Z’a le droit, z’a bezoin! {mini-débrief}

Quand mon bébé est né, j’ai sérieusement douté de mes capacités à m’occuper d’un bébé: Contrairement à mes copines jeunes mamans manucurées de frais, je n’avais JAMAIS une seconde de répit, il fallait qu’il soit constamment porté. Une fois callé sur moi (ou sur son papa), il se transformait: Ordre et beauté, luxe, calme et volupté se lisaient sur son visage! Et pas question de tétine ou de nounours quelconques, seuls les tétés de maman (et l’intérieur des bras de papa) étaient *et sont encore!*  assez doux pour constituer un doudou acceptable à triturer pendant l’endormissement.

Evidemment, j’ai eu droit aux traditionnelles remarques : tu ne lui rends pas service, il faut lui apprendre à se passer de toi et autres Mais il va pas mourir parce que tu le poses 5mn!! Mais mois après mois, je voyais aussi dans les yeux des autres  mamans une toute petite pointe de jalousie, quand mon fils, au milieu d’un jeu, faisait un détour pour venir se blottir quelques secondes dans mes bras. Quand, à la sortie de la crèche, il me couvre de bisous. Quand il n’a jamais assez de caresses, et n’en distribue jamais assez, à ses parents, à sa famille, et à sa copine Juliette (ahem).

Les deux contributions que je présente cette semaine nous rappellent que les bébés ont parfois des besoins très différents, même au sein d’une même fratrie!

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Léona, pour sa première contribution aux VI (bienvenue!!) nous cite ainsi  un extrait de L’Enfant surdoué, l’aider à grandir, l’aider à réussir (éditions Odile Jacob):

La réalité, c’est aussi que les parents ne sont pas les mêmes avec chacun de leur enfant, un ajustement se met en place entre eux : on ne réprimande pas de la même façon un enfant qui se rétracte instantanément et un enfant qui s’oppose, on ne prodigue pas la même tendresse à celui qui cherche le contact physique et à celui qui fuit toute tentative d’approche, on ne pousse pas un enfant casse-cou mais on encourage par contre un enfant timide et réservé, bref… l’enfant crée le parent et réciproquement.

Quand comme moi, on est si fusionnel avec son enfant, il est difficile d’imaginer comment se passerait l’arrivée d’un petit frère à une petite sœur! Mais Léona nous rassure un peu sur ce sujet: L’amour se multiplie et pas besoin de compter les points pour être équitable!

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De son côtéladypirate13 nous parle des BABI, bébés aux besoins intenses, dont je n’avais jamais entendu parler! Et pourtant il est bien possible que j’en ai un spécimen chez moi:

Impossible de le déposer
Le bébé aux besoins intenses a un besoin extrêmement grand de contact physique. Souvent, les nouveaux parents s’attendent, d’une façon peu réaliste, à ce que leur bébé repose calmement dans son petit lit ou reste assis passivement à contempler les gens qui le regardent ou à suivre attentivement des yeux des mobiles qui pendent. Un tel portait est loin de correspondre au bébé aux besoins intenses (ou à tout autre bébé, en fait). Ce type de bébé a la réputation de ne pouvoir se calmer seul. Sa mère me dira : «Il est incapable de se détendre par ses propres moyens.» Il fait du giron maternel son siège, les bras et la poitrine de sa mère lui servent de lit, et il se console à son sein. En général, il rejette vigoureusement les substituts maternels inanimés.
Lady Pirate décrit à quel point les débuts avec un BABI peuvent être difficiles pour une jeune maman, mais elle nous dit aussi, avec beaucoup de tendresse, que cette hypersensibilité est aussi un don:

Son hypersensibilité, il l’a toujours, il se ronge les ongles (enfin il a arrête depuis l’arrivée de son frère!), mais elle s’est transformée en une grande empathie pour les autres. Il sait être triste ou joyeux d’une situation qui ne le concerne pas forcément. Il sait être à l’écoute de l’autre dans son entier, et prendre part à l’état d’âme d’une personne. A quatre ans, je trouve cela extraordinaire.
Il aime me demander si je l’aime, et me le dire sans arrêt. Cette demande exacerbée, s’est transformée en une vraie générosité. Lui qui demandait sans arrêt, donne désormais sans cesse. Il aime donner de sa personne.

Je ne cache pas qu’en lisant autant d’amour entre les lignes, je ne suis pas loin de verser une petite larme… Syndrome de Stockholm des parents?? Je cours chercher mon kidnappeur de tous les instants à la crèche!

Bonne lecture!

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[Le titre est une référence au génial bébé de Mère Indigne]

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