Au fil de mes lectures, je découvre petit à petit la philosophie Montessori, qui m’apparaît comme une suite logique à toute une série de réflexions sur la communication épanouie, l’éducation sans violence et sans punition.Ou, plutôt qu’une suite, tout ça me semble appartenir à une seule et même logique.

On retrouve d’ailleurs, dans le chapitre « Créer un climat d’affection » du livre Eveiller, épanouir, encourager son enfant ; la pédagogie Montessori à la maison (Tim Seldin) une notion qui m’est chère (et dont j’ai parlé chez moi) : ne pas faire à ses enfants ce qu’on n’aime pas qu’on nous fasse.
Pour les en protéger bien sûr, mais aussi pour leur apprendre à réagir différemment.

Extraits de « quelques astuces pour gérer une colère » :

Ne pas recourir à la violence. Ne lui mettez pas de gifle ni de fessée ; c’est le meilleur moyen de lui apprendre à être violent avec les autres.

C’est LE argument qui me vient chaque fois qu’on parle d’éducation sans violence physique. Comment peut-on interdire à un enfant de taper, quand on le tape soi-même ?

Ne pas essayer de le mettre dans l’embarras ou de le ridiculiser. Vous ne feriez que lui apprendre à être cinglant vis-à-vis des autres.

Voilà un comportement que je déteste de la part des adultes envers les enfants : l’humiliation, la moquerie en public. Je me souviens d’un épisode récent d’un petit garçon de 5 ou 6 ans, qui pleurait au milieu d’adultes se moquant de sa figure tordue par les larmes.
Que va-t-il apprendre de telles situations ?


Car c’est bien là en fait la question récurrente lorsqu’on fait un choix éducatif : qu’est-ce que l’enfant va en retirer, que va-t-il conclure, que va-t-il apprendre comme comportement (par mimétisme, ou parce que ça lui semble logique par rapport à ce qu’il a vu) ?


Evidemment, on ne peut pas passer ses journées à étudier son propre comportement et à se demander quelle image on renvoie. Mais lorsque l’enfant commence à nous imiter, c’est souvent là que les questions s’imposent. Où a-t-il appris à taper ? Pourquoi me jette-t-il un jouet à la tête ? Pourquoi punit-il toutes ses peluches ? Pourquoi se traite-t-il de nul lorsqu’il n’arrive pas à faire quelque chose ?

Vaallos.