…Grêve des ventres ??? …

Je souhaite vous partager mon étonnement et plus encore….après avoir lu dans le magazine Parents (juillet 2012) qu’il existait un courant dénataliste…avec un nom tout mignon (!): le Collectif  des lutins obstinément dénatalistes (CLOD)*.

Mais ce nom plutôt fantaisiste, ou provocant…selon l’humeur, cache des idées et des propos beaucoup moins sympathiques :

« Le courant dénataliste  réactualise les théories malthusiennes et surfe sur les prévisions de population de l’ONU. Nous étions à peine 1 milliard d’êtres humains en 1800, 7 milliards en 2011 et nous serons certainement 9 milliards en 2050. »

« Ils sont persuadés  que « la planète est guettée par une surpopulation imminente, une insuffisance des ressources naturelles et une aggravation de la pollution. »

Alors  ces personnes pensent qu’avoir un enfant, c’est tuer notre planète car la population mondiale s’accroît..Selon eux, pour protéger l’environnement et assurer notre sécurité alimentaire, il faut limiter le nombre de bébés….Et un député écologiste, il y a trois ans, a demandé aux femmes de ne pas avoir plus de deux enfants pour préserver l’environnement.

Ce courant a organisé une manifestation il y a un mois à Paris pour demander une grève des ventres, en clamant que pour l’avenir de nos enfants, il faut arrêter d’en « faire ». Leur slogan: « Save the Planet, make no baby »….

Excusez moi, mais moi je m’étouffe quand je lis des trucs comme ça…genre...c’est sûr, notre planète…elle est bien pour nous, mais que pour nous surtout…nous avons le droit de dire que nous ne voulons pas d’autres personnes et nous aimerions pouvoir le décider comme ça, en claquant des doigts et en imposant notre vue à tous… Je trouve ça égoïste et déprimant !

Et puis, en lisant ça, je trouve qu’on rabaisse l’enfant, et la personne humaine en général, a un objet qu’on « fait », qu’on jette….dont on a besoin ou pas…dont on a envie ou pas…Enfin quand même, on n’est pas dans la consommation quand on décide d’avoir un enfant, de donner la vie à deux,  quand on souhaite fonder une famille ….Il ne faut peut être pas tout mélanger.

L’enfant n’est pas tout, n’est pas un but en soi…certains couples ne souhaitent pas en avoir pour un tas de raisons  et c’est leur choix, leur droit, leur vision d’une vie heureuse et épanouie…mais d’autres couples souhaitent fonder une famille et cela est aussi à respecter…

Comment peut on dire à quelqu’un qui souhaite fonder une famille : Vis pour toi, ne crée rien de ta vie, ne transmet rien de ce qui t’es cher….

Quand on sait la douleur des couples qui ont des difficultés à concevoir un enfant, comment peut on dire que donner la vie, c’est mal et c’est faire du mal aux autres ?

Depuis quand sait on qu’il y a un nombre idéal d’enfants quelle que soit la famille ? Comment peut on dire à des parents qu’ils sont coupables d’avoir eu l’égoïste désir de concevoir plus de deux enfants ?

Quand on voit le bonheur que répandent les enfants autour d’eux, comment peut-on oublier que l’enfant a une force de vie et de dynamisme qui rayonne aussi en nous ?

Comment peut on croire que nous pouvons tout contrôler ? Depuis quand avons nous oublié que la vie est faite d’imprévus et que parfois elle nous emmène sur des rivages inconnus ?

 

Laissez donc nos bébés tranquilles !

 

Maman Psychomot

 

* Magazine parents de juillet 2012, article: Les enfants ennemis de la planète ?, p22-23

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28 réflexions sur “…Grêve des ventres ??? …

  1. Surtout qu’en fait, si la bonne information, contraception, accès au travail etc… sont mis à la disposition des femmes, automatiquement, le nombre d’enfant par couple se régule autour de 2…

      • Ah non pas du tout!
        Ce que je veux dire que si les femmes ont un véritable choix, comme dans les pays industrialisés, la moyenne statistique du nombre d’enfant tourne autour de 2.

