Quand la bibliothèque sort de ses murs…

Je parlais il y a quinze jours des tout-petits à la bibliothèque. Dans les commentaires, Mme Déjantée se demandait : « effectivement quel type d’action pourraient être menées pour permettre au public qui n’a pas forcément de rapport habituel avec l’objet « livre » de se sentir à l’aise. Comme le souligne le guide que tu présentes: les lieux comme les bibliothèques ont leurs codes, leurs règles… il n’y a pas en jeu uniquement la question de savoir si on aime lire ou non, si on aime raconter des histoires ou non, il y a aussi celle de savoir si on se sent appartenir à ce monde ou pas. »

Alors j’ai eu envie de parler de quelques initatives qu’on peut regrouper sous l’expression (très moche, mais bon) « bibliothèque hors les murs ».

C’est  ATD Quart-Monde qui a créé les premières « bibliothèques de rues » dans les années 1960. L’idée était d’apporter les livres et la lecture sur les lieux de vie des personnes défavorisées afin de lutter contre la pauvreté et l’exclusion par (entre autres) l’accès au savoir.

Petit aperçu en vidéo ici.

Depuis les années 1980, les bibliothèques municipales organisent elles aussi des actions en dehors de la bibliothèque, appelées bibliothèques hors les murs, souvent en partenariat avec des associations ou des bénévoles.

L’objectif principal est de toucher des publics éloignées du livre, de donner une image positive de la lecture et de la bibliothèque et d’attirer de nouveaux publics à la bibliothèque.

« Dans ce mouvement « vers », il y a quelque chose d’un apprivoisement : provoquer une rencontre entre des hommes et un objet de culture, par delà le contexte institutionnel de la bibliothèque. Cependant, la visée ultime de ces lectures en plein air est d’attirer les « non-publics » entre des murs plus légitimes ; la lecture de rue est souvent nommée « médiatrice ». (…) Je la dirais plutôt ambassadrice de l’institution. Gardons à l’esprit cette mission (parmi d’autres : le plaisir du texte, , l’accès à un patrimoine culturel, etc.) ».

Julia Bonaccorsi, « le livre déplacé, une bibliothèque hors-les-murs » dans la revue Communication et langages, 2001

Deux exemples d’action

Les BHLM parisiennes

Les BHLM (pour Bibliothèques Hors Les Murs) parisiennes existent depuis 2000. Elles se sont développées peu à peu et désormais plus de 30 bibliothèques y participent l’été, dans les parcs et jardins de la capitale.

bhlm.gif

Les bibliothécaires, parfois accompagnés de lecteurs de l’association LIRE à Paris, installent des tapis colorés sur une pelouse et y disposent des livres. On y trouve des livres pour tous les âges : des albums pour tout-petits, pour enfants un peu plus grands, des contes, des BD, des mangas… Sont privilégiés les formes courtes, pour que la lecture puisse se faire en une seule séance. La sélection des titres est faite avec soin, et évolue au cours de l’été selon les demandes des lecteurs.

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Photo prise en 2009 au parc de Belleville (source).

Les « bibliothèques hors les murs » (BHLM) sont conçues comme des lieux de rencontre et d’échange gratuits et libres dans un environnement convivial. (…) Une séance dure environ deux heures. La lecture individuelle est la meilleure pratique pour ce type d’action : un adulte lit un livre choisi par l’enfant. Ce dernier écoute, assis, debout, en jouant, à son rythme. L’adulte respecte le texte, fait des pauses, passe le relais à d’autres lecteurs, mais ne se laisse pas accaparer par un seul enfant. Parents et adultes peuvent également faire la lecture et certains enfants lisent seuls.

Magali Raillon (Mission accueil des publics et action culturelle, Bureau des bibliothèques et de la Lecture, Mairie de Paris)

Ce dispositif était à l’origine destiné aux enfants des quartiers sensibles, souvent plus éloignés du livre. Mais les BHLM ont pris de l’ampleur, et sont désormais présentes dans toute la capitale. Elles font désormais partie de l’offre de loisirs proposée par la municipalité l’été, comme on le voit dans la communication faite par la mairie (affiches, publicité…). Elle gardent cependant leur aspect militant.

Et elles permettent de donner aux parisiens une image différente des bibliothèques et des bibliothécaires, plus ouverte, plus joyeuse, et je l’espère, plus proche de la réalité que l’image caricaturale qu’ils en ont parfois.

