En cette fin d’année, et comme tout les ans à la même période, Nous voyons germer un peu partout les petites lumières bleueté ou jaune, les publicités de jouets explosent nos boîtes aux lettres, et les magasins ont sortis leurs plus belles ( ou pas ) décorations, sans oublier le fameux père Noël robotisé à la clochette et au « HOHOHO » légendaire. Pas de doute, c’est bientôt Noël !

Les blogs aussi se pârent de la magie de Noël ( dont le mien )  : Nous parlons de nos coups de coeurs jouets, de Décorations de Noël, de la galère pour trouver LE cadeau,  de nos enfants et leurs lettres au père Noël. Mais il y a aussi ceux qui ne veulent pas lfaire croire leurs enfants au père Noël, clamant un devoir de vérité auprès de leurs enfants.

Dans la famille débordée, je vous avoue que nous ne parlons pas trop du père Noël. Nous faisons la fête ce jour, nous nous offrons des cadeaux, mais nous ne mettons pas spécialement en avant cette croyance, . Par contre, Nous entretenons la croyance du Grand St Nicolas , comme le veut la tradition de notre pays, La Belgique,ce qui pour moi est identiquement ou presque la même chose.  Et je vous avoue ne m’être jamais posé la question de savoir si cela était bien ou pas pour mon enfant. Et voir mes enfants les yeux émerveillés de joie à la découverte de leurs cadeaux me satisfaisait complètement. Mais du coup, je me suis interrogée :  » Est-ce bon pour mes enfants qu’ils croient au père Noël ? « 

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J’ai donc décidé de me renseigner un peu.J’ai découvert au hasard de mon aventure geek,  plusieurs articles, dont un Sur le site  » psychologies.com »,  qui parle des parents  » anti père Noël  » . il introduit comme suit :

« Au-delà du personnage et des cadeaux, le Père Noël, c’est aussi l’un de ces petits rites qui ponctuent l’enfance et aident à grandir. Ne plus croire au Père Noël, c’est « constater qu’on ne peut plus prendre ses désirs pour des réalités, que tous nos souhaits ne peuvent pas être exaucés » explique la psychiatre Dominique Tourrès-Gobert. D’ailleurs, ne dit-on pas « croire encore au Père Noël » ? Cette étape de la désillusion, ou cette « expérience de la réalité » comme l’avait nommée Freud, fait partie intégrante de ce rite qui, par nature, est voué à disparaître en grandissant. Pourtant, certains parents « privent » leur enfant de ce rite. Pourquoi ? Est-ce néfaste pour l’enfant ? Eléments de réponse« 

Dans leurs éléments de réponses ; comme il les nomme, plusieurs raisons, dont celui du mensonge :

« Le Père Noël, un énorme mensonge 

La volonté de ne pas mentir à son enfant : tel est le principal leitmotiv de ces parents qui décident de ne pas adhérer au mythe du Père Noël. Un mensonge le Père Noël ? Effectivement, c’en est un, et à double titre, comme le précise la psychiatre. « Ce qui est particulier dans le rite du Père Noël, c’est que ce sont les plus âgés qui vont initier les plus jeunes. Ils initient non seulement à la croyance, mais aussi à sa chute. » Une double trahison en somme, que certains parents considèrent comme un véritable abus de la naïveté, de la candeur de leur enfant. « Pourquoi commencer dès petit à mentir aux enfants et à enjoliver la réalité ? » renchérit Nadia. « Avec le Père Noël, il est question du merveilleux, du magique », nuance la psychiatre. Oui, le Père Noël est un mensonge, mais un joli, gentil mensonge – à la différence d’un lourd secret de famille, destructeur. Le Père Noël, c’est la magie, la fête, le mystère ; mais aussi le don, la générosité, la beauté gratuite d’offrir. « Si le Père Noël n’est pas vrai ‘pour de vrai’, l’amour qu’il incarne, lui, l’est », répondait la psychanalyste Claude Halmos à une lettre d’une lectrice s’inquiétant d’annoncer la non-existence du Père Noël à sa fille. »

Je dois dire que la réponse de la psychanalyste m’a beaucoup parlé. Car oui, Le père Noël, ou Le Saint Nicolas, offre un peu de magie à nos enfants. En tout cas, ça en a mis dans la mienne ! Je me rappelle très clairement le son de la clochette qui tintille ( faite par mon grand-père caché derriere l’escalier ) et de ma grand-mère me disant :  » tiens, j’ai entendu un bruit !  »  Et je m’illuminait alors, sachant qu’il avait bien entendu passé ce dont je rêvais ou pas d’ailleurs, mais c’était toujours aussi fabuleux. Et aujourd’hui ce sont les yeux de mes enfants qui s’illuminent. Et je pense que  » le merveilleux » ou  » le magique » fait partie intégrante de la vie de l’enfant et de son développement , de sa route vers son objectif : Grandir. Et si les priver de cette croyance l’obligeait à grandir trop vite?

