Allaitement : Le père a-t-il son mot à dire ?

Allaiter, est-ce un choix qui se prend à 2 ?

Quand je suis tombée enceinte de mon 1er enfant, allaiter était pour moi une évidence. Je ne pense pas avoir demandé l’autorisation au futur papa pour savoir s’il était d’accord avec mon choix. Certainement, parce que justement, c’était aussi dans sa conception des choses. Le seul point qui le chiffonnait était l’organisation des visites à la maternité pendant les tétées. Il avait décidé que les hommes devraient quitter la pièce à ce moment là pour que j’allaite en toute discrétion, à l’aise.

Quand le papa n’approuve pas l’allaitement …

Par contre, quand une de mes amies est tombée enceinte, son mari lui a aussitôt indiqué qu’il ne souhaitait pas la voir allaiter. Le lait industriel le rassurait beaucoup plus que le lait maternel.

Mon amie ne se voyait absolument pas allaiter leur bébé contre l’avis de son mari. Bonjour l’ambiance.

J’ai tenté de le faire changer d’avis, sans brusquer, sans imposer mes choix et c’est une sage-femme qui a fini de réussir à le convaincre.

Finalement, quand leur bébé a voulu se sevrer vers 1 an, c’était lui qui demandait à sa femme de tout tenter pour prolonger l’allaitement car l’hiver n’était pas fini et il voulait que leur enfant continue d’être protégé par le lait maternel.

Je n’ai pas d’autres cas autour de moi où le papa était contre l’allaitement, mais ce choix n’est déjà pas toujours simple à gérer pour la maman alors si elle n’est pas soutenue, cela n’aide pas.

Réussir à convaincre le futur papa …

Dans le livre que je suis entrain de lire, un livre destiné aux futurs papas intitulé « Au secours ! Elle veut des fraises… La grossesse expliquée aux garçons« , l’auteur, Gaëlle Renard écrit ce petit paragraphe concernant le choix ou non de l’allaitement, aux pères en devenir:

« Peut-être que, dans votre for intérieur, vous auriez tendance à être contre l’allaitement. Pourquoi? Parce que c’est vos doudounes, vos lolos, vos totottes, vos nénés à vous. Il ne va pas commencer à vous piquer vos jouets, celui-là! L’argument est acceptable.

Sachez cependant qu’il est communément admis qu’un enfant nourri au sein est plus résistant qu’un autre. Si l’on considère qu’un rendez-vous chez le pédiatre peut monter jusqu’à 70€ en honoraires libres, que la sécu ne rembourse cette somme que sur la base de 19,60€, et que vous n’avez qu’une vague idée de la bonne volonté de votre mutuelle sur le sujet, le fait de prêter votre joujou peut vous faire économiser pas mal d’argent.

De toute façon, bien que vous ayez votre mot à dire, c’est votre femme qui tranchera au final. Car, ne l’oubliez pas : « son corps est à elle », donc ses doudounes-nénés-lolos aussi. Là, elle ne fait que vous les prêter.

La preuve, si vous divorciez, vous n’auriez aucunement droit de les emporter. Et toc. »

MissBrownie

38 réflexions sur “Allaitement : Le père a-t-il son mot à dire ?

  1. Je pense que le papa a quand même son mot à dire, qu’il est important d’en discuter avant la naissance, mais aussi pendant l’allaitement, car ces moments parfois fusionnels avec l’enfant peuvent le perturber, ou encore un allaitement qui dure dans le temps, plus de 6 mois, 12 mois, 18 mois… Il peut avoir le souhait que cela s’arrête.
    Je pense que cela aurait été très difficile pour moi si mon mari m’avait dit je refuse que tu allaites… mais aurais-je épouser un tel homme ? Car l’allaitement me semble si naturel que cela va aussi avec une conception, une philosophie de vie. La première fois qu’il a vu notre fille au sein il a été très ému. Mais il est vrai, comme l’auteur le dit, que nos conjoints ont souvent le sentiment, d’une certaine manière, que nos seins leur appartiennent ! Et il peut être difficile sans doute pour certains que ces seins sexuels pour eux soient aussi des seins nourriciers.

