Faire le choix d’être parent : quelles conséquences ? [mini débrief]

Wouhou, quelle titre ! Vous en frémissez hein ?!

En tous cas, on ne peut pas le nier : devenir parent change radicalement la donne, dans tous les domaines de notre vie. D’abord dans notre vie quotidienne, où le temps devient une denrée rare et où l’organisation devient une compétence in-dis-pen-sable. Dans notre vie de couple ensuite, dont le rythme et les habitudes se trouvent forcément bouleversées. Dans notre tête, dans notre cœur, où toutes les priorités sont chamboulées, où toutes nos pensées sont le plus souvent dirigées vers ce petit bout d’amour si dépendant et si attachant. Et puis, lorsque la reprise approche, c’est aussi notre métier, notre vision de celui-ci, notre envie de nous y investir et nos compétences qui s’y rattachent qui se trouvent remis en question.

C’est ce que nous explique Madame Koala, d’un point de vue beaucoup plus positif que celui qu’adoptent généralement la société et les employeurs en voyant une employée devenir mère. Car devenir parent, c’est avant devoir se remettre sans cesse en question, résister à la pression, à la fatigue tout en restant performant et alerte (enfin, autant que possible… mais souvent bien plus que ce dont on se croyait capable avant !!), apprendre à tout faire d’un bras aussi (bon ok, pas sûre que ça soit LE truc qui va faire rêver votre employeur) mais également acquérir un sens plus aigu des responsabilités. Il semblerait même que « 95 % des femmes cadres estiment qu’élever des enfants leur apporte des compétences spécifiques utiles dans l’exercice de leur profession« . Une réflexion qui vaut le détour, aussi bien dans l’article de Mme Koala qu’en commentaires…

Difficile de nier le grand sentiment de responsabilité qui nous atterrit sur les épaules avec notre premier né, tout autant qu’un sentiment de plénitude, que la sensation d’être comblée mais aussi d’être un peu perdu(e) !! Or il existe des mouvements dénatalistes qui évoquent (plus ou moins vindicativement) précisément le sens des responsabilités des adultes pour leur demander de ne pas avoir d’enfant. Mamanpsychomot attire notre attention sur cette tendance, sur cette vision de la vie et de la planète, qui, si elle peut choquer (les arguments ne sont pas tous des plus convaincants) a le mérite de nous faire réfléchir sur l’avenir de la planète, au vu de l’accroissement incessant de sa population. Là encore, d’intéressants compléments sont apportés en commentaires. J’en retiens personnellement deux choses (mais allez vous faire une idée par vous-mêmes !!) : l’importance de distinguer entre la natalité des pays industrialisés et celle des pays en voie de développement – qui ne sont pas appelés à évoluer de façon identique et ne « tirent » pas de la même manière sur les ressources de la planète -, le fait que la culpabilisation des parents (de famille nombreuse ou pas) a certainement moins d’intérêt que de répandre massivement l’idée que nous pouvons consommer et gérer notre quotidien autrement, pour rendre notre empreinte plus durable.

Or si l’on veut changer les choses – en ayant déjà constaté que les grands changements prennent beaucoup de temps – n’est-il pas essentiel de mettre au monde des enfants auxquels nous inculquerons ces valeurs durables, de façon à ce que le monde évolue davantage dans le sens de sa survie et d’un confort de vie plus équitablement réparti ?

 

Madame Sioux

1 pensée sur “Faire le choix d’être parent : quelles conséquences ? [mini débrief]

  1. Merci Madame Sioux de ton débrief!!!
    Je dois avouer que ta dernière question ressemble fort à un casse tête mathématique: y aura-t-il des chercheurs pour se demander s’il vaut mieux que toutes les personnes entendant préserver la planète s’abstiennent de se reproduire (au risque de laisser les autres devenir majoritaires) ou s’ils vaut mieux qu’ils se reproduisent comme les Duggar pour rendre plus performant leur militantisme pour le respect de la planète??? (Je blague hein??!!!)

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