Des mains pour cajoler et des mots pour aimer

Avec la Mini-Frite, on est en plein dans la phase « je me frustre pour rien » ou du moins, ce qui est rien pour nous, est un tout pour elle. C’est le « Post Terrible Two ».

J’avais envie d’écrire un billet sur la « violence » éducative. Comme une amie me l’a fait remarqué, le mot « violence » est fort, peut-être exagéré par rapport aux faits. Peut-être.

Voyons plutôt.

Cet article n’est nullement écrit pour juger, loin de moi l’idée. Comme écrit dans mon mini-débrief d’hier, le tout est de pouvoir faire son choix en connaissance de cause. Faire son choix et l’assumer ainsi que les conséquences qui en découlent. Car on a tous/toutes (ou pas) eu un moment d’égarement. Car on est tous/toutes (ou pas) perdu(e)s face aux réactions de nos enfants. Car on est tous/toutes des êtres humains et qu’il est humain de réagir. Le tout est de réagir positivement. Le plus sereinement possible. Pour ne plus dire « si j’avais sû » et s’en mordre les doigts. (Ou pas.)

La fessée, car c’est d’elle qu’il s’agit, les mots durs, car c’est d’eux dont il est question. Ces deux-là ne passeront plus par moi. « Plus » et pas « Pas » car j’ai été faible deux fois. Deux fois où j’ai voulu me frapper moi, où je me suis empressée de m’excuser des sanglots dans la gorge. Deux fois de trop.

Notre situation délicate, la fatigue, le trop plein de nerfs ont eu raison de ma raison. Deux fois de trop.

Pour que ça n’arrive plus jamais, car je m’étais déjà mise dans la tête que non, je ne donnerais pas la fessée à ma fille pour la faire obéir, que oui je trouverais un autre moyen pour qu’elle accepte mon « autorité ». (Haussement de sourcils. Sourire en coin. Autorité, pour ma part, c’est pas un mot qui me convient. Même mes chats n’ont pas peur de moi.)

Je suis passée par ça, par les cris, la grosse voix, sans succès autre que des pleurs, des yeux effrayés, mon coeur blessé et le sien avec; et de toute façon aucun résultats.

Depuis quelque jours, je prend sur moi lorsqu’elle me « teste », lorsqu’elle sait que ce qu’elle veut /est sur le point de faire est interdis parce que c’est dangereux pour elle/parce qu’un gsm ça ne se lance pas / parce qu’un animal ça se respecte et que tirer les poils équivaut à pincer, ça fait mal / parce que la cuisine n’est pas un endroit pour les enfants / Parce que le pc c’est que pour les grands / Parce que la nourriture c’est dans la bouche et pas en tapis de sol / Parce que mordre ça fait mal / Etc.

Depuis quelque jours je ne m’énerve plus à outrance. Du moins, je ne le montre plus, je compte en moi « 1, 2, 3, 4… » jusqu’à ce que je me sois calmée, ensuite je me met à sa hauteur, les yeux dans les yeux, et sur un ton neutre, mais sec, je lui dit des choses du genre : Tu t’assieds dans la piscine, c’est dangereux/ La cuisine c’est pas pour les petites mains, c’est dangereux / Tu donnes le gsm a maman stp ? Merci, et merci surtout de ne pas l’avoir lancé.

Pour la dernière interaction, elle est plutôt contente quand je m’adresse à elle de cette façon, lui donner quelque chose à faire la rend fière d’elle. Surtout quand je la félicite, même si c’est pour un rien. Mais un tout pour elle :)

Tout ceci pour dire que la fessée, les phrases assassines, je suis résolument contre. « Tourner sa langue 7 fois dans sa bouche » avant de dire des choses qu’on regretterait parce que OUI les enfants comprennent les mots qu’on leur dit.

Ha ça c’est certain que c’est plus long comme manière d’éduquer que la si (trop) rapide fessée. Mais ça ne fait pas de dégâts.

Pour appuyer ma vision des choses, je suis allée glaner des infos sur un site de psychologie BELGE : Psy.be , sur le quel on peut trouver moult articles traitant du sujet. Je les ais tous lus. Je vais vous en faire un condensé avec le lien direct sur l’article en question, si jamais vous voulez le lire en entier. Un peu comme un mini-débrief.

