Les psy et nous [mini-debrief]

Ami si tu poses tes yeux ici, c’est que tu lis, tu cogites.

Alors forcément tu as certainement déjà lu pas mal d’avis de psychologues qui te parlent plus ou moins.

Et c’est le cas aussi de plusieurs d’entre nous cette semaine.

Et on commence à ausculter notre psychisme dès avant la naissance , c’est ce dont nous parle Chocophile, dans son article intitulé « La psychologie du foetus » où elle commente une article de la revue « Le Cercle psy ».

En effet, le foetus perçoit déjà beaucoup de choses de l’ordre du sensoriel et de l’émotionnel. L’expérience qui consiste à faire manger à la future maman de l’anis peu de temps avant la naissance, et constater que le nouveau né recherche ensuite cette odeur est étonnante.
J’avais déjà lu quelque chose de similaire dans « Les nourritures affectives » de Boris Cyrulnik, sur le liquide amniotique de femmes indiennes qui est parfumé … au curry, et conditionne déjà le goût pour les épices.

Quelques mois plus tard nouveau questionnement : doudou or not doudou ? C’est ce qu’aborde Missbrownie dans son article « Néo-besoin ou fétichisme ? » qui au travers d’un article de Marie-Pierre Blondel s’interroge sur les écrits de Winnicott, à la fois rassurant lorsque notre enfant se choisit un doudou (« son absence témoignerait d’un développement émotionnel très perturbé »), de bon conseil pour faire la distinction entre née-besoin créé ( par exemple en répondant à une angoisse par la mise à disposition de nourriture ou de jus de fruit), et pas toujours limpide à propos  » du potentiel hallucinatoire de nos bébés qui ne peut se développer que si la mère aide à la créativité ».
Au final, à chacun de nous de faire sa propre « cuisine » !

Mais il n’y a pas que les psy dans la vie, heureusement. Il y a aussi la poésie, le partage culturel. C’est ce qu’évoque Kiki the Mum dans son article « Le parent , un guide pour la vie » où elle nous parle d’un livre qui a l’air très sympa : « 1000 promesses à mon enfant » de Mallika Chopra.
Des promesses à lire et relire à tous les stades de développement de notre enfant.
Exemple « Je te promets de toujours te soutenir sans jamais m’accrocher à toi », une phrase que ne renierait sans doute pas Marcel Rufo ;-).

Et puis il y a les psy quand on a besoin d’eux, quand un enfant est « différent ». Aide ou carcan ? Cela a été pas mal débattu dans la presse à l’occasion d’un avis de la Haute Autorité de Santé sur l’accompagnement des enfants atteints de Troubles Envahissants du Développement (TED), parmi lesquels l’autisme. Un thème qui nous touche universellement tant son approche est révélatrice du regard que notre société porte sur la différence, et par extension la singularité de chacun.
C’est l’occasion d’accueillir une nouvelle neuroneuse parmi nous : Marie Wolf qui a écrit pour nous « La HAS, les TED et la psychanalyse« .
Elle commente une publication du journal Le Monde, et  apporte son témoignage sur une approche psychanalytique non pertinente pour des troubles qui sont d’abord neurologiques.

En complément, je vous propose un article que j’ai retrouvé dans un numéro spécial de ça m’interesse sur le cerveau , qui tente d’expliquer la spécificité française de séparation de la psychiatrie et des neurosciences. Des scientifiques essaient aussi d’abattre les frontières et c’est tant mieux.

Phypa

2 réflexions sur “Les psy et nous [mini-debrief]

  1. Merci pour ce lien, l’article sur les neurosciences est tres intéressant.
    Compliqué de faire la part de nous qui est dictée par la chimie, et de déterminer la part de véritable libre arbitre… Par exemple, une de mes amies prends de la testotérone dans le cadre d’un traitement (de la ménopause) et elle me dit que depuis qu’elle en prend, elle pense au sexe toutes les demi-minutes et entre chaque, elle veut casser la figure de tout le monde! Elle est très contrariée qu’un simple truc chimique ait autant d’effet sur la personne qu’elle est, et elle plaint les hommes qui sont en permanence plein de testo!

  2. Merci beaucoup de ton débrief!!! La psychologie est vraiment une drôle de sphère, ni vraiment une discipline, ni seulement une sphère de pratiques… Ses rapports à la société en général, aux parents en particulier, à la recherche scientifique (au sens large) également se réinventent constamment… les enjeux et les attentes sont colossaux, les risques aussi d’une certaine manière… Bref, on n’a pas fini d’en parler par ici, et tant mieux!!!

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