Nos douleurs secrètes

Hier soir, je discutais virtuellement avec quelques keupines concernant le sexe après démoulage. J’avouais que depuis mon accouchement, ma libido se situait sous zéro.

Je pensais au départ que c’était à cause de ma pillule, celle qu’on donne pendant l’allaitement. Je l’ai donc arrêtée.

Ensuite, me suis dit que c’était à cause de la fatigue, mais même les jours / soirées, où la fatigue se taisait un peu, je n’avais pas plus envie.

Le Cheum Grognon, est devenu de plus en plus grognon, et moi aussi…

Puis de discutions entre le Cheum, en discutions entre les keupines, je me suis dit qu’en fait, j’avais encore mal.

Encore mal …?

Mon accouchement a été compliqué et douloureux. J’ai eu droit à une épisio, qui s’est déchirée, jusque l’anus. Je ne le dirais qu’une seule fois. Et donc, la cicatrice qui en découle, a été lente à « guérir ». Elle ne l’est pas encore totalement, après pratiquement 11 mois… Et cette douleur me freine dans mes envies charnelles. Et lors des échanges amoureux, elle me freine dans mes ressentis. Elle inhibe cet abandon que je devrais avoir . Elle étouffe cette passion que j’aimerais retrouver.

Pour ce Vendredi Intellos, et en échangeant nos ressentis avec ces keupines, elles-mêmes ayant aussi eu ou épisio, ou déchirure, ou césarienne. Bref, elles aussi ayant une cicatrice indélébile, plus ou moins visible, tant sur le corps, que dans leur ressentis. Je me suis dit que je me devais de partager ça avec toutes.

J’ai trouvé sur le Guide du Moutard un article supra intéressant concernant Les Douleurs périnéales postpartum. 

Si j’ai mit une majuscule au « D » de Douleur, c’est qu’elles prennent une place trop importante dans nos vies de jeunes accouchées. Parfois même 2 ans après, cette douleur insidieuse est encore là.

Notre intimité est en travaux, et les ouvriers peinent à retaper l’appart’ comme il était avant… Du moins, à rafraîchir la couleur des murs, pour faire comme si rien n’avait changer.

Et pourtant… Les choses ont changé. Physiquement, nous avons portés la vie. Nous l’avons fait naître. Parfois, sans anicroches, parfois avec difficultés, plus ou moins importantes. Et le résultat est là, notre périnée a morflé.

Lors de l’accouchement, le périnée peut se déchirer ou votre soignant (sage-femme ou obstétricien) peut décider qu’il doit être coupé pour faire une plus large ouverture pour le passage de la tête du bébé, une procédure appelée épisiotomie. Ensuite, la région peut devenir assez douloureuse.

Assez douloureuse en effet… Je me souviens que 15 jours après démoulage j’avais encore du mal à m’asseoir. Les jours qui s’en suivent, pour aller à selles, je vous raconte pas les palpitations que j’avais sur le trône.

Combien de temps pour guérir ? Dans l’article ils parlent de guérison physique, qui en gros varie selon les femmes, et selon les degrés de « gravité » de la déchirure…

Mais psychologiquement parlant, je pense que notre guérison est plus lente du fait que ça touche un endroit tellement précieux. Il faut je pense commencer à faire le deuil de ce corps, qui se voit, et ce corps qui se ressent… Se mettre dans la tête que plus jamais les ressentis seront les mêmes, mais ils ne seront pas pour autant moins bien. Juste différents. Il faut faire connaissance avec ce nouveau périnée. Ce nouveau vagin. Et toutes les nouvelles sensations qui nous transportent.

On en parle pas assez, on garde ça pour soit, pensant que c’est quelque chose qui doit se vivre, se supporter, seulement avec soi. Et pourtant, après en avoir parler avec mes virtuello-keupines, je me suis sentie non seulement comprise (ce qui fait un bien fou de pouvoir partager sur un sujet aussi délicat et ne pas se sentir jugée, ni intimidée.) mais aussi tellement soulagée, allégée de ce poids.

Parlons-en entre les mamans, pour que cette douleur ne reste plus secrètement cachée à double tour, mais qu’elle soit partagée, et de ce fait allégée.