La fessée c’est une atteinte à la dignité de la personne. Pourquoi battre une femme c’est honteux et humiliant, et frapper un enfant pour le faire « obéir » c’est éducatif ? Je ne vois pas de différence. Frapper c’est frapper. Cela fait mal, cela diminue la confiance en soi. Qui dit qu’une fois la fessée donnée, l’enfant aura compris ce que vous lui vouliez ? Pour reprendre l’expression d’une de mes keupines : si le cheum n’a pas compris ce que je lui avait demandé, je suis en droit de lui en foutre une ? Et après ? Il aura compris ? Ha oui, mais quoi ? Qu’il doit avoir peur de moi, ou qu’il doit poser des questions pour comprendre telle ou telle chose ?

Le but d’une éducation c’est quoi ? La peur d’autrui ou  l’apprentissage ? L’enfant qui aura reçu une fessée ne fera assurément plus la même bêtise, mais pas parce qu’il aura compris que c’est dangereux/que ça ne se fait pas, mais parce qu’il aura peur de se reprendre une rouste sur les fesses. Le but n’est donc de toute façon pas atteint. Oui vous aurez la paix, parce qu’il n’osera plus rien faire de contraire.

Ce que la fessée apprend aux enfants ?  A frapper. Point. Juste que frapper est autorisé. Pourquoi ? Car comme dit dans l’article, l’enfant apprend en copiant les adultes.

Et ce que lui dit cet exemple, c’est :

 – Les plus grands et les plus forts ont le droit de battre les plus petits et les plus faibles. La raison du plus fort est toujours la meilleure.
– Pour le bien des enfants, il faut leur faire mal. La fin justifie les moyens.
– Quand on aime quelqu’un, on a le droit de le faire souffrir. Qui aime bien châtie bien.
– Quand on n’est pas d’accord avec quelqu’un, il est normal de le frapper.

Je ne trouve pas ça très éducatif pour ma part.

Pourtant une fessée n’a jamais tué personne. Pourtant une fessée n’est pas une nécessité !!! Non seulement ce n’est pas nécessaire mais en plus c’est totalement contradictoire. C’est illogique.

« Tu ne peux pas taper… mais moi si… et même que c’est pour ton bien ! »

Vous trouvez ça logique vous ? Comment après ce genre de chose vous voulez que l’enfant voie en vous quelqu’un en qui il devrait avoir confiance, quelqu’un qui sait ce qu’il dit, quelqu’un dont les propos tiennent la route, et sont censés ?

Quand donne-t-on des fessées aux enfants ?

Le plus souvent quand nous nous sentons impuissants. Nous perdons alors le contrôle de nous-même et en venons aux mains ou aux cris. Nous rentrons alors clairement dans le registre de la violence. 
Françoise Dolto exprimait qu’elle ne jugeait pas un parent qui donne une fessée à son enfant, mais par contre qu’elle était beaucoup plus sévère si ce même parent ne revenait pas ensuite pour s’excuser de son passage à l’acte.

TOUJOURS s’excuser auprès de son enfant, ça ne diminuera pas votre « autorité » que du contraire. Il le vaut bien. Et vous aurez alors gagné en crédibilité.

Maintenant il est claire qu’il ne faut pas rentrer dans la spirale du « j’te tape » puis j’te donne un bisous pour m’excuser. Faut pas exagérer. Les excuses doivent être sincères, sinon ce ne sont pas des excuses et on entre alors dans une phase manipulatrice des plus dégoûtantes.

Oui, une éducation sans gifle ni fessée, c’est tout à fait possible.

La fermeté dans l’éducation passe par des limites claires, exprimées avec une autorité juste.
La parole et la sanction suffisent pour conduire un enfant vers l’autonomie.
Gifler ou donner la fessée à un enfant, c’est lui faire subir des humiliations inutiles qui risquent de le marquer à vie du sceau indélébile de la honte.
La non-violence doit rester le fondement incontournable de l’éducation.

La fermeté, ça fonctionne. Je le vois avec Mini-Frite, je ne scie pas, je tiens bon, et ce sans m’énerver. Je suis claire, net et concise, quitte à devoir le répéter 3 fois, mais au bout de la troisième fois elle sait qu’il y aura « sanction » et/ou tentative de changement d’idée. Nous avons fait plus d’avancées avec cette méthode, qu’avec mes semaines de cris hystériques, de menaces, et des 2 fessées.

