Dans la famille débordée, nous fonctionnons à l’autonomie. Au quotidien, nous vaquons chacun à nos occupations, tout en interagissant les uns avec les autres. Les enfants jouent ensembles, ou chacun de leurs côtés. Nous, parents, cuisinons, nettoyons, geekons. Nous octroyons aussi bien entendu des moments pour jouer avec eux, partager, parler. Mais j’avoue, je ne suis pas le genre de maman qui fait tous les jours un jeu de société avec mes enfants, ou qui leurs lit un  livre en pleine journée. Je prends ce temps si mon fils m’interpelle en me disant qu’il a envie de jouer à tel ou tel jeu de société, et la lecture et surtout inclus dans le rituel du coucher, lové l’un à l’autre dans le lit.

J’aime les laisser libre après leur journée de crèche ou d’école.Et ils sont trop jeune pour avoir des devoirs. Ils ont donc le champs libre. S’ils se disputent nous intervenons, mais pas trop, en essayant de leurs apprendre à gérer leurs conflits autant que possible.

Les jeux vidéos pour enfants n’ont ( heureusement) pas encore investit leurs vies, mon fils préférant pour l’instant ses trains en bois ou son ballon. Le soir , nous aimons nous rassembler dans le fauteuil, devant un petit dessin animé ( bien ou pas? ) qui est surtout l’occasion de se retrouver et de partager un moment de calme et de surtout calins, mes 2 enfants dans mes bras si je suis seule avec eux, ou un chez papa, un chez maman selon les envies et besoins de chacun, comme un préambule de la nuit qui s’annonce.

Et Comme toute maman qui se respecte, je me pose souvent mille et une question sur ce que j’apporte à mes enfants. Car Autrefois, s’occuper d’un bébé se  » limitait » à le nourrir et le soigner. Une bonne maman était la maman d’un bon gros bébé bien propre. Mais Aujourd’hui, au delà d’être nourri, soigné et aimé, nous désirons aussi les stimuler nos enfants cognitivement. Alors parfois je me demande si cette autonomie arrive à les stimuler suffisamment.

Le hasard faisant bien les choses,  » Le ligueur » , magazine de la ligue des famille parlant comme son nom l’indique de la famille, d’éducation, …… a publié dans son magazine de Novembre 2012, un article, qui m’a beaucoup intéressée, intitulé  » les bébés ont besoin de ….. SOUFFLER »

Je l’ai donc lu avec attention.  En voici un extrait :

« GAVÉS DE CADEAUX, GAVÉS D’EXCITATIONS
Avez-vous imaginé que lorsque vous allez chercher votre bébé après de longues heures à la crèche, et que, papa et maman rassemblés, vous voulez absolument profiter de lui au maximum avant l’heure du coucher, votre pauvre petit loup entame alors une seconde journée ? Vous jouez avec lui, vous chantez avec lui, vous lui faites faire des cabrioles… Vous l’emmenez partout, chez les copains, au resto, parfois même en soirée.
C’est bon pour lui, pour vous, de rire et de jouer ensemble, mais les bébés ont besoin d’avoir leurs heures de sommeil, leur temps de repos. La journée à la crèche a été, pour eux, pleine d’expériences et d’apprentissages. Ils ont besoin, le soir, d’un temps d’apaisement, de câlins tout doux pour se préparer à passer une bonne nuit.
Certains bébés sont gavés de cadeaux en tous genres, comme si les montagnes de peluches et de jouets dernier cri étaient un signe d’amour.  ( … )
Il y a aussi des enfants trop protégés, qui vivent dans un cocon loin du bruit et de l’agitation. À la maison, il faut enlever ses chaussures pour ne pas les réveiller, des barrières sont installées partout pour éviter la moindre chute et leur alimentation est sans surprise, toujours la même. Une vie aseptisée, en sorte ! Que vont-ils faire, ces pauvres bébés, en grandissant ? Ils risquent d’avoir peur du copain qui crie, du petit vélo sans pédales, du bruit, de l’eau, du chien, du chat… »
Cet article ouvre un débat qui me semble intéressant, à l’heure ou comme moi, beaucoup de parents s’interrogent sur ce qu’il est bon de faire pour stimuler nos enfants , et où l’industrie du jouet invente de plus en plus de nouveautés afin d’éveiller au plus les enfants ( mais au mieux? ).
Ils semblent dire qu’à vouloir toujours plus en faire, nous en faisons parfois trop. Trop stimuler ou trop protéger nos enfants les épuiseraient.
Alors comment faire pour ne pas en faire trop tout en en faisant assez.  » Le ligueur » lance quelques pistes :

« PARENT DU JUSTE MILIEU

En le stimulant trop, en lui donnant trop, en le protégeant trop, vous croyez sans doute offrir le meilleur à votre petit. Tous ces « trop » sont probablement le reflet de votre peur de ne pas en faire assez, de ne pas correspondre à l’image du bon parent que l’on vous met, à tout bout de champ, sous le nez.
Or, vous l’êtes, ce bon parent, pourvu que vous soyez le plus naturel possible, ni dans le trop, ni dans le trop peu. Un parent qui permet à son petit de faire des expériences selon son évolution, ses compétences, un parent qui lui donne l’occasion de vivre des moments d’excitation et de fête sans excès…
Pour chaque enfant, le juste milieu est différent. Difficile de le trouver quand on a peur de mal faire, quand on a envie de donner à son enfant tout ce qu’on n’a pas eu et parfois même encore plus. Le psychanalyste Winnicott disait que les enfants ont besoin d’avoir des parents « suffisamment bons », pas des parents parfaits qui veulent trop faire pour leurs enfants.
C’est vrai qu’à l’heure actuelle, il est difficile de réussir à mener une vie de famille tranquille. La vie au boulot est trépidante, la société de consommation éreintante, les nouvelles technologies (GSM et Internet) absorbantes… Tout cela bouffe beaucoup de temps et rend finalement les parents peu disponibles pour des moments de détente. Des moments où ils pourraient observer leur enfant, le regarder grandir. Tout simplement. « 
Donc voila, ce serait ça le secret. N’être ni trop, ni trop peu. » FACILE à dire !!!  » me direz-vous . Et vous avez raison, et j’ai été la 1ere à me faire cette réflexion en lisant l’article . Ensuite je me suis souvenue de mon enfance, faites de cabanes en bois, de tours à vélos, de genoux éraflés et d’aventures dans les terrils de ma Belgique natale. SANS PRISE DE TÊTE. sans pression d’apprendre à tout moment. On était alors juste des gosses qui jouaient. Et on a bien grandit. alors ce que j’en retiens, c’est que la liberté est aussi importante dans la vie de nos enfants que les stimulations intellectuelles, et même nécessaire pour qu’ils « relâchent » la pression d’une journée parfois ( souvent) intense en apprentissage en tout genre, pour ne pas les gaver et qu’ils gardent le plaisir d’apprendre. Bref, laissons nos enfants être des enfants.
Maman débordée