Burn out ? Meuh non, pas moi voyons !

Hier j’ai ouvert un livre acheté de longue date : il n’y a pas de parent parfait d’Isabelle Fiollizat, directement au chapitre « les causes de nos débordements ».

 

Après une introduction de deux pages, le premier sous-chapitre s’intitule : l’épuisement maternel.

Mouais mais non moi ça va bien ! Je vais lire quand même, mais pffff

C’est si merveilleux un bébé. Qu’est-ce qui épuise tant les mamans ? Justement cette impossibilité de se plaindre puisque sa situation est si « merveilleuse ».

Il est vrai que je m’interdis de me plaindre puisque mon fils est plutôt facile à vivre, que je ne veux pas me plaindre de lui de peur d’en donner une mauvaise image (il n’y peut rien, c’est juste un enfant d’un an !), puisque j’ai choisi de rester à la maison, puisque mon mari fait largement sa part dans les tâches ménagères, puisqu’il a conscience du travail que j’accomplis chaque jour, puisque… puisqu’il y a pire ailleurs.

Le travail de maman est un éternel recommencement de chaque tâche. Elle lave, nettoie. Tout est sali de nouveau quelques minutes plus tard, privant la maman de ce sentiment d’accomplissement qui donne sens au travail et énergie.

Mon travail dans l’entretien de l’habitat consiste essentiellement à faire que, d’un moment de la journée à 24h plus tard, l’appartement soit dans le même état. Il n’y a rien qui se voit moins que ça… Puisque c’est tout simplement « pareil ». Ca me rend souvent triste de voir le sol sale une heure après avoir passé la serpillière. J’ai l’impression de ne servir à rien…

La maman vit de nombreuses situations sur lesquelles elle n’a aucun contrôle.

Ou encore

Ce qui caractérise les tout-petits, c’est l’imprévisibilité.

De ce fait il est assez difficile d’organiser une journée et que tout se passe bien. On est facilement en retard à un RDV bien qu’on ait pris une demie-heure d’avance. Une sortie tourne facilement à la catastrophe parce qu’un petit a mal dormi ou s’est fait mal ou… Ou même on annule parce que finalement il dort une heure de plus.

Je trouve souvent déstabilisant de ne pas avoir le pouvoir de faire qu’une journée soit tout simplement une bonne journée. On n’a pas le contrôle là-dessus. Personne ne l’a bien sûr mais j’ai le sentiment que c’est d’autant plus vrai avec un tout petit.

Tout travail mérite récompense… Il semblerait que cela ne s’applique pas au travail de mère.

Je crois que cela tient au fait que son travail ne se voit pas. Un enfant sale, aux vêtements tâchés ça se voit. On se rend moins compte du travail que ça peut représenter de présenter un enfant bien propre sur lui, par exemple.

Il en va de même pour les tâches ménagères. Le linge à repasser qui s’empile se voit davantage qu’une armoire pleine de linge propre. La vaisselle sale se remarque plus que des assiettes rangées. Des vitres propres ne se voient tout simplement pas.

Elle met elle-même la barre très haut, et se désespère volontiers de l’écart qu’elle constate entre le modèle de ce qu’elle voudrait être et ce qu’elle vit tous les jours.

Aïe aïe aïe comment te dire… Force est de constater que je mets la barre trop haut puisque je n’arrive jamais à l’atteindre. Ou bien… C’est parce que je suis trop nulle pour l’atteindre…

J’aimerais par exemple faire davantage de cuisine, de rangement, de tri, pour pouvoir voir et montrer un avancement et non pas juste un entretien dans mes tâches. Rares sont les jours où j’y arrive, et cela me désole.

Il y a même des jours où je n’ai pas le courage de faire cet entretien, de faire ce qui me semble être un minimum et qui prend déjà pourtant tant de temps. Et je me sens plus nulle que nulle, incapable.