  2. Quand les deux parents ne sont pas d’accord, c’est évidemment super délicat. A mon sens c’est une décision qui se prend à deux parce que l’enfant s’est fait et va s’élever à deux.
    S’il paraît assez normal que la femme puisse refuser de donner le sein quand son conjoint le souhaite, étant donné que c’est son corps qui va être en jeu, est-ce qu’on peut aussi dire aussi que si le papa est trop dérangé par l’allaitement au sein, sa compagne ne devrait pas le donner ? J’ai envie de dire que oui, parce que l’allaitement pourrait alors vraiment couper le papa de son enfant…
    Mais dans les deux cas de désaccord la discussion pourrait permettre de dénouer pas mal de choses, de comprendre ce qui bloque l’un ou l’autre, et quand on comprend, on peut plus facilement faire évoluer la situation ou l’accepter comme elle est.

    Mais je suis atterrée par les arguments proposés par le livre. Mon mari n’en a pas beaucoup apprécié la lecture non plus :P
    Déjà présenter les seins de la femme comme le jouet, et même le doudou de l’homme, euh….. ???? Et puis quand bien même, l’un n’empêche pas l’autre, si ?
    Ensuite, l’argument financier… Si on parle de la santé, la première chose qui viendrait à l’esprit de papa c’est le prix de la consultation ? Pas le bien-être de son enfant, ou à la limite le sien face aux journées/nuits difficiles ? (Et puis bon, on peut aussi parler chiffre, un généraliste à 23 euros ça marche bien, aussi ;P )
    Je trouve que ça ne donne pas une bien jolie image du père :(

    • Concernant le livre, je pense que c’est surtout parce qu’il se veut sur un ton humoristique, à ne pas toujours prendre au 1er degré.
      Enfin si je l’ai cité, c’est surtout pour le dernier paragraphe ;)
      Je n’en fais pas ici la critique car si c’était le cas, j’en aurais de choses à dire :-P

  3. Juste une remarque « Finalement, quand leur bébé a voulu se sevrer vers 1 an » : un enfant ne se sèvre pas seul si jeune… A part ça, oui le père doit comprendre que l’allaitement est primordial pour l’enfant, et être rassuré énormément pendant la grossesse sur sa « place ». Ce n’est pas parce qu’il ne donnera pas de biberon qu’il n’aura pas de moments privilégiés avec son enfant… Les seins sont avant tout nourriciers et non érotiques ;)

    • Allison, les bébés dont les mamans retravaillent et qui ont un biberon en l’absence de la mère se désintéressent parfois des seins pour préférer le biberon.
      J’ai souvent entendu des témoignage allant dans ce sens et je l’ai aussi vécu.
      Mon amie a tenté de continuer à donner le sein à son bébé mais celui-ci pleurait quand elle tentait de lui mettre le sein en bouche.

    • Mes deux derniers se sont sevrés naturellement à 14 mois et cela sans biberon (ils boivent au verre), donc si cela est possible. j’en témoignais d’ailleurs sur mon blog il y a quelques mois.

      • Oui, j’ai lu beaucoup de témoignages en ce sens (moi qui n’arrive pas à sevrer mon fils de 21 mois!) – surtout pour le petit frère ou la petite soeur qui veut être un grand comme son aîn je crois.

  4. Je me dis que le point de vue d’un homme (et père) sur la place du père ne semble pas absurde. Surtout quand ce que je lis me fait hurler.
    Je m’explique en 3 points.
    Tout d’abord, j’en ai assez de lire cette éternelle interdiction d’être contre l’allaitement. Les bénéfices de l’allaitement sont irréfutables et la discussion impossible car de toute façon, l’autre ne peut pas avoir raison. C’est une évidence. Quand je lis qu’il est « communément admis qu’un enfant nourri au sein est plus résistant qu’un autre », j’aimerais bien lire les arguments qui élèvent cette croyance au stade de preuve. De ce que j’ai lu, c’est surtout vrai les premières semaines après, les preuves sont très faibles sous nos latitudes.
    Ensuite, j’aimerais qu’on ai un peu plus de considération sur les convictions de l’homme autour de sa parentalité. Si un homme est contre l’allaitement, il a peut être de bonnes raisons. Il n’est pas juste un grand enfant un peu pervers qui rêve de nichons comme Woody Allen dans « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander ». Il peut (et à le droit de) revendiquer une place active auprès de l’enfant pour son alimentation.
    Enfin, la conclusion me laisse pantois. Oui les seins de la femme lui appartiennent. En revanche, ce n’est pas le cas de l’enfant qui est aussi bien sous la responsabilité de la mère que du père. A ce titre, le père a le droit d’avoir un avis non consultatif sur le mode d’alimentation de l’enfant. Et s’il est contre l’allaitement, ce n’est pas pour autant qu’il est un mauvais père et/ou un mauvais mari.
    Brigitte Grésy, dans son rapport sur « l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités familiales », expliquait que cet égal accès était bloqué (en partie) par le fait que les femmes ne veulent pas lâcher le pouvoir sur l’enfant et que lorsqu’elles acceptent, il faut que l’homme s’en occupe à la manière de la femme.
    je partage cet avis car s’il est difficile pour la femme de faire sa place au soleil professionnellement, la route est encore longue pour que l’homme soit considéré comme compétent en matière d’enfant.

