Des limites tout en douceur

Un petit moment que je n’avais pas eu le temps de participer aux VI…

Pour cette reprise, aujourd’hui j’aborde un thème qui est complètement d’actualité pour ma Béboute ( en plein terrible two) et nous, ses parents : poser des limites en évitant les tensions. Oui, ce n’est pas une mince affaire…

 

Je me suis rendu compte qu’en cas de crise, rester calme et parler d’une voix douce était la meilleure façon de limiter sa durée. Bien sûr, ce n’est pas évident tous les jours, lorsque notre enfant hurle et se roule sur le sol, pas facile de garder son calme !

 

Catherine Dumonteil-Kremer dans « Elever son enfant autrement », nous donne quelques autres « trucs » pour gérer les conflits et poser des limites sans pour autant envenimer les choses :

 

– « Il arrive que certains enfants soient hors d’eux-même tout simplement parce que leurs besoins de base ne sont pas comblés. Votre petit a peut-être faim, soif ou se trouve dans une situation inconfortable »

LB ( et je pense que c’est la même chose pour la majorité des enfants) a tendance a être plus irritable lorsqu’elle a faim : ses plus grosses crises ont souvent lieu avant un repas et bizarrement, lorsqu’elle est rassasiée, elle a toujours le sourire !

 

– « Avez-vous modifié votre environnement pour protéger les objets auxquels vous tenez le plus ? »

Ce petit « truc » permet, me semble-t-il, d’éviter d’en vouloir à son enfant d’avoir casser le « vase de grand-mère » ou d’avoir déchiré la belle robe que votre Homme vous avait offert. La prévention est gage d’apaisement !

 

– « Qu’a-t-il vécu ces derniers temps ? Des journées longues et difficiles à l’école, des bouleversements ( déménagement, séparation, deuil, naissance…) il a peut-être besoin de votre soutien, de votre écoute aimante« .

Lorsque le papa de LB part en voyage, j’ai noté qu’elle avait plus besoin d’être dans mes bras, plus demandeuse de ma présence…

 

– « Il a besoin de votre attention. C’est une piste très sérieuse à explorer, mes enfants font beaucoup plus de « bêtises » lorsque je suis au téléphone. Si vous êtes capté par une personne ou un sujet autre que vos bambins, attendez-vous à devoir rétablir l’équilibre. Dans ce cas, jouer quelques minutes avec eux peut faire des miracles« .

Alors là, je rejoins complètement l’auteur sur ce point. Lorsque je fais le ménage ou que je cuisine, par exemple, LB est beaucoup plus chouineuse ou a tendance à faire des petites bêtises. Au premier abord, certains penseront qu’ils n’ont pas le temps de « jouer » mais promis, ces quelques minutes passées à combler le besoin de votre enfant vous fera gagner un temps précieux !

 

– « Si vous êtes une famille nombreuse, il a parfois besoin de votre attention particulière. Prenez un temps à deux pour parler ou pour jouer« .

Sur cette question, je ne peux pas vraiment me prononcer, ma Béboute étant fille unique pour le moment ( je dis bien pour le moment, nous comptons bien y remédier !) et ayant été moi-même enfant unique durant 11 ans ! Peut-être que Mme Déjantée pourrait nous expliquer sa manière de procéder pour permettre à chacun de ses enfants de passer un peu de temps avec elle ou M. D. ?!

 

– « Votre enfant joue avec un objet que vous ne souhaitez pas qu’il touche, il effectue un travail de découverte : pouvez-vous trouver quelque chose d’autre qui le satisfasse autant ? »

La fameuse technique de la diversion, de plus en plus difficile à mettre en place chez nous…Il nous faut souvent faire face à plusieurs « non, pas! » de LB avant de trouver le bon objet de substitution !

