Lait infantile : on nous prend pour des quiches ?

Le premier biberon de Petite Poulette ©ZIR

« Nan mais dans quel monde vit-on ma bonne dame ? » Voilà à peu près ce que j’ai pensé en découvrant il y a quelques semaines l’existence de la machine BabyNes de la marque Nestlé. En gros c’est l’équivalent de la machine Nespresso mais pour préparer des biberons (oui, celle avec les petites capsules qu’on achète à prix d’or seulement dans les boutiques du même nom). Mais ne rêvez pas les filles, pas question de voir Georges C. débarquer à 3 heures du mat’ pour torcher bébé et le nourrir…
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Arguments de la firme suisse : «  un biberon préparé en une minute, à la bonne température, sans grumeaux », « des formules adaptées à chaque âge », « fini les erreurs de dosage », « des dosettes qui filtrent l’eau », j’en passe et des meilleures…
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La blogosphère s’est déchainée sur cette fameuse machine. Et les médias avec. Régression dans la relation mère-enfant ou véritable libération de la mère ? s’interrogeait ainsi Le Monde il y a 15 jours (vous remarquerez comme moi qu’il n’est étrangement pas question du père… parce que c’est bien connu, hein, les papas ne savent pas préparer les biberons, même avec une telle machine…) En Suisse, où le produit a été lancé l’année dernière, le quotidien Le Temps parle quant à lui de Rififi chez les biberons.
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Moi j’hallucine juste sur le coût économique (200 € la machine et 40 € minimum la boite de 26 capsules)  et écologique (pas la peine de vous faire la liste hein !) d’une telle « avancée technologique ». J’étais déjà plus que sceptique avec celle pour le café, mais là, les bras m’en tombent… Nous vivons dans un monde merveilleux où les marketeurs nous prennent pour des quiches, voilà la réalité ! C’est une opinion toute personnelle bien sûr ;-) mais j’ai l’impression de ne pas être la seule.
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Et parce qu’une innovation peut en cacher une autre, voilà que Gallia (qui appartient à Danone, le grand concurrent de Nestlé) vient de sortir un lait infantile Junior. Avec comme arguments, en gros, que le lait de croissance est recommandé jusqu’aux 3 ans de l’enfant mais qu’il est bien souvent difficile de leur faire boire 500ml par jour après l’âge de 2 ans. C’est là que les gentils vendeurs de lait ont pensé à nous : un seul biberon de 240ml de lait junior répondrait à tous les besoins nutritionnels de notre bébé devenu grand.
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Ben me voilà comme une poule qui aurait trouvé un couteau, comme dit ma grand mère. Moi qui pensait justement abandonner le lait de croissance d’ici quelques jours, Petite Poulette allant bientôt célébrer ses deux ans. Pour la grande, j’avais scrupuleusement suivi les conseils de la pédiatre, lait de croissance jusqu’à l’entrée en maternelle. Mais pour la cadette, je me suis demandée si tout ça en valait le coup finalement. Parce que nous, vous, moi, et toutes les générations d’avant, on n’est pas mort de ne pas avoir été élevé au lait de croissance. Et, on n’est pas plus con que les autres, non plus ?! Enfin, je crois…
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Alors quels arguments pour et contre le lait de croissance ?
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Lait de croissance : les « pour »
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Sur le site du Programme National Nutrition et Santé (le PNNS) on peut lire :
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Jusqu’à l’âge de 3 ans, le lait reste présent dans l’alimentation de votre enfant à hauteur de 500 ml par jour. Remplacez le lait 2ème âge par un lait de croissance.
Proches des laits 2ème âge, ils conviennent aux enfants à partir de 1 an et jusqu’à 3 ans. Ils permettent notamment des apports suffisants en fer (ce qui n’est pas le cas du lait de vache.)
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Par ailleurs, un article paru en avril 2010 dans Le Généraliste (revue professionnelle pour les médecins) résume assez bien les intérêts présumés du lait de croissance par rapport au lait de vache :
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– faible teneur en protéines (22mg/l pour les laits de croissance contre 33mg/l pour le lait de vache) alors que l’alimentation diversifiée des enfants de 1 à 3 ans est en général déjà excédentaire en protéines.

– supplémentation en acides gras essentiels d’origine végétale indispensables au bon développement du cerveau, souvent peu représentés dans l’alimentation de l’enfant. Idem pour le calcium et la vitamine D (même si, l’apport de vitamine D en gouttes ou en ampoules reste indispensable)

