Parler de la puberté avec sa fille

Quand je suis tombée sur cet article, en anglais malheureusement, j’ai voulu le partager avec vous.
Mandy est une conseillère en lactation mais aussi la mère de 4 filles.
Dans cet article, elle parle de la session d’information qu’elle a aidé à mettre en place pour des filles scout.

« We held it around Valentines Day and called it Loving Your Growing Body. It was complete with snacks and door prizes and I have to say it was a huge success. I was elated afterwards that twenty girls ages 9-16 knew how and why their bodies were changing, that it was healthy and normal. Also that ten of them attended with their moms and a continuing conversation was started that day for some of them. »


« Nous l’avons tenu proche de la St Valentin et appelé « Aimer votre corps qui grandit ». Il y avait des snacks et des cadeaux et je dois dire que ça a eut un grand succès. J’étais exaltée après que vingt filles âgées de neuf à seize ans sachent pourquoi et comment leur corps change, que c’est naturel et normal. Aussi que dix d’entre elles viennent avec leurs mères et qu’une conversation commence ce jour-là. »

Mandy conseille aux parents de ne pas avoir « LA discussion », c’est à dire une conversation très sérieuse, mais plutôt des conversations au fil du temps quand l’enfant pose des questions ou que l’occasion se présente, sur tous les sujets, pour que le jour où un sujet important se présente ce soit plus confortable d’en discuter.

Elle dit que informer est important et aide à prendre les bonnes décisions ensuite. Et tant qu’à faire, il vaut mieux que les informations viennent des parents plutôt que les enfants aillent les chercher ailleurs.

(Je suis pour expliquer aux enfants ce qui se passe au niveau du corps et aussi pour célébrer les premières menstrues, parce que c’est un moment de passage important pour les filles. Si vous voulez en savoir plus ou en discuter avec moi, faîtes-moi signe!)

Marie Wolf

31 réflexions sur “Parler de la puberté avec sa fille

  1. Pingback: #VI Puberté et relation parents-enfants | Ma tanière… My den…

  2. Merci pour ton article qui nous rappelle de prendre le temps pour un moment de transmission entre « filles » entre « femmes » (que j’aimerais mettre en place au sein de mon association, pas seulement pour les les autres, mais aussi mes filles : en tant que mère d’adolescentes et que femme.) !
    En effet, je me retrouve dans ton article : des petites conversations suite à des questions et seulement suite à des questions, tout en rappelant régulièrement et sereinement que l’on est là toujours pour les questions ou juste des présences ou câlins aussi, car c’est une période très complexe pour nos ados: parfois ils ont envie de réponses, et d’autres fois juste de notre écoute ou de notre tendresse muette… ou moins muette… la puberté est une période progressive, que ne se fait pas du jour au lendemain, mais petit à petit, et leur donner toutes les infos d’un coup n’aurait aucun intéret pour eux : ce n’est pas ce qu’ils demandent. Juste la ou les réponses à la question du moment, simple, claire si on peut, sinon on peut aussi chercher ensemble, ou trouver un livre qui accompagne leurs questions, à lire ensemble ou à approfondir ensemble s’ils préfèrent le lire seuls (ce qui est généralement le cas, il me semble).
    La puberté vient si vite, bien plus vite qu’on ne croit, mais elle ne les transforme pas du jour au lendemain d’enfants à ados ou adultes, le processus est long, tant physique que psychologique !

    En parlant de livre pour les ados, ma grande en a un chouette… il va falloir qu’on en parle un de ces jours pour que je puisse vous le commenter :)

    • Merci de ton commentaire.
      N’ayant pas d’enfant je n’ai que l’idée de comment moi j’aurais aimé que ça se passe, donc j’aime savoir comment ça se passe pour les autres.
      J’ai l’impression que parfois, comme ce thème peut stresser les parents, ils préfèrent faire « la » conversation sur le thème « tu grandis, voilà ce qui se passe, tiens toi éloignée des garçons » (peut être d’autant plus dans certains coins des États-Unis) et ça ne me semble pas forcément la façon la plus judicieuse.
      Ceci dit, je peux comprendre que ça peut être un sujet délicat.