    • Intéressant d’avoir l’avis d’un père :)

      Piou, je ne pensais pas que ma petite contribution ferait autant réagir. Je n’avais pas mesuré à quel point cela pouvait toucher certaines personnes.

      L’extrait se veut humoristique comme tout le livre d’ailleurs. Personnellement, je n’adhère pas forcément avec ce qui est écrit et qui selon moi ne correspond pas à la majorité des futurs papas. Enfin Bref.

      Pour le fait qu’un bébé nourrit au sein soit plus résistant qu’un autre est pour moi foutaise puisque sur mes 3 enfants nourris au sein, l’un a eu des rhinites et bronchites de 3 mois à 4 ans. Ouf, les autres s’en sont mieux sortis.

      Un père peut être contre l’allaitement long. C’est le cas de mon mari et continuer d’allaiter en sentant que ça ne plait pas n’est pas agréable. Puis le goût du lait le dérange aussi.

      Un père peut aussi demander à sa femme d’arrêter l’allaitement s’il voit que ça la fatigue, parce qu’il pense à sa santé (celle de sa femme) en priorité.
      Enfin en effet chacun ses raisons.
      C’est donc une décision qui se prend à 2.

      • J’aime beaucoup ta réponse MissBrownie et j’avoue que je te rejoins. Le premier a été allaité 4 mois sans soucis, sans maladie.
        Le second est allaité depuis 6 mois, à trois semaines: urgences pour une bronchiolite. A deux mois une grippe. Aujourd’hui je travaille à nouveau et je ne retrouve pas une poitrine taille acceptable, ma vie sexuelle est entre parenthèses car j’ai un mal fou à gérer allaitement à la demande, nuits avec réveils, et vie de femme maitresse…
        Ce n’est qu’une transition: mon mari accepte avec plaisir et surtout est très à l’écoute de mes désirs et mon envie de poursuivre l’allaitement jusqu’à ce que bébé ou moi veuille prendre un peu de distance « laitière ». Il s’inquiète de la fatigue, prend le relais avec certains biberons ou calins.
        J’apprécie, même si je suis consciente que notre couple amoureux (de désir) est entre parenthèses…

  5. Contrairement à Allison, je pense que les seins sont les deux : érotiques (et comment j’ai séduit le père de mon enfant, hein ?) et nourriciers. Mais pas face aux mêmes personnes, et donc je dirais pas au même moment.

    Sinon, d’accord avec le fait que c’est important que les deux parents en discutent et qu’il est vraiment compliqué d’allaiter sans l’accord du père.
    Une amie ne souhaitait pas allaiter, son mec voulait qu’elle allaite. J’ai conseillé à l’amie de faire comme elle le souhaitait, parce que l’allaitement n’est pas toujours aisé, au début, alors si c’est à contre-cœur, ça peut être vraiment démoralisant….(bon et aussi parce que c’est une amie d’enfance et je connais les raisons qui font qu’elle ne veut pas allaiter, son rapport avec son corps).