En 2010, il y a eu près de 10 000 enfants touchés, dans les 28 BHLM organisées par 32 bibliothèques.

Je considère que même si ensuite l’enfant ne met jamasi les pieds à la bibliothèque, les BHLM lui apportent quelque chose. Un moment, même court, de lecture plaisir, surtout dans un cadre aussi agréable, c’est important.

Mais le but est quand même d’ammener ce public jusqu’à la bibliothèque. Pour cela, les bibliothécaires parlent de la bibliothèque, des possibilités, des conditions d’inscriptions. Expliquent qu’elles sont ouvertes à tous, même aux tout-petits et aux bébés. Distribuent prospectus et papiers explicatifs. Certaines bibliothèques mettent en place des actions spécifiques (un gouter organisé à la bibliothèque pour fêter la fin des BHLM par exemple).

Mais il ne faut pas oublier que leur faire franchir la porte de la bibliothèque ne suffit pas:

« Comment recevoir ce nouveau public dans la « bibliothèque dans les murs » ? L’accueil réservé à ces familles et enfants reste privilégié : retrouver les visages familiers des personnes présentes lors de la bibliothèque hors les murs permet d’assurer le relais avec les autres bibliothécaires. L’accompagnement est essentiel, et permet à l’enfant d’acquérir peu à peu une autonomie, d’apprendre à lire et à « se débrouiller » seul. Mais comme ce qui est autorisé « hors les murs » ne l’est pas forcément « dans les murs » – les règles à respecter dans la bibliothèque sont différentes de l’extérieur : ne pas parler trop fort, ne pas courir, ne pas manger… –, le travail se fait sur le long terme et les résultats ne sont jamais visibles immédiatement. »

Isabelle Masse, Bibliothèque hors les murs, Bulletin des bibliothécaires de France, 2002

 

La bibliothèque de plage de Frontignan

Je suis tombée dans le dernier numéro de Citrouille (super magazine des librairies jeunesse indépendantes) sur la présentation d’une autre initiative que j’ai trouvé super, la « paillote aux livres » de Frontignan. 2000 livres sont mis à disposition des vacanciers dans une paillote installée sur la plage, ouverte tous les jours.

« Il suffit de choisir un ouvrage, de s’installer sur la terrasse… et de s’offrir un moment de lecture, de détente. Le livre n’est pas fini ? Pas de problème, un marque-page permet de retrouver son livre le lendemain ou la semaine suivante ».

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Ca fait envie ces petits transats, non ?

Cette initiative est destinée aux adultes autant qu’aux enfants. Des animations sont organisées (heure du conte faite par les bibliothécaires de la ville par exemple).

En 2009, cette bibliothèque de plage a touché plus de 18 000 lecteurs.

« Depuis quatre ans, sur une plage, une bibliothèque s’est donc fait une place. Jeunes, moins jeunes, les vacanciers sont fidèles au rendez-vous quotidien. Le reste de l’année, ils ne sont pas tous des habitués des bibliothèques et des librairies. Mais ici, le livre est venu jusque sur le sable, et comme une vague inattendue et un peu plus haute que les autres, les a fait quitter leur serviette ».

Carole Ohana, librairie A titre d’aile (super librairie lyonnaise pour enfants, au passage), « sur la plage, à l’ombre des pages »

Lila

21 réflexions sur “Quand la bibliothèque sort de ses murs…

  1. Un grand merci, ça vient de me donner une idée extra pour la plage de mon quartier !
    Vais-je réussir à mettre en place une « payotte aux livres » l’été prochain ? Suspens…

      • J’en ai déjà touché 2 mots à la gérante d’une librairie de livres d’occasion, avec qui j’aimerais créer un marché du livre une fois par semaine. Elle adore l’idée !
        Comme le marché n’est pas envisageable à court terme pour la Mairie, on va leur proposer cette option en échange… A voir ! J’ai déjà le lieu et le porteur de projet, c’est déjà ça.

    • Ah je connaissais pas !
      D’ailleurs j’ai découvert l’initiative des bibliothèques de plage en lisant le « Citrouille » dont je parle, je ne l’ai jamais vu « en vrai », mais je trouve ça complètement génial, et j’aimerais beaucoup tomber sur un projet de ce genre en vacances. En plus, ça m’éviterais de trainer une valise pleine de bouquins !

