Être parent, c’est parfois choisir « différemment » [mini débrief]

Dès lors que l’on « devient » parents stricto sensu, c’est à dire à la naissance de notre enfant, c’est le début d’un grand bonheur, (d’une grande fatigue), d’un amour sans borne mais aussi de nombreux choix, que je n’aurais jamais cru si nombreux.

D’abord des choix « basiques » je dirais, des plus matériels aux plus « éducatifs », tels que la couleur de la chambre, quelles couches je lui mets, comment est-ce que je souhaite le nourrir, punir ou non, autoriser les jeux de vidéo ou pas, la petite copine à la maison ou pas (ouh là, je pars loin là, moi qui n’ai que des moins de 3 ans !!). Bref, il y a ces choix-là, que l’on a souvent imaginé devoir faire une fois parents mais surtout, il y a ces autres choix que l’on ne soupçonne pas toujours. Ce sont par exemple :

  • ces vrais choix de vie, qui sont un peu au-delà des questions matérielles ou financières (même si c’est aussi un non-choix pour beaucoup, comme les familles monoparentales par exemple) : dois-je, puis-je, ai-je envie de (retourner) travailler maintenant que je suis parent, père, mère (elle à qui la question se pose le plus souvent encore aujourd’hui) et quel impact cela aura-t-il ? Léona nous parle de ce choix qu’elle a fait et de ce que cela lui coûte, en terme de position dans la société, de « conséquence » relationnelle, humaine, … Léona nous raconte ‘avec humour) comment on peut vivre ce choix qui « ne rentre pas dans les cases » ;
  • mais ce sont aussi des choix bien plus graves, où il est question de vie, de mort et de handicap potentiel, ou au bas mot de prématurité. Ce sont les choix que l’on doit faire parfois avant même d’être parent et que l’on nous incite à faire sur la base de simples (et catastrophiques) statistiques… C’est notamment ce qui arrive dans le cas des IMG, comme l’évoque Working Mum, qui nous explique combien ces décisions laissées aux parents sont douloureuses : perdre totalement un enfant ou bien prendre le risque de le voir handicapé à l’avenir car né (bien) trop tôt ? Mais que sait-on vraiment de ces fameuses séquelles des enfants prématurés, sur quoi se base-t-on, comment le suivi effectué peut-il en rendre compte et surtout… qu’est-ce que tout ceci comparé à l’amour que les futurs parents ont bâti autour de cet être à venir, qu’ils ont déjà commencé à connaître ?

Bref, cette semaine, on nous invite à sortir des cases, des statistiques, des chemins battus en somme et cela offre de beaux moments de lecture et de réflexion que je vous invite à découvrir.

Madame Sioux

2 pensées sur «Être parent, c’est parfois choisir « différemment » [mini débrief]»

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