  3. Merci pour ce joli billet :) Fêter les premières règles : en voilà une jolie idée. Devenir une femme, c’est chouette ! Un événement important pour les femmes en devenir que sont les jeunes filles. Un événement qui marquera un peu sa perception de ce qu’est la femme.
    C’est un peu comme le sexe : il faut désacraliser tout ça, enlever les tabous et la gravité. N’y-a-t-il rien de plus beau que de voir son enfant grandir ?
    A nous les mamans de garder cela à l’esprit ;)

    • Et un joli commentaire!
      Je pense que ce n’est pas qu’aux mères, mais aussi aux pères peut être d’en parler, de montrer que c’est normal et que même si elle grandit, elle reste la fille de ses parents. (J’ai un autre article en tête quand je dis ça).

      • Ah ben ça m’intéresse. Je me dis qu’à la puberté, c’est la dernière chose que j’aurais voulu partager avec mon père ^_^ Mais plus que le cercle familial, la vision des menstrues mériterait d’être abordée d’un angle sociologique. Parce que quand on voit dans les pubs des liquides bleus remplir des serviettes hygiéniques (déjà le nom, « menstruelles » serait plus adéquat), ça en dit long >_<

        • Pour le côté avec le père, je crois que j’ai mon idée pour la semaine prochaine ;-) et pour le côté sociologique, c’est ce que font en Amérique du Nord par exemple les « menstrual activists » (activistes mentruels) que l’on peut voir comme faisant partie du féminisme. Je crois que ça arrive par ici mais assez lentement (je travaille sur un projet de blog sur ce thème qui sera lancé en septembre à prioris).

  4. Fêter les premières menstrues c’est une bonne idée. (en petit comité évidemment, je n’aurai pas apprécier qu’on en fasse une fête de quartier bien sûr. ^^)
    Ma mère m’avait offert un très joli collier lorsque ça m’est arrivé. Pendant tout un temps, je le portais pendant mes règles. Je ne le mets plus beaucoup, mais je l’ai toujours et j’y suis très attaché.
    Ne pas en faire un tabou, ça sera super, mais il y a encore du boulot.
    Je crois que je posais mes questions, surtout à ma mère mais aussi à mon père. Ils me répondaient toujours, sans déborder de la question, me laissant aller à mon rythme. On avait aussi des livres adaptés à chaque âge sur le sujet.
    Je pense que j’aborderais aussi le sujet avec Surprise, car un garçon est aussi concerné par le sujet, même si c’est indirectement.

  5. 100% d’accord avec l’idée de « des petites conversations suite à des questions et seulement suite à des questions » plutôt que LA discussion imposée le plus souvent au mauvais moment (quand les parents sont près et non pas quand les enfants le sont…)
    Cependant, je ne suis pas contre l’idée d’aller chercher des infos ailleurs. Les parents ne sont pas omniscients, et il faut prendre gare à la toute puissance parentale ! Une tante, une amie plus âgée, des livres, des films etc… Tout est bon pour apprendre !

    • Je suis d’accord avec toi, avoir un livre, une personne extérieure etc. peut faciliter la discussion et amener un autre point de vue, un autre éclairage.

      • Par contre je dois avouer, que moi, là, je suis plutôt frileuse à l’idée de session d’info en groupe intitulée « Aimer votre corps qui grandit” (j’entends encore de Caunes parodier le Doc dans les années 90 « ce n’est pas sale, ton corps change » !) et encore plus celle de célébrer les premières règles… Car cela fait partie de l’intime d’une part, et ensuite je ne vois pas en quoi les règles sont une fête !
        Enfin c’est une opinion, et non un jugement, qui n’engage que moi ! Et le plus important maintenant c’est plutôt que je me concentre sur comment-pourquoi-quand je ferai avec mes filles ;-)

        • Je crois que l’idée d’en faire une fête est une façon de contrebalancer la vision négative, de « malédiction » que l’on peut avoir.
          Ceci dit, c’est le choix de chacun.

