Puberté précoce: Nos bébés deviennent grands de plus en plus tôt

Plusieurs journaux ont publié ces dernières semaines (oui, j’ai commencé la rédaction de cet article il y a un mois puis PAF, panne d’inspiration!)  des articles sur une étude menée aux Etats-Unis qui mettrait en évidence que la puberté surviendrait de plus en plus tôt chez les garçons (de 6 mois à deux ans plus tôt!), et qu’une puberté précoce (avant 10 ans), était de plus en plus fréquente. Une étude avait déjà été publiée par le même magasine Pediatrics,  montrant que pour les filles, la puberté survenait également plus tôt qu’avant, et que 20% des fillettes montraient des signes annonciateurs de la puberté dès 8 ans!

CONCLUSIONS: Observed mean ages of beginning genital and pubic hair growth and early testicular volumes were 6 months to 2 years earlier than in past studies, depending on the characteristic and race/ethnicity. The causes and public health implications of this apparent shift in US boys to a lower age of onset for the development of secondary sexual characteristics in US boys needs further exploration.

Traduction libre: CONCLUSIONS: Les observations montrent que l’âge auquel se développent les poils pubiens et le volume testiculaire se situe de 6 mois à 2 ans plus tôt que dans les études précédemment menées, en fonction de la constitution et de l’origine ethnique. Les causes et les implications de l’apparente baisse de l’âge du développement des caractères sexuels secondaires en terme de santé publique devront faire l’objet d’examens plus approfondis.

Quand mon fils avait quelques semaines, je me réveillais régulièrement en nage, après avoir rêvé que pendant mon sommeil il avait pris 40cm, appris à parler et marcher et que j’avais raté tout ça.  Autant dire que si à 10 ans il commençait à avoir du poil au menton, ce serait panique à tous les rayons. Mais au-delà de mes inquiétudes  irrationnelles de maman qui n’a aucune intention de couper le cordon – JAMAIS – la fréquence de plus en plus importante des pubertés précoces est pour moi inquiétante, pour plusieurs raisons.

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Les articles que j’ai cités évoquent plusieurs facteurs causals de puberté précoce.

La génétique familiale serait le premier de ces facteurs, mais l’alimentation aurait aussi une grande influence. Chez les filles, il y aurait un lien entre le volume graisseux et le déclenchement de la puberté: pour simplifier, le corps estimerait qu’il a atteint une taille assez importante  pour assurer sa survie et celle de son bébé. Sur le plan évolutionnaire, cela semble assez logique: en période de « vaches grasses », les espèces tendraient à se reproduire plus, et l’abaissement de l’âge de la puberté ferait partie de ce processus.

Les facteurs environnementaux, en particulier les  perturbateurs endocriniens (comme le bisphénol A par exemple), seraient aussi en cause  – même si leur effet fait l’objet de controverses. Certains parlent même de la télé comme facteur déclenchant de la puberté: la puberté se déclencheraient au bout d’un certain temps d’exposition à la lumière, et donc, plus de temps on passerait devant la télé, plus vite le moment de la puberté arriverait… Cette dernière théorie n’est cependant pas vraiment documentée.

L’étude montre aussi un lien entre le niveau social et l’âge de la puberté: Plus on est pauvre, plus tôt elle survient. Il existerait un facteur d’appartenance ethnique (la puberté surviendrait plus tôt chez les afro-américains et les latino-américains que chez les caucasiens) nous dit l’étude, mais certains commentateurs sont plus réservés sur ce point: il se pourrait que cela traduise seulement une différence de niveau socio-économique entre les populations plutôt que des différences physiologiques.

Enfin, pour les filles, certains facteurs psychologiques sont cités: par exemple la présence du père, la qualité du lien avec la mère, la présence ou non de grand-frères, certains traumatismes survenus dans l’enfance… Cependant les travaux sur le sujet sont souvent contradictoires et ne parviennent pas à expliquer la corrélation / causalité lorsqu’il semble y en avoir une.