  2. Merci beaucoup pour ton billet ! Je ne connaissais pas ce collectif mais je partage ton avis à son sujet. N’oublions pas que dans un système comme le nôtre (en France), ce sont les jeunes qui paient pour la retraite des plus âgés, il faut donc bien qu’il y ait des enfants pour équilibrer tout ça.
    Mais en effet, la réflexion sur l’avenir de la planète n’est pas inintéressante. Il y a un tas de mesures à prendre avant d’en arriver à de telles extrémités ! Je pense que dans ce collectif, ce sont des gens qui n’ont de toute façon pas envie d’avoir d’enfant, pour qui ce n’est donc pas un renoncement, enfin j’imagine.
    Merci pour cette réflexion !

    • Vous dites que ce sont les enfants qui payent la retraites des aînés, mais comment votre enfant va payer votre retraite s’il ne trouve pas de boulot??? Notre génération a du mal à trouver du travail, alors imaginé les générations futures!!!!! Est ce que vous y avez pensé à ça??? J’en doutes.

      • Je crois que ce que veut dire Clem d’une façon plus générale c’est que notre modèle de société est assez largement basé sur la coopération intergénérationnelle: les adultes prennent soin des enfants qui plus tard prendront soin des adultes une fois devenus trop âgés. Ca ne fonctionne pas toujours idéalement mais c’est encore assez souvent le cas.

  3. Je suis depuis quelques temps le mouvement « Green Inclined, No Kids » (j’en ai fait le portrait sur mon blog « pro »), je pourrais peut être en parler ici du coup. Ce mouvement n’est pas aussi « violent » ni virulent mais est intéressant -et plus facile à aborder peut être du fait que ce n’est pas un collectif, ni qu’il y a des demandes associées. Ce sont des gens plutôt « verts » et qui ont choisit de ne pas avoir d’enfants.
    Pas parce qu’un enfant est un objet, mais parce qu’ils n’ont pas envie de rajouter un poids à la planète, en pensant aux générations futures d’ailleurs, et pour d’autres raisons.
    L’idée n’est pas de dire aux autres « vous êtes égoïstes » mais de dire « je choisis de ne pas avoir d’enfant ». C’est un choix qui peut être difficile à concevoir mais, de la même manière que des gens en veulent à tout prix, d’autres n’en veulent pas.
    Et ça parait peut être horrible, et très mal formulé, mais avoir un enfant dans un pays développé c’est quelque part « égoïste » d’un point de vue écologique: nous consommons bien trop par rapport à la capacité de la terre à nous nourrir. Étant donné que nous ne sommes pas seuls, nos choix de vie affectent aussi les autres. Alors, oui, il y a bien sur d’autres choses à mettre en place à pleins de niveaux (revoir notre système productif/de consommation) – et l’accès à la contraception dans les pays en voix de développement est primordiale si on parle d’enfants (combien de femmes dans ces pays aimeraient avoir moins d’enfants?) – mais avoir un enfant dans un pays développé a un fort coût écologique – autant que financier.
    Ce groupe a une façon violente de le dire, mais ils présentent une certaine vérité, dérangeante c’est vrai.
    Ceci dit, chacun fait comme il le sent. (J’ai une admiration sans borne pour les parents de familles nombreuses, ça ne m’empêche pas d’hésiter fortement à avoir un enfant)