Qui s’occupe de soutenir les mamans ? Psychologiquement, elles sont seules la plupart du temps face au tout-petit. (…) La plupart des gens veulent entendre qu’elle est heureuse et comblée avec de si mignons petits chéris. Ils ne veulent pas entendre qu’elle a parfois envie de les étrangler.

 

Je me suis reconnue dans de nombreux comportements décrits dans ce chapitre et pourtant je ne suis pas capable de me plaindre, d’être ne serait-ce qu’indulgente et non pas encore plus exigeante avec moi-même. Je n’arrive pas à m’estimer autre chose que chanceuse et donc sans droit à me plaindre.

Et pourtant lire certains témoignages qui me parlent tellement m’ont fait monter les larmes immédiatement.

Je ne sais pas si cette lecture m’a fait du bien. Je constate que depuis de nombreuses semaines je cache mes débordements, j’en parle le moins possible, je ne fais que culpabiliser quand je craque en me disant que je n’ai aucune raison de le faire. Que je ne suis pas une bonne mère ou une bonne épouse. Que je devrais y arriver, y arriver plus, y arriver mieux. Pas craquer, pleurer ni crier.

Vaallos

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40 réflexions sur “Burn out ? Meuh non, pas moi voyons !

  1. Vaallos ! TU AS LE DROIT DE CRAQUER ! Même si ton homme est génial, même si ton fils est un ange, même si tu n’as aucune raison de le faire… Parce que le simple fait de culpabiliser et de s’interdire de le faire sont de TRÈS MAUVAISES raisons de ne pas le faire !

    Moi aussi j’estime avoir beaucoup de chance, mes poulettes sont plutôt du genre cool, elles ont fait leur nuit à un mois ou presque, n’ont quasiment jamais été malades (ou alors j’ai oublié !), je fais un boulot que j’adore au rythme où je veux (ou presque) puisque je bosse de chez moi, j’ai un homme très présent auprès de moi et des filles (il bosse aussi à la maison même s’il s’absente parfois plusieurs jours de suite), j’ai une femme de ménage (oh joie oh bonheur de la vie domestique) etc etc…

    Ca n’empêche, parfois j’en ai ras le bol, et je le dis ! J’arrête tout, je refuse de faire à bouffer, je hurle dès que mon regard croise la panière de linge à repasser, pète un câble au moindre jouet qui traine alors que je viens juste de tout ranger, ne réponds pas alors que c’est la 453ème fois que le mot « maman » est prononcé en l’espace de 5 minutes et j’en passe… Et je ne m’estime pas pour autant être une mauvaise mère, une mauvaise femme, une mauvaise moi. Je suis juste un peu fatiguée, un peu démotivée, et c’est NORMAL !!

    Il m’est même arrivée, une fois ou deux, de tout plaquer, comme ça, en pleine action, et de claquer la porte de l’appartement laissant homme et enfants pour aller m’assoir sur un banc au bout de la rue et souffler 10 minutes ! Une fois rentrée, je me suis expliquée évidemment, et puis c’est reparti comme si de rien n’était ;-)

    Vaallos, TU AS LE DROIT DE CRAQUER ! Ca ne remet absolument pas en question tes qualités de mère et de femme… Sois cool avec toi même ;-)

    • Miliochka, ce que tu racontes, c’est tout à fait moi. Mais je me retrouve aussi dans ce que dit Vaallos, parce que je culpabilise sans arrêt, alors que ça n’a pas l’air d’être ton cas, et tu as bien de la chance…
      Comme toi, je n’ai pas à me plaindre de mes enfants, qui sont plutôt cool, de mon mari qui participe grandement aux tâches et à l’éducation des enfants, j’ai une femme de ménage, un boulot qui me permet de passer beaucoup de temps auprès de mes enfants (l’enseignement) mais qui m’épuise, et m’use nerveusement… et je me sens souvent dépasser par tout (le linge, le ménage, le rangement, le tri, les repas…) et le manque de temps (pour cuisiner « plaisir », pour faire des activités, bouquiner…).
      Ce qui rassure, c’est qu’on a l’air nombreuse dans ce cas… (un peu).

