l’heure où je dois choisir une école pour mon fils, je dois dire que celle-ci ne m’enthousiasme pas vraiment!

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Et plus généralement, tous ces articles prônant un retour à l’éducation « à l’ancienne », ne me donnent qu’une envie: regagner ma  DeLorean, et rentrer dans le futur, on est bien mieux ici – avec les Vendredis Intellos!
Bonne lecture!