Le tout est de rester ferme, ne pas changer un non en un oui 2 minutes plus tard. L’enfant doit avoir des repères, c’est avec ces repères qu’il saura jusqu’où et dans quelle mesure ses agissement sont oui ou non autorisés. Lui apprendre en fait que sa liberté s’arrête là où celle des autres commence. Le respect, ça se cultive.

De là je pense à cette phrase qu’on ressort régulièrement, comme pour se justifier : Une fessée ça n’a jamais tué personne ou bien l’autre : j’ai reçu des fessées étant petite et j’en suis pas morte.

De multiples études ont montré les conséquences destructrices de la violence éducative sur la santé physique et mentale des enfants. Le site de l’association Ni claques ni fessées en énumère un bon nombre.

(…) nous serions outrés si nous surprenions un membre du personnel d’une maison de retraite en train de gifler une personne âgée qui, comme le font les enfants, refuse de manger ou de s’habiller. Pourtant la raison de ce comportement est souvent commune aux enfants et aux personnes âgées : l’âge (jeunesse dans un cas et vieillesse dans l’autre) et l’état du cerveau (immaturité dans un cas et dégradation dans l’autre).

Arrêtons de croire qu’un bébé qui vient de naître, arrive sur terre avec le même pourcentage de savoir , savoir-être, savoir-faire que nous, ses parents. Entrons-nous une bonne fois pour toute dans le crâne que l’enfant est un vase « vide » dans lequel il faudra mettre des fleurs de la connaissance, de l’apprentissage, patiemment, délicatement. Donner une fessée dans un but éducatif reviendrait à faire tomber le vase et risquer fêlures, accrocs, fragilités futures.

Il faut bien voir que, dans tous ces cas, l’habitude provoque une véritable mutilation de la sensibilité, un blindage. Et cette insensibilisation est une perte en humanité, une perte en intégrité. 
Si ‘une bonne fessée n’a jamais fait de mal à personne’, pourquoi appelons-nous cruauté le fait de frapper un animal, agression le fait de frapper un adulte et éducation le fait de frapper un enfant ?

Le : Qui aime bien châtie bien est « pas mal » aussi dans le même  style.

Depuis la nuit des temps, les enfants sont victimes de sévices et subissent des mauvais traitements de formes variées. 

Cet article là parle de l’Histoire de la Fessée, je le retranscrirait pas ici car ma tartine est déjà bien fournie, mais cliquez sur le lien si la curiosité vous prend, l’article est intéressant.

Cependant, de la « bonne correction » aux mauvais traitements, la démarcation reste floue. Cette légèreté avec laquelle l’adulte lève la main sur un enfant est malheureusement symptomatique de la place qu’il occupe dans notre société. Aux exigences et besoins d’un enfant s’opposent les refus, brimades et rejets de l’adulte, chacun demeure sur ses positions et c’est le départ d’un processus quasi irréversible. L’engrenage de la violence est enclenché. Il s’agit de l’histoire du  » pot de fer contre le pot de terre  » où l’enfant est presque toujours perdant.

Une fessée, ça fait mal. Et si des enfants en meurs. Car de la simple fessée à la violence grave, il n’y a parfois qu’un pas. Beaucoup de parents ne le franchissent pas, bien entendu (et heureusement !!). Certes, ma phrase peut choquer, mais elle n’est pas fausse. La vérité ne blesse que si elle met effectivement un doigt sur un fait établi.

Dans la réalité, une fessée qui claque, ça fait toujours mal, autant sur le plan physique que psychoaffectif,… et ça résonne aussi comme un échec dans la relation parents-enfant. A se demander s’il n’y aurait pas d’autres stratégies éducatives pour mieux vivre les relations d’autorité parentale et soutenir les enfants à mieux intégrer les limites dans leur vie quotidienne.

Bien souvent, la fessée est pratiquée par des parents « ordinaires » qui l’utilisent comme leur « dernière cartouche » face à des enfants qu’ils ne parviennent plus à supporter et qui dépassent les bornes. Alors, faut-il appliquer la « tolérance zéro » et juger, ou plutôt tolérer pour aider ? La voie de la sagesse et du juste milieu entre pénalisation et traitement nous invite à agir sur des messages de prévention, plutôt que d’envoyer des signaux répressifs.