      • La culpabilité, j’ai mis du temps à m’en débarrasser (foutue éducation judéo-chrétienne, enfin pour ma part), heureusement c’était avant que les enfants n’arrivent !
        Je sais bien que ça ne se fait pas en un claquement de doigt, qu’on ne le décide pas du jour au lendemain… J’aurais même du mal à te dire comment j’y suis arrivée. Mais ce dont je suis sure c’est qu’elle ne m’a jamais apporté rien de bon ! Et que je me sens beaucoup mieux maintenant.
        Allez les filles, on y croit, on y a le droit !! ;-)

        • C’est vrai que la culpabilité n’apporte rien, elle n’est pas constructive. Elle nous fait bloquer sur le passé au lieu de penser à l’avenir et à trouver des solutions. Mais c’est tellement ancré !! grrrrrr

    • Miliochka, ce que tu racontes, c’est tout à fait moi. J’ai des enfants plutôt faciles, un mari qui participe grandement aux tâches et à l’éducation des enfants, une femme de ménage, un boulot qui me permet de passer beaucoup de temps au près de mes enfants (l’enseignement), mais qui m’use et me fatigue beaucoup nerveusement… et pourtant je suis parfois à bout.
      Mais comme Vaallos, et contrairement à toi apparemment si j’ai bien suivi, je culpabilise aussi.
      Ce qui me rassure, c’est qu’on a l’air nombreuses dans ce cas-là…

    • Bon, c’est vrai que si on regarde ailleurs, on n’a jamais le droit de se plaindre ou de craquer, et pas non plus le droit de se réjouir et d’être content (pour tous ceux qui n’ont pas accès à ce qu’on a). Mais on n’est pas des robots, et s’il suffisait de se dire qu’on a de la chance permettait de se sentir mieux à tous les coups, le burn out n’existerait juste pas…
      J’ai envie de résumer par : l’auto-exigeance comme vraie plaie de la mère au foyer ?

  2. décidément, Fillozat me parle vraiment beaucoup !
    je me reconnais tout à fait dans ce que tu écris, le fait de ne pas se plaindre parce qu’il y a pire.
    aussi, cette impression de ne jamais tenir mes objectifs, cette barre toujours trop haute (et pourtant, je passe mon temps à la baisser, cette fichue barre !)

    • Les objectifs… Si je les baisse pour être réaliste, ou en me disant « au pire je ne ferai que ça », ça peut me déprimer quand je me rends compte du peu que je peux attendre d’une journée…
      Y’a les jours où ça va, on savoure sa chance, on arrive à caser pas mal de trucs (même si jamais autant qu’on voudrait ^^), et les autres où c’est obstacle sur obstacle, et une journée remplie de tâches ménagères…

  3. L’épuisement maternel reste un des plus grands tabous de notre société. Les femmes d’aujourd’hui ont acquis leur indépendance au prix fort ! Autour de nous, bon nombre de femmes se reconnaissent dans les traits caractéristiques énoncés dans le billet mais combien l’avouent ou osent en parler ? même à sa propre mère, on ose à peine parler de nos débordements de linge, de vaisselle et autre activités domestiques sous peine d’entendre « oui mais aujourd’hui vous voulez travailler, avoir des enfants et que tout se passe bien! Faut faire des choix ma fille et avoir des priorités ! « .
    Faute est de constater que la prévention dans ce domaine doit être faite. Mais qui doit sonner la sonnette d’alarme? le mari qui constate, avec désolation, les changements autant physiques que psychologiques de sa femme? ou bien le médecin de famille qui voit une mère de famille consulter pour « avoir un peu plus la pêche » mais qui font en larme au moindre « qu’est-ce qui vous amène ici? » ?
    Pour être passée par là, je ne cesse de me dire que « Je ne suis pas une pieuvre ! » et que je fais ce que je peux ! Mon mari est un amour de compréhension et un modèle de tolérance mais je m’aperçois que chez les copines, il n’en va pas de soit.
    Des lectures et de l’écoute, c’est bien tout ce que l’on peut offrir à toutes les mamans d’ici ou d’ailleurs pour se dire qu’elles ne sont pas seules et leur donner le soutien suivant « la force est avec toi super maman pieuvre ! » LOL.