 

–  » N’hésitez pas à dire non, mais faites-le avec douceur, c’est un exercice très difficile. Expliquez votre position sans culpabiliser votre petit, sans le juger, il a le droit de désirer et vous avez le droit de lui dire non ( sans culpabiliser vous-mêmes) si vous ne pouvez pas satisfaire son désir« .

Ceci rejoint ce que j’écrivais en début d’article : rien ne fait plus de miracle que le calme mais douceur ne signifie pas absence de limite !

 

– « Votre tension est contagieuse, votre enfant le capte en un millième de seconde, la zone préfrontale droite de son cerveau lui permet cela. Se calmer, s’apaiser avant de poser une limite quelconque peut être un bon moyen pour éviter les dérapages« .

Chez nous c’est frappant : lorsque je suis stressée, LB est beaucoup plus tendues, a plus tendance à pleurer ou à réclamer mes bras. Certains soirs, elle a même eu du mal à s’endormir.

 

– « Si votre enfant continue à faire ce que vous ne souhaitez pas qu’il fasse, empêchez-le physiquement d’agir avec beaucoup de délicatesse, accompagnez-le dans votre chambre par exemple, et écoutez sa rage. Il se sentira entendu et pourra gesticuler en toute sécurité sur votre lit. Ne le laissez pas seul« .

Ce passage rejoint tout à fait ce qu’écrit Isabelle Filliozat dans « au coeur des émotions de l’enfant » sur la nécessité de contenir l’enfant, d’être à ses côtés pour l’aider à gérer cet afflux d’émotions effrayant pour lui.

 

– « Ecoutez avec beaucoup de tendresse toutes les manifestations de frustration après un non. Elles peuvent se manifester sous la forme d’une crise de rage, ou d’un chagrin, d’une colère. Préparez-vous à cela« .

Chez nous, c’est la crise de larme qui prévaut après un « non »…

 

– « Acceptez tous les sentiments. Tous les sentiments sont acceptables, toutes les actions ne le sont pas. Les enfants n’apprennent rien une fois pour toutes, ils apprennent au jour le jour, progressivement« .

Je crois que c’est ce que nous devons garder à l’esprit en tant que parent : apprendre à nos enfants à distinguer entre sentiment et action.

 

– « Allez faire une promenade « défouloir » avec saut dans les flaques d’eau, courses et gesticulations ».

Ceci fait parti de nos remèdes miracles à la maison !

 

Et enfin, une proposition qui se passe de commentaire :

 

– « Aimez votre petit sans condition quoiqu’il fasse, il a besoin d’être complètement accepté. Faites la différence entre la personne et ses actions, mais ne jugez pour autant pas les actions« .

 

Sandy les bébous

 

 

 

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11 réflexions sur “Des limites tout en douceur

  1. Je suis tout à fait d’accord avec ce que tu viens d’écrire.
    chez nous le combo faim + fatigue le soir après une journée de crèche (il y dort peu – 1h en moyenne alors que sa norme est de 2h) est parfois assez redoutable.
    La grosse difficulté est alors de comprendre ce qu’elle veut, et de ne pas faire monter la pression donc de garder son calme. On y arrive plus ou moins mais il y a des jours où, la fatigue aidant, ça n’est pas facile !

    Je serai moi aussi bien intéressée par les astuces de MmeD pour réserver du temps pour chacun de ses enfants.

  2. Je suis archi d’accord avec tout ça mais depuis que j’ai 2 enfants, il y a des choses que je n’arrive plus à faire : quand mon fils pique une crise suite a un refus et que j’ai deja sa sœur en écharpe à calmer, impossible de prendre mon fils (qui se débat et nous ferait mal) pour l’amener ailleurs. Parfois, pour garder mon calme et préserver le sommeil de sa sœur, je le laisse vider son sac tout seul – sans l’enfermer ni etre trop loin – puis je reviens toutes les 5 min… Ça ne me satisfait pas mais avec 2 bébés à gérer en même temps, je n’ai pas trouvé comment faire autrement.
    De meme que j’espère, une fois plus reposée, arriver à poser les limites dans le calme. Pour l’instant, Mr et moi sommes trop épuisés… :-S