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Si la causalité reste incertaine, les articles sont unanimes: peu importe ce que dit l’étude, une puberté précoce, ce n’est pas « normal », et des signes de puberté précoce  devraient toujours conduire à une consultation chez un médecin. D’une part parce que cela pourrait avoir des conséquences sur la santé de l’enfant: ce serait notamment un facteur de risque pour certaines pathologies (obésité, diabète, cancer du sein par exemple), et pourrait de plus entraver la croissance de l’enfant et donc avoir des conséquences sur sa taille future. D’autre part parce qu’une puberté précoce, bien que la plupart du temps idiopathique (sans cause connue), peut aussi être le symptôme d’un dérèglement hormonal ou d’une autre pathologie. On parle de puberté précoce avant 8 ans chez les filles et 10 ans chez les garçons.

Les signes de puberté sont:

  • Pour les filles: le développent des seins, l’apparition de poils pubiens et des aisselles, un pic de croissance ou une croissance rapide, l’acné, une odeur qui devient « mature », et l’apparition des règles.
  • Pour les garçons: Le développement du pénis et des testicules, l’apparition de poils pubiens, des aisselles et de la barbe, un pic de croissance ou une croissance rapide, le changement de la voix (la mue), l’acné, et une odeur qui devient « mature ».

Parfois, la puberté précoce nécessite un traitement hormonal. Et même si aucun traitement médical n’est nécessaire, la puberté précoce peut entrainer la détresse psychologique de l’enfant.

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Car émotionnellement et socialement, cela peut être très difficile pour l’enfant, qui, en plus d’être gêné par ses particularités qui touchent à l’intime,  pourra être moqué et tenu à l’écart en raison de ses différences. D’autant que la puberté s’accompagne parfois de douleurs et de changements d’humeur (irritabilité, agressivité, émotivité… ) qui pourront semer la confusion dans l’esprit de l’enfant qui n’est pas assez mature pour les comprendre.

theworkingmum parlait récemment de l »hypersexualisation des petites filles et de ses dangers. Le phénomène de puberté précoce n’est pas une bonne nouvelle, parce qu’il pourrait contribuer à cela.  On parle de sexualisation précoce lorsque

l’hypersexualisation affecte les enfants et les préadolescent(e)s, qui adoptent alors des comportements sexuels adultes avant d’avoir la maturité nécessaire pour faire face aux conséquences.

Dans le cas de la puberté précoce,  l’âge de la « maturité psychoaffective » ne change pas, et pourtant, de par l’image renvoyée par les médias et son entourage, un enfant pourrait être amené à penser que, parce que son corps change, il se doit d’agir en conséquence.

Voilà ce qui est inquiétant en définitive: les causes de l’abaissement de l’âge de la puberté étant inconnues, nous parents ne pouvons pas en protéger nos enfants. Quant aux conséquences, elles sont aussi incertaines: nous ne connaissons pas vraiment ce que cela implique sur leur future santé. Et que dire des conséquences psychoaffectives?
Petite fille, j’étais extrêmement mince, voire maigre (bon je me suis bien rattrapée là, surtout depuis que je vis au pays du Fish’n’Chips et des « Heathrow Injections » – arrive dans ce pays, prends 10kg, c’est automatique, un peu comme si on te faisait des injections de gras à l’aéroport d’Heathrow), et je ne sais pas si cela a joué ou pas, mais j’ai eu une puberté tardive (à 17 ans). Pour moi c’était l’enfer: les moqueries des garçons sur ma poitrine naissante, la peur panique de la tâche de sang, les boutons, les cheveux gras, la honte et l’impression d’être sale. J’ai du mal à imaginer comment on peut surmonter cette épreuve en étant toujours un jeune enfant. Et l’ayant si mal vécu moi-même, je sais pas si en tant que maman, je pourrais faire preuve d’assez de diplomatie et de psychologie pour éviter à mon enfant qu’il ne vive sa puberté comme une véritable punition.

Pourtant, la communication et le soutien des parents semblent être la seule issue quand la puberté survient  de façon précoce. Il ne me reste plus qu’à m’y préparer…. plus tôt que prévu.

Drenka

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29 réflexions sur “Puberté précoce: Nos bébés deviennent grands de plus en plus tôt

  1. La télé comme facteur de risque ? Ben alors là, comment j’ai pu n’avoir des débuts de seins et quelques gouttes de sang qu’à 16 ans avec tout le temps que j’ai passé devant enfant ??

