La méthode sans perdant pour devenir parents efficaces au quotidien – 3e partie

Si vous désespériez de trouver une méthode ou des techniques efficaces et bienveillantes pour assainir vos relations avec vos enfants ou vos ados sans leur crier dessus ou avoir l’impression de parler pour le vent, cet article et ce livre sont faits pour vous ! Si vous pensez avec tristesse ou agacement que plus ils grandissent, plus c’est compliqué de se comprendre mutuellement et de bien vivre ensemble, vous êtes au bon endroit pour trouver des solutions sur-mesure ! Même si ici, personne ne vous souffle vos propres solutions, les techniques sont efficaces et faites pour que chaque famille, avec ses différences et ses spécificités, puisse trouver les solutions qui satisfont chacun. Seulement, il n’y a pas de recette miracle, il faut vraiment le vouloir, d’une part, et s’y mettre pour de bon !

Dans la première partie nous avons vu que l’écoute active permet d’éliminer une bonne partie des problèmes de nos enfants, et leur restaure leur confiance en eux car ils sont à même de trouver leurs propres solutions de façon de plus en plus autonome.

Dans la seconde partie, nous avons vu que le message « je » réduit significativement aussi une grande partie des problèmes parentaux (par rapport à la relation parents-enfants).

Dans cette troisième partie d’étude du livre Parents efficaces au quotidien (tome 2) de Thomas Gordon, nous allons voir comment aborder les conflits restants pour nous parents quand le message « je » ne suffit pas, et pour ce faire nous devons employer les méthodes de résolution de conflit, et principalement ce que Thomas Gordon appelle la « méthode sans perdant ».

 

Voici le schéma, tiré du livre, qui montre où nous en sommes.

Attention aux obstacles !

« Le concept ‘sans-perdant’ est au coeur même de notre méthode et de notre philosophie. Il joue un rôle crucial dans la résolution de conflits qui, sinon, finiraient par endommager la relation parent-enfant et par bloquer chez les enfants le développement de leur autonomie. Et même si les parents ont appris des techniques d’écoute efficaces, il ne trouveront pas beaucoup d’occasions de les employer s’ils continuent à avoir recours à des méthodes où il y a un gagnant et un perdant. (…) Les enfants ne partagent pas volontiers avec des parents qu’ils craignent.« 

Le dilemme de la discipline

« Dans la pratique, discipliner les enfants par des récompenses et des punitions (…)  comporte pour le parent des embûches, dont certaines sont des plus dangereuses et souvent destructrices pour la relation parent-enfant. En premier lieu, les parents vont inéluctablement voir leur pouvoir se détruire (…) [Q]uand les enfants grandissent (…) [l]es récompenses autrefois goûtées sont maintenant regardées avec indifférence. Face aux punitions, les enfants commencent à résister et à se révolter. (…)

Les parents qui ont lourdement misé sur la discipline quand leurs enfants étaient tout jeunes découvrent avec consternation qu’ils sont désarmés quand leurs enfants atteignent l’adolescence. Ils se rendent compte alors qu’ils ne disposent d’aucun système de rechange pour influencer leurs enfants. C’est pourquoi les années de l’adolescence, dans la plupart des familles, sont vécues dans la frustration, la dépression et les crises.

Les parents voudraient bien, naturellement, voir leurs enfants devenir responsables, respectueux des autres, coopératifs, heureux et pleins de santé. »

Alors que fait la méthode sans perdant ? Eh bien elle ne contraint, pas : « elle ‘incite’ Elle incite les enfants à modifier un comportement inacceptable. Elle les incite à prendre des engagements et à les respecter.« 

Le mythe de la douce autorité

« Si bienveillante que soit l’intention, ce ne sont pas les sentiments du dictateur qui sont en question, mais les résultats du pouvoir sur ceux qui les supportent. (…) Dans la méthode autoritaire, l’enfant a peu de raisons d’aimer ses parents. Dans la méthode permissive, les parents ont peu de raisons d’aimer l’enfant. »

Cela paraît un peu fort en première lecture, mais si on regarde les conséquences et les relations sur le long terme, il y a du vrai là-dedans.