    • Moi, j’en parle (trop?) à ma mère… et aujourd’hui ça vient de « clasher » ! Ele est du genre à m’aider, venir me faire du repassage de temps en temps, un coup de main pour les enfants tout ça, rien à lui reprocher de ce côté-là, mais quand je pète un plomb (la fatigue sûrement) et que je m’énerve parfois un peu trop (sur les enfants, mon mari) pour des choses qu’elle estime sans importance, elle ne le supporte pas et m’en envoie plein la tête gratos. Genre mon mari (si parfait) ne mérite pas ça, mes petits je leur fait peur quand je crie (genre, si seulement ils me craignaient un peu… quand je les gronde, ils rient!).. bref, je n’accepte pas qu’elle me balance tout ça à la figure, je culpabilise déjà tellement…

      • Et c’est bien normal de ne pas le supporter. C’est déjà ce que tu te dis toi-même, et venir te culpabiliser c’est loin de t’aider :(

    • Maman pieuvre, c’est ça ! Et pieuvre 7j/7… Y’a des jours où je regarde mon balai et je me dis juste que pfff j’ai même pas envie de le prendre. Et puis je le fais quand même, paske sinon y’en a partout, et qu’il faut bien le faire. Des fois où j’entends mon petit faire une bêtise et je me dis : … tant pis.
      Je vis ça comme un genre de fatalité, le revers de la médaille du métier de mère au foyer. Qu’est-ce qu’on y peut concrètement ? Je doute qu’on puisse toutes se payer une femme de ménage qui viendrait laver et ranger tous les matins. Et quelqu’un pour faire les repas. Et quelqu’un referait les vitres quand des petites mains pleines de compote viennent s’y poser juste après qu’on les a lavées.
      En parler et trouver du soutien a ses limites. Bien sûr que ça fait du bien de vider son sac, de se sentir moins seule, de voir que c’est pareil pour beaucoup. Mais le lendemain la situation est la même.
      Parfois j’ai l’impression que s’en plaindre c’est aussi se focaliser dessus et finir par ne penser qu’à ça. La dose est difficile à trouver :/

  4. c’est même nécessaire de craquer après on se sent mieux et non on ne peut pas tout gérer tout faire, on a aussi besoin de souffler, de prendre le large.

    • Ca fait partie des lectures difficiles ! J’ai pas mal de livres que je n’ai pas osé ouvrir parce que je sens qu’au début ça va faire mal, avant de faire du bien. Par moments je me sens prête et j’ouvre. Parfois ça permet d’avancer un coup et on se dit que ça en valait la peine

  5. Je me joins à vous pour confirmer les commentaires ci-dessus, toutefois je souhaiterais ajouter un bémol: et si on parlait plutôt de l’épuisement ou burn out des PARENTS?????

    Car dans mes souvenirs, quand notre premier pétait le feu jusqu’à 4h du mat’ tous les soirs, lorsque l’on se désolait de l’état de la maison qui s’encrasse plus vite qu’on ne la nettoie, quand on craquait et que l’on s’énervait (généralement à tour de rôle) devant le caractère très vif de notre bébé passé 1 an…. Et ben on était DEUX dans le même bain!!! on était tout aussi crevés, démoralisés et culpabilisés de s’énerver autant contre notre bout de chou (et c’est toujours le cas encore bien des soirs, surtout qu’ils sont 2 maintenant).

    Le papa était dans le même état que moi!!!! Pourquoi toujours tout réduire à la mère? certes c’est plus souvent la mère qui gère les tous petits dans encore pas mal de couple, mais si je regarde dans mon entourage, les couples (même des plus vieux, cinquantenaires) où le papa assume (ou subit) autant que la maman sont loin d’être rares!!!