    Plus sérieusement, j’avais aussi entendu qu’une hypothèse pour expliquer ce phénomène de puberté précoce aux US était l’alimentation et plus particulièrement la viande bourrée aux hormones de croissance et aux antibios (qui eux aussi sont utilisés pour faire grandir plus vite les bestioles à manger). Pratiques qui n’existent pas en Europe (hormones de croissance interdites).

    T’as pas trouvé des chiffres hors US ? Parce que je me demande vraiment si oui ou non c’est un problème global ou pas… On ne peut même pas incriminer l’évolution et la sélection naturelle vu qu’on pond de plus en plus tard nous autres…

    • J’ai pas trop cherché! Mais dans les articles anglais, il est dit que le phénomène s’observe aussi (plus subtilement) au Royaume-Uni.

      • Oui oui bien sûr (enfin moi je dis) on se reproduit plus tard pour des raisons essentiellement societales (ça existe comme mot ça ?)
        mais ce que je veux dire c’est que du coup, il n’y a même pas un avantage sélectif à avoir une puberté précoce !

        • Oui mais peut-être que ce fut à un moment de notre histoire et que c’est resté dans nos gènes? Mais j’aurais plutôt dû écrire « Sur le plan biologique » que « Sur le plan évolutionnaire », j’ai effacé et réécris 8 fois d’ailleurs for this very reason!

    • D’autres phénomènes, comme la fréquence d’autisme, sont également plus fréquent chez les enfants issus de l’adoption internationale. Ce qui me laisse penser que les causes sont à chercher dans la modification des régimes alimentaires. Et je pense également que la puberté précoce est due aux hormones ingérées dans la nourriture. Mangez bio :-)

      • Je n’ai jamais entendu parler d’une plus grande fréquence d’autisme chez les enfants adoptés (et j’ai un peu de mal à saisir le lien entre autisme et puberté précoce?).
        Je suis d’accord sur le probable rôle de l’alimentation (et en particulier sur la modification brutale de celle-ci) dans la puberté précoce.
        Celà dit, je pense que l’injonction de manger bio n’est pas constructive:
        – D’abord parce que le rôle des hormones est loin d’être certain et que le lien entre hormones et bio ne l’est pas non plus, il me semble (pendant longtemps, le lait, même bio, a été accusé de contenir des hormones nocives au développment des enfants, cela est aujourd’hui controversé et l’on ne sait pas dans quelles mesures ces hormones sont dégradées par le système digestif / détruites par la pasteurisation). De plus le label bio ne confère pas l’inocuité! C’est un peu comme systématiquement attribuer des vertus au « naturel » alors que certains poisons violents sont tout ce qu’il y a de plus naturel. 2 exemples dans ma vie de tous les jours: 1. J’achète des petits gâteaux bios à mon fils: je me suis aperçue que l’huile de palme…bio entrait dans leur composition. 2. Je suis infertile et il m’a été recommandé de diminuer ma consommation de soja (donc tofu, soupe miso, etc.) par ce que même bio, c’est un perturbateur endocrinien.
        – En outre et surtout, dire « mangez bio » fait peser la responsabilité de notre alimentation au consommateur final. D’une part c’est TRES TRES injuste (parce que manger bio coûte extrêmement cher, tout le monde n’a pas les moyens de se le permettre et bonjour la culpabilisation pour ceux qui ne peuvent pas payer du bio à leurs enfants) et ensuite parce que c’est innefficace à long terme, c’est sur l’industrie qu’il faut faire pression, pas sur le consommateur! Une taxe sur le nutella parce que ça contient de l’huile de palme, pour ma part je ne trouve pas que ce soit le plus efficace, parce que c’est principalement sanctionner le consommateur plutôt que d’imposer au fabricant de revoir sa copie.

        • Autant pour moi, il ne s’agit pas d’enfants adoptés mais d’enfants de migrants, donc issus d’une autre tradition alimentaire avant de se retrouver confrontés à de la nourriture industrielle.
          Voici les sources :
          T. Nathan, L’influence qui guérit, Paris, Odile Jacob, 1994. J’ai déjà attiré l’attention sur l’occurence élevée de cas semblables chez les enfants de migrants. Ce qui est confirmé par certaines études statistiques réalisées en Grande Bretagne et en Suède qui indiquent : « une fréquence accrue de la maladie [l’autisme] parmi les enfants nés de parents immigrés » U. Frith, op.cit. , p. 96.

