Punir, ça sert à quoi? et après? (VACANCES DES VI)

C’est avec tous mes questionnements, mes doutes et mes envies d’en savoir plus, que je vous propose une relecture de l’article de Sandrine S comme C PUNIR, CA SERT A QUOI?

J’aime son article et les citations qu’elle propose me semblent pertinentes. Il donne des arguments clairs pour réfléchir à d’autres moyens d’actions que la-carotte-et-le-baton…

J’ai l’image des parents sanctionnant ou punissant leurs enfants pour leurs résultats scolaires. Ce système aide-t-il a comprendre les faiblesses et les qualités d’apprentissage de leur progéniture? Je n’ai pas été élevée comme ça, et la sanction d’une mauvaise note se suffisait à elle même. Ajouter une punition à une sanction m’aurait certainement enfoncé. M’aider à comprendre pourquoi j’avais échoué, et ce que je n’avais pas compris me permettait d’aller plus loin et mieux.

La récompense comme la sanction a-t-elle une fonction sur le long terme, permet-elle à nos enfants et à chacun de nous de nous épanouir? C’est à cette question que veut répondre Sandrine. La réponse est clairement non.

Mais voilà, comme on dit « avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants »… Et si je suis d’accord sur le fond avec ces principes non violents, je me demande, « Oui, mais alors, comment fait-on? » Quelles méthodes mettre en place pour poser des limites, rendre responsable mon enfant? Surtout face à des situations difficiles quand, par exemple, l’enfant frappe et frappe à nouveau, alors qu’il n’est pas lui-même frappé. Quand il jette la nourriture par terre ou gaspille l’eau malgré mes explications? Le mettre au coin, mettre une tape sur la petite main qui fait la bêtise, tout en expliquant? Lui faire réparer, oui mais encore faut-il qu’il soit capable d’exécuter cet acte de réparation…

J’ai souvent entendu Claude Halmos évoquer les principes des règles et des lois adultes : la maison devient une mini société où les règles sont (presque’ identiques à celles de la grande société. J’ai cherché à retrouver ses propos sur le net et je suis tombé sur cet article dans lequel plusieurs pédagogues s’exprime sur le sujet. Vous remarquerez que la seule à ne pas parler de punition est Filliozat…

En fait, les principes de la non-violence me conviennent, mais de la théorie à la pratique, je trouve souvent qu’en dehors des livres (il faudrait les avoir tous lu avant de tomber enceinte), les solutions à mettre en oeuvre sont peu accessibles… quand on souhaite les trouver!

Muuuum

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7 réflexions sur “Punir, ça sert à quoi? et après? (VACANCES DES VI)

  1. Je trouve que tu exagères un peu, pour les plus petits il suffit d’utiliser le mot clé « maternage » pour trouver tout une ribambelle de forums, de blogs, de sites qui en parle avec des mamans qui pratiquent et sont évidement prête à te guider. Pour ma part je suis tombée dessus alors que je ne recherchait pas ça mais juste des conseils en allaitement. On n’est pas obligé d’allaiter pour materner mais beaucoup de mamans réussissant un bel et long allaitement sans soucis pratiquent l’allaitement à la demande jour et nuit. Et l’écoute de l’enfant, le respect de ses capacités et de ses besoins, est une des clés du maternage puis de l’éducation non violente qui en est sa suite logique.
    Un site de référence
    http://www.wmaker.net/maisonenfant/
    Le forum:
    http://fr.groups.yahoo.com/group/Parents_conscients/

    • Merci pour ces liens, ils seront utiles! Seulement, je ne suis pas fan des forums, et passer ma vie dans les livres, sur le net ne donne pas forcément les clés pour comprendre mon comportement et celui de mon fils face à telle ou telle situation! Souvent on reproduit ce que l’on connait, faute de mieux. Alors, si on est d’accord sur le principe son application est nettement plus délicate. Je rêve de pouvoir donner à mon fils une éducation la moins violente possible, pour qu’il puisse à son tour la reproduire le moment venu, en se posant le moins de questions possibles… Pour ma part, je n’ai pas été élevée dans un contexte violent. Mais je constate que ce n’est pas le schéma le plus courant dans la société. Alors, comment faire?