– supplémentation en fer : 500 ml de lait infantile couvre 50 % des besoins de l’enfant contre 8 % pour la même quantité de lait de vache.
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Sur le site du Syndicat Français des Aliments pour l’Enfant, on trouve le même genre d’infos (en même temps, ce n’est pas étonnant ;-), notamment dans leur newsletter de juin 2011 :
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Un éditorial des Archives de Pédiatrie, signé de J. Ghisolfi et al., pour le Comité de nutrition de la Société Française de Pédiatrie, fait le point sur le choix des apports en lait chez les enfants de 1 à 3 ans, et en particulier sur la place des laits de croissance. Cet éditorial conclut que l’on  « dispose (…) d’assez d’arguments pour assurer que l’emploi de lait de vache pour les enfants de 1 à 3 ans est un facteur indiscutable d’inadéquation de leurs apports nutritionnels par rapport aux ANC (…). À l’inverse, les laits de croissance contribuent, sauf pour la vitamine D, à une bonne couverture de tous les besoins nutritionnels de ces enfants, quelle que soit leur prise de denrées non lactés, sans aucun risque d’excès d’apport (…). »
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Bon, très clairement, La Société Française de Pédiatrie est elle aussi pour l’utilisation des laits de croissance jusqu’à l’âge de 3 ans. Elle le dit dans cet éditorial sus-cité mais aussi ici (attention, article accessible uniquement aux abonnés de la revue)
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À lire aussi ici une interview d’un membre du comité de nutrition de la Société Française de Pédiatrie réalisé par le Syndicat des Aliments de l’Enfance clairement en faveur du lait de croissance (vous allez me trouver suspicieuse, mais je trouve que ça pue le conflit d’intérêt tout ça…)
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Lait de croissance : les « contre »
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Ce n’est pas qu’ils soient vraiment contre, mais de nombreuses voix s’élèvent depuis quelques temps pour dire que les laits de croissance sont inutiles.
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En 2009, dans la revue française de médecine générale Exercer, on pouvait lire un article disant en substance qu’il n’y avait aucun argument en faveur d’un apport bénéfique des laits de croissance sur la santé des jeunes enfants :
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Contexte. Ces dernières années, le marché des laits de croissance est en plein essor en France. Environ trois fois plus chers qu’un lait « standard », ils sont supposés répondre spécifiquement aux besoins des enfants âgés de 1 à 3 ans. Leur utilisation est conseillée par le Plan national nutrition santé (PNNS). Devant l’hétérogénéité de pratiques, l’absence de consensus international et d’études spécifiques, ce travail a recherché des arguments scientifiques permettant de conseiller l’usage des laits de croissance. Méthode : revue de la littérature. En l’absence d’étude globale sur les laits de croissance, leurs trois principales spécificités ont été étudiées : supplé́mentation en fer, en acides gras essentiels et diminution de l’apport protéique.

Résultats. Il n’y a pas de preuves des bénéfices apportés par les laits de croissance sur la santé des enfants. Cependant, ils apportent une quantité de fer qui pourrait être bénéfique aux populations carencées*. Leurs prix est un obstacle, d’autant que carence martiale et bas niveau socioéconomique sont intimement liés.

Conclusion. Ce travail n’a pas permis d’objectiver de plus value pour la santé des enfants justifiant l’utilisation systématique des laits de croissance.
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L’année suivante, le Collège National des Généralistes Enseignants enfonce le clou à son tour :
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Les données scientifiques sur ces laits ne montrent pas de bénéfice lié à la supplémentation systématique en fer. Ils ne préviendraient ni le risque infectieux ni les troubles de la croissance et il n’y aurait pas d’autre avantage identifié à la supplémentation en fer*. Concernant l’ajout systématique d’acides gras essentiels, les données sont insuffisantes. La diminution de l’apport protéique n’a pas non plus d’intérêt démontré après l’âge d’1 an.

Etant donné l’absence d’argument scientifique démontrant le bénéfice de la prescription systématique des laits de croissance, le CNGE recommande une adaptation individuelle de la prescription des laits selon le contexte de l’enfant.
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*la carence en fer chez les enfants est très mal documentée en France, on estime qu’elle concernerait 20 à 50 % des 6-24 mois (bonjour la fourchette ! sans compter qu’on ne fait pas de distinction entre légère carence et carence sévère ayant des conséquences sur la santé…)
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Voilà pour les positions officielles. Dans la vraie vie aussi, de plus en plus de pédiatres, parents, médecins généralistes s’interrogent sur la pertinence de donner du lait de croissance, surtout après l’âge de 2 ans. Si on regarde en dehors de nos frontières, on constate que le lait de croissance n’existe quasiment pas dans les pays anglophones (deux formules, une pour les 0-6 mois et une autre pour les 6-18mois). Quant à la Suisse et le Canada, où il existe mais est consommé de façon marginale, il n’est pas conseillé par les sociétés savantes de pédiatrie… Enfin l’OMS elle-même n’en parle même pas dans son guide des principes directeurs de l’alimentation pour les 6-24 mois non allaités.
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Et puis il y a la question du prix : beaucoup objecte que le lait de croissance, ça coûte cher. Alors, j’ai fait le calcul pour voir. Au litre, le lait de croissance que j’achète me coûte environ 2,40 à 2,80 euros. Le lait de vache, entier, coûte lui environ 1 à 1,35 euros si on le prend bio. Voilà, du simple au double donc ! Et sur le mois, une dépense supplémentaire d’environ 7 euros. Pas de quoi hurler non plus (parce que si on reparle de la BabyNes, alors là, il m’en coûterait environ 43 euros par mois, sans compter l’achat de la bécane !!)
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Et si tout ceci n’était que marketing et foutage de gueule ?
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Pour mémoire, entre 1997 et 2005 en France, la consommation de lait de croissance a été multipliée par deux pour les 1-2 ans et par huit pour les 2-3 ans…

En 2009, 62 % des 1-2 ans consommaient du lait de croissance, ils n’étaient que 20 % en 1997 !