  2. Purée, j’ai mangé bio, peu de viande, presque pas de télé, pas adoptée, milieu socio-culturel médian…et puberté à 10 ans, règles et soutif en CM2, hyper rude!! Et en plus, ce n’était pas encore à la mode, d’être pubère tôt, donc pas mal de solitude! Et une maturité sexuelle et psychoaffective…d’une gamine de 10 ans. Et rien d’autre que du Doliprane pour ces puut*** de douleurs. Du coup j’ai été insensible au Doliprane pendant 15 après en avoir énooormément ingéré!
    Nan, mais c’est pas pour faire pleurer dans les chaumières, on s’en sort assez bien, après tout, mes caractères sexuels et moi!
    En tout cas, précoce ou tardive, je me dis que le passage de la puberté est vraiment une aventure de l’intime, genre Christophe Colomb de la féminitude, et que trouver des interlocuteurs avec un discours adapté dans la forme (à l’âge, à la maturité) et dans le fond (sans culpabilisation, alarmisation ou excessive relativisation) n’est vraiment pas aisé.

    • Je suis bien d’accord: La seule chose qu’on sait en fait, c’est surtout qu’on ne sait pas grand chose sur les causes, et quelque soit l’âge, la puberté c’est pas un passage facile. Et avant tout le monde j’imagine que ça doit être encore plus difficile parce que la différence fait toujours un peu peur…

  3. Les conséquences d’une telle puberté précoce ? Elles ne sont guère réjouissantes : diabète, maladies cardiovasculaires, risque accru de cancer du sein et de l’utérus à l’âge adulte.

    • je suis d’accord c’est inquétant. Attention cependant, il existe une corrélation (ce serait un facteur de risque) mais il n’est pas certain que l’on parler de « conséquences ».

  4. J’ai moi aussi eu une puberté précoce, mes règles à 10 ans et un soutien gorge à 11 ans. Pourtant, aucune des « causes » possibles de ce phénomène ne me corresponds. C’est vrai que ce n’était pas évident, mais l’est-ce pour qui que ce soit?
    Après à l’adolescence, les filles de ma classe s’inquiétait de ne pas avoir encore leurs règles à 16, 17 ans…
    En réalité (mis à part une maladie génétique fort rare qui se manifeste entre autre par une puberté précoce) les scientifiques n’ont absolument aucunes idées de la cause de ce phénomène.
    A mon sens, il n’y a rien d’allarmant. L’être humain évolue, notre matériel génétique mute, voilà tout.
    Qui aurait l’idée de se plaindre de ne plus être un homo sapiens?
    De toutes façon la sexualité précoce concerne aussi des jeunes qui n’ont pas de puberté précoce.
    Les 2 ne me semblent pas vraiment lié.
    Et…protégez ses enfants…parfois c’est simplement leur faire confiance.

    • Puberté précoce et sexualité précoce, en effet, ne sont pas systématiquement liées. Mais pour les psychologues interrogés dans les différents articles, il semble quand même que la première puisse favoriser l’autre.
      Et si, c’est inquiétant, je crois. Parce que je veux bien croire que la puberté à 10 ans soit difficile à vivre, mais selon les critères médicaux ce n’est pas une puberté précoce, en dessous de 8 ans pour les filles. Il me semble qu’à tout le moins cela devrait nous pousser à nous interroger sur notre mode de vie et d’alimentation, parce que ce n’est pas souhaitable dans le sens où les enfants qui subissent une puberté précoce, outre les potentielles conséquences sur leur santé, en conçoivent une importante souffrance psychologique.

  5. Autisme = vaccination, dans presque tout les cas!
    Et tant pis si certain sont outrés que j’écrive cela.
    Voir le documentaire « Silence on vaccine! »

    • Scandaliser, peut-être pas, mais enfin je ne pense pas que vous convainquiez grand monde avec des affirmations aussi péremptoires.