  4. de mon avis c’est une chose dont on doit avoir conscience quand on fait des enfants: peut être qu’à l’âge adulte, ils auront des difficultés du fait de moins en moins de ressources à se partager à (beaucoup) plus nombreux. Il faut être réaliste, le pétrole ne durera pas très longtemps encore (de même que nombreux métaux…), les solution alternative ne sont pas vraiment au point, et notre nourriture est basée sur le pétrole (eh oui les engrais agricoles azotés sont faits à partir de pétrole). Mais cela peut déboucher soit sur des guerres ou conflits, ou au contraire sur des solutions innovantes, coopératives, l’agriculture biologique, le partage et la sobriété… le risque aussi c’est que plus on est nombreux, plus on est vulnérables aux épidémies et autres régulateurs naturels des populations. Nos enfants y seront peut être confrontés. Voilà, alors de là à en faire des règles sur le nombre d’enfants, bof. Ces gens devraient plutôt dire : nous avons peur de ne pas nous en sortir, comment pouvons nous faire pour ne pas aller à la catastrophe? La seule solution n’est pas de fixer un nombre limite d ‘enfant, il y en a d’autres.
    Par contre , connaitre les risques pour nos enfants permet aussi de prévoir leur avenir autrement, peut être. Chose que nous ne faisons pas spécialement. De toute façon dans notre pays ce n’est pas vraiment la surpopulation qui nous menace. Lorsque les grands pays auront fait leur transition démographique (grâce à l’éducation et la contraception), la population ne croitra plus autant. Il me semble avoir entendu le chiffre de 15 milliards comme population stable.

  5. bien d’accord avec Marie et clochette: ces personnes nous posent des questions qui ne sont pas agréables à entendre ni politiquement correctes mais elles sont nécessaires. Il faut avoir cette réflexion car c’est aussi penser aux générations futures!

  6. Le discours est un peu radical, et discutable.

    Mais le besoin de limiter la population mondiale et de mieux gérer les ressources de la planète est bien réel, et pas assez médiatisé.
    Suivons les publications qui accompagneront le sommet Rio + 20 !

  7. Je suis bien sur consciente des enjeux écologiques actuels mais je pense que l’on se trompe de cible en se focalisant sur la natalité des pays occidentaux.( je ne sais pas si vous avez lu la suite de l’article sur mon blog avec la position de l’INED ??)
    Et en dehors de ces problèmes environnementaux, je pense qu’il faut garder une certaine éthique dans la perception de l’être humain..;qu’il soit bébé, adulte, âgé….en bonne santé ou présentant un handicap.

    • Je comprend ce que tu veux dire, et ce groupe est bien trop virulent pour moi, mais je comprend aussi qu’on puisse choisir de ne pas avoir d’enfants pour raisons écologiques entre autre.
      Eux demandent à tous de changer leur façon de voir, ce qui ne serait valable que si il y avait une réelle relation de cause à effet. Le premier problème étant notre façon de consommer, ne pas avoir d’enfants ne changera pas le problème radicalement, je suis d’accord.
      Ceci dit, si on a des enfants en sur-consommant comme on le fait, forcément ça ajoute au problème, et c’est ce que je voulais dire dans mon commentaire.

  8. Merci de ta contribution!!! J’ai aussi entendu parler de ce mouvement et à vrai dire je ne sais trop qu’en penser…
    Quand on analyse par exemple les chiffres du gaspillage et qu’on se rend compte à quel taux il s’élève par rapport à la consommation (de l’ordre de 30% au niveau mondial et 40% dans les pays occidentaux) on en vient à douter que la réduction du nb d’enfant soit la mesure prioritaire à adopter pour préserver la planète…Un peu comme si on se forçait à passer les hivers sans chauffage tout en possédant trois 4X4….
    A titre personnel en tout cas, j’ai tranché: je sensibilise ma famille nombreuse à la décroissance et au principe qu’il en faut peu pour être heureux et je gage qu’à eux 5, ils auront d’autant plus de chance de convaincre les générations futures!!! ;)

  9. Limiter les naissances, dans nos pays occidentaux, me semble être une solution bien farfelue et surtout impuissante face aux menaces écologiques qui pèsent sur notre planète !! Je pense comme Drenka, que si les femmes des pays en voie de développement avaient accès à plus de contraception, de soins médicaux etc…, elles choisiraient d’avoir moins d’enfants (d’ailleurs c’est un fait démographique observé dans de nombreux pays en transition, et la moyenne de 2 enfants par femme est réelle !) Et se focaliser sur nos pays industrialisés, où les femmes font de toutes façons de moins en moins d’enfants, est hors sujet…