Ils sont forts hein les marketeux ?!
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Alors plutôt que de nous vendre à tout prix un truc qui semble finalement sans grand intérêt pour la plupart des mômes, est-ce qu’il ne serait pas mieux de renforcer les campagnes de communication en faveur d’une alimentation équilibrée auprès des populations à risque ? Nan parce que quand même, moi j’connais des mômes qui ne mangent que des babybels et des petits raisins ;-) (ouais parfaitement, les poulettes ça se nourrit très bien avec des petits fromages ronds et autres vieux fruits secs) Et puis ce qui me chiffone, c’est que les pro-lait de croissance n’ont de cesse de comparer la composition du dit lait infantile avec celle du lait de vache, mais franchement, à quoi ça sert si on n’envisage pas l’alimentation dans sa globalité ? Comment juger de l’intérêt de tel ou tel lait si on ne s’intéresse pas à ce que l’enfant mange à côté, à la crèche, à la maison, chez la nounou ?!
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Pour ceux qui veulent se passer du lait de croissance après 18 mois, quelques conseils plein de bon sens : proposer une alimentation diversifiée et équilibrée à son enfant, cela va de soit, choisir du lait de vache entier (sauf en cas d’obésité infantile) et de préférence bio, compléter les apports en acides gras essentiels avec deux cuillères à café par jour d’huiles végétales de type huile de colza ou de tournesol, privilégier des aliments riches en fer (tout en faisant attention à ne pas donner trop de protéines, pas facile hein !)
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Et nous, nous verrons bien ce que pense la pédiatre de Petite Poulette lorsque nous irons la visiter pour le contrôle technique des 2 ans d’ici quelques jours…

Miliochka
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63 réflexions sur “Lait infantile : on nous prend pour des quiches ?

  1. ben voilà une démonstration qui tient la route. Ca fait un moment que les as du marketing ont trouvé leurs nouvelles poules aux d’or : nos mômes. Et ils sont prêts à nous vendre n’importe quoi. Mais là avec le BabyNes, ils tirent quand même gravement sur la corde… (avec laquelle on pourrait finir par les pendre d’ailleurs).

    • Bien d’accord avec vous tous et toutes…Ya des machines qui ne servent à rien dans la vie…Mais aux yeux d’une majorité si tu n’as pas la nouvelle expresso pour faire ta belle avec ,
      tu passes pour « une moins que rien ». Et ben, machine expresso ou machine à faire les biberons: je préfère passer pour une écolo débile, ou une arriérée que pour quelqu’un qui passe son temps à se conformer à des modes stupides et polluantes….
      Comment on fait nos grand mère sans ce genre d’idioties ? Elle s’en sont très bien sorties.
      NON mais !

  2. La propagande sur le lait de Nestle/Danone me desespere! Tout est dans l’avant dernier paragraphe, nul besoin de lait de croissance donc. Et si quand meme il y a carence en fer (ce qui arrive plutôt chez les grands enfant que chez les petits, il me semble), un simple cure de fer a 3 euros suffit, non?

    Aux Pays-Bas, d’ou je viens, les bebes boivent du lait normal à partir d’un an.

  3. Pas de lait de croissance ici, pour aucun de mes enfants. J’ai toujours trouvé ça terriblement marketing. Et j’ai bravé l’avis de mon pédiatre sur ce coup (mais son bureau était blindé d’affiches / stylos / calendriers… Galli*a ou Guigo*z, de quoi mettre en confiance…).

  4. Lait entier ? Notre doc nous a conseillé de passer au 1/2 écrémé à 12 mois, et on n’a pas changé depuis… Je n’ai pas demandé pourquoi 1/2 écrémé plutôt qu’entier (et on est fort loin de l’obésité).
    Selon lui, le lait de croissance est indiqué pour les enfants ayant des problèmes de croissance, pour les autres, c’est juste du marketing. On lui fait confiance, on a suivi.

    • Bah… ceux qui parlent de lait entier pour les jeunes enfants le font à cause des acides gras essentiels, plus présents que dans le lait 1/2 écrémé, par définition. Mais si le reste de l’alimentation est bien diversifié, et notamment suffisamment riche en acides gras, je ne vois pas le problème effectivement.
      Perso je vais opter pour du 1/2 écrémé histoire que toute la famille ait le même ! (nan parce que j’ai autre chose à faire que d’acheter un type de lait pour chacun ;-)

      • Je m’étais dit qu’il y avait peut-être une histoire de facilité à digérer entre le demi et l’entier. Je demanderai au doc pourquoi il a précisé demi, et si j’y pense je repasserai par ici.
        (Je ne peux pas comparer avec mon estomac, je ne bois jamais de lait !!)