    Surtout quand je lis le « conseil » aux pères, je me demande s’il n’est pas réducteur. Un homme ne peut-il avoir d’autres raisons d’être contre l’allaitement de son enfant ?
    Par ex, il peut ne pas vouloir que sa femme doive se cacher pour nourrir l’enfant ou que d’autres puissent voir sa poitrine (je ne juge pas de la véracité de cette impression), il peut vouloir nourrir lui-même son enfant, il peut vouloir que sa femme aie des seins comme avant (bon, on ne lui dira pas que l’allaitement ne change pas tant que ça), il peut vouloir être pour le progrès ou la libération de la femme par le progrès technique, qui passe pour lui par le biberon, il peut vouloir défier sa famillle, etc.

    • Le conseil est certainement réducteur, mais le livre traitant de toute la grossesse en un peu plus de 200 pages, l’auteur a certainement voulu être brève . Pas facile de tout lister.
      Enfin, le livre contient beaucoup de choses assez réductrices, certainement parce qu’il se veut humoristique.

  6. Merci beaucoup de ta contribution!!!! Bon je pense qu’on est toutes et tous d’accord sur le point de vue quelque peu maladroit du bouquin… Son ton « humoristique » que tu signales Miss Brownie est peut être au final ce qui me dérange plus que le contenu… parce qu’il véhicule l’idée commune qu’un livre « pour papa » doit forcément être un peu gras et pas trop subtil histoire que ça parle à ces messieurs^^. Pour moi donc, on retrouve ici les écueils classiques des livres de puériculture qu’évoquent S. Lallemande et Delaisi de Parceval dans leur chapitre sur le père de l' »Art d’accommoder les bébés »…

    Qui dit maladresses et lourdeurs dit donc forcément, réductionnisme par rapport à l’allaitement maternel et ses bienfaits (parce qu’effectivement, même si les avantages sur la santé de l’enfant sont réels, ils sont loin d’être suffisants pour trancher seuls la question), instillation discrète d’une référence à une norme stricte du « bon » parent (père ou mère, mais il est plutôt ici question du premier) à mon avis (et ce n’est pas la première fois que je le dis) tout à fait néfaste…

    Pour ce qui est du contenu, pour moi la question de l’appartenance des seins est très claire: ils sont à la mère POINT. Mais cela n’implique pas pour autant que le père n’ait pas son mot à dire sur ce qu’elle a à en faire, et c’est là que pour moi la nuance prend toute son importance: je me serai très mal vue allaiter mon enfant si mon homme y avait été opposé, ne serait-ce que parce que c’était la première d’une longue série de décisions éducatives (donc impliquant l’enfant et pas seulement mes seins!) qui se devait d’être prise à deux…Quant au sein érotique, là encore il suppose la coopération des deux parties!! Dans mon cas, je n’ai jamais vu d’obstacles à la cohabitation des deux (érotique/nourricier) mais si mon homme en avait vu, je ne vois pas bien comment j’aurais pu contourner le problème!!

    Enfin, pour réagir au commentaire de Mauvais Père, je pense qu’il n’est pas si simple d’envisager les choses comme l’auteure que tu cites… Lorsque tu dis « les femmes ne veulent pas lâcher leur pouvoir sur l’enfant », c’est vrai dans une certaine mesure (il me suffit de visualiser ma mère pour avoir une représentation assez nette de la chose!! ;) ) mais c’est légitime dans une autre, je m’explique: chaque femme vis sa grossesse et la cohabitation avec l’enfant de manière différente, certaines avec un certain détachement d’autres avec beaucoup plus de fusion; ça n’est ni volontaire, ni préjudiciable, (dans un cas comme dans l’autre d’ailleurs!!) c’est juste qu’on a chacune un rapport à notre corps différent, qui évolue aussi au cours du temps et que le fait d’abriter un être reste une expérience assez… saisissante!! Bref, je pense qu’il est normal et sain de respecter la temporalité de chaque femme dans la pleine réalisation que celui avec lequel elle ne faisait qu’un est désormais une personne distincte et que ceci n’a finalement pas beaucoup de rapport avec le pouvoir et la domination… Pour conclure, ta citation me gêne parce que sous couvert de défendre les pères, elle ne fait que renforcer la conception selon laquelle la fusion mère-enfant est incompatible avec une réelle et pleine place du père et que le rôle du père se réduit une fois encore dans la seule dimension de « séparation »… je pense honnêtement qu’on peut faire beaucoup mieux!!!!!