  2. Je ne sais hélàs pas quoi en penser.. dans ma petite ville, lorsque les bibliothécaires sont sorties dans les parc des quartiers qui ne viennent pas… et bien personne n’est venu, sauf ceux, comme moi, qui vont à la biblio, et qui étaient tout content d’écouter des contes au soleil…
    Mais l’idée est belle, c’est clair!

    • Les bibliothèques hors les murs auxquelles j’ai participé, c’était à peu près moitié moitié entre ceux qui fréquentaient déjà la bibliothèque et les autres.
      D’ailleurs j’en profite pour mettre un lien vers un témoignage plus « perso » que je voulais mettre dans l’article et que j’ai oublié : http://lilablogue.over-blog.com/article-la-vie-d-une-bibliothecaire-lecture-au-soleil-82484992.html
      Je pense qu’à Paris ça marche bien parce que ces actions s’inscrivent dans la durée. Tout l’été déjà. J’ai vu des enfants qui les premières semaines n’osent pas puis qui viennent petit à petit. Et puis maintenant ça fait 10 ans que ça dure, donc les gens ont eu le temps de s’y habituer et connaissent, alors forcément c’est plus facile.
      Et de toute façon, je trouve que même si ça ne touche que des habitués de la bibliothèque, c’est quand même une action géniale, tant pour les lecteurs que pour les bibliothécaires.

  3. La paillote de Frontignan est une initiative du Conseil Général de l’Hérault. Sa jumelle se trouve à Carnon. Les paillotes rencontrent un énorme succès.

  4. Bonjour Lilaetlemagicien,
    Merci de cet article qui me fait découvrir les bibliothèques hors les murs que je ne connaissais pas.
    Pour ma part, j’ai très peu été à la bibliothèque étant ado (enfant n’en parlons pas) et aujourd’hui je n’y vais jamais.
    Pourtant, je suis une grande lectrice dans le sens où j’ai toujours un bouquin en cours. Mais ça, depuis que je suis devenue Maman.
    Je ne sais pas ce qui a été le déclic. Peut-être que lire était la seule activité que je pouvais faire les premiers mois de ma fille ?
    Je lis principalement ce qui me passionne donc sur la parentalité.
    J’ai beaucoup de mal à lire les magazines (je n’ai toujours pas terminé le numéro 1 de peps…).
    Pource qui est de toucher les familles des quartiers dits sensibles, voilà un projet qui me pose question.
    D’une manière générale, pourquoi vouloir faire faire quelque chose à quelqu’un alors que cette personne n’en éprouve pas le besoin ?
    Aussi beau, gentil, honnête…. Le projet soit-il, je pense que trop souvent, en matière de « social », la difficulté première est de récolter l’avis, les réels besoins des gens. Ce, afin d’éviter de tomber à côté de la plaque et de se rendre compte que les familles qui viennent ne sont pas celles qui auraient le plus besoin…
    Et bien là encore, l’analyse me parait inexact. Car les familles qui sont venues sont bien celles qui en avaient besoin. Mais malheureusement, ne sont pas celles que l’on cherchait à faire venir.
    Cette question est très délicate, car on a bien souvent de « bonnes » intentions pour les autres, mais comme dit le proverbe, on ne peut pas faire voire un âne qui n’a pas soif ».
    Mon questionnement ne résout en rien la question que posait Mme Déjantée : comment toucher les personnes pour les amener à lire ? Comment démocratiser la lecture ?
    On pourrait monter un groupe de travail pour y réfléchir ?
    A moins qu’il existe déjà ?
    Bon dimanche
    Caroline

    • L’appétit vient en mangeant, pour citer une autre expression !
      Quand on ne connait pas les livres, quand les parents ne lisent pas, les enfants ne peuvent pas en avoir envie non plus.
      J’ai toujours vécue entourée de livre, j’en achète pour mes filles régulièrement. Elles adorent, même ma cadette (6 mois)… elles ont été fascinées dès leur naissance, c’est le premier « jouet » que je leur ai montré, bien avant les peluches et les hochets !
      Ma mère nous emmenait à la bibliothèque toutes les 2 semaines, j’y vais aussi au moins une fois par mois. Mais seulement pour les miss : j’ai peu le temps de lire, donc sur des sujets qui me questionnent et j’ai tendance à « marquer » les livres pour revenir dessus ensuite (crayon, pages pliées…). Donc j’aime mieux acheter pour moi.
      Comment transmettre le PLAISIR de la lecture, c’est le cœur du problème.
      Ce n’est pas si simple de traduire la réponse des gens quand on leur demande ce qu’ils souhaitent. Ainsi, on sait en management que lorsqu’un employé réclame une augmentation, c’est qu’il y a d’abord un problème sous-jacent : trop de pression sur son poste, besoin de nouveaux challenges, mauvaise ambiance dans l’équipe… Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire d’augmentation, mais c’est rarement suffisant !