Que cette douleur périnéale ne soit plus un tabou.

Mam’Sauterelle

 

Crédit photo : Stemary

38 réflexions sur “Nos douleurs secrètes

  1. Merci pour ce témoignage si sincère… J’ai également subi une épisiotomie lors de mon premier accouchement et j’ai mis beaucoup de temps à cicatriser de cette blessure, aussi bien physiquement que psychologiquement. Ces expériences sont toujours très tabous et il est rare d’en parler si librement avec notre entourage pourtant, comme tu le dis si bien, nous sommes très nombreuses à être concernées.

  2. Merci pour ce trés beau post sur un sujet pas évident, mais dans lequel beaucoup se reconnaîtront. Douleur physique ou pas (j’ai eu la chance de me tirer pas trop mal de mes accouchements), c’est quand même vrai que la libido en prend un coup avec l’arrivée des bébés.

  3. C’est bien beau d’en parler aux copines, mais il seront bon aussi d’en parler aux gynécos. D’abord pour qu’ils réfléchissent à 2 fois quand ils coupent. Parceque des études ont montré que les déchirures naturelles cicatrisaient mieux que les épisios(mon expérience me le confirme), qu’il y avait par ailleurs moins de déchirure quand la position de la maman était plus physiologique durant l’accouchement soit plus verticale (https://sites.google.com/site/infoepisio/). Ensuite en parler à son gynéco parceque des solutions existent pour améliorer les choses. Dans les cas les plus graves, de bon chirurgien peuvent faire des  » reprises d’épisio » mais dans mon cas par exemple la mienne m’a prescrit une crème cicatrisante qui a assoupli la zone et qui a très nettement et rapidement améliorer les choses.

    • Vous pensez bien que le gynéco en a été avisé, mais en parler pour que ce ne soit plus tabou, aide aussi à ne pas se sentir ridicule face à cette douleur là, et encourage justement à en toucher un mot (ou plusieurs) au médecin concerné.

      Vous avez bien eu de la chance que pour vous la cicatrise se soit rapidement améliorée. Ou que vous ayez apparemment un gynéco au top .

  4. Malgré que j’ai signalé aux sages-femmes que j’avais encore mal au moment de la rééducation du périnée, elles ont estimé que ma cicatrice était belle… Et moi je suis restée avec ma gêne… Quand est-ce qu’on va VRAIMENT nous écouter ? Encore une fois, cela serait l’intimité des hommes, je suis persuadée qu’on en parlerait davantage et qu’ils seraient entendus autrement…

      • Les filles, il faut masser votre cicatrice pour l’assouplir intérieurement et extérieurement, tous les jours un petit peu et les choses devrait s’améliorer doucement. Voici les conseils de ma sage-femme.

  5. J’ai vécu exactement le même traumatisme (épisio + déchirure) lors de mon premier accouchement. Je n’ai jamais arrêté pour autant de faire l’amour avec mon mari, je suis plutôt du genre entêtée, mais ce n’est que lors des essais pour mon second bébé que j’ai appris à oublier cette douleur et à me laisser davantage aller. Je crois que j’ai enfin ACCEPTE ce changement et commence seulement à l’apprivoiser ! Continuons à nous soutenir et à en parler.

  6. Je pense que c’est surtout ce nouveau corps et puis cette nouvelle vie qui chamboulent notre quotidien de femme et celui du couple, il faut se trouver et se retrouver et ce n’est pas évident
    Je pense que la grossesse est très encadrée mais que l’après, ne l’est pas. Nous sommes un peu lâchées dans la « nature » et on fait avec ou parfois malheureusement « sans ».

    • Il y a le quotidien, mais la douleur physique est réellement un frein. En novembre dernier, j’évoquais encore cette gêne ressentie lors de rapports espacés avec mon mari. Ma gynéco a tout simplement fait l’autruche en jugeant une « belle cicatrice ». Pour moi, c’était inacceptable, car mon mari ressent bien cette petite tension. Et ça fait 5 ans maintenant ! Et là le quotidien n’a pas d’emprise sur ce ressenti. Le mal a été fait, et je pense qu’on est bon nombre dans ce cas !