    Le CLOD me fait hurler, ils avancent des arguments avec une telle violence, sans laisser part au débat, et surtout très accusateurs envers ceux qui osent faire des enfants (genre : « vous parents, êtes les assassins du monde de demain »)
    Et puis invoquer Malthus, c’est vraiment ne pas connaître grand chose aux études démographiques actuelles… (Je me souviens d’un dossier passionnant à ce sujet dans Le Monde Magazine, il y a deux ou trois ans, mais impossible de remettre la main dessus)
    Marie parle de mouvements écologistes qui penchent aussi pour cette solution, mais avec moins d’extrémisme. Pourquoi pas…

    En tout cas, tant d’énergie me semblerait bien mieux utilisée à essayer de faire évoluer les modes de consommation énergétique et alimentaire des pays occidentaux, et à aider les femmes des pays en voie de développement à avoir accès à la contraception, plutôt que condamner les parents de familles nombreuses de la vieille Europe…

    Pour ceux que la démographie intéresse, deux articles tirés d’un dossier sur ce thème, paru dans le Monde Diplo l’année dernière :
    – Fausse évidence sur la population mondiale : http://www.monde-diplomatique.fr/2011/06/DUMONT/20659
    – Une planète trop peuplée ? : http://www.monde-diplomatique.fr/2011/06/MINOIS/20654

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  13. La surpopulation est bien sûr un problème majeur aujourd’hui et encore plus pour le futur.
    Malheureusement il repose sur l’intimité de chaque famille, de chaque femme, de chacune des 3,5 milliards de femmes de la planète.
    A l’échelle de notre petit pays (moins de 1% de la population mondiale) cela parait dérisoire de vouloir réguler le nombre d’enfants, mais cette prise de conscience doit être mondiale d’autant que nos enfants des pays riches sont et seront des « sur-consommateurs », d’autant plus que leurs mamans tiendront des propos tels que ceux que l’on peut lire plus haut: égocentriques et irresponsables.
    Sans doute devra-t-on passer par une allocation familiale inversée, comme en Chine, ou les familles nombreuses seront un privilège de classes sociales privilégiées.

  14. Il est vrai que de considérer notre planète comme la branche qui nous nourrit qu’on est entrain de couper bêtement est stupide. Voyons continuez à vous reproduire comme des lapins. Une famille avec deux enfants ne suffit pas ??? Je ne fait pas parti de ce mouvement, mais avouez quand même qu’il est logique que notre pauvre mère la terre ne va pas pouvoir indéfiniment assumer nos conneries et pulsions à la reproduction imbécile et irréfléchis. Il n’est pas plus important aujourd’hui que d’aimer ses enfants et de pouvoir leur fournir une bonne éducation et instruction qui feront d’eux des adultes épanouis et intelligents ? De leur donner les biens matériaux car oui une éducation a un cout. Je ne pense pas qu’un enfant qui grandi dans une famille de 4 enfants ait vraiment autant de chances qu’un enfant seul. Combien de devoir les parents doivent-ils surveiller ? Combien de scolarité à payer ? (et ce n’est pas à l’état de financer) Combien de permis de conduire (oui les 4 en auront besoin)? Combien d’université ? alors un couple avec des revenus normaux ne peut pas offrir toutes ces chances à 4 enfants. Il serait peut-être temps de penser aux enfants plutôt qu’aux désirs des parents. non ? Nos parents ne pouvaient pas réfléchir car ils ne savaient pas, nous nous savons qu’allons nous faire ?

