J’avais promis un article à Phypa présentant Dolto, comme figure féminine majeure. Et assurément elle l’est. Mais les événements personnels de ces derniers jours m’ont permis de focaliser sur une phrase résumant une partie de sa pensée, et qui fait écho en moi.

«Si des parents renoncent à leur propre trajectoire pour consacrer leur vie à leur enfant, ils l’encombrent. Au lieu de lui dégager la voie» (tirée d’un article de 20 minutes paru pour le centenaire de la naissance de Françoise Dolto)

Je m’apprête à retrouver le chemin du travail, comme je l’ai évoqué ici. Si cet emploi temporaire ne me transcende pas, il est le motif d’un autre épanouissement personnel. Je ne regrette absolument pas de m’être investie auprès de mon bout de chou pendant ces deux années et demi, mais je n’ai pas la vocation à rester à la maison et à consacrer ma vie à organiser celle de mes enfants. J’ai souvent eu l’impression en devenant maman, que mon sort de personne à part entière, que mon avenir était déjà derrière moi, et que je passais le relais à ce petit bonhomme, nouvelle génération, espoir d’un autre monde. Pourtant, j’ai encore au fond de mon coeur, de ma tête l’impériale nécessité d’aller encore plus loin dans la réalisation de mes ambitions et de mes rêves.

Et finalement la vie se charge de me remettre sur les rails!

Ma mère travaillait et rentrait souvent du travail en toute fin d’après midi. Nous l’attendions, avec l’impatience de l’enfance, parfois l’angoisse qu’elle tarde. Mais jamais je ne lui en ai voulu d’être une femme formidablement investie dans son travail. Jamais je n’ai douté de son amour pour nous. Et elle est pour moi, et restera toujours un modèle féminin majeur, me poussant à envisager la vie avec des enfant ET un travail, et que les deux ne pouvaient se nuire. Elle m’ouvrait la voie du rêve d’une vie adulte riche.

Je ne ressens aucune culpabilité à repartir travailler, et à nouveau réinvestir ma vie professionnelle. Parce que je sais que j’ai fait mon travail de sécurisation affective auprès de mon bébé, et que maintenant, mon grand bonhomme peut vivre sa journée sans moi, tout en sachant que je l’aime et jamais je ne l’oublie, mais que je vis ma vis autant qu’il vit la sienne.

Je le libère, et j’aime ça.

Muuuum

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