Manger, un jeu d’enfant !

Et oui je reviens encore avec la nourriture. Et non j’en suis pas obsédée (enfin pas vraiment)… Disons que j’ai pû observer certaines choses avec Jolis Yeux. Je voulais faire un article sur les souvenirs du goût intra-utérin, mais je n’ai pas (encore) trouvé d’article du net qui en parlait.

Par contre je suis tombée sur un très chouette site d’une université canadienne : Nos petits mangeurs.

Ce site est sympa à lire et très complet. Les canadiens sont forts j’ai l’impression dans le domaine de la petite enfance et de la nutrition.

L’article qui m’a interpellé, parce que encore une fois je me questionne par rapport au pourquoi que ma fille veut quasi rien manger, est celui qui  aborde le sujet de la faim et de la satiété chez l’enfant, mais aussi le fait de respecter cette faim.

Pour reconnaître les signaux de faim et de satiété, il faut d’abord bien faire la différence entre le moment où on est rassasié et le moment de satiété.

  • Rassasiement : Sensation de plénitude au cours d’un repas ou d’une collation qui contribue à la cessation de la consommation alimentaire.

Le rassasiement survient quand la glycémie s’élève, quand l’estomac se remplit et lorsqu’une satisfaction visuelle et gustative est atteinte. Le rassasiement sonne en théorie la fin du repas. 

Concrètement, on reconnaît le rassasiement avec un regain d’énergie, quand une sensation d’avoir comblé le vide se manifeste et lorsque les aliments deviennent moins savoureux.  

  • Satiété : État survenant après l’ingestion d’aliments et caractérisé par la suppression de la sensation de faim et la perte de l’appétit. 

La satiété est influencée par la quantité et la composition nutritionnelle des aliments consommés. Des éléments nutritifs comme les protéines, les fibres et l’eau contenues dans les aliments favorisent la satiété. 

L’un se produisant donc pendant le repas, et l’autre juste après.

Ils ont établit une échelle de sensation de faim, ces différents stades par lesquels nous passons tous plus ou moins, en évitant les extrêmes comme dans toutes choses.

L’idéal est de se situer entre les sensations 2 et 4 au moment des repas et d’éviter de visiter les extrêmes. 

0 Tomber dans les pommes

1 Mourir de faim

2 Faim

3 Petit creux

4 Satisfait

5 Plein

6 Trop plein

7 Exploser

Un bébé naît avec l’aptitude innée à reconnaître ses signaux de faim et de satiété. Par exemple, un bébé ajuste naturellement la quantité de lait qu’il boit en fonction de la concentration calorique de son boire.

Encore une fois il s’agit de lâcher prise (non elle ne mourra pas parce qu’elle ne mange quasi rien)  et faire confiance en son enfant. Pour que l’enfant mange, il ne doit faire attention qu’à ça durant l’acte de manger. Juste faire attention au fait qu’il ait faim, et rien d’autre.

Insister pour que l’enfant mange peut faire en sorte que l’enfant mange simplement par obéissance ou encore qu’il refuse de manger en signe de protestation. Dans les deux cas, l’enfant ignore les signaux que son corps lui transmet et dans les deux cas, le plaisir de manger est absent. La pression et la tension qui peut en découler transforment le repas en moment désagréable.

Et il est vrai que depuis que je lâche prise avec Jolis Yeux, elle mange mieux. Pas encore des portions « de son âge » mais au moins elle prend plaisir à goûter, à découvrir, à manger.

Elle n’a pas faim ? Elle mangera mieux au prochain repas. Ou pas. Elle mangera mieux demain alors.

Il ne faut pas négliger les influences de l’environnement alimentaire actuel, comme la taille des portions, (…)

Il est vrai aussi que depuis que je ne lui bourre plus son assiette comme si elle mourrait de faim, on dirait qu’elle se sent moins submergée par la nourriture que je lui propose. Elle se sent plus à l’aise dans son coup de fourchette.

Aussi nous lui avons acheté une assiette design, rien que pour elle, avec couverts assortis, comme nous les grands, et bavoir avec récupérateur, qu’elle trouve marrant.

Peut-être que le fait qu’elle recommence à manger de bon coeur est la résultante de tout nos efforts à nous parents pour la respecter au mieux. Car je suis consciente que j’ai jouer (et je joue encore) un rôle dans son refus de la nourriture… Je m’en suis rendue compte lorsqu’un soir je lui ai servie son assiette, et que je suis retournée nous servir nous tout en la laissant gérer seule. Je me suis rendue compte que quand je n’étais pas dans la même pièce qu’elle, ma fille mangeait. Je vous raconte pas mon coup au coeur… J’étais la source de son blocage… Alors du coup, je me suis mis une grande baffe : non, ça ne se passerait pas comme ça.

Je me suis beaucoup remise en question, et je prend énormément sur moi, pour elle, pour son bien.

Peu importe la quantité d’aliments présente dans son assiette, c’est l’enfant qui doit déterminer la quantité qu’il mange. Le rôle des parents et des éducatrices n’est pas d’essayer de la contrôler. Les parents et le service de garde doivent s’assurer de fournir des aliments nourrissants, dans un cadre sécurisant, et être des bons modèles qui prêchent par l’exemple. Ainsi, selon les principes du partage des responsabilités de la nutritionniste et psychothérapeute experte en alimentation de l’enfant Ellyn Satter, l’adulte décide des horaires, des lieux et du contenu des repas (quand, où et quoi), alors que l’enfant contrôle les quantités (combien). 

Puisque la faim d’un enfant peut varier grandement d’une journée à l’autre et au cours d’une même journée, il est impossible de savoir à sa place quelle quantité de nourriture lui convient. C’est en l’aidant à reconnaître et en l’encourageant à respecter ses signaux de faim et de satiété que les parents, tout comme les éducateurs en service de garde, peuvent le mieux aider. 

Depuis le début de leur vie, ils se connaissent mieux que nous ne les connaissons. Même nous, les mères qui les avons portés. Je me fait l’avocat du diable pour moi-même mais faisons leur confiance !

La semaine prochaine je ferais un article sur la quantité de nourriture a proposer.

Bonne lecture, et bon appétit ^^

Dame Praline

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10 réflexions sur “Manger, un jeu d’enfant !

  1. très intéressant , je ne connaissais pas la différence entre rassasiement et satiété . Pour le moment j’ai la chance que les repas se passent bien avec la mini (14 mois) mais ça ne durera peut etre pas toujours …

  2. Merci pour cet article très intéressant et pour le lien vers le site canadien que j’ai parcouru, vu que mon bébé refuse souvent de manger (SAUF quand on lui sert des pâtes au pesto).
    Dans un des articles, ils disent qu’une baisse d’apétit peut survenir en cas de changement de la situation ou parce que les enfants sont plus sensibles que les adultes aux différents goùts. Mais la solution n’est pas évidente. Par exemple pour *l’amoureuse* de mon fils, qui a eu une petite soeur au mois de mai, la sutiation s’éternise et elle ne mange presque rien depuis maintenant 4 mois. Bien que sa fille ne soit pas trop maigre, c’est un peu difficile pour la maman!

    • Oh oui je comprend l’angoisse… Mais il suffit parfois de pas grand’chose pour que ça rentre dans l’ordre… Parfois l’appétit revient comme il était partit…

  3. Pingback: Zen, restons Zen {Mini-debrief} « Les Vendredis Intellos

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