Se cantonner dans la méthode autoritaire ou la méthode permissive pour résoudre les conflits mène au ressentiment ou à la soumission, alors que dans la méthode sans perdant, « le parent et l’enfant partent ensemble à la recherche d’une solution qui tiendra compte des besoins de chacun d’entre eux. »

 

Les 6 étapes de résolution de problème de la méthode sans-perdant :

  1. e étape : Définir le problème
  2. e étape : Envisager des solutions possibles
  3. e étape : Evaluer les solutions possibles
  4. e étape : Choisir la meilleure solution
  5. e étape : Appliquer la décision
  6. e étape : Evaluer les résultats ultérieurs

L’avantage de cette méthode est aussi qu’elle peut s’appliquer à résoudre les conflits et tensions de la vie de tous les jours : pas seulement en famille, mais aussi dans le couple, au boulot, entre groupes, et même entre pays, soit n’importe quelle relation humaine ! Ce n’est pas moi qui le dit, mais je le crois volontiers : je pense que la coopération, car c’est bien de cela qu’il s’agit finalement, est en effet une voie royale de résolution de problèmes au sens large !

Contraintes de temps et interruptions

A la difficulté qu’éprouvent beaucoup de parents de trouver le temps d’organiser avec leurs enfants une séance de résolution d’un conflit ou de solution d’un problème, Thomas Gordon répond que cela n’a rien d’étonnant : « En premier lieu, les enfants (et les adultes aussi) goûtent rarement l’idée d’affronter un conflit et de passer par le douloureux processus de la confrontation, de travailler à la recherche d’une solution et de parvenir à un compromis qui modifie leur comportement. La plupart des gens préfèrent éviter la résolution de conflit. Il est plus simple et plus confortable de lire, de regarder la télé, ou encore de différer ou d’éviter le problème, dans l’espoir qu’il va disparaître de lui-même. »
« Les parents doivent émettre des messages « je » vigoureux s’ils veulent réussir à entraîner leurs enfants dans une résolution de conflit :
  • J’ai besoin que ce problème soit résolu maintenant parce que je ne veux pas que mes besoins soient ignorés plus longtemps. 
  • Ce problème doit être résolu parce que je suis sacrément malheureuse !
  • Je sais que vous êtes occupés pour l’instant, mais j’aimerais qu’on essaie de trouver dès que possible une solution à ce problème. Quand ?
  • Je sais que vous ne voulez pas parler de ça, mais moi je le veux ! Je ne veux pas que les choses restent comme elles le sont. « 
 Des techniques de parents pour éviter les interruptions : débrancher le téléphone, s’assurer que les amis ne vont pas arriver, fixer une heure précise pour le jour suivant, choisir un instant où personne n’a une élission de télé favorite, et ainsi de suite.
La résolution d’un problème ‘sans-gagnant’ prend du temps, mais « à long terme [elle fait] gagner du temps. Pourquoi? Parce que, quand un problème ou un conflit entre personnes est résolu de sorte que les besoins respectifs de chacun seront satisfaits et que chaque partie accepte la solution, il y a beaucoup moins de chance que le problème resurgisse. Chacun est motivé pour appliquer une solution qui le satisfait. »
 Pour tous ceux qui ont l’impression que la méthode ne marchera pas avec leurs enfants, ou qu’ils ont l’impression d’être ridicules, ou qu’ils se sentent souvent trop épuisés pour s’y mettre… Thomas Gordon donne des pistes :