    • J’ai plein de commentaires relatif à ton commentaire. Malheureusement, la plupart reste au niveau de l’impression (donc difficile a écrire). Parler de l’allaitement est LE sujet polémique de la parentosphère alors on va y aller cool (je n’esprime que mon opinion et ne prétend pas détenir la vérité).
      Si le lien fusionnel mère-enfant est indéniable pendant la grossesse, une fois l’enfant mis au monde, je trouve cela beaucoup plus discutable. Il me semble que l’on a plutôt affaire à un construit social qu’à une réalité physiologique. (mais là, je crois que j’ai mis le doigt sur le conflit Edwige Antier vs Elisabeth Badinter que je ne me sens pas la force ni la compétence de développer).
      Respecter la temporalité du détachement de la mère à l’enfant, je veux bien, mais à partir de là, il faut aussi accepter qu’une étiquette « mère » soit collée à la femme avec tous les stéréotypes que cela comporte dans le monde professionnel.
      Pour conclure, je suis intimement convaincu que la fusion mère-enfant EST incompatible avec une réelle et pleine place du père en tout cas, celle que souhaite le père. Je ne pense pas être représentatif de quoi que ce soit car je pense que niveau parentalité, une majorité d’hommes s’en fout et a donc un comportement très « conservateur ». Mais pour garder l’exemple de l’allaitement, j’avais fait un billet dessus et j’avais été surpris de voir que dans les commentaires, on me disait que le père pouvait avoir d’autre moment privilégié avec l’enfant (bain, jeu…) que l’alimentation. Génial, en gros, le père ne prend pas la place qu’il souhaite, mais celle qu’on lui laisse. Car la temporalité de chaque homme a se sentir investi dans sa paternité, tout le monde s’en fout (je force le trait, mais l’idée est là)

      • Ce que je retiens de tout cela et que j’avais voulu laisser transparaître dans mon commentaire c’est qu’il serait vain et néfaste de vouloir enfermer les pères et les mères dans des rôles et des ressentis pré-établis… Je ne dis pas que toutes les mères ressentent un sentiment de fusion à la naissance (ou les jours qui suivent) tout comme je reconnais que certaines mères le ressentent.. A titre personnel, je n’aurais pas pu (je force le trait à l’extrême) confier mon enfant le lendemain de sa naissance pour reprendre ma vie (professionnelle, sociale, etc…), d’autres le peuvent et le souhaitent, je n’ai absolument rien à y redire.. Chaque père a un régime de priorité différent vis à vis des « moments privilégiés » à passer avec son enfant, et il me semble que ça se passe bien quand les besoins du père et la mère sont exprimés et satisfaits dans le respect de l’un et de l’autre… La vie à deux ne se structure-t-elle pas comme ça? En évaluant ce qui compte pour l’un pour l’autre et en trouvant les compromis les meilleurs pour que chacun se sente respecté!?
        A partir de là, je comprends que certains hommes veuillent participer à l’alimentation du nouveau-né (l’allaitement maternel comme artificiel le rend possible via les bibs, les tasses d’allaitement ou le recours à l’allaitement mixte), je comprends aussi que d’autres privilégient d’autres moments…
        C’est dans ce cadre que j’apprécie tout particulièrement les approches telles que la théorie de l’attachement ou le concept d’alloparentalité qui laissent au père et à la mère (mais aussi aux frères et soeurs, grands parents, oncles et tantes) la possibilité de « tomber en amour » pour le bébé sans avoir à entrer dans une métrique de répartition des tâches…

  7. Ben moi j’aime bien le paragraphe cité, pingre que je suis, j’ai bien aimé pouvoir faire des économies grâce à l’allaitement et pas vraiment sur le prix des consultations de pédiatres(j’allais voir mon doc aux tarif conventionnels) mais surtout sur le prix des boites de lait en poudre.
    Mais pour ma part l’homme n’avait pas droit à la discussion sur ce point car du fait de son handicap il ne pouvait pas se lever aisément pour donner le bib la nuit c’était de toute manière pour ma pomme alors pour moi hors de question d’avoir des bib à préparer en pleine nuit.

