Grâce à la bibli volante des VI, j’ai eu l’insigne honneur de découvrir le lire « Ma grossesse en 300 questions/réponses ».

Cet article sera un peu particulier. Plutôt que de parler d’un extrait et de se poser des questions autour, je te propose une présentation de ce petit guide. C’est en effet difficile de citer un extrait représentatif du livre : 300 questions, ça tourne très vite, et les sujets sont très très divers.

C’est un livre pratique dont l’ambition est de dégrossir la demie tonne de questions qu’une femme enceinte ou son homme peuvent se poser.

Je dis dégrossir, parce qu’évidemment, toi lecteur, tu auras forcément une question qui ne sera pas dedans. Et parce qu’évidemment aussi, quand on traite 300 questions et qu’on veut que le livre reste transportable sans semi-remorque de poche, on ne peut pas aller au fond des choses.

Les réponses apportées dans ce livre ne sortent pas du chapeau d’une seule personne mais de ceux de toute une équipe (à moins qu’ils aient eu un énorme chapeau pour tout le monde… mais je m’égare !!). En dehors de l’auteure, 12 experts apportent leur point de vue et des éléments de réponse : sage-femme, gynéco, osthéo, psy, avocat, … Autant te dire que c’est du sérieux quand même.

Comment reconnaître une contraction ?

Est-ce que je peux manger au fast-food ?

Quels sont les risques d’une péridurale ?

Je ne veux pas accoucher. Ca n’est pas une question, c’est comme ça, je n’accoucherai pas.

Quand le papa doit-il reconnaître l’enfant ?

J’aime la simplicité et le réalisme des réponses, par exemple… :

Nettoyez tous les 15 jours votre réfrigérateur à l’eau de Javel (fenêtres ouvertes en aérant bien !) et rincez bien ensuite. Nous vous le concédons, c’est un conseil applicable dans le meilleur des mondes et vous n’avez certainement pas le temps de l’appliquer. Une fois par mois devrait suffire (…)

(J’ai frémi sur les premiers mots, j’aimerais bien savoir combien de personnes arrivent à tenir ce rythme !)

J’aime la diversité des sujets traités, il y a beaucoup de questions que je me suis moi-même posées. Ou des pas questions comme le « je ne veux pas accoucher ». Je me souviens bien de cette période où je me disais que je le garderais bien 6 mois de plus. Ou 9. Ou 40 !! La panique complète à l’idée d’aller à la maternité et de confier mon corps à d’autres personnes… Les soirées panique dans le lit… Lire la réponse de la psychologue m’y fait repenser de façon différente :

Il existe une pathologie rare, la tokophobie : la peur panique d’accoucher. Comme son nom l’indique, c’est une phobie, donc un processus pathologique qui peut avoir des racines diverses, mais qu’il convient de prendre en charge sur le plan psychologique ou psychiatrique, car il peut y avoir des conséquences et des complications ennuyeuses? C’est une angoisse morbide qui vient s’ancrer dans une représentation terrifiante de l’accouchement. La médicalisation de la grossesse et de l’accouchement ne rassure paradoxalement pas ces femmes.

(Je confirme, rien que l’idée d’avoir une perf me donnait des sueurs froides, et m’en donne encore. Je ne sais pas si j’en étais rendue à un état aussi profond que la phobie, mais brr, quand même.)

En fait, tout le chapitre « angoisses » me rappelle beaucoup de souvenirs :P

Je vois bien cet ouvrage comme livre de chevet à consulter lorsqu’une question te taraude à la pause pipi numéro 392 de la journée (en général autour de 4 ou 5h du matin) :

 

J’ai tout le temps envie de faire pipi, ça va bientôt s’arrêter ?

Si au début de la grossesse, les envies pressantes et multiples de faire pipi sont dues aux hormones, elles sont ensuite le résultat du manque de place flagrant qui s’instaure dans votre ventre (…)

(Donc pour répondre à la question : non, en fait :P)

On y trouve également des réponses à de nombreux « on dit », comme l’augmentation des accouchements à la pleine lune, ou le fait de ne pouvoir bénéficier d’une péridurale si on a un tatouage dans le dos. Je me suis toujours demandé si c’était vrai, et si oui pourquoi, eh bien voici la réponse :

Le risque théorique est d’entraîner des pigments de l’encre du tatouage dans l’espace péridural et d’avoir ensuite des complications. Dans la pratique, on fait en sorte de piquer une zone non tatouée ou bien de rechercher la meilleure solution pour la patiente.

Bref, une lecture bien utile et pratique, avec des petites touches d’humour dans les textes et les illustrations.

Si je devais faire deux reproches à ce livre :

La partie sur les maux de la grossesse et les pathologies peut être anxiogène (surtout si on les lit en début de grossesse), mais le livre n’aurait pas été complet sans cette partie.

Quand on s’est déjà penchée sur certains sujets, il y a des réponses qui peuvent laisser sur la faim ou sembler pas assez étoffées. Mais comme dit en intro, cela s’explique par le format du livre : ce n’est pas une encyclopédie de 12 kilos, mais un livre un peu plus grand qu’un poche.

La bibli volante a bien rempli son rôle : j’ai fait mon article et… j’ai envie d’acheter le bouquin, c’est malin !! Y’a plus qu’à faire un bébé, quoi ;)

Vaallos