  5. J’ai oublié d’ajouter : le marketing autour des tout petits est une mine d’or et il va probablement continuer de se développer. On nous en vend, des paquets de trucs qui servent peu, voire ne servent à rien du tout, ou peuvent être remplacés facilement et pour beaucoup moins cher… On va pas démarrer la liste, c’est bientôt l’heure de manger :P

  6. Très bonne synthèse de ce foutage de g… ! Je rajoute que le problème pour moi vient du lobby des éleveurs laitiers, très important en France : mes enfants digérant mal le lait de vache, je l’ai remplacé vers 1 an par du lait de riz et comment dire, ils sont loin d’être mal en point (5ans maintenant). De plus, le lait de croissance est aromatisé à la vanille (pour la plupart), ce qui n’est pas sans conséquences sur le goût des gamins…

    • Lait de riz ? Mieux vaut qu’il soit enrichi en calcium alors.
      Sinon t’as le lait de vache sans lactose, moins riche en glucides que le lait de riz, et surtout beaucoup moins cher ;-)

  7. mes enfants ont 2 ans d’écart. A 1 an, poupette prenait un bib’ de lait de croissance tandis que son frère prenait du lait de vache…. et puis un matin, j’ai vu qu’ils s’échangeaient avec bonheur leur biberon… Poupette est passé au lait de vache dès le lendemain :-D
    5 ans plus tard, les 2 vont bien, merci :-D

  8. merci pour cette analyse très complète. ça montre bien l’influence de la pub et du marketing sur nos sociétés (hélas j’ai envie de dire. à chaque fois que j’entends parler du BabyNess, j’ai envie de m’étrangler).

    la question que je me pose moi, c’est : est ce qu’un enfant correctement diversifié qui par ailleurs mange du fromage, des yaourts et petits suisses a VRAIMENT besoin de boire 1/2 litre de lait (quel qu’il soit) par jour ? voire même de boire du lait ?

    • Bonne question, à rapprocher de celle du sevrage naturel : on s’offusque chez nous de voir un enfant téter le sein de sa mère à 2 ans mais on nous recommande de donner du lait d’une autre espèce jusqu’à 3 ans…

      • je me pose cette question justement parce que ma fille de 22 mois ne tête plus le matin depuis quelques temps ;)
        je ne suis pas certaine qu’il soit indispensable de remplacer cette tétée par un bib’ ou un bol de lait.
        pour le moment, elle boit un peu de jus de fruits le matin et mange un pain au lait ou des biscuits, selon son appétit et ça a l’air de bien lui convenir.

        • remplacer du lait par du fromage ou des yaourt sans problèmes par contre un jus de fruit et un pain au lait ce n’est pas équivalent à 250ml de lait
          je pense qu’à 22mois elle peut prendre du lait(ou yaourt)+pain au lait

          • c’est vrai mais je ne la vois pas se taper 250 mL de lait. ça me parait juste énorme. et d’ailleurs ça m »étonnerait vraiment qu’elle ait jamais tété 250 mL d’un coup.
            pourquoi est ce que ces 250 mL de lait devraient forcément être bus le matin ? pourquoi est ce que les autres apports de la journée ne sont pas pris en compte ?

      • MarieLou, quand est-ce qu’un sevrage devient naturel ?! Je le demande en toute naïveté (en même temps, perso, j’ai beaucoup de mal avec cet adjectif « naturel » qu’on colle maintenant à toutes les sauces, genre « c’est naturel donc c’est bien »…)
        Et en même temps, des produits laitiers, c’est toute la vie, dans le cadre d’une alimentation diversifiée, pas seulement jusqu’à 3 ans ;-)

  9. On semble toutes se poser beaucoup de questions ! Vive les VI donc, au moins on se les pose ensemble ces questions…
    Quoiqu’il en soit, ne perdez surtout pas de vue que la réflexion sur l’alimentation de nos enfants doit être GLOBALE !! Si choupinou prend ses 500ml de lait de croissance mais qu’à côté de ça il ne mange que des féculents, ben ça sert à rien… À l’inverse, s’il ne prend aucun lait ni produit laitier, mais que vous choisissez une alimentation qui lui apporte suffisamment de calcium, matières grasses essentielles, fer, protéines etc… alors où est le souci ?
    Le truc, c’est qu’il est vraiment très difficile de juger dans l’absolu de la qualité ou non des apports nutritionnels, surtout que les besoins d’un enfant de 12, 18, ou 24 mois ne sont pas les mêmes.
    Mais que ces questions ne nous empèchent pas d’avoir un regard critique sur les dérives de l’industrie alimentaire.