    • Je comprends votre positionnement et vos arguments même si je suis un peu gênée par le ton un peu agressif de votre commentaire. Concernant l’argument démographique, il semble de bon sens et force est de constater qu’il correspond aux évolutions sociétales sans qu’aucune directive n’ait réellement été donnée à grande échelle de ce côté là (certains couples n’auront pas d’enfant, d’autres n’en auront qu’un, beaucoup en auront deux, quelques uns en auront plus… d’où une moyenne autour de 2 comme c’est le cas actuellement en France). Il n’y a donc pas vraiment matière pour le moment à devoir agir d’une façon autoritaire sur le choix des familles. Concernant la capacité des parents à prendre soin de plus de deux enfants, je crains que votre point de vue ne soit que très réducteur même si l’argument économique pèse probablement dans la décision des couples de procréer ou non. Quant aux études des jeunes générations, bien sûr qu’il appartient à l’état de les financer! Les enfants sont notre avenir, si une société ne finance pas ça, à quoi peut-elle bien servir?!

      • Je ne suis pas d’accord sur le fait que l’état DOIT financer les études des jeunes. se sont tout de même les parents qui décident d’avoir plusieurs enfants non ? Alors c’est aussi à eux de penser à leur bien être et leurs études. Je conçois que l’état soit là un laps de temps lors d’une difficulté familiale, mais ce que je déplore et c’est aussi ce qui m’a fait fuir la métropole se sont toutes ces aides que les gens trouvent normal de percevoir. Non ce n’est pas normal d’être un assisté sociale sous prétexte qu’on a eu des enfants, je suis désolée mais il faut réfléchir avant. Ai-je les moyens affectifs ET matériels d’avoir un enfant ? deux ou trois ? Mon ton est plus agacé qu’agressif, je ne comprendrais jamais qu’on puisse attendre d’être assisté par l’état. Il n’y a qu’en France ou l’on pense comme ça. vivre des aides sociales est devenue la norme … Je n’ai pas de diplôme, je travail depuis mes 15ans j’en ai aujourd’hui 30. Quand je me suis rendu compte que ce pays courait à sa perte à cause de raisonnement aussi stupide (oui trouver normal que l’état paie pour les études supérieur est stupide désolée) et que j’ai constaté que moi sous prétexte de ne pas avoir d’enfant je devais payer pour que d’autre abuse du système, je me suis sauvée en courant comme beaucoup d’autres. La France ne me manque pas et c’est surtout à cause de raisonnement comme cela qu’elle ne me manque pas. Aider un jeune (en proposant un complément) doué à poursuivre dans une grande école tout en l’obligeant à poursuivre sa carrière professionnel en France en lui payant ses études c’est bien, ce jeune sera rentable pour le pays. Mais payer les études de tout le monde sans que les parents aient à réfléchir au moment de la conception ce n’est pas normal. La France est un pays magnifique, mais les Français sont entrain de créer la ruine de ce pays. Une société sert à financer le bien être de ses citoyen, les infrastructure, permettre à une personne en difficulté de se remettre d’aplomb pour mieux repartir, permettre de créer des société, investir dans l’innovation, la recherche, l’éducation (en prenant en compte par exemple le nombre d’enfant par classe), bref à plein de chose.

          • Bonjour, Non pas du tout, jusqu’à 16ans pas de soucis. Par contre chaque futur parent doit prendre en compte avant d’avoir un enfant les frais engagés. Il y a des gens prévoyant qui placent de petites sommes tous les mois pour ça. Et si on a pas les moyens bah on ne fait pas d’enfant. Ce n’est pas aux autres (retraité, personnes sans enfants etc) de payer pour des enfants qu’ils n’ont pas demandés. Je trouve normal de payer pour tout un tas de chose mais que les enfants conçu par des gens immatures j’ai un peu de mal.

            • Pourquoi 16 ans vous semble une bonne limite? La société a besoin de citoyens formés (c’est d’ailleurs la raison d’être de l’école…) et à 16 ans les connaissances acquises ne permettent pas encore d’exercer tous les métiers dont la société a besoin…
              Les retraités, les personnes sans enfant ont besoin de médecin par exemple, n’est-il pas normal qu’ils participent à leur formation?

