Les doux moments extra scolaires

Il avait tout juste deux ans et entrait en très petite section de maternelle, quand je voulais l’inscrire en Eveil Corporel. Ce jour là je me suis trompée de salle, je suis tombée sur le professeur “concurrent” qui m’a remballé en insistant sur les dangers de commencer une activité physique avant l’âge de 4 ans.

Bref, mon premier enfant aura passé une première année d’école, sans activités extra scolaire, point. Il ne s’en porta pas plus mal et finalement moi non plus. Au début je trouvais ça excitant de lui faire découvrir une activité nouvelle, dans un environnement encore inconnu. Avec un peu de recul et d’expérience, je peux affirmer que je me suis épargnée une année de speed/chauffeur de taxi/t’as oublié tes affaires/galère/cours annulé.

A trois ans il a commencé sa première année d’initiation à la danse. A 4 ans il faisait de la danse classique et du judo, pour rééquilibrer les choses. A 5 ans il s’affirme et “ne veut plus du tout faire de danse s’il est encore le seul garçon”, mais est en joie à l’idée de retourner sur le tatamis ( le judo, l’activité qu’il aimait sans plus l’an passé, devient cette année une passion).

Bref en cherchant un article sur les activités extra scolaire je suis tombée cet article: Bien choisir les activités extra scolaires de ses enfants (La Croix).

“il faut raison garder : certains parents ne voient déjà pas beaucoup leurs enfants. Si, en plus, ces derniers ont des occupations tous les soirs de la semaine. Attention à ne pas se transformer en chauffeur de taxi !”

Le côté chauffeur de taxi, j’en ai fait les frais l’an dernier et je crois que ce sera pire cette année (sauf que ma monmon va venir m’aider, mais ça j’en parlerai plus une autre fois tralala). La démotivation du mois de janvier alors que tu as payé les cours pour une année ça aussi je connais. Et puis c’est vrai que rester à la maison avec ses enfants, leur proposer des activités “maison”, leur permettre d’avoir du temps pour jouer et rêver c’est bien aussi.

Mais alors ces activités extra scolaire sont elles si importantes? Est ce que j’ai fait un transfert de mes propres envies où ai je bien respecté les désirs de mon enfant? Est ce que c’est à l’enfant de choisir? Et s’il ne veut rein faire?
Vaste sujet n’est-ce-pas que ces occupations du mercredi…

Pur plaisir ou fruit d’une stratégie parentale ? Transmission d’une passion familiale ou ouverture sur le monde extérieur ? Le choix de l’activité extrascolaire est souvent le résultat d’un compromis entre les souhaits de l’enfant et ceux des parents. Une négociation qui débute souvent avant même les premières discussions concrètes : par le biais de sorties à des concerts, des spectacles, les parents éveillent la curiosité, suscitent d’éventuelles vocations…”

J’ai beaucoup de mal à me positionner sur le choix de l’activité.

« Pour bien choisir,  conseille Anne Bacus, les parents doivent réfléchir selon trois axes. Premièrement, développer les compétences personnelles de l’enfant : réussir dans une activité va engendrer de la confiance en soi, essentielle notamment lorsque l’enfant connaît des difficultés à l’école.  Deuxièmement, quelles sont ses faiblesses : s’il est gauche, mal dans son corps, un sport va l’aider ; s’il n’a pas le sens du rythme, la pratique musicale peut favoriser le développement de cette dimension. Troisièmement, il est nécessaire aux parents d’éclaircir leurs propres motivations, projections et rêves inaboutis, car cela constitue le meilleur moyen de ne pas les faire trop peser sur le choix. »

Et j’ai encore plus de mal sur la fidélité à cette activité. Il me semble intéressant de faire plusieurs essais et de pourquoi changer chaque année. Ainsi l’enfant aura une vision globale et pourra trouver une activité en adéquation avec sa personnalité. D’un autre côté, la régularité et la persévérance permettent à l’enfant de se fixer un objectif et de l’atteindre. C’est aussi un bon apprentissage.

“Que les parents se rassurent : même si elles ne durent qu’un temps, ces expériences sont toujours bénéfiques. Elles éveillent la sensibilité, « ouvrent » d’autres parties du cerveau à un âge où les habiletés se développent facilement.”

Pour se rassurer quoi que l’on fasse, on en tirera des ponts positifs et nos enfants aussi. Quand au nombre d’activités, à la variété, la fréquences… tout se régule assez naturellement. D’une part en écoutant l’avis et les envies de son enfant. D’autre part ces activités ont un coût matériel/participation/temps/déplacements qui se multiplie avec le nombre d’enfants. Tu vois où je veux en venir…

Du coup cette année mon “deux ans et demi” ira lui aussi sur le tatamis (mêmes horaires et même cours que son frère), puis quand il se rebellera, on avisera.