  7. Voici ce que Martin Winckler écrit à propos de l’épisiotomie :
    « Des études nombreuses ont cependant montré qu’elle ne procure pas du tout les bénéfices escomptés, et que la plupart du temps, les déchirures qui surviennent en l’absence d’épisiotomie sont superficielles et faciles à réparer. L’épisiotomie, en revanche, incise non seulement la peau, mais toute l’épaisseur du périnée c’est à dire en particulier les muscles sous-jacents. Elle entraîne par conséquent très souvent des douleurs durables, longtemps après l’accouchement, et des troubles sexuels persistants chez les femmes qui l’ont subie. Dans son rapport sur les bonnes pratiques d’accouchement, l’OMS la déconseille donc vivement et considère que les raisons médicales de l’utiliser ne dépassent pas 20 % des accouchements. »
    dans un article intitulé « les violences faites aux femmes par les médecins » au lien ci-dessous :
    http://www.martinwinckler.com/article.php3?id_article=987

    • Lorsque j’ai lu le livre « le choeur des femmes », j’avais appris énormément de choses que je pensais justement connaître parfaitement. Je ne suis pas du tout étonnée des pratiques médicales dans les hôpitaux concernant épiosiotomie et césarienne. J’ai tjs ressenti la mienne comme une mutilation, j’ai appris à vivre avec, avec ce nouveau corps, mais actuellement enceinte de mon second, étant donné le suivi actuel particulier de ma grossesse, il est hors de question qu’on m’en refasse une. Je pense qu’il nous appartient à nous – les femmes – de communiquer sur le sujet abondamment auprès de nos amies, de nos filles et bcp d’autres encore, il faut SAVOIR, CONNAITRE, PROMOUVOIR notre santé intime. A force de relayer ce type d’informations, nous parviendrons aux côtés de personnalité comme Martin Winckler à faire entendre nos voix. Cette soumission aux médecins, il y en a assez, et je ne parle pas que de ce qui nous concerne uniquement. Mais je ne vais pas lancer un nouveau débat tout de suite.

  8. Un sujet en effet intime et compliqué à évoquer … La douleur psychologique de l’episio (et autres cicatrices de cette zone) est inaudible. Je suis d’accord avec toi mais me demande comment en parler… Le risque de faire peur aux futures mamans comme celui d’avoir l’impression d’être la seule à avoir un problème en en parlant à des femmes l’ayant vécu mais occulté me semble presque insurmontable. C’est vrai que je n’ai jamais été rassurée par les commentaires médicaux du style  » cicatrice superbe, de la vraie dentelle, vous pouvez être contente ». Moi je n’entend que cicatrice. Enfin une jolie parole du papa qui a été ému par l’accouchement et m’a dit justement que je m’étais sacrifiée pour avoir notre bébé. C’est un peu fort, mais finalement un peu vrai.,,

  9. Pour moi l’épisio n’était pas abusive je pense, elle était nécessaire pour que l’on puisse utiliser des forceps… Mais enfin je l’ai quand même vécue comme une mutilation, surtout qu’elle n’a pas été recousue assez bien donc s’est rouverte…. Et j’en garde non pas une gène, mais une partie insensible. Ce qui à cet endroit là est quand même génant…
    Globalement sans vouloir faire peur aux futures mamans (d’autant que pour moi ça s’est quand même particulièrement mal passé,qui est loin d’être la majorité des cas), je ne m’attendais pas à ce que l’accouchement soit si barbare en fait, que ce soit au niveau de la douleur qu’on ne traite pas parce que « c’est que le début » « C’est normal » « C’est naturel » – c’est le personnel soignant qui dédide pour la mère de ce qui est supportable ou pas! – que dans la méthode utilisée, sans grands égards pour les « petits désagéments » subis par la mère, comme l’absence de vie sexuelle, ou l’absence en tout cas de plaisir sexuel pour des mois et des mois, puisqu’encore une fois « C’est normal » « on oublie » « No pain no gain » « Vous avez votre bébé, ça compense » Ca me mets personnellement dans une rage FOLLE.