    • Même cas ici, 20 mois entre mes deux filles : la plus jeune à 4 mois, l’aînée a commencé le Terrible Two en fin de grossesse, puissance 10 avec l’arrivée de sa sœur !
      Je prends également toutes les astuces pour arriver à gérer les colères de la grande tout en m’occupant de la petite. Car l’aînée part très vitre en crise, hurle, se roule par terre… mais surtout tape et griffe tout ce qui passe à portée de main ! Alors contenir, je veux bien en théorie, mais en pratique, c’est impossible quand je porte la cadette (sinon, elle se prend des coups). Et même si j’arrive à la poser ou qu’elle est dans mon dos, prendre la plus grande est risqué : je ne compte plus mes plaies et mes bleus !
      C’est évident que c’est une réponse au manque de temps dont je dispose pour elle, alors qu’elle était le centre du monde avant, mais si l’amour se multiplie, le temps se divise, et personne n’y peut rien…
      Heureusement qu’il y a plein de jolis moments qui permettent d’oublier les crises ! Car ce n’est pas si facile « d’aimer son petit sans condition ». J’avoue que quand elle réussit à taper sa sœur ou qu’elle me griffe au sang, et même si je reste calme la plupart du temps, elle doit sentir mon rejet, ma colère, et ma déception…

      • Je pense que nous pouvons appliquer à nous même ce que nous cherchons à appliquer à nos enfants: nous avons le droit d’être en colère, d’avoir envie de nous isoler, d’être déçu… nous avons le droit d’avoir des sentiments, de les exprimer et de les voir respecter!! Cela n’implique pas que nous n’aimons pas nos enfants!!

      • Merci beaucoup de ta contribution!!! Elle rappelle nombre de « trucs » en apparence anodins mais qui fonctionnent vraiment extrêmement bien!! La qualité de présence me semble un des éléments les plus difficiles à avoir, alors même que nous sommes soumis à des contraintes, du stress, un emploi du temps bien chargé… mais en même temps, je me dis que ce que nous réclament nos enfants dans ces moments là c’est de dire un peu « STOP », ce dont nous avons généralement tous bien besoin même si nous avons la tête dans le guidon!!!
        Sinon, côté recettes miracles, vous vous doutez que je n’en ai pas!! On gère toutes comme on peut!! En ce qui me concerne, je suis quelqu’un qui adore sortir de chez moi et me promener donc j’embarque chaque fois un groupe d’enfant différent pour avoir la possibilité de profiter de chacun d’eux… Un coup j’amène l’APA (avec Briochin) chez son copain, un coup je fais faire une course avec PMH (et Briochin), un autre je vais boire un thé avec une copine avec la Princesse et Briochin (oui, en ce moment, je ne le lâche encore pas beaucoup! mais ça viendra!) ou je vais chercher le pain avec CMM qui adore papoter avec la boulangère…

    • Oui, cette théorie est bien plus évidente à appliquer lorsque l’enfant est seul. Mais, ta technique ne semble pas mauvaise du tout : j’en prend bonne note pour l’été prochain !

  3. Mon bébé commence à se rebeller à 18 mois donc je suis en plein dedans.
    Pour avoir l’expérience de 3 enfants, je dirai qu’il faut avant tout s’adapter à l’enfant qu’on a en face de soi.
    Avec Chichi, quand il commence à piquer une crise, par exemple en se regardant dans le miroir [c’est tellement fascinant de s’observer], il suffit que je me mette à côté de lui et que je fasse des grimaces pour qu’il se mette à rire et oublie pourquoi il pleurait 2sec avant. Si je faisais ça avec TiBiscuit, vexé, il hurlait encore plus…
    Je crois qu’on s’apprivoise avant tout et ce n’est pas toujours facile.

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