Être parent, oui, mais jusqu’où ? {mini-débrief}

Décidément, Mme D. sait attribuer les débriefs avec brio. La semaine dernière, je vous parlais des billets publiés sur le thème du rôle des parents comme miroir pour les enfants.
Cette semaine, les participations que je vais vous présenter pose la dure question des limites de la mission en tant que parent : comment la déterminer, quelles sont ses limites et… comment être sûr de soi !!

Non mais c’est vrai, alors même que l’enfant n’est pas né, on reçoit des conseils de toute part. A peine né, on en demande naïvement au corps médical, on fait confiance aux « autorités de référence ».
Une question qu’aborde Madame Koala dans son billet sur les colliers d’ambre… et ce qu’en savent les parents. Vendus en pharmacie, on leur donnerait le bon dieu sans confession. Pour beaucoup, c’est l’allié idéal pour que nos petits bouts ne souffrent pas des poussées dentaires. Alors qu’il y a des risques d’étouffement, d’étranglement. Si pour certains ces colliers sont bénéfiques, peu de parents reçoivent néanmoins des mises en garde ou sont ne serait-ce qu’informés des précautions d’emploi. Personnellement, je n’ai jamais voulu utiliser ces colliers réputés efficaces… Je ne sais pas, mettre un collier autour du cou de mon enfant, j’avais trop peur de l’accident…  Ne pas faire confiance aveuglément, c’est finalement ce sur quoi Madame Koala met le doigt. Mais aussi sur le fait qu’on ne peut peut-être pas éviter toutes les souffrances à son enfant à tout prix ! Un billet très intéressant qui laisse à réfléchir et à discuter !

Éviter les accidents de vie, d’être triste à son enfant, c’est un peu le rêve – illusoire – de tout parent non ? Il n’y a rien de plus dur que d’accepter que non, on ne peut pas leur éviter les coups, les blessures, les peines, on peut juste être là pour les accompagner, leur donner les « armes » pour vivre cette vie le plus sereinement possible, en trouvant en eux les moyens de surpasser les petites difficultés comme les grandes peines. Le but n’est-il pas qu’ils soient indépendants ? Autonomes ? Mais ça arrive à quel âge au fait ? Quand est-ce que ce rôle d’éducateur s’arrête-t-il ? C’est la réponse que nous apporte Clem la Matriochka dans sa réfléxion cette semaine. Un billet passionnant qui pose une question sensible, notamment pour le parent qui, un jour, doit accepter, il me semble, pour le bien de son enfant, de s’effacer petit à petit et de laisser l’oiseau quitter le nid. Nous lui donnons des bagages, après, libre à l’enfant de prendre les bonnes ou les mauvaises décisions. Pour moi, il s’agit d’un très beau message de respect de l’enfant en tant que personne, raisonnée et raisonnant… A méditer pour ma part !

D’ailleurs, laisser les enfants se tromper, c’est un peu ça s’effacer de notre rôle d’éducateur stricto sensu. Accepter que se tromper, c’est apprendre, ça enlève une sacrée pression aux enfants… mais aussi aux parents !! C’est Camille et Olivier de Superparents qui aborde le sujet.  C’est en tombant que l’enfant apprend à se relever, à mettre ses mains en avant pour ne pas se blesser. Nous, nous sommes juste là pour lui dire où sont les dangers. Il me semble que cela va de soi pour toutes les autres choses. Leur laisser le libre-arbitre et nous, lâcher prise… Et se dire que notre enfant a le droit de ne pas être parfait. Un peu comme nous non ?

Kiki the mum

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