      Pour autant que je sache, la seule étude qui faisait un lien entre autisme et vaccination (vaccin ROR) a été menée en Angleterre en 1998 par le docteur Andrew Wakefield. Après enquête, elle a été déclarée « dishonest » par le General Medical Council en 2010, et carrément frauduleuse par le British Medical Journal. Le thimérosal (utilisé pour les vaccins anti-grippe) avait également été mis en cause, mais il a été « blanchi »: en l’état actuelle de la recherche aucun lien n’a été mis en évidence.
      En outre, les causes de l’autisme ont toujours fait l’objet de controverses. On accusé le diable, puis la mère. On semble aujourd’hui pencher vers une cause d’ordre génétique.

      Donc si vous avez une réflexion personnelle basée sur des faits, je vous écouterais avec plaisir. Mais un avis aussi catégorique sur un domaine aussi sensible que l’autisme, basé sur rien, et hors sujet par rapport à l’article, ça confine à la propagande et honnêtement ça ne m’intéresse pas.

  6. Merci beaucoup de ta contribution!!! Pour ma part, j’ai beaucoup de mal à avoir un avis sur la question: j’ai l’impression qu’on n’y comprends pas grand chose en définitive à tout ça.
    La question est de savoir: souhaite-t-on définir une norme (comme étant l’âge le plus « naturel ») ou au contraire souhaite-t-on définir un optimum en matière de santé?
    Dans le premier cas, il s’agirait de rechercher l’évolution de l’âge pubertaire depuis cent, deux cents ans et étudier les variations mondiales. Mais vu que cela semble être extrêmement variable selon l’alimentation, l’espérance de vie, etc… je doute que cette valeur puisse être arrêtée universellement (et cela serait prévisible: notre corps est fait pour s’adapter aux contraintes de l’environnement!).
    Dans le second cas, il s’agirait de savoir si le fait d’avoir sa puberté le plus tard possible est un critère protecteur unanimement reconnu. Dans ce cas, serait-il souhaitable d’envisager pour tous (je parle d’un point de vue théorique, pas forcément de ce que je souhaite personnellement!) un traitement repoussant au maximum l’âge de la puberté? Mais dans ce cas, ne risque-t-on pas, comme fréquemment en médecine, de jouer au pompier incendiaire en générant de nouveaux et insoupçonnables problèmes?
    Dernier point de précision, car j’ai été confrontée très récemment à cette question de puberté précoce avec l’APA: la pilosité n’est a priori pas un indicateur de puberté précoce car elle peut apparaître avant, pendant ou après. Chez les garçons c’est l’augmentation du volume des testicules seule qui est retenue (par contre, il peut y avoir d’autres maladies associées à une pilosité anormale, et qui nécessiterait aussi consultation éventuellement!)

    • Je t’avoue que c’est un peu la cause de mon syndrôme de la page blanche: J’ai été intriguée par le sujet mais une fois plongée dans le sujet, je ne savais pas trop quoi en dire! Heureusement que Phypa sauve les meubles en commentaire!!

      Sur la question de la norme, je crois que la question est sensible comme pour tout norme médicale: il faut accepter qu’une norme biologique ne soit pas infaillible et que des personnes pourtant en pleine santé soient « hors norme ». Pour autant, je pense que rejeter la norme médicale dans son entier n’est pas possible: La puberté précoce est une véritable maladie avec des conséquences réelles donc pour moi il est nécessaire de fixer un seuil au-delà duquel, au moins, des examens complémentaires doivent être faits, et peut-être un accompagnement psy de l’enfant envisagé. Ceci dit, pour avoir moi-même un traitement hormonal en ce moment, je peux te dire que si cela arrivait à mon fils, je n’opterais pour ce traitement qu’en cas de stricte nécessité et en dernier recours! Et bien sûr je suis d’accord avec toi, ce qu’on doit rechercher c’est le bien-être des enfant et leur santé, pas à retarder la puberté à tout prix.

      Sur le volume testiculaire, en effet je crois que c’est ce symptôme qui est pris en compte pour déterminer que la maturation sexuelle chez le garçon a bien eu lieu (au même titre que les premières règles chez les filles). Mais si les autres symptômes peuvent survenir dans un autre contexte (par exemple ma soeur avait eu des poils sur les cuisses à 2 ans, à la suite d’un traitement au célestène pour des laryngites striduleuses), ils sont quand même souvent un indicateur que la puberté n’est pas loin.

