Faire du mieux qu’on veut. {Mini-Débrief}

Quand j’étais petite, je devais avoir dans les 7 ans, et j’étais en première primaire. Mon institutrice nous disait, quand elle voyait qu’on soufflait beaucoup, qu’on se décourageait, « Quand on veut, on peut ».

Je dois dire que 23 ans plus tard, je tente d’adopter ce principe de vie : le positif, attire le positif. Pour le moment ça me réussit , #toucheDuBois.

Sauf avec la Mini-Frite Gluante. Je lui propose la main, elle me prend le bras. Elle n’a que 14 mois (bientôt) et parfois je m’effraye en me disant que je ne sais pas la gérer… Alors je veut avoir avec elle une communication la moins violente possible, mais quand les heures de chouinages s’accumulent, je gueule. Elle pleure, on s’énerve. Bref, y’a mieux.

Je prend sur moi souvent, je gère tout souvent toute seule, je suis sa soupape de décompression. J’aimerais avoir aussi quelqu’un qui serait ma soupape.

En parlant de décompresser, youplaboum, c’est les vacances depuis 18 jours. Vacances d’été parait-il.

Je me souviens de mes vacances, on ne partait nulle part. Chez maman, y’avait un immense terrain, les vacances c’était là. Quand on allait chez papa, on partait à la mer, au zoo. Parfois je demandais de m’acheter des petits carnets de devoirs de vacance. Je connaissais mes faiblesses, et faisait preuve de bonne volonté en travaillant 1h ou 2 dans ces carnets. Phypa nous en parle aussi dans ce billet. Elle nous pose la question de la nécessité à faire ces exercices alors que l’enfant est en vacance.

Je n’y suis pas encore avec la Mini-Frite. J’ai 6 ans pour me préparer. Ouarf.

C’est une espèce de mise en abîme je trouve quand une mère a une fille. Vous me suivez ?

Genre, ma mère m’a eue, et moi j’ai eu Mini-Frite. Bien qu’étant de la même famille et ayant donc été élevée par ma mère, j’éduque ma fille totalement différemment. Pas pour prouver à ma mère que ma façon de faire est la meilleure (du moins pas consciemment), mais parce que je suis mon instinct et pas des « principes » éducatifs.

Comme on dit, avant d’avoir des enfants, j’avais des principes, mais ça c’était avant.

Ilse nous parle des traditions qui se perdent au profit de celles qui se créent.  

Nous n’avons pas de tradition… ou bien elles sont tellement « normales » que je ne les vois pas comme telle. La tradition d’Ilse est trop choupinesque, j’adore !

Ce que j’aime dans les traditions, c’est cette date clé, cette croix sur le calendrier, ce jour attendu, qu’on ne louperait pour rien au monde. Une date où on organise quelque chose qui nous tient à coeur. Peut-être même, cette date qui nous fait avancer dans nos vies parfois tristes, parfois mornes.

Des traditions qui sont parfois culturelles, parfois familiales, souvent les deux.

On est pas des moutons, et pourtant nous suivons tous le même ordre de vie, les mêmes envies : aller à l’école, avoir un diplôme, avoir un boulot qui paye, une belle maison, une voiture rutilante, 2 enfants, un chien, et un dressing remplis à ras bords. C’est notre culture qui veut ça, mais surtout la société actuelle.

C’est la société qui construit sa culture. La société qui a fait les adultes que nous sommes aujourd’hui.

Maman Bavarde nous parle de Sexisme dans la littérature Jeunesse. Elle retranscrit cette phrase qui m’a fait tiquer :

Ces livres sont choisis pour leur qualité pédagogique et parce qu’ils participent, selon les thèses de Bourdieu, à la reproduction d’une culture.

Selon eux, la culture c’est le garçon un héro, la fille celle qui soigne les plaies.

Cela me fait penser aux métiers dits « d’homme » dans lesquels on trouve de plus en plus de femmes. Nous sommes en 2012, et notre combat pour non pas l’égalité des genres, mais l’égalité des mentalités, n’est pas terminé… Je fais le voeux que lorsque ma fille sera en âge de se réaliser, que ce soit par un métier, ou en restant à la maison pour élever ses enfants, qu’elle n’aie plus à subir de remarques désobligeantes dans le style, si elle est pompier, c’est un garçon manqué, ou si elle est mère au foyer, c’est une fainéante. Je rêve en fait que les gens puissent vivre leur vie librement. C’est utopique. Mais la vie est faite d’utopies, on l’appelle l’espoir.

De toute façon, nous sommes les héroïnes de l’humanité. Nous sommes les créatrices des générations futures.

Sur ces belles paroles, (hum), je vous souhaite une bonne lecture.

Dame Praline

2 réflexions sur “Faire du mieux qu’on veut. {Mini-Débrief}

  1. Merci beaucoup de ton débriefing!!! Merci aussi d’avoir accepté de prendre en charge un ensemble aussi bigarré de contributions et au pied levé encore!!! Bravo!

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