Maintenant oui, il y a cette question du « mensonge » avec lequel nous devrons peut être nous confronter un jour, si notre enfant nous demande  » pourquoi tu m’as fait croire qu’il existait?  » Je suis divisée par ce sujet. Car non je n’aime pas mentir, ni à mes enfants, ni à personne, et j’essaye d’inculquer à mes enfants la valeur de la vérité. Mais ne nous est-il jamais arrivé de dire un petit mensonge à nos enfants? Moi oui , je l’avoues, du genre : » si tu manges bien ta soupe , tu seras grand et fort comme papa ! »  Pourtant rien ne dit qu’il fera 1 m90 comme son père s’il mange bien sa soupe.

Un deuxième élément de réponse :

« La vie est injuste, autant qu’il le sache rapidement

Des adultes désabusés par l’injustice sociale et financière et qui, avant même que leurs enfants en fassent l’expérience, les mettent rapidement au fait pour leur éviter toute désillusion, et ainsi les protéger… Voici un autre visage de ces parents « anti-Père Noël ». « Pourtant, rappelle la pédopsychiatre, il ne faut pas oublier que normalement, c’est le Père Noël qui décide ce qu’il va offrir à l’enfant. Il n’est pas sensé offrir tous les jouets de la liste… Un tel argument est, à mon avis, symptomatique de la place actuelle de l’enfant dans notre société : on considère que pour être heureux, il doit tout avoir. » D’où l’image d’une hotte débordante de jouets, d’une montagne de cadeaux au pied du sapin… C’est oublier que jouer le jeu du Père Noël c’est aussi, par personnage interposé certes, poser des limites aux exigences de son enfant. »

Pour ma part, je pense que l’enfance est un moment de l’innocence par excellence. Une période assez unique dans notre vie, et très vite vient le temps des responsabilités. Sans les faire vivre dans une bulle, il je pense qu’il est bon pour les enfants qu’ils restent des enfants, qui n’aient ( dans la mesure du possible ) pas à se soucier de l’argent, tout en leurs inculquant aussi que l’argent se gagne durement et qu’il faut y faire attention, mais sans les  » stigmatiser » dés leur plus jeune âge.

« Et au final, on fait quoi alors ? »  me direz-vous .

Psychologies.com lance un élément de réponse :

« Croire ou ne pas croire : une liberté

Alors, est-il pour autant nuisible au développement de l’enfant de ne pas lui faire croire au Père Noël ? Est-ce risqué pour son bien-être psychique de le priver de ce passage initiatique ? « Non, nous rassure Dominique Tourrès-Gobert. L’expérience de la réalité, si elle ne passe pas le rite du Père Noël, se fera autrement. » Que ce soit en la personne du bonhomme rouge ou via toute autre figure, l’enfant aura à faire ce même trajet du merveilleux à la désillusion, le problème de la croyance se posant pour chaque humain, de façon individuelle. Et en la matière, deux thèmes sont universels : celui des origines – comment je suis né ? – et celui de la mort – qu’est-ce que la mort ? « Chaque enfant sera amené à réfléchir, à fabuler, à imaginer sur ces deux grandes questions. Il inventera des croyances qui lui seront personnelles, et aura un chemin à faire dessus », conclut Dominique Tourrès-Gobert qui ne manque de rappeller que si le rite du Père Noël fait partie de notre magie collective, il n’en reste pas moins à la discrétion de chacun… »

Donc au final , Tout dépend de notre choix en tant que parent ( comme très souvent, voir toujours). Mais peu importe le choix que nous ferons d’intégrer cette croyance ou non, Pas de quoi s’inquieter pour la Santé mentale de nos petits. Certains diront que les enfants ont besoin de vérité et de découvrir le monde, d’autres voudront garder cette croyance ( presque ) à tout prix.

Pour ma part, j’ai donc décidé de faire un petit mixte des 2 : tant qu’ils y croient, j’alimenterai cette croyance, que je trouve pour personnellement  très jolie,  jusqu’à ce qu’ils découvrent , par eux-même, la vérité. Sans les brusquer,ni d’un côté, ni de l’autre.

Maman débordée

http://chroniquedunemaman.wordpress.com/

Bibliographie :

http://www.psychologies.com/Planete/Societe/Noel/Articles-et-Dossiers/Ces-parents-anti-Pere-Noel/4

http://naitreetgrandir.com/fr/etape/1_3_ans/viefamille/fiche.aspx?doc=bg-naitre-grandir-croire-pere-noel

http://mamananonyme.fr/2012/12/07/pourquoi-jai-hate-quelles-ne-croient-plus-au-pere-noel/

http://www.educatout.com/edu-conseils/psychologie/le-pere-noel-l-importance-de-la-fonction-imaginative.htm