    Perso, dans cette histoire de lait de croissance, ce n’est pas les producteurs de lait que j’ai envie d’accuser mais plutôt les grosses pointures de l’agroalimentaire…

    • Je me dis qu’il faut aussi replacer les choses dans leur contexte. Les 5 fruits et légumes par jour, le litre et demi d’eau, les 500ml de laitage pour les enfants…
      Ces messages à visée éducative me semblent destinés à des personnes ayant perdu, ou jamais acquis, les notions d’équilibre alimentaire, qui peut-être n’ont plus aucun contact avec leur corps, contrairement aux enfants, et qui ont besoin d’une base pour savoir quoi faire pour manger bien, qui ont besoin de règles précises comme point de départ ?
      Je me souviens d’une étude menée dans une école maternelle, où au lieu de proposer des assiettes, on mettait de la nourriture à disposition des enfants. Des féculents des fruits des légumes des laitages, et on les observait se servir. Certains se faisaient une plâtrée de frites et le lendemain ne mangeaient aucun féculent. A l’issue d’une semaine, chacun avait mangé équilibré. Je suis convaincue que les petits ont ce gros avantage sur beaucoup d’adultes : ils ont encore un lien si fort avec leur corps qu’ils savent ce dont ils ont besoin.
      J’ai également une amie qui a des jumeaux, ils mangent la même chose, et ont un métabolisme complètement différent (parlons crû : au niveau du remplissage des couches !). Je trouve que c’est un exemple très fort pour montrer que deux personnes, aussi petites soient-elles, n’ont pas les mêmes besoins. Pourquoi donc vouloir leur faire manger la même quantité de chaque chose ?
      (Pardon, tout ça est un peu brouillon…)

      • Oui Vaallos moi aussi je pense que ce genre de recommandations s’adresse à ceux qui n’ont pas de repères nutritionnels. Mais je crois qu’ils sont bien plus nombreux qu’on ne le pense !! Je crains même que ce soit une très grande majorité de la population (l’engouement récent pour tout ce qui touche à la cuisine pourrait être un indice que l’on a longtemps négligé notre alimentation, non ?)
        Moi perso je ne suis pas très convaincue par l’idée que « le corps sait de quoi il a besoin », ou en tout cas je suis sure qu’il peut l’oublier très vite et être complètement perdu ! Sinon pourquoi aurions nous si peur d’habituer nos enfants au goût sucré ? Sinon pourquoi faut il marteler sans cesse ces conseils alimentaires qui pour certains d’entre nous, mais certains seulement, sont des évidences ?!

        • Mais la question du coup est : ce martèlement est-il efficace ? Comment ces règles sont-elles comprises, et appliquées (et le sont-elles ?) Et avec quelles conséquences ?
          J’avoue être extrêmement sceptique sur ce type de message éducatif qui consiste à appliquer « bêtement » une règle sans vraiment apprendre d’où elle vient, à quoi elle sert, comment la mettre en œuvre etc.
          J’ai même vu passer une étude qui tend à dire que le message « 5 fruits et légumes par jour » favoriserait l’obésité car, une fois les 5 fruits et légumes mangés, certains se disent « c’est bon maintenant je fais ce que je veux ».
          Mais bon, il y a sans doute plus de bénéfices que de mauvaises conséquences, et il faut bien commencer quelque part…

          • Là aussi, suis d’accord.
            N’empêche que j’ai tendance à penser que c’est plutôt bénéfique en terme de santé publique ! Cette histoire de « 5 fruits et légumes » par jour est aussi expliquée aux enfants à l’école, avec le pourquoi du comment, et tout le reste de l’alimentation. Et j’entends de plus en plus d’enfants faire des remarques à leurs parents sur ce qu’ils mangent ou leur font manger. Alors j’ai envie d’être optimiste sur l’intérêt de tels campagnes de santé publique ;-)
            Ce qui m’embête plus, c’est la façon dont l’industrie alimentaire s’en empare de plus en plus souvent à son avantage. Et comme elle essaye parfois de nous vendre des produits avec des allégations santé totalement farfelues !

              • Exact ! On incrimine souvent les sodas, mais peu savent que dans un verre de jus de pomme il y a quasiment autant de sucre que dans un verre de coca. Pas facile de faire comprendre qu’une petite brique de jus de fruits n’est pas égale à une portion de fruits !!

                • Pour les jus de fruits, ceux qui sont bons au goût sont souvent sans sucres ajoutés (genre Pomme Pressé de Tropicana, ou les smoothies Innocent qui existent en mini-briques pour les enfants ici), et personnellement je les compte dans mes 5 fruits / legumes par jour (évidemment on en boit pas 43 par jour non plus hein).