Et tant pis pour le piano, la guitare, le théâtre, la natation, le solfège, l’art plastique, le baby gym, la savate, le hip hop…

Et maman dans tout ça elle ne pourrait pas s’inscrire à la Zumba!!!!!

Notre bulle à nous

9 réflexions sur “Les doux moments extra scolaires

  1. Merci beaucoup de ta contribution qui en intéressera plus d’un sur ce sujet bien de saison!!! Ici, après pas mal de déboires, on a fini par arrêter les activités avant le CP… et au final je trouve ça plutôt positif tant pour la fatigue des parents que pour celle des enfants…!
    Je suis plus partagée sur le conseil donné dans l’article de proposer à un enfant gauche une activité sportive et à un enfant peu intéressé par le sens du rythme une activité musicale… parce qu’en réalité je ne vois pas trop en quoi mettre un enfant dans la situation précise où il ne se sent pas à l’aise pourrait lui donner confiance en lui…
    Ce que je veux dire c’est que je ne vois pas les activités extra-scolaires comme un moyen d’aider les enfants à « rattraper leur retard » vis à vis de telle ou telle compétence… Pour moi c’est avant tout un pas vers l’ouverture, la découverte, la curiosité…

    • Je ne crois pas qu’il faille parler de « rattraper un retard », mais de favoriser une meilleure perception de soi-même.

      Par exemple, le poney, parce qu’il inclut un contact avec un animal et parce qu’il fait travailler l’équilibre peut être bénéfique à plein d’égards, de même la natation, qui permet une autre perception de son corps qui flotte.

      Après bien sûr c’est à voir avec chaque enfant, et surtout en fonction des structures existantes près de chez soi. N’importe quel moniteur de natation ne saura pas donner confiance à un enfant qui a peur de l’eau.

      • Oui, je suis d’accord… ce que je voulais dire c’est que la recherche d’activités extra-scolaires peut aussi se faire dans l’optique de permettre à un enfant de faire ce qu’il préfère et/ou ce dans quoi il se sent doué…

  2. Nous, on est plutôt anti zapping.
    Une activité choisie se poursuit jusqu’à la fin de l’année, et on ne change pas chaque année sans motif sérieux.

    Quelle que soit la discipline, un apprentissage comprend toujours des passages difficiles, des paliers à franchir. Il me semble important qu’un enfant apprenne qu’en s’acharnant un peu, il est capable de dépasser une difficulté. Et ce n’est pas en changeant tout le temps d’activité qu’on peut apprendre ça.

    Mais je parle d’enfant de plus de 7 ans …
    Pour un plus petit, l’activité est plutôt du domaine de la découverte.

    Et grand ou petit n’oublions pas de leur laisser aussi le temps de jouer et de rêver !

    Je ne sais pas si nous souhaiterions vivre les emplois du temps de certains enfants ;-)

    • « Je ne sais pas si nous souhaiterions vivre les emplois du temps de certains enfants ;-) »
      Tout à fait… Y en a qui ont des emplois du temps à faire peur. On ne les laisse jamais soufflé, ni rêvasser… (après, si c’est l’enfant qui veut faire tout ça…)

  3. Pour moi, il est encore trop tôt pour que Surprise va une activité extra-scolaire (ben oui, sans être scolarisé, c’est dur…)
    Bon, ok, on a fait les bébés-nageurs, mais est ce que ça compte? ^^
    Plus tard, je pense que je le pousserai à faire une activité sportive (ben on nous rabache tellement que le sport, c’est la santé hein…), et si il le souhaite, une activité artistique aussi. Mais dans l’absolu, je préfèrerai qu’il ne fasse pas plus de 2 activités. (Parce que le jour où on a plusieurs enfants, qui font chacun leurs activités, ben ça devient dur point de vue logistique. Et puis, j’ai aussi envie de passer du temps avec mes enfants. ;) )
    Et accessoirement, ça serait cool que j’arrive à me garder une plage horaire pour une activité pour MOI. XD

  4. Mon fils a 2 ans et nous faisons 3 activités (Gym – enfin Gymboree), piscine et peinture. Mais c’est différent parce que nous le faisons tous les 2! Il adore ça et est très excité quand nous nous préparons!
    Petite j’ai eu HORREUR des activités extra scolaires, d’une façon générale j’était très paresseuse! Aller au solfège le mercredi apres-midi au lieu de faire la sieste c’était la torture pour moi!! J’imagine que c’était aussi la plaie pour mes parents qui devaient jouer les taxis et donc je ne sais pas trop pourquoi nous nous sommes infligé ça mutuellement!
    J’ai essayé piano, judo, poney, le tennis… La seule que j’aimais c’etait la danse classique, j’en ai fait très très tard!!

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