    • J’aime bien la réponse de Oops.
      Pour faire une réponse de bibliothécaire :
      Avec l’idée « ceux qui en ont besoin viennent », à mes yeux, on ne prend pas en compte les barrières symboliques qui entourent la culture. Il n’y a qu’à voir les % de catégories socio-professionnelles des usagers et la surreprésentation des « CPS+ » comme on dit. Je refuse de croire que seuls ces gens là ont besoin de culture, de livres et de bibliothèques. Parmi les gens éloignés du livre, certains ont ce besoin, mais ne peuvent pas venir d’eux-mêmes à la bibliothèque à cause de l’idée que « ce n’est pas pour eux ». Alors à mes yeux, il faut mener différentes actions pour montrer que si, ils y ont leur place. D’autant plus que souvent l’image que ces gens ont de la bibliothèque est un lieu d’étude et de silence, complètement inadapté aux jeunes enfants. Ce qui ne correspond pas vraiment à la réalité. Pour moi, les BHLM sont un type d’action dans ce sens. Il y en a d’autres. Par exemple, dans la bibliothèque où je travaille, on organise des accueils avec la PMI du quartier, les familles viennent avec la puericultrice, qu’ils connaissent, et l’espace jeunesse de la bibliothèque leur est réservé. Plusieurs fois, des mères m’ont dit « on n’osait pas venir avec le petit, mais en fait ça lui plait beaucoup ».
      En plus, là, on travaille avec les enfants. Personnellement, je considère que tous les enfants ont besoin du livre et peuvent en tirer du plaisir (bon, ok, c’est peut être une déformation professionnelle). Malheureusement ils ne viennent pas tous à la bibliothèque. Donc je trouve ça important de les toucher là où ils se trouvent. Ca peut être dans les parcs. Ca peut être avec l’école aussi. Plusieurs fois des enfants qui ne connaissaient pas la bibliothèque l’ont découvert en BHLM ou avec leur classe et sont venus s’inscrire le jour même (là je parle d’enfants plus grands (CM) qui font souvent la démarche seuls). Et d’ailleurs, le plaisir qu’ils prennent quand ils écoutent une histoire, c’est le meilleur argument pour toucher les parents.
      A mes yeux, ce n’est pas une « bonne intention », c’est une nécessité.

      Cependant, tu soulèves à juste titre ce qu’on appelle « l’imposition culturelle » qui peut aller jusqu’à la « violence symbolique », l’idée qu’on risque d’imposer une idée de la Culture avec un grand C à des gens qui n’en ont ni le besoin ni l’envie. Alors on essaye d’y faire attention. Et les BHLM ont l’avantage qu’on va « sur le terrain » de ses familles mais qu’on n’oblige à rien. Elles choisissent de venir ou non sur le tapis de lecture, de regarder des livres ou non. En fait, à mes yeux, il faut surtout faire attention de ne pas être trop « impératif » et de surveiller sa manière de parler. Demander « tu veux que je te lise une histoire ? » plutôt que « quelle histoire veux-tu que je lise ? » par exemple. Quand on fait des accueils à la bibliothèque aussi, on prend plus de précautions qu’avant avec ces publics là. Et on leur laisse le choix. Ils viennent, mais il ne faut pas qu’ils se sentent obligés de s’inscrire ou d’emprunter. On leur lit sur le tapis, ce n’est pas pour ça qu’ils doivent venir à la bibliothèque, c’est leur choix. Mais ce choix ils pourront le faire en connaissance de cause, ou le faire petit à petit, sur le long terme.

