Il n’y a pas de parent parfait*… juste un équilibre à trouver [mini débrief]

[* titre d’un livre d’Isabelle Filliozat, que je n’ai même pas lu mais j’étale quand même ma pseudo-culture. Par contre, grâce à la super Bibli des VI, j’ai vu que 2 contributeurs l’avaient fait : , et !]

A partir d’un article de Sciences Humaines, Madame Koala résume les différents poids qui pèsent aujourd’hui sur les épaules des mères (principalement) et qui contribuent à les conduire à l’épuisement, tout en offrant une palette d’idées pour éviter d’en arriver à ce point de rupture (et je vous invite à parcourir les commentaires, qui m’ont personnellement beaucoup intéressée !). Je cite un extrait de l’article dont son analyse est issue :

Les mères sont désormais culpabilisées car elles craignent de créer des « carences affectives ». Elles sont persuadées que l’avenir de leurs enfants est entre leurs mains et qu’à ce titre elles doivent tout faire pour eux. Quoi qu’il leur en coûte.

Je crois que cela résume effectivement très bien le pourquoi de l’auto-pression du « parent parfait ». Et qu’ajouté à tout le quotidien que l’on souhaite gérer au mieux (donc en en faisant toujours plus), cela aboutit à de plus en plus fréquentes situations d’épuisement parental – principalement maternel, ceci dit.

Ainsi, quand notre enfant va mal, nous avons (quasiment) tous à présent le réflexe « psychologue », d’autant plus que ceux-ci sont financièrement abordables à tous par le biais des CMPEA par exemple. Et bien souvent, qui dit psychologue dit recherche des causes du trouble du côté de l’enfance, des (non) soins apportés par les parents et fréquemment, tout cela retombe sur la mère. C’est en tous cas une partie des retours que j’ai dans mon entourage de jeunes parents.

La remise en question est donc permanente pour les parents d’aujourd’hui. Leur quotidien est déjà épuisant car ils s’efforcent d’être présents et de s’épanouir sur tous les fronts (père comme mère bien souvent) mais en plus, leur temps de cerveau disponible est fortement réduit car ils n’ont de cesse d’analyser leurs actes quotidiens, pour en mesurer la portée à long terme sur leur progéniture.

Or parfois, il faut savoir lâcher prise, regarder en face la balance bénéfices pour notre enfant / capacité de gestion (de survie ?) pour nous. C’est ainsi que Dreiss (pour sa première contribution aux VI !), nous livre la méthode d’endormissement qui a permis à son mari et elle de retrouver un équilibre plus vivable en tant que couple et parents.

Lâcher prise, c’est aussi savoir s’entourer. Madame Koala l’évoquait dans la palette de solutions concluant son article, Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau le développait plus avant lors de sa récente et enrichissante participation sur les alloparents. Il est donc important de pouvoir compter sur d’autres « donneurs de soin » pour nos enfants, parmi lesquels les grands-parents sont bien souvent « en première ligne »… et pour de bonnes raisons ! (lorsqu’ils sont encore là bien sûr et qu’ils ont de bonnes relations avec les parents). Une Mère Ordinaire évoque la relation qui lie grands-parents et petits-enfants, au-delà de toute autorité et permettant tout autant aux enfants d’en apprendre plus sur leur histoire et leurs parents quand-ils-étaient-petits qu’aux parents de se reposer sur des aidants (a priori) fiables.

La contribution de Kiki The Mum m’a beaucoup parlée parce que nous approchons actuellement de cette fameuse phase du Terrible Two avec Pti Tonique et que l’auteure qu’elle cite donne plein de solutions rigolotes pour sortir des moments de crise en les dé-dra-ma-ti-sant, ce qui fera du bien tout autant à l’enfant submergé par de violentes émotions qu’au parent imparfait qui se sent au bout de l’explosion face à tant de bruit et d’incompréhension. J’ai quasiment hâte d’être en face de ma première vraie grosse colère pour pouvoir m’amuser un peu ;-) (oui, je prends ça à la légère, c’est bien la preuve que je n’ai pas encore été vraiment confrontée à la CHOSE).

Enfin, pour achever notre réflexion collaborative du jour sur la pression du parent parfait, celui qui se pose mille questions en permanence, se regarde faire pour mieux se battre la coulpe 10 minutes plus tard, je vous invite à vous questionner autrement quant à l’éducation de votre progéniture, en allant jeter un œil à la contribution d’Ilse… qui m’a personnellement faite rigoler ! Non pas que je ne l’ai pas prise au sérieux mais j’ai aimé le côté brut de décoffrage qui concluait l’article anglais qu’Ilse partage. Ca a le mérite de faire réfléchir sur la façon de s’y prendre et le « but à atteindre ». Non pas que nous cherchions à modeler absolument nos enfants dans un sens ou dans un autre, mais pour penser autrement certains qualificatifs, en les mettant en rapport avec l’âge adulte par exemple : quelle impression cela provoquerait-il chez nous, un adulte « obéissant »?

***

Sérieusement, toutes ces contributions ainsi que les commentaires nombreux et riches qui les alimentent m’ont énormément faite cogiter… sachant que je suis déjà dans une période de grosse « cogitation perpétuelle ». Une phrase de Kiki The Mum l’illustre assez bien d’ailleurs : « Parce qu’au quotidien, qui se met une pression monstre, qui bouquine une somme indigeste d’articles et autres livres pour trouver des clefs afin de faire face à des situations et qui se morfond de ne pas toujours y arriver ? La mère bien sûr !! »

Bon ok, j’arrête de faire ma pauvre femme et mère éplorée et je vous laisse aller vous enrichir de toutes ces lectures, si ce n’est pas déjà fait !

Madame Sioux

ps : Hiiiiiiiii, j’ai rédigé mon mini-débrief dans les temps pour une fois !!!! Joie !!!!

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3 réflexions sur “Il n’y a pas de parent parfait*… juste un équilibre à trouver [mini débrief]

  1. Merci sincèrement et bravo pour ce débrief vraiment très intéressant!!! Tu as peut être cogité mais ce ne fut pas vain (pour nous en tout cas!!)!!
    En te lisant je me disais que peut être il manquait d’information sur les VI sur ces structures que l’on peut consulter quand ça ne va pas avec nos enfants… Tu as évoqué les CMPEA, c’est un début… même si les structures destinées aux parents manquent encore trop!! Je ne sais pas trop quel texte on pourrait prendre pour base mais je me dis vraiment que ça pourrait être intéressant de présenter le versant « ressources disponibles »…
    Tu me diras ce que tu en penses?!

    • Oui, ça serait sans doute intéressant parce que je suis persuadée que même s’il y a des manques, on ne connaît pas suffisamment les structures d’accueil et d’aide existantes (je dis ça dans le sens où je suis sûre que j’en ignore plein en fait !).
      A voir s’il existe des textes là-dessus dans la presse parentale ou simplement sur les sites officiels (ministère, caf, etc)…
      Je m’y attèle pour une prochaine fois ?

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