    • J’avoue que même si ce n’est pas cela qui a motivé mon désir d’allaiter, j’étais bien contente de faire des économies de lait en poudre ;) Par contre, comme je le disais une fois dans un billet, je mangeais 2 fois plus donc au final je me demande si je faisais vraiment des économies ;)

  8. C’est marrant ce point de vue pécunier, je pense que ça doit vraiment parler aux hommes. En tout cas j’ai toujours pu compter sur le soutien silencieux et bienveillant de mon homme concernant mon allaitement actuel. Silencieux car il ne m’a jamais imposé une voie plutot qu’une autre ; Bienveillant car je n’ai jamais senti une once de reproche ou de regret dans ses yeux.

  9. Je me relis à l’instant Miss Brownie et je prends quelques lignes pour te remercier à nouveau pour cette contribution… Je trouve ça très important de commenter des bouquins ou des références avec lesquels on est pas toujours 100% d’accord, ou, comme je l’ai dit ailleurs, qui sont issus des magasines de salle d’attente^^!! ça nous donne généralement l’occasion de débattre de points importants car ils sous tendent des idées communément admises dans la société… Tout ce débat est la meilleure preuve de cet intérêt!! :-)

  10. J’ai personnellement un avis plus tranché que les commentaires précédents sur la question. Pour moi, c’est à la femme et à elle seule de prendre la décision finale. Je veux dire par là dans le cas où elle a tout tenté pour convaincre son homme que c’est la meilleure décision, cela ne me choquerait pas qu’elle prenne la décision de le faire même sans l’accord de son homme. Bien évidemment, dans le cas où l’homme refuse a priori que son enfant soit allaité, il est préférable de parvenir à le convaincre, en effet, son soutien sera d’une grande aide à la femme qui allaite.
    Mais nos seins nous appartiennent, à nous seules, et non pas à nos hommes ,on ne leur prête/loue pas. Nous sommes, nous femmes, équipées de protubérances tout spécialement faites pour nourrir nos enfants. Les hommes n’ont pas cette capacité, ou en tous cas, ce n’est pas la fonction de leurs tétons (bien que certains hommes puissent produire du lait -paternel?- mais je ne développerai pas ici). L’homme qui n’est pas capable d’accepter que sa femme allaite (le plus naturellement du monde) sa progéniture, très franchement, je ne le comprendrais pas et si cet homme là serait celui avec qui j’ai choisi de fonder une famille, je n’accepterais pas son refus.
    La mère porte l’enfant, la mère accouche et la mère allaite son enfant. Pourquoi l’homme accepterait-il les deux premiers mais refuserait l’allaitement? ça fait partie du package féminin, les gars, désolé. Je ne développe pas non plus ici le choix de la femme d’allaiter ou non, là n’est pas la question. Là encore, elle seule dispose de son corps. Un homme peut avoir toutes les bonnes raisons du monde de voir sa femme allaiter, mais si elle ne le souhaite pas, encore une fois, la décision finale lui appartient.
    En revanche, je ne serais pas choquée si l’homme en question tenait tellement à avoir « une place » dans l’alimentation de son enfant et s’il demandait à pouvoir lui donner un biberon de lait maternel de temps en temps, ce serait à discuter mais pourquoi pas.
    Mais très franchement, il y a tant à faire avec un bébé pour partager des moments de complicité… le peau à peau, les massages, le portage, le bain, etc. Ce n’est pas « ce qu’il reste », ce sont autant de moments que les mamans comme les papas peuvent partager avec les papas.
    Alors quand vous aussi, vous serez capable de fabriquer du lait parfaitement adapté au bébé, toujours à disposition et à la bonne température, et de procurer au bébé en même temps confort, réconfort chaleur, sécurité, là vous pourrez peut-être partager le plaisir (et les coups durs) des tétées avec nous. En attendant, votre place de père, c’est à vous de la trouver, et je peux vous assurer qu’elle peut aisément passer par autre chose qu’un biberon. (Bon je charrie un peu hein, mais vous voyez l’idée ;))

  11. Assez d’accord avec Audrey, la femme doit avoir le dernier mot (et si c’est le cas c’est qu’il y a eu désaccord, dans ce cas bon courage pour la suite), puisque ses loches sont à elle et à personne d’autre. Et NI à papa, NI au bébé, mais bien à elle. Au même titre qu’un mec qui « suggère » à sa douce de se faire refaire les seins pour correspondre à son idéal à lui, ça me fait hurler. Si elle veut faire du topless, pareil, ça la regarde.
    « Mon corps m’appartient » ça rappelle rien à personne?