  1. Expérimenter la méthode sans-perdant quand il n’y a pas de conflit brûlant, « ici et tout de suite », pas d’émotions fortes telles que colère, frustration, ressentiment. (par ex: Comment allons-nous passer toue ensemble le prochain congé? ouComment pouvons-nous résoudre le problème que j’ai quand je dois vous réveiller trois ou quatre fois le matin pour que vous soyez à l’heure à l’école?) En commençant par une résolution de conflit de ce type de prévention, non seulement la méthode paraît moins complexe, mais les parents auront une chance de voir avec quelle bonne volonté les jeunes sont prêts à accepter les solutions qui aideront leurs parents (pourvu, bien sûr, que leurs propres besoins soient également satisfaits).
  2. Il est préférable de choisir un problème qui rend l’enfant malheureux parce que ses besoins n’ont pas été satisfaits dans le passé. Dans de tels problèmes, l’enfant a vraiment un bénéfice à retirer de la résolution du conflit. (par ex: Tu détestes que nous te rappelions chaque soir qu’il est l’heure d’aller au lit. Essayons de trouver une solution qui soit acceptable pour toi et aussi pour nous. )
  3. Une fois que les enfants ont un petit stock d’expériences dans lesquelles ils ont, eux, retiré un grand avantage de la résolution de conflit, ils seront beaucoup plus disposés à participer à une recherche de solution quand ce sont les parents qui n’obtiennent pas la satisfaction de leurs besoins.
 Quand les enfants s’en vont pendant une résolution de conflit
Les pistes :
  1. Passer à l’écoute active, pour mieux comprendre pourquoi ils cherchent à esquiver la discussion.
  2. A condition d’être authentiquement disposé à reporter cette conversation, prenez un rendez-vous pour plus tard.
  3. Sinon, un fort message « je » s’impose alors (ex : Quand j’ai un problème et que vous m’ignorez ou que vous fuyez, je me sens vraiment frustrée et je pense que vous ne vous souciez guère de moi.)
  4. Attention, si on laisse nos enfants fuir une demande de résolution de conflit, il apprendront très vite à esquiver nos tentatives ultérieures par la même réponse évasive ! « C’est à peu près comme dans un mariage : si vous êtes décidée à avoir une bonne relation, cela exige une vigilance permanente. Et il ne faut jamais laisser à la confusion le temps de s’installer, si vous voulez que votre union marche bien. La résolution d’un problème est toujours bénéfique, à moins que quelque chose accroche et qu’il y ait l’un des deux qui ne désire pas que les choses tournent bien. »
Quand les enfants ne s’en tiennent pas à leurs engagements 
[Si l]a méthode sans-perdant accroît grandement la probabilité de voir les enfants tenir leurs engagements, mais elle ne le garantit certainement pas (…) [,] particulièrement avec les jeunes enfants.
Alors :
  • Quand l’enfant qui était d’accord pour tenir un engagement ne s’y est pas tenu, ne pas le faire à sa place, sinon on lui enseigne qu’il n’est pas tenu de respecter une décision et de tenir un engagement, puisque éventuellement quelqu’un l’exécuterait à sa place.  
  •  Adresser un vigoureux message « je » exprimant vivement ce qu’on ressent en voyant son enfant ou ses enfants négliger ses/leur(s) engagement(s) . (par ex : Quand nous faisons un marché et que vous ne le respectez pas, je n’obtiens pas l’aide dont j’ai besoin, et je le supporte très mal.)
  •  Ne pas tomber dans le piège de la méthode autoritaire, sinon cela brise toute la démarche et la confiance, et empêche alors d’obtenir des enfants qu’ils soient plus responsables et autodisciplinés.
  •  « Devenir responsable et digne de confiance ne s’obtient pas en une seule leçon ; il y faut de la pratique, tout comme pour apprendre à jouer du piano ou au tennis. »
Les moyens d’accélérer ce processus d’apprentissage : 
  1. Emettre un message « je »
  2. Passser à l’écoute active
  3. Emettre un message « je » plus vigoureux
  4. Revenir à la résolution de problème pour voir si une meilleure solution peut être trouvée
  5. Mettre en résolution de problème la difficulté pour l’enfant de respecter son engagement.

