Je ne pensais pas neuroner cette semaine mais voilà, Mme Déjantée a envoyé un e-mail avec un texte qui m’a attiré :
« La méditation comme remède au mal de l’apprentissage ».

L’article présente le livre de Jeanne Siaud-Facchin, Comment la méditation a change ma vie… Et pourrait bien changer la votre (O. Jacob), et sa proposition au gouvernement : que la méditation devienne obligatoire dans les classes.

C’est une proposition complétement loufoque et « new age », non?
En fait, pas tant que ça.

La méditation ne demande pas forcément de s’assoir en tailleur, d’écouter une musique particulière ou je ne sais quoi d’autre. Il peut s’agir tout simplement de fermer les yeux en silence et d’écouter sa respiration par exemple.
Elle peut être suivit d’un moment de prise de parole chacun à son tour, pour développer sa confiance en soi – pour parler devant les autres – et son écoute.

Surtout, la méditation permet de se « poser », dans le sens de faire une pause, et de prendre conscience de l’instant présent, du corps, des émotions que l’on ressent etc.

Face a la violence, la praticienne répond méditation. Face aux petits conflits aussi. Et les parents ne sont pas hors boucle; eux qui à ses yeux devraient aussi s’y mettre un peu pour adoucir l’heure des devoirs.
Mme Siaud-Facchin qui a beaucoup travaillé sur l’enfant surdoué et sur la difficulté scolaire propose là un autre chemin. A le lire, il semble à la portée de tous. En racontant son ouverture a ce nouvel univers, la psychologue veut surtout convaincre de la facilite de ce chemin. Et si on lui laissait le mot de la fin c’est sûrement un « méditez vous verrez » qu’elle aimerait lancer.

Marie Wolf