Protéger nos enfants, comment ? jusqu’où ? [mini-debrief]

L’accompagnement de nos enfants est finalement le sujet central de ce blog collectif.

Nous sommes concernés à toutes les étapes de vie de nos enfants.

Cela commence même avant leur naissance, c’est le sujet qu’a choisi Leona, dans son article « Améliorer la prise en charge de la prématurité en France« , où elle évoque la création d’un collectif regroupant l’association de parents SOS Préma et la Société française de néonatalogie qui réfléchissent à un meilleur accompagnement des naissances prématurées, et des familles ensuite, ainsi que des moyens de prévention.

Je partage l’avis de Léona en ce qui concerne la prévention : la maternité est déjà bien assez médicalisée, c’est plutôt dans la vie quotidienne des femmes,  dans la place qu’on fait dans notre société à l’accueil d’un enfant, et dans les liens sociaux d’entraide qui entourent la femme qu’il faut chercher des solutions.

 

Et lorsque le  bébé est là, objet de toutes nos tendres attentions, certaines familles s’interrogent sur la pertinence de laisser ou non l’enfant sucer son pouce , de lui donner ou pas une tétine. C’est le sujet développé par Ladypirate dans « Il suce son pouce, ça te dérange ? » Certainement encore une question pour laquelle « avant on avait des certitudes, et maintenant on a un enfant ».

Comme Ladypirate, je ne crois pas qu’il soit tellement possible d’empêcher un enfant de sucer ses doigts (de même que plus tard il est impossible d’empêcher un enfant – et même un adulte – de ronger ses ongles). Sucer ses doigts est pour le petit un moyen simple de se rassurer, qui dans la plupart des cas passe tout seul.

Et vraisemblablement cela passe plus vite tout seul si on ne se focalise pas là-dessus !

 

Glammaman évoque pour nous une autre forme de protection que nous érigeons autour des enfants , et qui en fait n’en est pas une : le secret de famille, dans « Les secrets, la famille, la vie« , après la lecture d’un livre « Le poids des secrets de famille » d’Evan Imber-Black.

En effet combien de fois au cours de notre vie, lorsque survient un évènement difficile , nous demandons-nous « faut-il en parler aux enfants ? » « Comment leur en parler ? ».

Et l’idée générale est bien de trouver le moyen d’expliquer à nos enfants ce qui arrive, mettre des mots sur un climat de tristesse ou de stress qu’ils perçoivent même si on ne dit rien .

J’ajouterais qu’un enfant a vite fait de se « faire un film » sur les émotions qu’il perçoit, et parfois même de se croire confusément coupable. Il est important de partager avec des mots adaptés, ce qui nous arrive d’important, lorsque cela concerne toute la famille. C’est aussi une façon de l’intégrer à la vie de la famille.

 

Très rapidement aussi nous sommes confrontés à leur hypersexualisation orchestrée par notre société de consommation. The Working Mum en parle dans « Hypersexualisation, un nouveau fléau pour nos filles« .

Elle y évoque la pression des médias, où la sexualité y est surexposée, banalisée, et les conséquences néfastes que cela a pour nos enfants.

J’avais pas mal abordé le thème de l’éducation sexuelle sur ce blog , notamment sur la base d’un document très intéressant de l’OMS (Standards for sexuality education in Europe),  et dont je parlais ici .

L’approche de l’OMS est assez moderne et prône une éducation à la sexualité dans toutes ses acceptations , biologiques, psychologiques et sociales.  Ce guide de l’OMS propose notamment sous forme de matrice par tranche d’âge les information à prodiguer à l’enfant, les compétences sociale qu’il doit avoir acquises, et les attitudes permettant de l’aider à se développer.

Je recommande aussi la lecture de ce document « Hypersexualisation des jeunes filles et pistes d’action » publié par le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes. Et les pistes d’action sont centrées sur l’éducation à l’école, et le renforcement de l’estime de soi de nos filles.

Je crois qu’il faudrait chercher aussi des pistes pour les garçons, car leur laisser croire que la sexualité de la vraie vie est celle des films pornos ne leur rend pas service non plus. Il faut aussi améliorer leur estime de soi, seule arme pour avoir la juste distance vis à vis de leur groupe de pairs.

Enfin quand je dis « il faut … », je ne doute pas que donner à nos enfants au maximum une juste estime d’eux-mêmes, c’est un des buts des lecteurs (trices) de ce blog, et chacun comprend que je n’ai pas non plus « La recette miracle » !

 

Une autre inquiétude nous guette lorsque notre enfant franchit les portes de l’adolescence : la drogue. Et  là aussi entre médias et discours politique, on ne se sent pas vraiment accompagné !

C’est Drenka qui nous en parle au travers de son article « User de drogues douces » , basé sur le rapport de l’Observatoire Européen des Drogues et Toxicomanies.

Et nous pouvons être inquiet, car ce rapport révèle que la consommation de drogue dans le monde depuis 2001  a tendance à baisser, mais pas en France.

Drenka pose les questions que nous nous posons tous : est-ce si grave de fumer du cannabis ? Que pouvons-nous faire en tant que parents ? Et je partage complètement ses points de vue et ses interrogations.

Et comme pour la sexualité, s’informer et informer nos enfants est un must.

Je vous propose aussi de lire un aperçu de ce qu’en pensent nos ados dans cet article du journal Le Monde « Le cannabis, chut ! » qui relate les propos d’élèves de 1ére qui ont choisi le cannabis comme sujet de recherche et de débat pour leurs cours d’éducation civique juridique et sociale.

Ces jeunes ont réfléchi à des modes de légalisation, tels que limiter la quantité autorisée, interdire la consommation sur la voie publique.

En revanche l’interdiction au moins de 18 ans, de même que pour le tabac, leur paraît une hypocrisie. Ils estiment aussi que fumer un ou deux pétards chez soi, c’est mieux qu’une soirée de « binge drinking » (mode qui consiste à boire beaucoup d’alcool le plus vite possible pour être saoul très vite, souvent an ayant recours aux boisson énergisantes, qui accélèrent le processus).

 

Bon finalement, on se rend compte que lorsqu’on décide d’avoir un enfant, on ne sait pas très bien au départ sur quel chemin semé d’embûches on s’engage … et pour la vie.

Oui parce que pour l’instant, nous parlons de nos petits et de nos ados, … mais dans 10 ou 15 ans ?  De la parentalité de nos enfants ? De notre rôle de grand-parents ?

Alors prenons soin de nous, la route est longue et y a du boulot pour un certain temps  !

Phypa

2 réflexions sur “Protéger nos enfants, comment ? jusqu’où ? [mini-debrief]

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