Les solutions irréalistes que proposent les enfants

  •  Se souvenir que les jeunes enfants se représentent mal la facilité ou la difficulté d’une tâche, et ne pas les obliger à s’en tenir rigoureusement à leurs premiers engagements (autrement dit on vient à la 6e étape : évaluer les résultats ultérieurs et on cherche ensemble ou laisse au jeune enfant trouver une autre « meilleure » solution)
  • Pour un enfant qui a du mal à s’affirmer lui-même et qui par désir excessif de plaire aux autres, en arrive à renier ses propres besoins, vérifier avec lui s’il ne révèle pas un excès de soumission ou un manque d’affirmation de soi.

Préparer le terrain avec les enfants pour mieux réussir ensemble.

« [L]es parents qui réussissent le mieux à introduire la méthode sans-perdant dans leur famille (en particulier quand les enfants sont déjà grands, et par conséquent accoutumés aux méthodes autoritaire et permissive) sont ceux qui ont fait l’effort d’expliquer la méthode nouvelle avant de commencer à l’utiliser. »

Quand les besoins sont clairs, les solutions apparaissent.
Des séances de résolution de problèmes prévues régulièrement
J’en ai envie depuis longtemps, mais les quelques unes que j’ai tentées ces dernières années n’ont pas été très concluantes, sauf que je n’avais pas entre les mains la méthode Gordon : A nous enfin les cercles de famille !

« Certaines familles établissent un programme de séances familiales de résolutions de problèmes qui ressemblent à celles d’un comité d’entreprise. Les avantages de cette technique sont évidents. Voici quelques recommandations pour les rendre plus efficaces :

  1. Ne les faites pas durer trop longtemps. Souvenez-vous que les enfants se fatiguent et se lassent vite.
  2. Certains conflits exigent une résolution immédiate, donc les séances régulières ne remplacent pas celles où l’on aborde les problèmes qui ont un besoin urgent d’être résolus.
  3. N’ayez recours aux séances familial que quand les objectifs impliquent l’ensemble des enfants. Les autres enfants s’ennuient si l’on passe beaucoup de temps sur des conflits qui concernent un seul enfant et un seul parent.
  4. Quand la liste des problèmes est longue, décidez en famille de ceux qui auront la priorité. Les questions de moindre importance pourront être remises à la séance suivante.

Conclusion 

D’autres astuces et pistes sont évoquées dans le livre de Thomas Gordon, Parents efficaces au quotidien (tome 2) , et de nombreux exemples et témoignages enrichissent la méthode , c’est pourquoi le lire apporte réellement, même si mon article en trois parties est assez important pour en retracer les lignes majeures de façon suffisamment fidèle, j’espère. Ces exemples donnent vraiment de l’eau au moulin, comme on dit ;  ça en vaut le coup !
J’applique depuis peu les techniques de ce livre, petit à petit, et on voit vraiment des résultats dans les comportements des enfants comme dans les miens, malgré mon épuisement actuel, alors imaginez quand on est en pleine forme ! Cela ne se fait pas en un jour, bien sûr, mais cela apporte un réel réconfort : enfin des méthodes applicables pour tous les âges et pas seulement les bambins et petits, et pas juste de la théorie ! Car vouloir bien faire ne suffit malheureusement pas, alors au boulot !

Maybeegreen

 

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11 réflexions sur “La méthode sans perdant pour devenir parents efficaces au quotidien – 3e partie

  1. Merci pour cet article qui reprend les bases de Gordon!
    J’aime beaucoup cette méthode, et elle m’a apporté bien de choses.

    je trouve quand même que « sans contrainte » ça n’est pas tout à fait faisable avec un tout petit. En tout cas j’avais commencé à faire cela quand mon fils avait entre un an et deux ans, et au final je me suis retrouvée dans la situation de perdante dans bien des cas. Parce que je disais mes besoins, je faisais confiance en mon enfant, et… bien il s’en moquait royalement. Pour ma part, si je n’avais pas trouvé d’autres auteurs qui se penchent plus sur cette période, j’aurais probablement laissé tomber l’éducation bienveillante avec mon fils de 2 ans à l’époque. Tout ce que cela m’a donné c’est une mauvaise confiance en moi car dans bien des cas ça ne marchait pas du tout, j’ai beaucoup douté. Et ai été sauvée par un atelier Faber & Mazlish ainsi que les ouvrages d’I. Filliozat.