                  • En France les industriels ne rajoutent pas de sucre dans les jus de fruits (les vrais, pas les nectars et autres trucs) Et s’ils le font, ils sont obligés de le mentionner. Mais il parait qu’une directive européenne devrait bientôt l’interdire !
                    Quant aux smoothies, ils ont le grand avantage de contenir des fibres, ce qui manque cruellement dans un jus de fruits…
                    Un verre de jus d’orange, une poignée de petits raisins, et hop déjà deux portions de fruits ;-))

  10. Entièrement d’accord! Merci de le crier haut et fort!
    J’ai halluciné quand j’ai vu une cousine (pourtant « anti-lait ») donner du lait de croissance à son garçon de 2ans1/2 en me disant « il n’y a que ça qu’il aime ». Bon l’argument tient la route en l’occurrence. Mais quand on regarde la composition: d’accord il y a du Fe ajouté, des tas de vit artificielles… mais surtout des arômes artificiels! Genre vanilline (pas vanille,hein, vaniLLINE).
    C’est bien d’initier nos enfants à ces arômes, comme ça ils y seront habités pour mieux bouffer de la m…[ironie]

    Franchement, si nos enfants manquent de fer, on en trouve dans l’alimentation, certains aliments en contiennent plus que les autres. Donc si carence avérée, autant la combler « naturellement » avec des aliments riches. Idem pour les vitamines (ok la D n’est pas dans l’alimentation, mais on complémente déjà alors pourquoi en rajouter? C’est pe même dangereux, non?). Et les vitamines « naturelles » ne sont pas tout à fait les mêmes que celles de synthèse, mais cela, les industriels ne le disent pas! (Peut-être que M. Déjanté pourrait nous faire un article la-dessus? Je crois me rappeler que c’est une affaire de chimie… JDCJRD)

    Et je plussoie Vaallos: le marketing est partout quand il s’agit de bébés !

  11. Ah et puis j’oubliais un détail (je ne pense pas l’avoir lu dans les coms) : il me semble que certains laits de croissance contiennent de l’huile de palme (tout comme certains laits infantiles, y compris Bio – un comble). A savoir aussi…

  12. Ici jamais de lait de croissance
    déjà vu le prix c’est une honte
    d’autre part une alimentation équilibrée suffit largement à combler les besoins nutritionnels des enfants
    tout à fait d’accord avec Vaallos sur le fait que les enfants (et normalement les adultes) ont la capacité d’adapter leur alimentation à leurs besoins
    alors ici quand ils réclament plus de lait ou pas de lait ou plus de viande ou pas de viande j’essaye de prendre en compte leurs réclamations et en effet ça s’équilibre dans le temps
    pour le lait jusqu’à 3 ans c’est bien s’il est entier et pour le fer il suffit de consommer un peu de viande rouge et des fruits riches en vitC pour une meilleure absorption
    je leur sert régulièrement du boudin (fabriqué dans la ferme non loin de chez nous) sous une forme sympa; ils adorent
    et en effet stop au marketing et aux géants de l’agroalimentaire

  13. Ici l’aînée s’est sevrée vers 18 mois, suite à ma 2e grossesse (baisse puis arrêt de lactation vers le 7e mois). Elle n’avais jamais accepté aucun lait avant (j’en avais testé plein chez les copines), et n’en a jamais accepté depuis… Donc plus de lait pour elle depuis. Je l’habille en 3 voir 4 ans (elle a 2 ans), donc elle « croît » plutôt pas mal !!!
    Elle adore le fromage et les yaourts, mais pas l’équivalent de 250ml de lait. Même pas peur !
    Comme d’autres, j’ai remarqué que si elle se faisait quelques jours de féculents, elle se rattrapait en légumes par la suite (et prenait quelques cm au passage, je crois que c’est lié à ses phases de croissance). Donc je lui fais confiance.
    Et je ne m’arrache pas les cheveux : je propose des aliments diversifiés, elle prend ce qu’elle veut et dans la quantité qu’elle souhaite. Point.
    Dans les pays dans lesquels il n’y a pas de vaches, donc pas de lait (Japon, par exemple), il n’y a pas d’ostéoporose : le corps humain n’a jamais assimilé le calcium du lait de vache, c’est tout simplement de la publicité mensongère. Suite à la 2e guerre mondiale, il fallait relancer l’économie, le lait a été obligatoire à l’école pour soutenir les éleveurs… Vous connaissez la suite.
    Si vous voulez avoir du calcium, mangez des légumes verts ! Et faites des balades au soleil, histoire de synthétiser la vitamine D nécessaire pour le fixer sur les os.

  14. Pingback: A propos du lait « Les Vendredis Intellos

  15. Moi, je me pose beaucoup de questions sur le lait de soja pour les enfants (y a un sacré marketing la dessus aussi).
    Ma belle-soeur en a donné (et en donne peut être toujours, je sais pas) pas mal à ses enfants. On m’en a parlé pour les allergies (à cause de l’eczéma de Surprise). J’ai toujours refusé de lui en donner car c’est bourré de phyto-oestrogènes. Donc j’avais un peu peur des effets sur le long terme, surtout avec un petit mec. Mais comme c’est juste une idée perso, si quelqu’un a des infos fiables, des études fiables sur le sujet, ça m’intéresse. ^^

