De la difficile question de la garde de ses enfants … {mini-debrief}

Cette semaine, deux bloggeuses ont abordé cette question qui concerne la très grande majorité des parents actuellement : comment faire pour gérer la question de la garde de ses enfants soit de manière habituelle, soit durant des laps de temps plus ponctuels comme les vacances ? En effet, un salarié classique a droit à 5 semaines de vacances, alors qu’un enfant scolarisé est à l’école durant 32 semaines. Il reste donc à trouver le moyen de le faire garder durant 15 semaines de l’année… en se débrouillant comme on peut, en tentant de faire au mieux pour le bien être des enfants d’abord, mais qu’aussi la question financière se pose pour les parents, sans compter que les dit parents ont ces 5 semaines s’ils n’ont pas eu de congés à prendre ici et là… ça va vite !

Mamanpsychomot aborde la question du côté purement bien être de l’enfant, notamment sur la question de la fameuse période d’adaptation, qui permet à son enfant de prendre ses marques tout en étant rassurés dans cette nouvelle situation. Elle souligne l’importance de respecter ce temps nécessaire pour que l’enfant vive bien cette nouveauté dans sa vie, sans quoi, la garde peut risquer de devenir catastrophique ! Elle parle cependant de la difficulté des parents de pouvoir concilier cette exigence avec les aléas professionnels qui ne rendent pas toujours les choses aisées.

Loloescargo aborde la question sous l’angle financier et organisationnel, notamment à travers les aides de la caf qui lui semble être en fin de compte une sorte de miroir aux alouettes plein de promesses mais avec des effets secondaires écrits en petites lignes en bas de page qui pourraient devenir un piège, surtout pour les femmes, reléguées une fois de plus à un non choix quand à leur vie professionnelle versus vie familiale.

J’avoue que personnellement, concernant notamment la vie professionnelle,  je trouve que Loloescargo pointe le doigt sur un problème qui effectivement semble peu important pour beaucoup : beaucoup de besoins, peu de moyens. En plus, quand on sait que les normes en matières de nombre de professionnels pour encadrer un certain nombre d’enfant risquent de demande moins de personnel pour plus d’enfants, ça fait peur. Ainsi, de voir les médias se jeter sur cette histoire de crèche clandestine, alors qu’à côté de ça il est légal d’avoir des classes de maternel avec des bambins de 3 ans qui peuvent se retrouver à 30 ou 35 pour deux adultes (un instit et un adsem), il y a de quoi se poser des questions ? Du coup c’est à se demander comment son considérés les enfants ? des êtres humains ou juste des objets encombrants à caser où on peut comme on peut ? Donner si peu de moyens pour ceux qui sont l’avenir de notre pays, c’est montrer à quel point on néglige dans notre société une part importante de notre population. Perso, j’avoue ne pas être dérangée par le fait de ne pas bosser pendant que mon homme trime au boulot ;-) . Je ne crois pas à la libération par le travail… dans de très nombreux car (sauf métier passionnant dans de bonnes conditions :D !), le travail n’est que remplacer une chose par une autre. Sauf qu’être chez soi à s’occuper de sa famille, c’est carrément plus gratifiant et payant sur le long terme que de couper à vie l’aile droite du poulet chez LeGaulois ;-) . Alors effectivement, dans ce second cas on fait vivre l’économie, les taxes, les crèches ou les nounous, etc… Mais combien de métiers finalement offrent tellement d’inconvénients et de poids financier face à vivre une vie de famille autrement ? EN fin de compte, l’important serait surtout que chacun ait un vrai choix de vie, en tant que personne seule ou en couple, mais que ça soit un vrai choix, et dans de bonne condtions ! De ne pas faire X heures de voiture, de ne pas devoir lever ses enfants à 6h du matin pour pouvoir les emmener ici ou là pour aller au taf, de ne pas mal vivre une vie de « parent au foyer », que soient développées +++ les crèches d’entreprises pour que, soyons fous, les parents puissent voir leurs enfants à midi, manger en famille, etc… , qu’un tissu social important existe pour que les parents (soyons honnêtes… les mamans…) au foyer ne se retrouvent pas seules à la maison en tête à tête avec leurs enfants (à quand les maisons vertes dolto dans chaque commune de plus de 1000 habitants ???), que les crèches aient de vrais moyens pour offrir un mode de garde sympa pour les enfants, bref, que travail ne rime pas avec rupture de la vie familiale ni avec enfants largués dans des lieux plus ou moins bien, et que « maman au foyer » ne soit pas confondu avec « glandeuse sur canapé…

Bon, désolée, je fais un peu un plaidoyer mais le sujet me touche de près ;) . J’ai été étonnée d’entendre tellement, lorsque j’ai pris un cdd de 5 mois en février « ahhhhh tu vas enfin voir du monde !!! » , alors que quand je bossais c’était tellement la course que je voyais bien moins de monde qu’en congé parental où je trimballais mes enfants au centre socio culturel, à des réunions de parents, manger un midi quelque part, bouger quoi ! Le problème est que la vie de femme au foyer a été IMPOSE pendant tellement longtemps qu’il est difficile à croire pour beaucoup que ça soit aujourd’hui un choix assumé et bien vécu.

Bref, y a du boulot,  je pense que le problème est multifactoriel, mais qu’il serait surtout important que nos gouvernements prennent les enfants un peu moins à la légère, car les conséquences peuvent être vraiment très néfastes.

MamanDragon

2 réflexions sur “De la difficile question de la garde de ses enfants … {mini-debrief}

  1. Merci beaucoup de ton débrief!!! Comme tu le dis toi même, le critère pertinent est évidemment la capacité de choix des un-e-s et des autres…
    Personnellement j’ai connu pas mal de situations différentes: je suis restée à la maison pour l’APA en pensant que ça serait le mieux pour lui et ça n’a pas été top pour moi (isolement, fatigue, surmenage..); plus tard je suis allée bosser en pensant que ça serait le mieux pour moi et au final ça n’a pas été top ni pour eux ni pour moi (du fait d’un environnement de boulot peu épanouissant); à présent cela fait deux ans que je suis à la maison en l’ayant choisi pour prendre le temps avec eux et aussi pour fuir cet environnement de boulot nocif et au final je suis très heureuse mais…. je ne rêve que de pouvoir transformer l’expérience VI en un boulot!!!
    On n’est pas sorti de l’auberge quoi!! :-)

  2. j’aime beaucoup ton debriefing, et je suis assez d’accord avec toi.
    Je pense quand même qu’on a un certain pouvoir concernant l’offre sociale dans les villes : ça s’appelle un bulletin de vote aux élections municipales. Ici on a une mairie communiste, et bien que je ne sois pas d’accord avec tous ce que prône ce parti, je dois dire qu’on a une offre très élargie que ce soit pour les crèches et garderie, tout comme les lieux de rencontre parent-enfant. La ville a un vrai budget et une vraie volonté d’aider les familles. Depuis que je suis au foyer j’ai enfin le temps de rencontrer beaucoup de monde, mes voisins, mon quartier, ma ville… hier encore on était à une sortie famille quasi-payée par la commune, qui m’a permis de rencontrer du monde et de sortir de chez moi (je n’ai pas de voiture).

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