    Même si au maximum on parle de ses besoins à soi, et que les tout petits peuvent être capables de l’entendre et d’agir en conséquence (parfois à notre grande surprise, très régulièrement même , avec mon fils de 3 ans!), il reste quand même des fois où quelquechose n’est pas possible pour l’adulte, mais le bambin, aux prises avec des émotions, ne peut pas en tenir compte dans son comportement. Je suis bien d’accord que c’est peut être parce que l’adulte n’a pas fait quelquechose, n’a pas eu la bonne parole, mais le discours de Gordon me laisse parfois à penser que parce qu’on n’a pas mis en place un environnement adéquat, on devrait en subir les conséquences sans respecter nos limites à nous. En l’occurrence laisser nos enfants faire des choses qui ne nous conviennent pas.

    Ce qui ne veut pas dire non plus que l’enfant grandissant, il ne faut pas remettre en cause les situations où jusqu’à présent il avait été contraint… bien au contraire. Disons que je suis d’accord avec la façon de voir les choses de Gordon, et en même temps je trouve que ce n’est pas vraiment clair pour les tout petits. Il manque quelquechose pour les tout jeunes enfants, de moins de 4 ans, qui n’ont pas encore tout à fait la possibilité de se mettre à la place de l’autre totalement (je sais qu’il y a un chapitre là dessus mais il est rikiki !!). Or c’est souvent pendant cette période que les parents sont le plus demandeurs de « conseils ». Au risque de passer à coté d’une façon de faire très puissante, mais qui ne peut réellement être mise en place qu’après plusieurs années.

    Voilà, c’était juste pour débattre sur le sujet car je suis avide de connaitre vos avis :-)

    • Merci pour ton témoignage et ton commentaire Clochette.
      En fait, pour les moins de 4 ou 5 ans, on peut avec bonheur lire et s’inspirer du « Quotidien avec mon enfant » de Jeanette Toulemonde sur lequel j’ai écrit un article évoquant les grandes lignes et les astuces qu’il aborde pour les bébés et les bambins : https://lesvendredisintellos.com/2012/02/02/vivre-et-faciliter-le-quotidien-avec-lenfant/

      , et aussi on peut user des techniques proposées par Isabelle Filiozat dans « J’ai tout essayé » !
      Il y a un ou plusieurs articles sur ces deux supers livres dans les VI, tu devrais avoir un assez bon avant-goût !

      Pour moi, l’ensemble de la méthode Gordon (car il n’y a pas que le message « je » à en retenir) est plus utile en effet à partir du moment où l’enfant est assez riche en moyens de communications pour que l’échange puisse être suffisant pour les deux parties? Car même si Gordon propose de s’en servir dès le début, et pour ce qui est de l’écoute active, je suis assez d’accord et c’est un point important et qui sera utile toute la vie… le reste, pour les tout-petits, est, à mon goût, plus une tentative de deviner les besoins des tout-petits par tâtonnement, à mon sens, chose que nous essayons tous avec plus ou moins de patience…

      Je suis curieuse de lire la suite des commentaires ;)

      • Oui,
        je connais très bien la littérature depuis plusieurs année (y compris Jeannnette Toulemonde, tous les Filliozat, Faber & Mazlish et bien d’autres encore), pour cause j’anime des ateliers Faber &Mazlish pour parents et éducateurs (on en a aussi, et c’est toujours super intéressant).

        et on a une bibliothèque bien fournie dont les 3/4 des ouvrages m’appartiennent en fait :)
        Ce qui m’a vraiment aidée, c’est Faber & Mazlish, et puis ensuite « J’ai tout essayé » quand il est sorti (dommage, mon fils avait déjà plus de 2 ans il me semble)
        Et je suis tous les articles des VI depuis assez longtemps :-D
        Donc pour les parents de tous jeunes enfants je recommande en général vivement de commencer par ces ouvrages-là qui sont plus adaptés, et de compléter avec les Gordon par la suite.