              • Nous les rémunérons à chaque fois que nous avons besoin de leurs services, mais je n’ai pas à payer leur formation. Sinon pourquoi réserver cet avantage uniquement aux enfants. Pourquoi ne pas payer toutes les formations désirés par qui que ce soit ? Si demain j’ai envie de devenir médecin, alors pourquoi en tant qu’adulte je devrais payer alors que pour vous cela restera gratuit pour les parents des enfants ? Oui car il s’agit bien des parents et non de l’enfant, se sont les parents qui paient non ?

                • Sur la formation gratuite tout au long de la vie, je suis entièrement d’accord avec vous: quiconque cherche à se former devrait être soutenu bien plus qu’il ne l’est aujourd’hui car l’accroissement de connaissances/compétences pour un individu est un gain pour toute la société. Vous rejoignez exactement mon propos! Qui évidemment s’applique aux enfants.

            • Parce que vous croyez qu’on peut prévoir à la naissance de l’enfant dans quelles conditions on vivra quand il aura 16 ans, ou même avant ?
              Je vous souhaite de ne jamais avoir d’accident de vie, de ne jamais rencontrer d’homme violent, de ne jamais tomber malade, de ne jamais perdre votre conjoint, de ne jamais perdre votre emploi …. excusez moi mais je suis assez irritée d’entendre ça. Personnellement quand mon enfant est né, je gagnais très bien ma vie. Quelques accidents de vie plus tard, je suis tombée extrêmement bas, et savez-vous quoi ? Ca peut aller très vite, quand on cumule plusieurs problèmes. Et en général on ne prévoit pas de se retrouver seul avec ses enfants. Alors dire qu’on n’a qu’à pas faire d’enfant si on n’a pas les moyens, heu, franchement…. j’aurais aussi pu faire 3 enfants si j’avais eu le temps, et me retrouver avec rien. Est-ce pour ça que mes enfants ne devraient pas faire d’études?

              Dans le cadre de mon ancien travail, j’étais allée en Afrique du Sud et j’avais longuement discuté avec l’agent qui m’accompagnait pour mes expérience. Vous savez quoi? Ce type était génial, inventif, intelligent…. Mais…. ses parents n’avaient pas les moyens de lui payer les bonnes écoles ni ses études. Alors il avait un tout petit boulot, il se faisait prendre pour de la merde toute la journée, et franchement, la France il en rêvait. Et il en bavait sacrément pour économiser pour que ses filles fassent des études, parce que évidemment, quand on vient de milieux pauvres et qu’on n’a pas fait d’études, on est très mal payé et on doit se priver plus pour économiser. C’est la prime à la reproduction sociale, c’était extrêmement clair là bas. Et moi j’étais dégoutée pour lui. Vraiment. Parce que les compétences de ce type étaient tout simplement gâchées. Parce que moi, si mes parents avaient dû payer mes études cout de l’enseignement inclus (soit plusieurs dizaines de milliers d’euros par an), je n’en aurais tout simplement pas fait. Et je n’aurais pas non plus mon boulot d’aujourd’hui, je serais comme tout le monde au chômage parce que quand on est sans diplôme et qu’on a eu un accident de vie, et en plus maman solo, en ce moment, on ne trouve plus de travail. Et en ce moment ma priorité c’est de manger et d’avoir un toit (et ça l’est pour une bonne partie de français qui sont des travailleurs pauvres), alors excusez-moi mais commencer à financer les études de mon fils à partir de 16 ans, c’est même pas en rêve.

              • Alors je vous arrête tout de suite, je n’ai aucun diplôme, j’ai travaillé à 15ans et qui plus est me suis retrouvée sans toit à 18ans et sans aides car sans enfant. Comme départ dans la vie il y a mieux non ? Je confirme que je trouve normale que cet homme travaille pour ses filles. Nous sommes en France, les aides sociales étaient là à l’origine pour donner un coup de pouce, car oui la vie peut nous surprendre dans le mauvais sens du terme, mais faire des enfants en comptant sur les allocs je ne suis pas d’accord. Je vous agace peut-être mais un enfant ça se calcul et si la vie vous joue des tours les aides sont là de façon temporaire. Passez tout de même un bon réveillon

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