  10. les forceps encore un truc bien barbare, quand « on est accouchée » tout est possible, sur le dos jambes écartées on est livrée à la merci des techniciens de la naissance, on ne contrôle rien.
    http://accoucherautrement.free.fr/Episiotomie.htm
    quand « on accouche » en position choisie : accroupie, à 4 pattes, assise, dans une piscine et que sais-je, toutes interventions extérieures est inutile, voir néfastes
    http://accoucherautrement.free.fr/Position.htm

  11. Merci beaucoup de ta contribution, et aussi de ton témoignage…. J’ai eu la chance de ne jamais avoir d’épisio (c’était ma hantise je dois dire, vu les récits édifiants qu’en faisait ma mère!!) mais j’ai été déchirée pour les deux aînés… pas de façon bien importante mais suffisamment pour avoir des points… pour l’APA, le gynéco était un con, il n’a réfléchi à rien en recousant, j’ai eu très mal jusqu’à ce que les points lâchent et puis c’est resté hyper sensible pendant des semaines et des mois après… pour la Princesse, la déchirure était identique, la sage femme a pris son temps, elle voulait que « ça » me convienne, que « ça » soit bien… quasiment pas souffert et reprise des relations sexuelles sans souci!!
    Je pense que le rapport avec le soignant, le contexte dans lequel cela survient, le soin apporté à la suture, ainsi que la façon dont c’est vécu influent dans des proportions variables mais certaines…
    Après, il y a aussi des « erreurs », je pense par exemple aux témoignages qu’on peut lire sur le blog « Le corps des femmes » où certaines femmes expliquent comment après des années de souffrance elles ont finalement été réopérées de leur épisio qui avait recousue n’importe comment…
    Comme on dit d’autres avant moi, c’est vraiment important que tu témoignes… ce qui t’est arrivé est précisément ce qu’on peut redouter en cas d’épisio et les soignants doivent prendre conscience des conséquences d’un tel acte lorsqu’il n’est pas expressément justifié…

    • En effet, d’ailleurs dès que j’en ai les moyens, et le temps, je doit reprendre rdv avec ma gygy pour avoir une petite conversation entre 4 yeux. Car en vous lisant, je prend de plus en plus conscience que les choses ont été faites sans mon accord, alors qu’il s’agissait de mon corps.

      Merci à toutes !

  12. Moi aussi j’ai eu une épisio à mon 1er accouchement il y a presque 6 ans … et elle me fait encore mal.
    Et j’en veux beaucoup à la sage-femme qui ne m’a même pas prévenue qu’elle allait me la faire et qui ne m’a pas demandé d’essayer de pousser plus ou quoi que ce soit, elle a juste coupé comme ça sans que je sache très bien pourquoi …

    • je précise que 6 mois après la naissance de ma fille, la douleur au périné était telle que j’avais du mal à courir plus de 30 mn parce qu’au bout de ce temps, ça me faisait trop mal :-/ …

  13. Je me reconnais dans ce témoignage.
    J’ai eu une épisio il y a 4 ans et demi et pareil mal pendant plus d’un an. Ma mère m’a dit que la sienne lui fait encore mal parfois, 30 ans plus tard.
    A mon deuxième accouchement, j’ai eu une déchirure et je peux dire que non seulement ça fait moins mal mais en plus, j’en ai guéri plus vite.
    Par contre, je ne sais pas vous mais ma libido va très bien, c’est juste que les rapports sexuels sont très bof et mes orgasmes beaucoup moins intenses. :(
    Est-ce que ça s’arrange avec le temps ou pas?

  14. Ici césarienne mais niveau sexuel aucun souci.

    Cela dit il existe un hôpital (besançon si je me rappelle) qui pratique moins de 3% d’episios. Et les femmes primi comme multi n’y ont pas plus et même moins de déchirures de degré 3&4 qu’ailleurs.

    Lors de mon accouchement l’obstetricienne avait posé le ciseau sans m’avertir ni me demander mon avis et avait même viré mon homme histoire que je me laisse faire je suppose. J’ai hurle tellement fort que j’interdisais cette pratique sur moi qu’elle a retiré directement son instrument de torture.

    Elle m’a fait les forceps sans episio et ça passe aussi bien sans rassurez vous.

    Cela dit bassin légèrement rétréci+position gyneco+beau bébé… Non seulement l’episio mais aussi les forceps étaient inutiles et injustifiés. Césarienne.