        Après, j’avais aimé plein de messages de ce livre, comme le fait que les parents n’ont pas besoin de faire front, à qui appartient le problème, quels sont les besoins de chacun, la fenêtre d’acceptabilité, le ballon émotionnel, etc. On complète beaucoup les ateliers F&M par ces concepts là qui sont très complémentaires. Disons qu’ensuite pour en être convaincu par Gordon, je pense qu’il faut le vivre, et avec un bambin c’est pas gagné en pratique. Voilà, donc je suis tout à fait d’accord avec toi. Et c’est un bonheur de découvrir maintenant qu’à 3 ans mon fils est capable de modifier son comportement quand je lui indique mes besoins. Mais avant j’avais du coup des attentes trop élevées, sans doute, ou plutôt j’étais déçue que ça ne fonctionne pas trop.

  2. Merci beaucoup de cette contribution!!! Personnellement j’apprécie énormément cette approche « sans perdant » dans la mesure où elle comble mes besoins de parents (d’être respecté, de voir les règles de la famille respectée) tout en ne me mettant pas mal à l’aise vis à vis de mes propres souvenirs d’enfant (j’ai la malchance de me souvenir beaucoup trop précisément de la frustration de ne pas pouvoir décider moi-même des priorités à adopter!!!). Au quotidien, elle s’est avérée très efficaces avec mes enfants, probablement aussi parce qu’elle était en adéquation avec ma manière d’envisager mes rapports avec eux…

  3. Je débute cette technique depuis quelque mois avec mon fils de 3 ans et demi. J’aime bien le principe car je trouve qu’il permet de faire réfléchir les enfants, de les prendre en compte, tout en posant nos propres limites. Le tout sans rapport de force ! Personnellement, je trouve que la présentation faite par Gordon montre bien les principes, mais qu’on voit mieux comment faire en pratique en lisant Faber et Mazlish… Je crois qu’il faut préciser que pour réussir, il faut arrriver à bien définir les besoins de chacun par une écoute préalable, sinon on va dans le mur… Mon fils adore le fait de me voir noter ses propositions, même si elles sont trés farfelues, mais je suis quand même obligée de fournir moi même pas mal de « cartouches ». Les trois fois où nous avons tenté, nous sommes ressortis contents, pour quelques jours : par exemple pour le rangement du salon, il faudra manifestement en rediscuter ! Mais je pense, qu’avec le temps, toute la famille va trouver ses marques et nous serons de plus en plus « performants ». Mme D. on attend tes exemples de résolutions de conflits réussis (les occasions ne doivnet pas manquer), ça nous aiderait d’avoir davantage d’exemples concrets.

    • Oui, des exemples, des exemples :D
      L’épuisement des mois précédents fait que j’ai du mal à retrouver mes propres exemples de résolutions de problèmes… et les enfants sont très fatigués aussi en ce moment et donc à part de l’attention et de l’écoute active, le reste doit attendre en ce moment… que nous ayons tous repris du poil de la bête !

  4. Pingback: Mettre de l’eau dans le vin familial {mini-débrief} « Les Vendredis Intellos

  5. Les trois fois où nous avons tenté, nous sommes ressortis contents, pour quelques jours : par exemple pour le rangement du salon, il faudra manifestement en rediscuter ! Mais je pense, qu’avec le temps, toute la famille va trouver ses marques et nous serons de plus en plus “performants”. Mme D. on attend tes exemples de résolutions de conflits réussis (les occasions ne doivnet pas manquer), ça nous aiderait d’avoir davantage d’exemples concrets.Thangs.

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