La diversification alimentaire gérée par bébé ou le baby-led weaning

Au cœur de l’actualité de La Bulle en ce moment, la diversification alimentaire.

J’en discutais encore ce matin avec mon pédiatre adoré (avec 3 loulous ton pédiatre, tu le vois tellement souvent, que rapidement il devient un ami;)) en terme de nutrition on peut lire tout et son contraire; et concernant la nutrition des enfants c’est pire. Du coup j’avais décidé de faire confiance à mon bébé. Il a su se nourrir convenablement au sein, le reste suivra.

Et là je tombe sur un site qui reprend complètement cette idée. C’est ce que l’on peut appeler le baby-led weaning. Bref en gros:

“Les enfants nés à terme et en bonne santé, qu’ils soient allaités ou pas, sont parfaitement aptes, pour peu que leurs parents les assistent comme il le faut, à apprendre à s’alimenter de manière indépendante et cela sans que les aliments leur soient présentés sous forme de purée ou de compote à la cuillère.”

Et pour confirmer cette petite histoire j’ai aussi trouvé ça :

Depuis 2003, l’avis de Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) au sujet de l’âge recommandé pour débuter la diversification alimentaire a été retenu : il est conseillé aux parents d’introduire des aliments solides dans l’alimentation de leurs enfants à six mois révolus. A cet âge, la plupart des bébés tiennent leur tête et peuvent se tenir assis. Leur coordination main-œil s’est développée de telle sorte qu’ils peuvent attraper la nourriture avec les mains. Si l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) conseille aux parents de débuter la diversification alimentaire à six mois avec des aliments écrasés, il est aussi conseillé d’inclure de petits aliments à tenir entre le pouce et l’index dans les repas de votre enfant dès qu’il est capable d’en manger.”

Alors en effet c’est une pratique qui vient naturellement (enfin plus ou moins) quand tu as plusieurs enfants. Ainsi tout le monde est à table en même temps, il n’y a qu’un seul repas à préparer, c’est hyper convivial… et de toutes façon après le repas il te faut donner un grand coup de nettoyage pour remettre tout en état ( de toutes façon tu devras rénover toute ta maison dans cinq voire six bonnes années alors un peu plus un peu moins…).

Il y a quelques années on commençait à diversifier vers l’âge de 3 mois, voilà pourquoi on proposait à bébé des compotes et du “tout mixé”. Aujourd’hui on conseille de reculer la diversification à six mois sans changer de “format”!!! Alors que bébé à beaucoup plus de capacités avec trois mois de plus.

Je dirais qu’un des avantages, c’est que l’enfant rencontre moins de difficultés lors de la transition entre la phase “purée” et les morceaux. De plus il présentement moins d’aversions à certains aliments et s’alimentera normalement plus rapidement.

Par contre il y a deux points sur lesquels il est hyper important d’insister:

– il faut être hyper vigilent et surveiller de très près ce que met bébé à la bouche (malgré ce qui est dit sur le peu de risque d’étouffement); ce qui est à sa portée doit être facile à mâcher et à avaler; je dis ça parce que j’ai quand même eu une belle frayeur en laissant un bout de banane à Gustave (7 mois) un peu trop gros donc ne pas hésiter à couper très fin ou légèrement écrasé au début

-il ne faut surtout pas oublier que les enfants n’ont pas les mêmes besoins nutritionnels que les adultes; on ne peut pas tout donner en grosses quantités même si bébé aime particulièrement un aliment. Il faut respecter une introduction progressive et logique. A six mois on évite de lui donner du pâté de sanglier parce qu’il adooooore déjà ça le p’tit gars!!

Faites attention à tout ce que vous lirez sur la diversification alimentaire, parce que TOUT n’est pas issue de sources très fiables. Pour des infos qui me semblent correctes faites un tour par ici.

La diversification alimentaire gérée par bébé c’est loin d’être facile et surtout c’est pas n’importe quoi.