    • Ici il y avait aussi une intolérance au lait de vache pour le premier. J’ai proposé du lait de soja et après des couches étranges, je suis passé au lait de chèvre. Seul hic, ça coute un bras et goute donc le bibi lait de chèvre chaud à 7 heure du mat pour voir si il est à la bonne température bof bof….
      J’avoue avoir arrêté le lait de soja aussi avec ces histoire de phyto oestrigènes, mais je n’en sais pas plus…

  16. Merci beaucoup de ta contribution!!!! Je dois dire que je suis aussi sacrément heureuse que tu aies repris du service sur les VI!! Et quel engouement!!! Merci aussi à toutes et tous de vos commentaires!!!
    Je n’ai plus grand chose à ajouter!! Comme vous je suis surprise qu’on parle d’équilibre alimentaire basé sur le lait sans prendre en compte le fait que l’alimentation d’un bambin de 2-3 ans est parfaitement diversifiée… Notons aussi que même si on veille à limiter la consommation en protéines, l’assimilation du fer de nature animale est quand même bien plus efficace que sous ces autres formes, cela me semble donc assez étonnant qu’on cherche à tout prix à compenser le déficit en fer via le lait (d’autant qu’il me semble qu’on n’a pas fini de discuter sur ce que doivent être les réserves idéales de fer cf.https://lesvendredisintellos.com/2012/09/22/cro-magnon-toi-meme-par-michel-raymond/).
    Bon après, à titre personnel, on n’a versé dans le lait infantile que pour l’APA… pour les autres, je dois avouer que la simple lecture de l’étiquette (et de la montagne d’ingrédients beurk beurk) a suffit à me convaincre de laisser tomber cela (dans le cadre d’une alimentation équilibrée bien entendu!)…. mais peut être me prouvera-t-on un jour que j’ai eu tort!

  17. Ici, Entropie boit du lait 1/2 écrémé de vache bio depuis ses 12 mois.

    Progéniture a testé le lait de croissance en son temps, j’avais l’habitude de rajouter une cuillère de poudre de lait dans ses soupes, j’ai tenté avec le lait de croissance et pouark ! merci la vanilline ! Impossible d’en trouver un sans cet arôme, j’ai donc lâché l’affaire, me rappelant que le lait de croissance n’existait pas pour mes frère et sœur (qui ont seulement une dizaine d’année d’écart avec mes filles).

    Enfin, un reportage des Maternelles m’a conforté dans mon idée il y a quelques temps : un pédiatre expliquait que pour nos enfants, le risque de carence était minime, en général, ils sont plutto « surdosés », les mômes occidentaux …

  18. Ici (en GB), pas de lait de croissance (quoique depuis une semaine ou deux j’en ai repéré mais c’est nouveau), et il semble qu’il soit recommandé de donner du lait entier parce qu’on ne supplémente pas les enfants en vitamine D (or la vitamine D ce serait du gras donc il y en aurait plus dans le lait entier que demi-écrémé?).

    En fait je crois qu’ici on est globalement beaucoup moins interventionniste sur le plan de la santé, on ne donne des médicaments qu’en dernier recours et un pied dans la tombe (y compris la péridurale), et à part la vitamine K à la naissance et l’acide folique pendant la grossesse, on ne nous a jamais rien prescrit comme suppléments.

    Mon choix personnel ne se base pas sur les recommendations mais sur le goût: Moi qui n’ai jamais aimé (ni digéré) le lait UHT en France, je l’ai découvert ici où l’on ne boit que du lait frais. Et le lait entier est vraiment délicieux. Donc c’est celui-là que j’achète! (sauf quand on est partis pour la journée ou en avion, là je prends du lait de croissance parce qu’il existe en petites briques…). C’est d’ailleurs souvent comme ça que je procède pour l’alimentation: Je n’ai pas donné de petits pots parce que je les trouvais mauvais. Je n’achète pas beaucoup de plats tout faits pour la même raison. Et le VRAI chocolat (celui dans lequel on utilise du beurre de cacao sans ajouter d’autres formes de gras vegetal) est bien meilleur! J’imagine que certains pensent que ce n’est pas très diététique, mais je préfère ne pas manger que manger un truc un peu moins bon… et comme c’est moi la Cheffe du frigo, les autres sont au même régime!

    • La vitamine D n’est pas du gras, mais elle est liposoluble (elle préfère se mélanger au gras ;-) Par contre, elle est très peu présente dans le lait, on la trouve plutôt dans les poissons et les oeufs, et surtout on la fabrique nous même (enfin pour ceux qui ne vivent pas sous la pluie toute l’année !) En France on entend de plus en plus dire que la population générale est en carence de vitD, alors supplémentation recommandée pour les enfants et même les femmes adultes. Me souviens encore de ces petites ampoules au drôle de goût que ma mère nous faisait avaler chaque année en parlant de « soleil d’hiver » !
      Ainsi l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire dit : « Par mesure de santé publique, le lait et les produits laitiers sont utilisés en France comme vecteur d’enrichissement en vitamine D (D2 et D3) avec l’objectif de réduire le déficit d’apport en cette vitamine et d’augmenter l’efficacité d’absorption du calcium. »

