Le chemin de la maternité [mini débrief]

Comme il est pavé d’embûches, de bonnes intentions heu… d’IMPREVU surtout, le chemin de la maternité !

S’il y a bien un évènement dans ma vie qui m’a rendue tolérante, m’a appris à relativiser (doux euphémisme), à regarder les gens et non simplement à les voir – et ainsi à ne plus faire de déduction basique à partir de leur comportement à un instant T -, ça a été le fait de devenir mère. Il y a aussi des merveilleuses rencontres, principalement de blogueuses d’ailleurs, qui ont contribué à cette amélioration de ma personne.

Par exemple, concernant « L’âge » pour faire des enfants… Si on connaît la « bonne fourchette », biologiquement parlant, on sait aussi que le « bon moment », psychologiquement et personnellement parlant, est souvent bien différent.

Léona évoque les dernières statistiques de l’INSEE au sujet de l’âge moyen de la maternité chez les françaises (donc pas forcément pour un premier bébé), l’occasion pour notre contributrice de revendiquer le droit de ne pas être jugée ou mise dans une case lorsque l’on s’éloigne fortement de cette moyenne… et plutôt en prenant de l’avance dans son cas ! Alors quoi ?

Une maman « jeune » c’est une écervelée qui croit encore au prince charmant et qui très vite va se retrouver parent isolé coincée avec un (ou des, au secours !) marmot qui l’empêchera d’avoir une vie sociale et professionnelle décente.

Et bien non, Léona s’emploie à nous prouver que rien n’est jamais aussi simple et que tous les choix de vie sont acceptables, du moment que les personnes concernées y trouvent leur compte.

Mais parfois, on s’éloigne aussi de cette moyenne d’âge de la maternité dans le sens inverse. A ce sujet, j’avoue, j’avais aussi des tas de clichés et bien-pensances en tête, comme cette idée que quand même, les femmes qui font leur (1er) bébé à 40 ans, elles auraient pu y penser avant. Oui, je suis horrible, je manquais d’expérience de la vie je crois… ! Me tape pas Faithfully, c’est surtout grâce à toi que j’ai évolué dans ma perception de la réalité (ou de mon « ouverture sur la réalité des autres » tout simplement ?) et je t’en remercie ! C’est pourquoi le billet de Drenka sur l’auto-conservation des ovocytes m’a paru particulièrement juste, bien argumenté et touchant [la conservation des ovocytes pouvant intervenir pour des questions d’âge comme je l’évoque mais aussi de santé ou toute autre raison, que l’on aurait pas forcément à justifier (non mais !)]. Car la vie, surtout celles des autres que l’on ne connaît pas, c’est tellement plus compliqué que ce qu’on s’imagine, quand on a eu la chance d’enchaîner les étapes convenues sans accroc : rencontre, mise en couple, emménagement, mariage (ou non), bébé, santé pour tous, achat d’une maison/appart, re-bébé, vacances, etc ! Or la vie nous impose (souvent) ses aléas et il est des accrocs plus douloureux que d’autres…

Ne pas parvenir à avoir un enfant, ou l’attendre infiniment sans aucune garantie de succès, malgré la lourdeur des traitements offerts par la science, constitue sans doute l’une des plus grandes peines qui puissent affliger un couple qui s’aime. Drenka a aussi tenu à relayer cet article du Monde recensant quelques touchants et douloureux témoignages d’échecs en PMA, tout en nous comptant avec pudeur et délicatesse ses propres émotions face à cette injustice, souvent difficile à évoquer car on sait que les auditeurs auront rarement les mots que l’on attend pour recevoir notre histoire, entre réflexions indélicates et conseils absurdes (et vice-versa)…

Voilà pour ces 3 belles et riches contributions, pleines de vécu et d’émotions, que je vous invite très sincèrement à découvrir :-)

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2 réflexions sur “Le chemin de la maternité [mini débrief]

  1. Merci pour ton joli débrief ! C’est un grand pas de reconnaître que ce qu’on croyait être vrai n’était que notre manière biaisée de voir les choses.
    Le chemin de la maternité est effectivement long, compliqué et c’est encore plus difficile quand on ne rentre pas tout à fait dans les cases.

  2. Je dirais plus simplement pour compléter Clem, que sont sont les chemins de la vie qui sont longs, compliqués et difficiles, surtout si on ne rentre pas dans les cases normées de la société.
    La vie n’est définitivement pas un long fleuve tranquille, et c’est tant mieux, sinon que l’on s’ennuierait.

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