Le plus important est que chaque enfant est unique. Donc chaque étape sera unique. Faisons leur confiance à ces petits.

Notre bulle à nous

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9 réflexions sur “La diversification alimentaire gérée par bébé ou le baby-led weaning

  1. Pour notre troisième enfant, on est un peu entre les deux. On lui fait des purées (mais pas aussi lisses que ce que j’ai pu faire pour mes filles, au diable les robots bébés !), mais on lui donne, souvent en fin de repas des aliments solides : bouts de pains, tranches fines de pomme, orange, blé, petites pâtes, petits bouts de légumes… Il se débrouille comme un chef. Mais il attend encore trop souvent qu’on lui mette à la bouche, c’est un gros fainéant…
    Contrairement à toi, pour le troisième, le pédiatre on le laisse tranquillement dans son cabinet sans nous le plus possible !

  2. Merci beaucoup Julie pour cette contribution qui permet encore une fois de se faire un avis sur la diversification sans prendre pour argent comptant ce que disent certains pédiatres ou les fabricants de petits pots pour bébé.
    Encore une fois, nos petits bouts sont plein de ressources : pas la peine de se poser des questions, regardons nos enfants, laissons-les explorer à leur rythme ! Il n’est pas impossible que la diversification telle qu’elle est classiquement pratiquée soit une pure invention des temps modernes (cela serait super intéressant d’avoir un guest là-dessus Mme D non ? ou un ouvrage à étudier ? ;)).
    Arrêtons de vouloir tout contrôler et de chercher ailleurs les réponses à nos questions alors qu’elles sont juste sous nos yeux ;) Merci : ta contribution me remet les idées à leur place ;)

  3. Ben mon premier a 11 ans et j’avais déjà laissé, ce gros curieux, se familiariser avec ce qu’on avait dans nos assiettes et qu’il parvenait à attraper. Du coups à 12 mois on coupait plus fin que pour nous mais il mangeait déjà quasiment tout comme nous et j’ai toujours regardé avec effarement les bouillies infâmes que les industriels proposent pour les bambins de 18 à 36mois. Sa soeur a évidement suivi sans problème le même processus sans le moindre problème.

  4. Ici on a suivi les prescriptions de diversification « classiques » pour l’ainée, qui a qd mêmepu rapidement picorer dans nos assiettes et est passée à une alimentation « comme nous » ou presque vers 14-15 mois.

    La 2ème a fait la grève de la cuillère vers 8 mois, elle refusait qu’on la nourrisse, à la maison et chez la nounou. Ce qui était moyen pratique car elle refusait aussi de boire au biberon.
    J’avais lu qq trucs sur la diversification menée par l’enfant, j’ai tenté, ça a plutôt pas mal fonctionné. Enfin elle mangeait, mais pas beaucoup, parce que c’est qd même plus difficile pour eux de mettre à la bouche, ça prend plus de temps, et au final entre ce qui finit par terre ou écrasé dans la main, je ne sais pas trop ce qui atterrit dans leur estomac.
    En tous cas elle mangeait avec plaisir, c’était moins la crise pendant les repas. Et ça me faisait beaucoup moins de boulot.

    Au début je cuisinais parfois des plats spéciaux pour elle (grosses pâtes, morceaux de légumes vapeur, lanières de jambon etc.), quand notre plat ne me semblait pas trop adapté à un petit ou peu pratique à manger. Et puis assez rapidement, vers un an, elle a mangé quasi comme nous.
    Le seul truc que je vois pas trop comment donner facilement aux enfants, c’est la viande (enfin certaines viandes dures à mâcher). Ici on en mange quasi jamais donc c’était un non-problème.

