Il y a quelques temps, Phypa nous faisait partager les recommandations de l’OMS concernant l’éducation sexuelle des enfants (le rapport complet est ici).

Égoïstement, je me suis penchée sur les matrices relatives aux enfants de 0-3 ans (j’ai pas encore le modèle adolescent sous la main pour expérimenter).

Je souhaite commenter une petite partie des conseils prodigués, celui qui me parait le plus simple à aborder et probablement le plus important : les « yes » and « no » feelings.

Je n’ai appris que très récemment à faire confiance en mes sensations, mes impressions. Ici, il s’agit d’abord de rappeler à l’enfant que lorsque quelque chose lui est désagréable, il peut le dire, que c’est son corps et que seul lui peut dire « oui » ou « non ». Une fois cette base acquise, on pourra ensuite expliquer qu’en cas de sensation désagréable, il lui appartient de la faire cesser en signifiant son désaccord, et aussi de faire appel à une adulte si cela ne cesse pas après ses propres réactions.

Je trouve véritablement salvateur (au sens premier : « qui sauve ») d’apprendre à l’enfant que c’est sa sensation qui est la bonne. Cela évite la mise en place de chantage avec un adulte abusif qui « sait » ce qui est bon, et l’enfant qui n’osera pas dire non, et faire ainsi cesser l’abus.

Cela m’a rappelé une vidéo que j’ai visionné il y a quelques mois, la voici.

C’est kitsch dans la forme mais très clair dans le discours.

Je ne vous cache pas que cela a fortement inspiré mes premières discussions sur le sujet avec Progéniture. Par exemple, j’avais commencé avec « Quand tu n’aimes pas quelque chose … », et devant le peu de succès de mon discours, j’ai adapté en « Quand ça te fait Non … », et là elle a tout de suite compris. C’est en train de s’installer comme une expression classique, et c’est extrêmement pratique, y compris pour nous, quand elle fait quelque chose qui nous déplait.

Exemple concret, je ne supporte pas qu’on me tripote les cheveux, elle a quasiment cessé depuis que je lui dis que « ça me fait Non » alors qu’auparavant, c’était comme pisser dans un violon (et je vous jure que ça ne lui faisait pas Oui, au violon …).

 La Tellectuelle