    • Là dessus je vous rejoins entièrement!! Les seins appartiennent à la femme et elle seule peut décider ce qu’elle souhaite en faire, le problème est que l’enfant est aussi impliqué… c’est là où je pense qu’il y aussi une part de choix éducatif, donc à faire à deux…
      Surtout surtout, je crois que j’ai beaucoup de mal à m’imaginer réellement une telle dissension dans un couple…!!

      • Là est la différence, personnellement je n’envisage pas l’allaitement comme un choix éducatif. Pour moi, c’est la norme (dans notre famille, pour nos enfants), tout comme le fait que je porte pendant 9 mois, que j’accouche, j’allaite. L’allaitement « long » pour moi serait plus à discuter dans mon couple s’il devait y avoir dissenssion à ce sujet, je serais plus ouverte à la discussion. Concernant l’allaitement d’un nourrisson, personnellement, je ne souffrirais aucun refus ou « interdiction » venant du papa.

        • Je comprends ton point de vue… je pense qu’au final je le vis aussi comme ça (je dis ça parce que je sais que ça serait un déchirement pour moi de ne pas pouvoir allaiter mon nouveau-né) mais disons que j’envisage qu’il en soit autrement pour d’autres et je mesure à quel point un désaccord sur un tel point pourrait être générateur de conflits dans un couple (en tout cas, me concernant, si mon mec avait refusé que j’allaite à la naissance de mon enfant j’aurais eu clairement le sentiment que je ne le connaissais pas!!)!!

          • J’ai moi même du mal à imaginer qu’un père puisse être totalement contre l’allaitement, pourtant le mari de mon amie avait vraiment un avis très tranché… avant qu’il ne change d’avis ;)
            Ce serait intéressant de récolter des témoignages de papa concernant l’allaitement, comment ils voient cela.

  12. Je ne suis pas non plus tranchée sur la question et je tiens à ce que le papa soit impliqué dans toutes les décisions, surtout sur l’alimentation… En revanche, j’ai eu envie d’allaiter – et si j’ai un deuxième enfant, il est possible que je n’allaite pas, et si mon mari voulait m’imposait d’aller à l’encontre de ce ressenti, je le prendrais un peu comme un manque de soutien dans une décision qui est déja TELLEMENT difficile à assumer… Je ne saurais pas trop comment le gérer!

  13. moi aussi, moi aussi, je veux apporter mon eau (lait) au moulin!
    Je suis pour que cette question soit aborder dans le couple, que le père donne son ressenti, ses arguments pour ou contre, mais son avis est CONSULTATIF, seule la mère prend la décision finale quand elle a le bébé dans ses bras quand elle le met au sein… son corps n’est qu’a elle SEULE. Je suis d’accord avec Audrey, pour moi, allaiter est la continuité des 9 mois de gestation. le papa aura encore tout le temps de donner le biberon, de donner ses repas solides à l’enfant par la suite! Et il peut trouver sa place et créer son lien avec sa progéniture ailleurs que dans l’alimentation (change, bain, massages, jeux, peau à peau, promenades, bercements). Arrêtons de ne penser l’aliment comme le symbole affectif en puissance!
    Et puis, les moments où la femme allaite et les moments où elle et son mari ont des jeux d’adultes, sont nettement séparés, il n’y a aucune confusion à avoir.
    Voilà voilà, j’avais du mal à me taire sur ce sujet. merci Miss Brownie de ton article!

  14. Pingback: Et si on faisait vraiment équipe ? [mini-débriefing] | Les Vendredis Intellos

  15. Je suis enceinte de mon deuxième bebe et je me pose pas la question de est ce que j’allai ou pas c est juste une EVIDENCE ou meme NATUREL que je nourrir mon bebe au sein et le papa a rien a dire sur tout pas car je trouve sa mal saint que il me dise non . ( les mamans qui ont fait leur chois de ne pas alaite c est sûrement elle sont leur raison autant que femme je les respecte toutes les mamans dû onde que elle sois pour ou contre alaite ment tant que elle s’occupe bien d elle et de son bebe c est essentiel )

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