  7. J’arrive bien après la bataille.

    Je crois que c’est une hérésie de comparer autisme et puberté précoce. Je ne vos pas vraiment la relation entre les deux.

    Et je n’ai jamais rien lu sur la fréquence de l’autisme des enfants adoptés
    Voir le blog de Jean Vital de Monléon référent en la matière
    http://leblogdeladoption.blogspot.fr/

    Oui dans la littérature sur l’adoption , il apparaît que 25% des fillettes de plus de 4 ans adoptées sont concernées. Le phénomène semble plus rare chez les garçons. (hypothèse gratuite que me souffle mon féminisme : peut-être souffrent-ils statistiquement moins de malnutrition que les petites filles ?)
    Et on attribue cela à une augmentation soudaine de l’alimentation, ainsi qu’aux bouleversements psychologiques. La croissance repart et s’emballe.
    Rien à voir avec la surexposition aux hormones évoquée dans les récents articles pour les enfants des pays développés , certainement réelle aussi.

    Ce bouleversement hormonal précoce n’est pas forcément un problème, cela dépend de chaque enfant.

    Bien sûr que c’est un gros problème si ça arrive à un bout de chou de 4 ou 5 ans. Et médicalement comme le dit Drenka, la puberté est considérée comme précoce pour les filles au-dessous de 8 ans et de 10 ans pour les garçons.

    C’est un gros problème en cas de décalage psychologique important, et dans le cas où l’âge osseux augmente beaucoup plus vite que l’âge civil et que l’enfant est de petite taille. Lorsque la taille adulte projetée est inférieure à 1m50, un traitement freinateur peut être proposé.

    En cas de doute, il faut consulter un pédiatre endocrinologue.L’idéal étant d’avoir au préalable eu deux radios du poignet de 6 mois d’intervalle pour voir la progression de l’âge osseux.

    Je suis d’accord avec Pépée qui dit que la puberté est une aventure de l’intime qui a besoin d’un accompagnement adapté à chaque enfant.

    @ Mme D un âge idéal obligatoire et traitement pour y parvenir, ce serait une hérésie, genre le meilleur des mondes, non ?
    D’autant plus que cet âge moyen est aujourd’hui très variable selon les origines ethniques, l’exposition au soleil, l’alimentation ( il y a aussi un phénomène de poids starter et une alimentation très riche des bébés occidentaux – voir nos discussions autour du lait ;-)) )

    • Bien entendu, ce serait atroce un truc pareil! C’est pour ça que je parlais uniquement du point de vue théorique… même si des fois avec l’évolution de la médecine moderne, on en parfois pas très loin (au moins dans le discours). Merci de tes précisions!

    • @phypa
      Je n’aime pas le mot hérésie car je ne vois pas le rapport avec le sacré.
      Je ne vois pas ce qu’il y a d’hérétique à formuler des hypothèses, validées ou invalidées par la suite.

      Si on fait l’hypothèse que l’alimentation a un impact sur l’apparition de la puberté précoce ET si on fait l’hypothèse que l’alimentation a un impact sur l’autisme (Par transmission de substances indésirables au travers de la membrane intestinale), alors la relation est visible.

      Si plus tard on prouve que l’autisme a des causes strictement génétiques, alors je suis d’accord avec vous. Mais tant qu’on a rien prouvé, la démarche scientifique est bien de se poser des questions et de chercher à les invalider.
      PS : J’avais fait une erreur dans mon commentaire entre « enfant adopté » et « enfant de migrants ». Vis à vis de la nourriture, l’hypothèse reste la même : Si on prend un enfant issu d’un milieu où l’on ne mange pas de sucres rapides, et autres cochonneries, depuis des générations et qu’on le plonge dans une société où c’est courant, on est en droit de se demander comment son organisme va réagir.
      Bien cordialement,

  8. Pingback: Quand la croissance s’emballe [mini-debrief] « Les Vendredis Intellos

  9. Pingback: La puberté et ses risques | Les Vendredis Intellos

  10. Bonjour
    au sujet de la puberté précoce il ya plusieurs hypothèse, j’ai meme lu dans un article qu’il ya un rapport entre les produits anti-poux et la puberté précoce, la nature de notre alimentation, les produits cosmétiques et l’obésité sont tous des facteurs qui déclenchent une puberté précoce.

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