    En tous cas merci pour cet article, qui a le mérite de montrer que le sentiment d’échec et de culpabilité est souvent pire encore que la seule fatigue..

    Nath

    • Je suis d’accord avec toi nous en ce moment, bien que nos enfants soient grands, on craque à deux.

      La parade ? Béni soit juillet avec une semaine chez leur grand-mère, et deux semaines en colo ! A nous les vacances de parents !

      • Aaaaaah tu me fais rêver! pour l’instant nos 2 gars on 3 ans et demi et 19 mois, l’aîné est chez les grands parents pour une semaine, mais rien que de n’en avoir qu’un (et le plus calme des 2 surtout^^), c’est une libération. Le top pour en profiter pleinement étant d’arriver à ne pas se sentir coupable d’être autant soulagés^^

    • C’est vrai, j’essaie généralement de remplacer mère/père par parent dans mes articles, et pourtant je ne l’ai pas fait, pour plusieurs raison.
      La première c’est que le livre parle des mères, et est écrit par une mère pour des mères.
      La seconde c’est que je suis une mère.
      Le livre aborde à un moment la question des pères, disant que certains pères au foyer souffrent également de ce type de situation. Cependant, et c’est ma troisième raison, je constate autour de moi une grande différence entre les pères et les mères. Les pères que je connais ne se mettent pas la pression, ne se fixent pas d’objectif, ne se font pas de liste à remplir. Les pères que je connais se fichent que le sol soit rutilant tant que tout le monde est bien portant. Ils n’entrent dans aucun concours du père parfait ou indigne. Ils ne se sentent pas en compétition les uns avec les autres. Ils regardent chez eux bien plus qu’à côté pour comparer (que ça soit pour trouver du pire ou du meilleur). Les pères que je connais ont un côté beaucoup plus pragmatique, à gérer les urgences, et à se fiche de ce que pourront penser les voisins si les enfants sortent avec des vêtements tâchés ou non coordonnés.
      D’ailleurs, n’est-on pas, nous les femmes, plus facilement indulgentes que critiques quand on voit un père sortir avec des enfants habillés n’importe comment ? Alors que si c’est la mère qui accompagne, l’œil est tout de suite plus critique…

  6. J’étais comme toi, je me refusais à me plaindre ou me dire que j’étais épuisée et puis un jour ça a changé, j’ai enfin accepté que j »étais moi avec mes failles et mes défauts et que j’avais le droit de craquer et depuis ça va mieux, je prends du temps pour moi et je trouve un meilleur équilibre

    • Je n’arrive pas à comprendre ce blocage : pourquoi est-ce si difficile de se donner le droit de ? Et d’arrêter de comparer avec les autres…

  7. Merci beaucoup Vallos de ta contribution qui a manifestement fait écho à nombreuses et nombreux d’entre nous…!!! J’en fais partie, et Mr D aussi!! J’ajouterai à la longue liste de ce qui est déstabilisant et fragilisant dans l’élevage d’affreux l’absence de certitude quand au moment où viendra la relève… pas de congés, pas de jours fériés, pas de RTT, pas de conseil syndical, pas de médecine du travail… cette comparaison est bien évidemment peu pertinente à de nombreux égards mais la réalité est là: il faut pouvoir se protéger, protéger la satisfaction de ses besoins premiers notamment…Courage Vaallos, et prend soin de toi surtout!!!