      Moi aussi je préfère nettement le lait entier pasteurisé anglais au demi écrémé UHT !! Du coup, quand j’en trouve, j’opte pour le lait entier bio microfiltré ;-)

      • (Ah tiens moi aussi je préfère bien me mélanger au gras (la crème fraiche surtout), je dois être liposoluble aussi)

        Alors d’après ma mère, à chaque fois que dans un bilan on regarde les taux de vitamine D, il y a toujours TOUJOURS une carence. Donc elle en vient à se demander où on a pêché la norme pour la vitamine D et si vraiment la norme est normale??
        Bon, note que comme elle est dermato, elle va pas recommander aux gens carencés d’aller se mettre au soleil, hein!

        • exact, la vit D n’est pas du gras.
          Par ailleurs, c’est une des rares vitamines à être très peu présente dans notre alimentation, mais que notre coprs sait synthétiser. Pour info, elle est surtout présente dans les poissons gras (cf liposobilité expliqué par miliochka). D’où l’ancienne cuillère d’huile de foie de morue de nos grands-mères ! (aujourd’hui décriée car potentiellement toxique).
          Sinon, notre corps la synthétise principalement sous l’action des UV du soleil. D’où un débat prévention cancer vs synthèse de vit D.
          C’est pour cela que tant de médecins la prescrivent aux enfants, mais également aux adultes ou aux personnes qui sortent peu, en pays peu ensoleillés, etc. En sachant qu’elle est très bien assimilée et « conservée » par un organsime adulte: un adulte peut prendre une dose importante une fois/an, tandis qu’un enfant devra en prendre tlj au début, puis une fois tous les 6 mois plus tard, par ex.
          Donc pour le lait de croissance (et tous les aliments infantiles en général), les industriels jouent sur la peur des parents et renforcent tout ce qu’ils peuvent en vit, minéraux etc. Vit et minéraux qui se trouvent dans une alimentation équilibrée… Et je confirme, la vit D synthétisée par l’homme n’est pas la même que synthétisée chimiquement, cf commentaire de Vervaine.

        • Elle a raison de se poser la question ceci dit… je me demande si ce n’est pas un problème franco-français cette histoire de carence en vitD… Une future question pour les VI ?! Pppfffff…

          • Aux Pays-Bas aussi on suplement en fer et ce jusqu’a 4 ans. En meme temps cela se comprends vu le manque de soleil :-)
            Coté lait infantile on en voit pas beaucoup …

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  24. Bonjour,
    merci pour cette mini enquête, alors qu’en est-il de votre fille, a t’elle eu une carence?
    Bien cordialement
    Me Esteves

  25. Ma fille a 16 mois et je ne lui donne que du lait entier depuis que j’ai arrêté de l’allaiter (à peu près dans son 13eme mois) et ma fille n’a eu que 2/3 fois des petits rhumes et est pleine de vie. En résumé une petite fille en super forme et tout à fait normale. Moi ce qui me choque au delà de l’utilisation du lait de croissance, à mon goût trop sucré, c’est que les bébés, les enfants mangent très/trop mal. L’important dans l’alimentation de votre enfant ce n’est pas tant le lait que vous déciderez de lui donner mais surtout équilibrer son alimentation. Et surtout abolir le sucre de l’alimentation des tout petits.
    A lire pour les hispanophone les travaux du docteur Julio Basulto. Il explique comment il faut donner des aliments sains au enfants et bien évidemment donner l’exemple.

  26. Bonjour,

    Merci pour vos recherches et vos réflexions, que je partage !!! Une petite correction tout de même concernant le rapport de l’OMS cité : on y parle du lait en poudre jusqu’à l’age de 12 mois, page 14-15 selon ces termes : « S’il est disponible, abordable et qu’il peut être utilisé de façon sûre, le lait en poudre commercialisé pour nourrisson est une option ; par rapport au lait animal, il présente des avantages nutritionnels et d’autres avantages (par exemple si les produits alimentaires enrichis ne sont pas disponibles ou sont trop chers). La quantité de lait en poudre reconstitué pour nourrisson à préparer entre 6 et 12 mois est alors de 280 à 500 mL/j si d’autres aliments d’origine animale font partie de l’alimentation et de 400 à 550 mL/j dans le cas contraire ».

  27. Merci beaucoup pour cet article ! N’allaite mon fils qui a 20 mois. Je pense arrêter pour ses 2 ans, et je n’ai pas l’intention de lui donner un autre lait. Une alimentation variée et équilibrée est suffisante! Oui, je pense que tout ces laits infantiles, c’est un très bon plan marketing… Une belle affaire juteuse pour ceux qui s’en mettent plein les poches,venir faisant croire que ce lait est meilleur que le lait maternel, et en faisant croire qu’il est indispensable jusqu’à 3 ans… Bientôt ils nous diront que nos enfants en ont besoin jusqu’à l’adolescence !??

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