Et c’est qui le lion maintenant ? {Mini-débrief}

 

Est-ce que être maman veut d’office dire qu’il faut avoir de l’autorité…? J’espère pas, car je n’en ai que peu. Je déteste lui parler sur le ton que je suis parfois obligée d’employer, je me dis que c’est trop tôt pour qu’elle ait droit à des « non », des « maman n’est pas d’accord avec ton attitude » ou des « bon ok, tu ne manges pas, hé bien tu sors de table »…

Même si  je conçois que c’est nécessaire pour son équilibre. Mais elle n’a que 10 mois (même pas encore. Demain.), 10 mois qu’elle est sur terre, et quand on y regarde de plus près, seulement 2 petits mois qu’elle a prit conscience d’être une petite personne à part entière. Ce qui signifie : anxiété, frustration, opposition déjà.

Depuis 2 mois aussi, elle voyage plus facilement dans la maison, découvrant petit à petit ses moindres recoins. Depuis le 15 mars, elle se met debout dans son parc. Depuis ce matin, elle en fait le tour totalement, à grandes enjambées trop choupy crousti fondantes.

Donc depuis ce temps elle a prit connaissance du « non, tu ne peux pas », ou « non, laisses le chat tranquille » ou « non ça c’est ton tiroir, et celui-là le tiroir de maman »….

Mais il ne faut pas croire que je dis que non. Je lui dit aussi : « Oh ma chérie !!! Tu es debout !! », comme une folle dingue… Ou « oh mon bébé, tu lis ?? ^^ » , enfin voilà.

Mettre des limites à un enfant, j’y suis. Et je tente tant bien que mal de lui en mettre sans l’oppresser de mes « non, niet, nee, no ».

J’essaye de trouver un juste milieu comme nous en parle Ilse.

L’apprentissage de la politesse, les règles, les barrières de la vie, tout ça est une nécessité absolue pour découvrir ce qu’est la vie, justement. Mais il y a des façons de faire.

Elle nous parle d’empathie pour apprendre les règles de la vie. Et je suis plutôt de son avis, il n’est en effet (pour ma part du moins) pas nécessaire de faire preuve d’autoritarisme excessif pour aprendre les « Merci maman d’amour« , et les « S’il te plait maman d’amour « . A force de nous entendre le dire, elle prendra plaisir à le dire.

Prendre plaisir à apprendre. Là est mon credo.

Comme je disais plus haut, si je suis avare d’autorité, je ne suis à contrario pas avare de compliments. Oui, mais apparemment là aussi, il faut en consommer avec modération. Flo la souricette nous en a parlé dans son billet sur l’usage du compliment.  

En faire usage à bon escient, et pas pour déguiser un reproche ou faire semblant d’être attentif à son enfant. Un compliment doit être emballé dans du papier d’honnêteté et déposé dans une petite boîte de parcimonie.

Pour le moment, y’a que moi qui dit non. Le Cheum Grognon ne dit rien. Il me laisse faire. Donc comme ça ce sera moi la méchante quoi hein. 

Je redoute cette phase, ce moment où elle va s’opposer clairement à moi. Avec des « nananananananananan…. ». Je lis partout des mamans confrontées à leurs enfants devenus des monstres en puissance  qui sont dans cette phase d’opposition. Et elles galèrent.

Mères, je suis de tout coeurs avec vous. Je ne me moque point, et n’oserait point le faire, car à cause de vous  grâce à vous, je sais ce qu’il m’attend dans quelques mois.

Les Bebous nous parle de cette merveilleuse phase, Ô combien rose et violette (paillette, pouette pouette…..). Elle nous accompagne dans la phase du non, avec Isabelle Filliozat. Et c’est bien sympa de sa part.

Ce qui ressort de la pensée d’Isabelle Filliozat c’est avant tout le fait que nos enfants ne font pas leurs crises pour nous faire ch* (passez moi l’expression, m’enfin j’ai déjà entendu certains parents le penser ) mais car ils ont du mal à canaliser ou exprimer leurs émotions. Et la phase du “non” est une période particulièrement propice à ces crises.

