Trop ou pas assez? {mini-débrief}

J’ai rencontré la plupart de mes copines londonniennes par l’intermédiaire du NCT, une association de parents qui organise des rencontres, des vide-greniers de matériel de puériculture, des conférences, ou des classes anté-natales par exemple.

Gros avantage: comme on se rencontre au stade baleine, les enfants ont le même âge et on peut partager nos angoisses de jeunes parents, aller chez les uns les autres sans craindre d’imposer notre imprévisible progéniture à des amis sans enfants, s’épauler mutuellement dans les moments « down ».

Mais All magic comes with a price*, il y a aussi un inconvénient terrible: on découvre qu’être parent est une permanente compétition. C’est à QUI aura des dents en premier, QUI fera ses nuits le plus vite, QUI marchera / parlera en premier, QUI  fera le plus de cuisine bio maison, QUI sera le parent le plus efficace et l’enfant le plus performant… ou à l’inverse QUI retournera travailler le plus vite, QUI aura le plus de raisons de revendre son rejeton sur ebay, QUI sera le parent le plus « indigne », et l’enfant le plus difficile!

Moi je n’ai jamais supporté la compétition et j’ai un peu rendu mon tablier (qui comme celui de Marlène Schiappa est tâché de purée de butternut bio autant que de préparation lactée à l’huile de palme).

Les quatres contributions que je présente cette semaine nous parlent un peu de cette obsession de la performance, qui finalement dans certains cas pourrait mener à lhyperstimulation de nos enfant et de nos jeunes.

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Comme toute maman qui se respecte, je me pose souvent mille et une questions sur ce que j’apporte à mes enfants. Car autrefois, s’occuper d’un bébé se  » limitait » à le nourrir et le soigner. Une bonne maman était la maman d’un bon gros bébé bien propre. Mais Aujourd’hui, au delà d’être nourri, soigné et aimé, nous désirons aussi les stimuler nos enfants cognitivement. Alors parfois je me demande si cette autonomie arrive à les stimuler suffisamment.

Entre trop et pas assez, difficile de trouver le dosage qui conviendra à l’enfant… et aux parents!

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  • phypa nous parle du sommeil des ados, et en particulier de différentes études qui tendent à montrer qu’à trop les stimuler, trop leur demander, ou à leur laisser accès aux nouvelles technologies hyper-stimulantes, il est possible que nous nuisions au sommeil de nos ados.

Différentes étude ont en effet montré que le temps de sommeil moyen dans les pays industrialisés a tendance à diminuer (…).

Et il n’est pas surprenant de constater que les enfants qui déclarent regarder la télévision le soir, ou utiliser un ordinateur ou un téléphone portable relié à internet sont ceux qui dorment le moins

Que peut-on faire, sans pour autant couper nos enfants du monde où ils vivent, pour préserver leur sommeil? Un équilibre difficile à trouver!

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  • Et ce n’est pas seulement le sommeil que l’on tente de préserver d’ailleurs: C’est l’objet de la contribution de mumcath  qui parle de cette génération 2.0 (nos enfants) et commente un article du Nouvel Obs donnant des

avis des spécialistes sur l’impact sur le cerveau d’une exposition prolongée à ces jeux en réseau, internet, ou même la télévision

Ces avis semblent assez alarmistes sur cet impact, et Mumcath nous raconte comment elle parvient pour le moment, tout en  étant elle-même une « enfant de la télé » et un « parent 2.0 », à limiter l’emprise de l’écran sur la vie son tout petit.

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  • Enfin,  Léona nous parle de ces enfants « différents« , qui pourraient au contraire ne pas recevoir la stimulation et l’attention qui leur serait vitale à l’école: 

Il semble admis que les enfants auparavant dits « précoces » ou « surdoués » (nous les appellerons à haut potentiel mais ils s’appellent souvent entre eux « zèbres ») ne nécessitent aucune prise en charge particulière, puisqu’ils sont « si intelligents », ils sont soit-disant largement capables de se débrouiller seuls et de réussir mieux que les autres. Or, il a été démontré qu’il y a parmis la population d’élèves à haut potentiel un pourcentage d’échec scolaire beaucoup plus élevé que la moyenne.

Léona nous présente le projet de l’académie d’Amiens, qui a organisé un séminaire intitulé: « Différences, difficultés ? Mieux les connaître pour accompagner leur scolarité. » 

 

Trop ou pas assez, est-ce que l’équilibre existe? Ou est-ce que nos oscillations et nos fréquentes  remises en questions sont en elle-même une forme d’équilibre?

Bonne lecture!

 

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* All magic comes with a price : « Il y a toujours un prix à payer quand on use de magie », une citation de la série Once upon a time. Référence hautement culturelle de Maman 2.0, ahem.

 

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Une réflexion sur “Trop ou pas assez? {mini-débrief}

  1. Merci beaucoup Drenka pour tes débriefs toujours aussi délicieux je dois dire!!! ça fait les deuxième fois cette semaine que j’entends causer du NCT, tu nous en diras plus à l’occasion? C’est toujours enrichissant de s’informer sur les initiatives qui ont pu être mise en place pour permettre aux mamans (parents?) de se soutenir, même si elles ont leurs avantages … et leurs inconvénients!

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