    Pour les conseils pratiques et l’aspect sécurité, je me suis appuyée sur ce site : http://www.diversificationalimentaire.com/

  5. et pour rebondir sur « La diversification alimentaire gérée par bébé c’est loin d’être facile et surtout c’est pas n’importe quoi »…
    Je trouve que finalement, on s’encombre bcp la tête de normes alimentaires pour les bébés parce que nous, adultes, ne savons plus nous alimenter correctement.
    S’il faut éviter de donner du paté de sanglier à un bébé de 6 mois, c’est de toute façon parce qu’abuser du paté de sanglier n’est bon pour personne, ni pour les enfants ni pour les adultes.
    Si on prend les choses par l’autre bout et qu’on essaie de proposer pour toute la famille des aliments sains, en laissant chacun choisir en fonction de son appétit et de ses besoins, finalement est-ce qu’on prend des risques ? Je ne pense pas…

    En tous cas, après avoir pesé et mesuré pour la grande, j’ai vachement laissé faire la 2ème et je me suis aperçu a posteriori que ses choix n’avaient rien d’incohérent. Par exemple elle réclamait plus de jambon ou poisson que la dose normalement recommandée pour son âge, mais comme elle était allaitée, et qu’en plus je n’en proposais pas tous les jours, c’était probablement juste normal. Inversement elle a longtemps refusé catégoriquement les laitages, surtout mes yaourts, sauf le fromage et les laitages « spécial bb » que je donnais pour la nounou. Après coup, le gastro pédiatre qui la suivait pour son RGO a dit que c’était normal parce que c’était les laitages les plus faciles à digérer pour elle.

    Au final, je trouve que la diversification menée par l’enfant, c’est au contraire très facile si toute la famille a adopté une alimentation un minimum saine (hors pb de santé particulier du bébé évidemment). Il n’y a plus qu’à leur faire confiance et les laisser faire !

  6. Je trouve que le principe est tout à fait logique, mais après il ne faut pas non plus le généraliser comme « la bonne façon de faire » pour tous les bébés…

    Bébé sait s’il a faim ou pas, s’il n’en veut plus ou pas, s’il aime ou pas…mais pour la texture, c’est un peu plus délicat, quoique ..ils le montrent si ce n’est pas à leur goût certes, mais après il faut accepter que bébé mange du lisse encore quelques mois…

    Chez nous, tout morceau, et même grumeau, était recraché dans la demi seconde et le contenu de l’estomac suivait automatiquement jusqu’à ce que Petit Baroudeur ait 12 mois…Franchement, c’était un peu pénible et j’ai gagné en patience grâce à ça…;-) Et surtout, j’ai vraiment pas insisté car je pense que le repas doit rester un moment de plaisir avant tout, et ne pas devenir un moment de conflit que tout le monde appréhende ensuite…Et puis, c’est venu de lui, tout doucement, un gâteau qu’il nous voyait manger, un bout de chocolat etc. et maintenant, ça roule !

    Je pense qu’il faut vraiment s’adapter aux goûts et à la sensibilité de chaque bébé, avec pas trop d’idées préconçues et en leur faisant confiance. Tous les bébés ont envie de découvrir, de grandir, mais chacun à leur rythme, pour l’alimentation comme pour tout le reste…

    • dans la DME, l’âge de diversification est aussi indiqué par l’enfant… s’il refuse toute alimentation solide avant 12 mois ça peut être aussi qu’il n’en a pas besoin. Seul 1/3 des enfants allaités peuvent avoir une carence en fer ou zinc à 9 mois, les autres vont très bien, par exemple. Le risque avec le liquide c’est que ça s’avale tout seul sans mâcher et que ça peut devenir une habitude. Souvent en DME on donne d’ailleurs d’abord de très gros morceaux que l’enfant peut râper avec ses dents ou sucer, plus que des petits bouts. Les petits bouts n’interviennent que quand bébé peut les saisir lui même et qu’il a envie de les manger, souvent pas avant 8-9 mois. Et on peut aussi mâcher les aliments soi même pour son bébé.
      Après, chaque bébé est différent et la maman sait souvent le mieux ce qui convient. De toute façon l’idée à la base c’est d’écouter son enfant et pas d’établir une nouvelle norme.

  7. Pingback: Si nous vivions en 1913: La diversification | Les Vendredis Intellos

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