Seulement voilà, La Gluante n’a pas besoin de parler encore pour me faire comprendre qu’elle n’est mais PAS DU TOUT d’accord avec mes décisions de la mettre dans son parc/par terre/lui changer sa couche/lui faire manger ça ou ça/l’habiller (rayez la mention inappropriée.)

Cela me fait néanmoins penser que nous avons souvent tendance à oublier que nos tout-petits sont des adultes en devenir. Et pour devenir des adultes bien sous tout rapports, non seulement ils grandissent physiquement mais ils doivent grandir psychiquement aussi. Pô le choix. Et c’est à nous à subir  accompagner leur évolution.

Quand j’y pense, j’ai l’image de Hulk qui me vient en tête. Hum. Je devrais plutôt la remplacer par celle de Sailor Moon, bien plus jolie. (et moins cauchemardesque. Quoique.)

Mais je me plains, je râle, je bave d’effrois, alors que je n’ait qu’un seul monstre  chérubin à mon actif. Pour les mamans qui ont eu la folle envie/le courage d’en refaire deux, huit, ou douze… Je dis bravo. Bravo à ces mères. Pour vous soutenir, ne cherchez pas chez moi par contre, je ne saurais le faire. Je suis déjà débordée avec une seule Gluante, alors loin de moi l’idée, ou même l’envie de réitérer l’opération couvade/démoulage/replay on nuits blanches etc.

Par contre Julie Chall, elle en a 3 de monstres gentils minis, elle pourra vous aiguiller par exemple sur ce que c’est pour l’enfant d’ être le second.

 

Je voulais aussi par le biais de ce mini-débrief remercier les mamans pour leurs interventions en commentaires dans mon billet d’il y a 15 jours, concernant le fait que La Gluante refusait de manger.

Il y a des jours où ça va, et d’autres où elle ne veut rien. Mais ça en l’empêche de bien évoluer, même si elle pèse pas 18 kilos pour 10 mois.

Bonne Lecture !

La Mum

 

5 réflexions sur “Et c’est qui le lion maintenant ? {Mini-débrief}

  1. Je crois qu’il ne faut pas systématiquement associer l autorité à un ton ferme, à de l agressivité, ou toute autre expression négative, et aussi ne pas confondre autorité et autoritaire. Le père de GrosCheri est un bon exemple de cela: quand GrosCheri me parle de l éducation qu il a reçu, ce qui le marque le plus c est justement que son père n élevait jamais la voix ou presque. Par contre, il avait une grande autorité sur ses enfants, par le regard, par l attitude…GrosCheri dit toujours: il ne m engueulait pas, mais je savais d entrée que j avais passé les bornes et que si je continuais ça allait mal se mettre.

    Quand à « à partir de quand dire non » il me semble que c est important des que l enfant est en mesure de comprendre ce qu on lui raconte. Pas violemment, mais juste dire « ça, tu n as pas le droit », « ça, c est interdit » etc etc. Mais toujours en expliquant pourquoi par contre . L interdit arbitraire n a souvent pas de sens.

  2. Pingback: Alors, c’est qui le lion maintenant ? #Vendredis Intellos « Sauterelle Box

  3. En tout cas, le lion y fair ROAAAAAAAAR

    (deformation professionnelle, avec un bebe on rugit 45 fois par jour)

  4. Merci beaucoup de ton mini-débrief!!! Merci d’avoir accepté de t’impliquer dans ces questions et nous apporter ton témoignage…Et désolée d’arriver si tard pour te lire!!
    Avec les années, j’ai finalement le sentiment que poser des limites va bien au delà du fait de dire « non » ou de signaler un interdit (ce que, textuellement j’ai eu personnellement beaucoup de mal à dire avant 12/15 mois…parce que je trouvais mon propos dénué de sens…), il s’agit aussi de se respecter soi, ses limites, ses besoins, et les choses qui nous tiennent à coeur… comme une façon de montrer que les interdits ne sont pas là pour asseoir le pouvoir des uns sur les autres mais simplement de nous permettre à tous de vivre sans trop nous marcher dessus!!

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