  6. Idée Lecture à ce sujet :
    « Le jour de ses premières règles, Stella, elle, a la chance d’être accueillie par Mawani dans la yourte des femmes. Après être entrée dans le cercle des femmes pour un temps de partage, elle est guidée par trois femmes, dans l’antre de la Terre-Mère, pour un temps de rencontre avec son féminin, de renaissance dans sa nouvelle peau de femme en devenir, d’ouverture à de nouveaux possibles. »

    Je vous conseille ce magnifique récit d’initiation, publié sous le titre « Stella et le cercle des femmes », aux éditions du Souffle d’Or, conté par Maïtie Trélaün, coach en féminitude, danseuse et sage femme. Elle offre aux adolescentes et à leurs mères un texte plein de poésie, d’informations théoriques et de conseils pratiques sur les cycles de la vie des femmes.
    Et pour la jeune fille que nous avons été et que nous portons en nous, parfois blessée ou insuffisamment honorée, ce livre est un joli voyage, une belle occasion de

    * célébrer notre féminin, la déesse en nous et les multiples femmes en nous
    * chérir notre utérus, antre de notre femme sauvage et creuset de toutes nos fécondités
    * ressentir notre appartenance au cercle des femmes, apprécier leurs soutiens, recevoir leurs secrets les plus intimes.

  7. Merci beaucoup de ta contribution!!! J’espère qu’elle sera le début d’autres sur le même thème et rejoignant celui ardu de l’éducation sexuelle auquel Phypa commencé courageusement à s’atteler!!!
    J’ai personnellement un avis mitigé ou du moins sceptique sur (par exemple) la proposition de Maïtie Trelaün dans l’extrait que je t’ai fait passé…à savoir la célébration, etc etc…mais je sais que c’est lié à mon histoire personnelle… j’ai eu droit à LA discussion (faite par mon père, dans la voiture, sur le thème: maintenant va falloir se méfier des garçons..) associé au trop plein émotionnel de ma mère « ma fille tu es comme moi à présent »… autant dire que ça a été le PIRE jour de mon adolescence (surtout quand j’ai su que j’en prenais pour 40 ans…).
    Bref, j’ai l’impression que tout commence par changer son propre regard d’adulte, de partenaire amoureux, de femme sur les menstrues… afin de faire vivre dans la maison un climat plus serein, où les questions seront posées et trouveront réponses et où le corps pourra être davantage respecté… après, fête ou pas fête, c’est un détail, car nos filles (et nos garçons) y seront de toute façon préparés!!!

    • Je suis daccord avec toi, l’adulte a aussi besoin de se poser des questions sur sa relation à son corps, mais est ce que le fait d’être « confrontée » aux changements de sa fille peut aider parfois?
      Je me dis que ça peut être un déclancheur dans certains cas.

  8. discussion intéressante, pour moi les choses ont été relativement simples et naturelles, pourtant pas proche de ma mère pour deux sous, je m’en suis débrouillée et ça n’a pas été très compliqué.
    Néanmoins sur le côté léger de la discussion, j’en retiens une idée de journée mère-fille avec Numéro 2 quand ça arrivera pour elle.

  9. Hello, j’ai 34 ans et une belle-fille de 10 ans et un beau-fils de 8 ans avec qui le courant passe très bien et que je connais depuis 4 ans maintenant. Je suis enceinte de leur petit frère (7 mois) et c’est l’occasion rêvée pour qu’ils posent pleiiin de questions sur les bébés, la puberté et ils ne s’en privent pas :) (« j’ai bien compris par où la graine rentre, mais par où est-ce que le bébé sort?? ») J’essaie d’expliquer de manière juste et naturelle mais les messages ne passent pas toujours bien du premier coup, il faut expliquer et ré-expliquer pour être sûre que le message soit passé de manière claire… les petits livres aident bien, je n’hésite jamais à aller voir sur youtube ou autre s’il n’y a pas une petite vidéo (un petit dessin vaut mieux…). Les enfants viennent facilement vers moi pour ce sujet, plus que vers leur mère ou leur père si j’ai bien compris… Je verrai bien comment ça va se passer avec mes propres enfants, peut être est-ce plus difficile avec une filliation directe?
    Je compte bien faire une fête pour les premières règles ou la première éjaculation même si mon mari a ouvert des yeux ronds comme des soucoupes quand il m’a entendu parler de ça !! Pourtant je me rappelle de mes premières règles aussi bien que de ma première fois, c’est un évènement qui marque!

