On fait comment quand on parle pas ? {mini-debrief}

Avant d’avoir des enfants, je stressais à fond sur  un truc : comment communiquer avec quelqu’un qui ne parle pas à peut prêt distinctement avant -au moins- 2/3 ans ???

Franchement, je me demandais comment je ferais !

Et finalement, après avoir eu deux enfants… j’ai compris ! J’ai compris que 1/c’est pas parce qu’on parle pas avec des mots qu’on n’est pas capable de se faire comprendre, de 2/ c’est pas parce qu’on communique pas par la voix qu’on ne peut pas communiquer autrement et 3/que nous, parents, on est finalement bien plus capables de comprendre un paquet de trucs chez nos enfants , alors qu’autour, les non habitués à côtoyer NOS chères têtes blondes ou brunes restent largués !

C’est le sujet abordé cette semaine chez plusieurs gambergeuses des VI, à savoir, la communication : Miliochka partage sa propre expérience d’une communication gestuelle qui s’est faite tout naturellement avec sa fille ! Quoi de mieux, en effet, de se connaître assez pour pouvoir communiquer d’une manière assez riche pour que notre corps lui même se mette sur la même longueur d’onde qu’une personne très proche. Ce qui est intéressant, en plus, c’est que Miliochka n’avait jamais entendu parler de Monica Companys et sa fameuse méthode du « signe avec moi », et elle l’a en fait appliqué instinctivement !

Miliochka développe également le sujet, scientifique qu’elle est, sur l’aspect purement technique du langage chez le mammifère que nous sommes. (Et personnellement, pour avoir beaucoup pratiqué le « signe avec bébé » notamment avec ma grande dragonne, je trouve vraiment que ça nous offre effectivement un mode de communication autre, et que via cela, nos enfants savent aussi communiquer et écouter autre chose que le langage parlé, et ça c’est vraiment bien pour eux !)

De son côté, Une Mère Ordinaire partage avec nous sa lecture de Pleurs et Colères de l’enfant de Aletha Solter : avoir lu ce livre l’a aidé à percevoir les pleurs et cris de son enfant d’une autre manière que ce qui est classique vu : un enfant qui pleure c’est normal, un enfant qui pleure c’est pénible, ça ne sert à rien, etc… Alors que Solter souligne avec beaucoup de justesse que l’enfant qui pleure s’exprime avec ses propres moyens disponibles. Et que du coup, si on tente à tout prix de l’empécher de pleurer (en criant, en lui mettant une tétine dans la bouche, en lui donnant à téter systématiquement, etc…), c’est l’empécher de s’exprimer, alors que parfois l’enfant a besoin de pleurer pour faire sortir ses émotions. Alors du coup s’il pleure, on le pose et on revient le chercher quand il s’est calmé ? NON ! on peut laisser son enfant pleurer si on voit (et pour l’avoir pratiqué, notamment vis à vis des fameux pleurs de décharge) qu’il en a besoin, mais être présent, que notre enfant sache que nous restons prêt à accueillir ses émotions, que nous ne fuyons pas devant ça. Alors ça n’est clairement pas évident en tant que parent, c’est clair, car les pleurs sont là pour nous rendre nerveux et pour nous donner envie de chercher une solution à tout prix…. j’avoue que ça m’est déjà arrivé, notamment quand ma dragonne avait des grosses périodes de pleurs inconsolables, d’être là avec elle mais de mettre des boules quies pour ne pas me sentir envahie par le volume sonore et pouvoir rester 100% empathique, sinon la nervosité m’envahissait et je ne pouvais plus être disponible.

Marie Wolf quand a elle partage avec nous justement une question sur les solutions proposées aux parents et enfants confrontés à l’autisme. Son article fait suite à celui écrit il y a peu, parlant des origines de l’autisme. Là elle se concentre plus sur les méthodes organisés pour aider les enfants autistes à vivre leur vie. J’ai trouvé vraiment très intéressant et touchant ce partage très intime de sa part, notamment la remarque sur la notion de « soigner », comme s’il fallait forcement soigner, donc normaliser, ce qui n’est pas normal aux yeux de la société actuelle qui cherche à beaucoup niveller chaque être humain… que l’égalité soit confondue avec conformité. En fin de compte, Marie Wolf confirme que ces méthodes aident grandement à gérer la vie d’une personne autiste, mais que de « soigner », on n’en est pas là, une personne autiste reste elle même et a plus à apprendre à vivre sa vie en tant que personne, avec son autisme, plutôt que tenter de se conformer pour entrer dans la masse invisible et pareille. Du moins, c’est ce que j’ai ressentit très fort dans son article, sans doute parce que je partage très fort ce point de vue, vis à vis du « tous pareils ».

J’ai trouvé vraiment, une fois de plus, très enrichissant de lire ces billets dans une approche de liens communs à commenter en tant que Marraine, ça nous permet de voir les choses sous un autre angle, très riche.

MamanDragon

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.