  8. Moi aussi ça me parle. Et je suis sûre que ça parle à Phil aussi. Je refuse de dire quand ça va mal (il le constate de suite à mon caractère celà dit. Je sais pourtant que j’ai tord, que je devrai en parler, mais l’impression de ne pas être à la hauteur et la honte de ce constat est, malheureusement pour moi, le plus fort, encore maintenant.
    Bon ben après « Fais toi confiance », j’ai trouvé mon prochain Filliozat à lire alors. ^^
    Il faut juste se rendre compte que nous aussi, parents, ont a des besoins et des limites. Et accepter qu’il est tout à fait normal de vouloir du temps pour soi, pour prendre soin de soi et ainsi, rester en forme pour s’occuper des petits bouts.
    (et vive les grands parents qui nous permettent de souffler! ;) Même si Surprise est trop jeune pour que nous le laissions une semaine complète chez eux…) (ou alors c’est moi qui, malgré tout, ne suis pas encore prête à le lâcher une semaine? ;) ^^)

  9. Oh oui, burn out, envie d’étrangler, ne plus savoir quoi faire, vouloir trop en faire, se sentir débordée et j’en passe, oui !!!

    Je vais me faire une orgie de Fiolliozat quand mes finances iront mieux je pense :)

    • Clem notre bibliothécaire est encore en vacances mais j’ai « J’ai tout essayé » en deux exemplaires (2 cadeaux!) donc je vais en mettre un à disposition de la bibli volante. Si tu veux que je te l’envoie, fais-moi un petit mail avec ton adresse postale… en attendant que tes finances aillent mieux!

  10. Pingback: Prendre du temps pour soi lorsque l’on est maman #mini débriefing « Les Vendredis Intellos

  11. je viens de m’inscrire et je recherchais exactement ce type d’article… je suis en congé parentale avec une grande de 6 ans et un petit de 2 ans et le « burn out meuh non pas moi » me conviens tout a fais!!!! comme vous je ne m’autorise pas a me plaindre, bah quoi je l’ai voulu ce temps « idyllique » a la maison a élever les enfants! et puis c’est pas compliqué quand même comme certaines personnes me l’ont fais remarquer!!! j’ai honte parfois des voir des miettes sur le sol ou une tache de cacao sur la table alors que quelqu’un frappe a la porte de la maison, j’ai honte aussi de m’entendre crier sur eux (enfin surtout sur le petit avec qui j’ai l’impression de n’arriver a rien et surtout pas a l’aider a grandir ni a l’éduquer…) je m’oblige a tout gérer et a faire en sorte que mon mari soit « tranquille » le plus possible : bah oui il travaille LUI!!!!! moi je passe du bon temps a la maison!!!! je ne sais pas comment faire a longueur de journée entre le ménage, les courses, le linge et les repas il faudrait que j’arrive a caser dans tout ça les jeux avec la grande, puis avec le petit et être disponible en tant que femme aussi????? je suis dans une période ou je m’interdis de me plaindre même si je suis dépasser et que je cherche des solutions, du soutien et des astuces pour m’épanouir et être une meilleure mère, meilleure épouse et meilleure femme au foyer… si vous avez je suis preneuse!!!! allez je vais zieuter les autres articles!!! merci pour votre mine de lecture

    • Merci à vous pour ce commentaire. J’aimerais pouvoir vous aider mais je suis tellement au même point !
      Tout ce que j’ai pu faire pour avancer, c’est simplifier au maximum les tâches répétitives afin qu’elles prennent moins de temps et d’énergie :
      Des jouets rapides à ranger dans des caisses pour pouvoir faire le sol
      Des bacs pour trier le linge quand on se déshabille et n’avoir plus qu’à verser dans la machine
      L’enchaînement le plus efficace possible dans les tâches pour gagner quelques minutes
      Bientôt je l’espère un sèche linge
      Ce genre de petites astuces…
      J’ai la chance d’avoir un mari fort conscient du travail que j’ai, ayant lui-même dû tenir un appartement pendant quelques années lorsqu’il était plus jeune. Ainsi il n’a pas vu de problème à ce que j’ai les matinées pour moi le week-end, tandis que lui dispose de l’après-midi.
      Tout est fait d’ajustements, mais la sensation de ne jamais être à la hauteur, elle, reste permanente :/

  12. Pingback: Mes réactions impulsives « Les Vendredis Intellos

  13. Pingback: [Les vacances des VI] Sur ma table de nuit, il y a… | Les Vendredis Intellos

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