      • En l’occurence, il ne s’agit pas vraiment d’un forum mais d’une liste de discussion(messages envoyés à tous les membres du groupe) ou chacun aborde son quotidien, les points qui nous font dérapper, qu’on ne parvient pas à gerer et ou chacun apporte les solutions qu’il a trouvé. A moins qu’il n’y ait un vrai problème nécessitant l’intervention d’un psychologue, au fil du temps à force de lire des témoignage de réponses différentes à celles qu’on a vu toute notre vie on fini par les intégrer nous aussi et à y penser quand on se retrouve nous aussi en difficulté. Idéalement, c’est encore plus facile quand on peut rencontrer d’autres parents qui ont une approche non violente mais du moment ou le père n’est pas complètement opposé au principe on peut généralement avancer dans cette voie même isolé.

  2. Je trouve aussi que l’éducation non violente est en théorie l’idéal, mais – et comme il a été fait dans le précédent commentaire je fais aussi le parallèle – comme pour l’allaitement, si en tant que jeunes parents on reçoit l’injonction d’éduquer sans punition mais qu’on est pas épaulés et guidés, alors cela peut devenir une forme (de plus) de culpabilisation.
    Alors que l’éducation non violente devrait être au contraire un outil, une aide aux parents, tout en sachant qu’il y aura forcément des crises qui vont survenir, des situations urgentes, des moments de fatigue qui feront que sur le moment on ne réagira pas au mieux… Le but de l’éducation non violente, pour moi, c’est de trouver des moyens pour prévenir la crise de survenir à nouveau, se préparer dans le cas où elle survient, et « réparer » par la parole si l’on a élevé la voix où si l’on a du contraindre l’enfant? Certainement pas à se mettre la rate au cours-bouillon parce qu’on a eu un moment de faiblesse.
    Les forums et les blogs sont une bonne piste, c’est sûr, mais il est parfois compliqué de faire la part des choses entre les conseils pertinents et les bêtises sur Internet, donc je suis d’accord avec toi, pas toujours facile de s’informer sur le sujet!
    Ceci dit, quant à ton parallèle avec la société des adultes, en tant qu’avocat j’ai souvent pu constater que pour les adultes non plus, la sanction, ça marche pas!! Dans les pays où les sanctions sont plus sévères (les Etats des US où on applique la peine de mort par exemple), il n’y a pas moins de criminalité! Se questionner sur les causes de la transgression de la loi et agir en amont plutôt qu’en aval permettrait probablement de prévenir bien plus efficacement! Enfin c’est mon point de vue!

    • Je m’interroge plus sur le bien fondé de ce parallèle entre Justice institutionnelle et justice familiale… comme toi, je ne pense pas que ce soit la meilleure solution. Les sanctions connues à l’avance n’empêchent pas les délits… la peur du gendarme ne résout pas tout!

  3. Merci beaucoup de ton article!!! Tu mets le doigt sur un point essentiel: NON l’éducation non violente ne fait pas (pour nombre d’entre nous du moins) partie de notre histoire familiale… à ce titre, même si nous adhérons aux principes nous nous sentons parfois démunis, car dans l’incapacité à nous raccrocher à notre propre vécu d’enfant. Comme tu le dis toi-même, de nombreux parents à qui on propose l’éducation non violente ont le sentiment qu’on les prive d’un « outil » (la punition, la fessée aussi…) mais qu’on ne leur en propose pas d’autre à la place (ou du moins pas facilement).
    Face à ça, les forums peuvent aider certes, mais j’imagine qu’il ne doit pas forcément être simple pour un parent encore novice en la matière (et qui se sent mal à l’aise avec des modes d’interaction qui lui semblent encore empruntés…) de s’intégrer dans une communauté très investie dans ce domaine…
    Certains bouquins (comme ceux de Faber & Mazlish) proposent pas mal de mise en situation pour aider les parents à faire un lien entre théorie et pratique, ainsi que, pour ceux qui en ont les moyens, de très intéressants ateliers… A mon avis, ceux-ci gagneraient beaucoup à être financés, en partie du moins, par les organismes de protection maternelle et infantile de façon à s’adresser aussi aux familles plus modestes… mais cela ne semble malheureusement pas être la voie retenue actuellement par les législateurs!!

    • tu as parfaitement reformulé et synthétisé mon propos. je trouve ton idée d’ateliers très intéressante, et même sans aller jusque là, parler avec des pros de la petite enfance formés pourrait déjà être un plus. Je m’explique : à la crèche de mon fils, lors des retours le matin et le soir, parfois j’exposais une difficulté, et d’une part j’avais souvent une oreille attentive et des « conseils », d’autant qu’elles connaissaient l’intéressé…

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