    N’hesitons pas à crier, hurler notre désaccord et notre possession de nous par nous mêmes.

    Soutien à toutes les mutilées, courage pour votre reconstruction psychique et physique.

  15. La citation me fait juste penser à une sage-femme traditionnelle mexicaine qui avait comme cheval de bataille (entre autres…) de faire nommer « épisiotomie » par son vrai nom : « couper le sexe d’une femme »

    Ca me travaille encore…

  16. A lire vos témoignages je me retrouve à pleurer devant mon écran… Comme quoi je suis encore loin d’avoir digéré mon épisio, plus loin encore que je ne le pensais… Merci Sauterelle Box pour cet article, qui a le mérite de parler d’un sujet qu’on évite bien trop la plupart du temps… ce qui n’aide pas à faire changer les choses dans notre pays du coup…

    Mon fils vient d’avoir deux ans et demi… Mon épisio m’a fait mal pendant presque un an, maintenant la douleur n’est plus là… juste une gêne parfois… et un plaisir largement diminué lors des rapports.
    J’avais dit à la sage femme que j’étais contre les épisios, mais visiblement pas assez fort. Elle ne m’a pas prévenue, j’ai juste entendu le bruit métallique et me suis retenue de hurler. Ça ne servait plus à rien de toute manière c’était fait… J’avais un bassin large, mon fils faisait 2kg3, mais on m’avait imposé la position « les 4 pattes en l’air » qui n’aide pas vraiment… N’empêche que je reste persuadée que l’épisio n’était pas utile…

    La jeune sage femme en formation qui l’avait assisté m’a recousue. Lorsque la Sage femme est revenue je l’ai entendu dire : »Vous avez voulu économiser le fil? » Puis il y a eu un échange que je n’ai pas entendu et elle a finit par dire « Non ben laissez comme ça maintenant que c’est fait… »
    Mon doc a dit au départ que « la cicatrice était pas très belle, comme toutes les cicatrices »… Puis quelques mois plus tard son discours était juste : « Elle s’est très bien cicatrisée ». Et je n’ai pas pu avoir plus d’infos…

    Pour moi ça reste une « zone sinistrée ». J’arrive à oublier la plupart du temps, mais maintenant que j’envisage un second bébé je réalise qu’ils ont brisé la confiance que j’avais en mon corps… Je doute qu’après le traitement qu’il a reçu je sois capable pour un second d’avoir un accouchement physiologique sans complications… Ça peut paraitre idiot et démesuré comme réaction mais je n’arrive pas à me l’enlever de la tête…

    • C’est loin d’être idiot, pour ma part je n’envisage pas de second bébé tout de suite, mais la peur que l’accouchement se passe mal à cause de mon épisio déchirée est là aussi… Je pense que c’est une peur légitime si comme moi, tu as vécu un enfer à l’accouchement…

  17. Pingback: Quand notre intimité est bafouée. « Sauterelle Box

  18. Je me retrouve bien dans tout cela.
    J’aurai bien aimé tomber sur un gynéco plus compréhensif quand je lui ai fait part de ma douleur plusieurs mois après l’accouchement. La seule phrase qu’il a eue était « C’est pas grave la prochaine fois on recoupe et on refait ». Vous pouvez imaginer que je ne lui en parle plus et que j’ai peur pour mon prochain accouchement dans un mois…
    Une sage femme a été plus à mon écoute, elle a essayé de travailler la zone sensible avec une sonde, elle a su prendre le temps de m’écouter, d’essayer d’arranger les choses. Je vis avec, c’est difficile à comprendre pour le conjoint même s’il respecte mes peurs et craintes…

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  22. Wow! Ca explique tellement ce que je vis.. Ca fait maintenant 2 ans que j’ai accouche et j’ai encore mal lors des relations et la libido ne reviens pas quand habituellement avant j’en avais trop. J’ai fait de la physio consulter des genycos, medecin et je suis vraiment a bout de ressources! Je vais aller justement me rasseoir cette semaine avec mon medecin car ca n’a pu de sens.. Mon couple se tue a petit feu! Ca fait du bien de vous lire!

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