  10. Pingback: La fille de sa mère, la mère de sa fille : la valse des rôles {mini-débrief} « Les Vendredis Intellos

  11. Je réponds un peu en décalé à ce sujet, comme souvent en ce moment.

    Peut-être vais-je en choquée certaine, mais ma fille de 5 ans (et mon fils de 3 ans aussi plus ou moins) sait déjà ce que sont les menstruations et par où rentre la graine et sort le bébé. Pas de grande discussion, mais plutôt des réponses à ses questions lors de ma dernière grossesse ou lorsqu’elle a vu les serviettes hygiéniques et qu’elle a demandé ce que c’était ou lorsqu’elle peut voir que maman a des seins, des poils et pas elle. Pour elle rien de choquant dans tout cela, cela lui semble juste normal et naturel, elle sait qu’un jour son corps changera et que ce changement lui permettra d’être femme/mère (cela est bien sur plus ou moins conscient).

    Alors il est vrai que quand je vous lis je suis un peu surprise… Attendre le moment, attendre l’adolescence, pourquoi ? Je pense qu’au contraire à cette période (l’adolescence) les enfants se tournent plutôt vers les pairs pour obtenir des réponses que vers leurs parents. Ils sont aussi beaucoup plus pudique et gêner d’aborder ces sujets que plus jeunes. Je ne sais pas qu’elles seront les questions de ma fille à l’adolescence, je pense qu’elles seront plus lié au premier baiser, aux premières relations sexuels, et je ne suis pas sure qu’elle se tournera vers moi pour ces questionnements. En attendant le jour où son corps se transformera elle saura ce qui lui arrive en théorie car en pratique cette transformation n’est pas si facile à appréhender, mais j’espère que cette désacralisation des règles et du corps lui permettra d’aborder cette période sereinement et d’être à l’aise avec elle-même.

    Nous verrons cela dans 7/8 ans… Il reste encore un peu de temps !

    • Je pense que la possibilité d’aborder le sujet avec des enfants si jeunes dépend aussi bien de la curiosité de l’enfant que de la capacité du parent à répondre.

      Ca ne doit pas être facile (et confortable) pour tout le monde d’aborder ce sujet, enconre plus avec un enfant jeune. (Il existe des livres qui font un bon support et souvent qui proposent plusieurs « tomes » en fonction de l’âge, ma mère avait fait ça).

      Ceci dit, je trouve super que tes enfants sachent déjà. J’e crois (et j’espère) que savoir depuis toujours qu’un corps change et que c’est normal peut vraiment aider au moment de l’adolescence.

    • C’est une bonne remarque, j’étais en train de me demander comment ça « s’était fait » pour moi, et aucun souvenir particulier.
      Je crois que c’était pendant des vacances en famille, suis sortie des toilettes, en disant « ah ben zut, ma culotte est sale « . Ma tante a regardé et m’a confirmé que c’était bien des règles (la couleur ne ressemblait pas à un véritable flux de sang tel que mon imaginaire me le décrivait ) et a dit quelque chose du genre « Ça y est ! ».
      C’était réglé (c’est le cas de le dire).
      J’ai toujours vu ma mère utiliser des tampons ou ses serviettes, donc je savais ce que c’était.
      Progéniture (3 ans et demi) m’a déjà posé quelques questions sur mes serviettes, quand elle passe devant les toilettes, voire y stationne, car chacun sait comme le chiotte est convivial en famille !!

  12. Pingback: Construire le chemin de la féminité que prendra sa fille « Les Vendredis Intellos

  13. Bonjour, POuvez-vous me donner des indications sur la puberté du garçon ? mon fils de 15 ans a un sexe pas plus grand que son petit frère de 9 ans bien qu’ayant pas mal de poils au niveau du pubis. Dois je lui faire passer les examens ? si oui, lesquels. Merci d’avance car je m’inquiète.

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