Ce qui est le but de ce billet : informer pour mieux aider. Prévenir pour guérir.

Il y a maltraitance physique, et maltraitance psychologique. Les deux font autant mal l’un que l’autre. Comme je le disais plus haut, des mots assassins blessent tout autant qu’une fessée.

Malgré leur souffrance, elles manquent de confiance en elles et se culpabilisent d’avoir été l’objet d’abus émotionnels. 

Se faire battre avec des mots, se faire frapper avec des phrases. Se faire manipuler belliqueusement, par la personne en qui on devrait avoir toute confiance. Se sentir trahis quand comprend que le but était de nous humilier, que l’autre se sente supérieur à nous. Mais en avoir honte parce que se dire que tout est dans notre tête, que peut-être notre susceptibilité était exacerbée. Que peut-être, nous avons mal pris tel mot, telle phrase. Que nous mentons. La maltraitance psychologique va souvent de paire avec la manipulation, le harcèlement moral. Ces termes sont eux aussi tellement forts. Et pourtant, ils traduisent des faits.

(…) Certains abus émotionnels tels que le harcèlement moral sur le lieu de travail ou des humiliations répétées durant l’enfance détruisent des vies et anéantissent des personnes autant que les abus physiques et sexuels. L’impact à moyen et à long terme des maltraitances psychologiques sur les enfants semble mieux identifié par les cliniciens et les thérapeutes. (…) 

(…) La maltraitance psychologique perturbe les processus d’attachement et le développement affectif dès le plus jeune âge (Pearl, 1994). La violence psychologique peut aussi empêcher les enfants de développer des réponses émotionnelles appropriées et engendrer des difficultés émotionnelles au cours de leur existence (Kent et Waller, 1998). (…)

(…) Très tortueuse, nébuleuse et parfois sophistiquée jusqu’à l’aliénation mentale, elle connaît des développements psychopathologiques désastreux pour les jeunes victimes. Elle sous-tend des relations où l’enfant est pris en otage et chosifié comme un objet au service de celui qui l’utilise pour compenser des frustrations, des complexes ou des traumatismes infantiles refoulés. L’enfant devient ainsi lieu de projection de sentiments d’hostilité, de rancoeur et de divers ressentiments dont il ne saisit pas le sens. Il se perçoit comme mauvais et coupable de ne pas être aimé. Il assimile rapidement cet état de fait et ne survit qu’au prix d’un sacrifice émotionnel important et destructeur. (…)

(…) La maltraitance psychologique ou émotionnelle peut se définir comme toute attitude intentionnelle durablement hostile ou rejetante envers un enfant. En l’absence de lésions ou de séquelles objectives, cette forme spécifique de maltraitance est plus difficile à diagnostiquer. Les troubles présentés par l’enfant ne sont pas toujours cliniquement significatifs et se retrouvent dans d’autres tableaux psychopathologiques. L’inhibition psychoaffective, l’anxiété dépressive, l’idéation suicidaire, les sentiments d’infériorité, les problèmes de comportements, l’agressivité et les retards pédagogiques inexpliqués sont autant de troubles interférant avec la structuration de la personnalité, l’individuation et la socialisation de l’enfant. (…)

On dit l’enfant, mais dans ce cas de violence, on peut aussi prendre en compte l’adolescent, le jeune adulte, qui pour des raisons de manque de confiance en lui, n’arrive pas à sortir des griffes acérées de son assaillant. L’article est assez long à lire (il y a 2 pages), je vous en ai mit des bribes. Libre à vous de le reprendre pour peut-être amorcer un billet pour la rentrée :)

Pour terminer mon article, je vous dirige vers un échange émouvant entre une maman et ses filles et vers l’interview de l’auteur Olivier Maurel.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter lumière chaleureuse, amour, compréhension et bonne lecture.