      Quant aux groupes de travail… Le problème c’est que pour moi il vaut mieux monter le projet au niveau « local » parce que justement on a quand même une idée des besoins du quartier, parce qu’on y est implantés et parce qu’on a des partenaires locaux qui en ont une autre vision (puericultrices de PMI, responsable des assistantes maternelles, écoles, associations, etc). Mais après chaque action, on essaye de se dégager du temps pour parler de ce qui s’est passé, voir ce qu’il faut modifier, améliorer.
      Les bibliothèques du XXe arrondissement ont aussi actuellement un projet de réflexion et d’analyse avec l’association ACCES (Action Culturelle Contre les Exclusions et les Ségrégations) : plusieurs fois dans l’année, les bibliothécaires, les membres d’une association de lecture aux tout-petits et les personnels des crèches se sont réunis. On a travaillé pendant chaque séance sur les observations faites lors d’un projet lecture, soit dans une bibliothèque, soit dans une crèche (observation très précise, par exemple « quand j’ai lu telle page, il a dit ça » où « il a refermé le livre à ce moment là »). Ces observations étaient commentées par une psychanalyste et un psycholinguiste de l’association et cela permettait un échange.
      Je pense que les groupes de travail sont efficaces quand ils s’appuient sur du concret.
      L’important serait de faire participer les habitants directement, mais c’est pas toujours facile. Mais par exemple la bibliothèque Louise Michel, à Paris, a embauché une « médiatrice » qui vit depuis longtemps dans le quartier et qui connaît bien les habitants, et qui est présente quand la bibliothèque est ouverte et qui participe à l’élaboration des projets.
      (désolé pour le roman, mais quand on me lance sur le sujet… Là j’ai du faire des efforts pour ne pas trop développer !)

      • « En fait, à mes yeux, il faut surtout faire attention de ne pas être trop « impératif » et de surveiller sa manière de parler. Demander « tu veux que je te lise une histoire ? » plutôt que « quelle histoire veux-tu que je lise ? » par exemple.  »

        Primordial ! Ainsi que désacraliser le livre. Il y en

        • oops, j’ai cliqué un peu vite, je termine :
          Il y a des enfants qui ne croisent le livre que comme une contrainte, à l’école, comme support d’apprentissage. Quelle tristesse !
          Il y a les livres-jeux, bien sûr (avec des volets à soulever, des matières à toucher, etc), mais même pas besoin d’aller dans ce type d’objet pour s’étonner, rire, se faire peur, voyager, rêver…

          Un must : http://www.amazon.fr/Un-livre-Herv%C3%A9-Tullet/dp/2747032302/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1354617964&sr=1-1
          Je l’ai fait découvrir à un garçon de 10 ans récemment : « je ne savais pas qu’on pouvait rire grâce à un livre… ». C’est quand même dommage !

          • Ah, un livre de Tullet, j’adoooore ! Presque tout ce qu’il fait est génial d’ailleurs !
            J’ai remarqué d’ailleurs qu’il marchait encore mieux avec les 8-10 ans (qui pigent pourtant facilement le « truc ») qu’avec les petits !
            J’ai appris qu’il y avait une application pour tablette dérivé de ce livre, qui s’appelle « un jeu », mais j’ai pas encore eu l’occasion de tester.

            • Testé… et approuvé !
              Effectivement, ma fille de 2 ans est un peu jeune, mais elle apprécie de plus en plus.
              Sûrement en parie parce qu’elle me voit m’amuser…J’attends un peu pour acheter les autres, mais ça viendra !

  5. Merci beaucoup de ta contribution!!! Et merci de toutes ces précisions sur une initiative qui gagne à être connue!! Quand j’étais petite, on avait le « bibliobus » qui passait dans mon quartier, juste à côté du camion du glacier sur la place du marché, c’était très très chouette aussi!

  6. Pingback: Ce que les parents ne transmettent pas, d’autres le font [mini-débriefing] « Les Vendredis Intellos

  7. Je ne connaissais pas du tout cette initiatives (ou les bibliobus)! Je vais me renseigner, merci!
    Mon fils de 2 ans et 1/2 traverse une période de rejet complet des livres, je me demande si je n’ai pas été une « Pushy Mother » sur le sujet, ahem, puisque moi je les aime tellement!
    Mais bon, dans notre biblio ils ont aussi un coin jouet, donc on continue d’y aller et puis on verra si ça change!

  8. Pingback: Quand la bibliothèque sort de ses murs | La Licorne et ses bouquins

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