Dame Praline

 

 

9 réflexions sur “Des mains pour cajoler et des mots pour aimer

  1. Pingback: Des mains pour cajoler, et des mots pour aimer {Vendredis Intellos } « Fricadelle And Co !

  2. Génial cet article! Et il arrive à pic pour moi puisque hier pour la première fois, dans un grand moment de stress j’ai haussé le ton sur mon petit de 20 mois. Parce qu’il n’arrêtait pas de chiouner dans la voiture, que j’étais en train de conduire, que je venais de m’en gueuler avec mon homme…

    • Comme je disais , si on gueule c’est souvent pour faire éclater un trop plein, c’est pour ça que j’ai opté pour le comptage intérieur ^^

  3. Va falloir que je teste ta technique de comptage intérieur (et pas forcément qu’avec Surprise d’ailleurs… ahem…)
    Ici, j’ai réussi à éviter les fessées. Mais ça m’est arriver 2-3 fois de mettre une petite tape sur la main. A chaque fois je l’ai regretté aussitôt et me suis excusée illico.
    Par contre, j’avoue hausser le ton régulièrement (ben oui, la phase « je veux faire tout ce que je veux » on est en plein dedans aussi… et ça duuure… bouhouhouuuu) par ce que je suis fatiguée, qu’il n’arrête pas les « bêtises » et que je craque quoi… donc oui, je vais tester ta méthode… Ca ne peut pas faire de mal. ;)
    Dans l’ordre des mots « durs » qu’on prononce sans s’en rendre compte, j’ai repris mes parents qui lui disaient « t’es pas gentil là »
    Non, c’est « c’est pas gentil ça » qu’il faut dire… (nondidjû…) ^^

    • Ha oui, je fais le compte pour tout ce qui m’énerve aussi en fait, comme je suis du genre bombe explosive, et que pour le moment ma santé dépend de ma zen attitude, j’ai pas trop le choix :)

      Pour ce qui est de reprendre les grands-parents, je connais aussi. J’ai repris ma belle-mère car elle disait a Mini-F : tu as cassé mon lustre, j’ai dû en racheter un. Je lui ai demandé de rétablir la vérité. Non ce n’est pas ma fille qui avait cassé son lustre car techniquement elle est trop petite que pour y accéder. C’est papy l’ayant pris à bras et lui ayant montré que le lustre se balançais si on tapait dessus qui a cassé ledit lustre.

      Du coup elle s’est reprise ^^

  4. Je suis bien d’accord avec toi !!!
    La fessé, je suis contre même si j’ai été faible par deux fois et que je l’ai vécu comme un échec, j’ai plus de mal avec les cris car j’ai tendance à m’emporter facilement. Quand les 3 s’y mettent en même temps la pression monte parfois vite.
    Le comptage intérieur marche pas mal, maintenant, il faut juste qu’il devienne automatique.
    Je crie (trop) mais par contre, je ne dit jamais de phrase du style « Tu es méchant ».
    Ma route est encore un peu longue car il faut beaucoup prendre sur soi-même et avec mon sale caractère j’ai du boulot , mais j’espère bientôt arrivé à ne plus crier !!!
    Bonne soirée !!!

    • Oh je vois que je ne suis pas la seule à être une gueularde :p
      Courage , et déjà s’en rendre compte et faire des éfforts c’est top :)

  5. Merci beaucoup de ta riche contribution!!! Je pense que nous sommes nombreuses et nombreux à s’accorder pour dire qu’une fessée est un aveu d’échec, qui renvoie un déplorable message éducatif à l’enfant… En revanche, je pense que l’évitabilité de celle-ci implique, comme tu l’exemplifies assez bien, de réinventer nos modes d’expression de l’autorité, ce qui, je crois, n’est pas si simple pour tout le monde…
    Je ne dis pas par là qu’il faut renoncer à éradiquer toute forme de violence dans l’éducation, loin de là… mais, pour avoir discuté avec une proche qui travaille dans le domaine social et qui m’a décrit la perte de repère totale de certains parents ne sachant plus comment faire pour fixer des limites éducatives à leurs enfants, je pense que la prise de conscience relative à certains comportements violents dans l’éducation ne peut pas faire l’économie d’une large mise à disposition des parents d’outils de communication efficace leur permettant de faire face et « d’oser » l’éducation non violente…

    • Oser est le bon terme oui, car il faut aussi aller à l’encontre de ce que nos parents ont fait en matière d’éducation, et oser leur faire face, faire différemment et défendre nos convictions.

      Je me dit que de toute façon je doit déjà faire ça pour mon allaitement, alors bon ^^

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