Quand l’enfant rentre en conflit avec la nourriture

Depuis plus ou  moins 3 semaines, Babycolle ne mange plus comme avant. Elle tète toujours autant, mais en ce qui concerne la nourriture solide, c’est pas la joie.

Alors j’ai téléphoné à ma sage-femme qui m’a dit de ne pas me focaliser là-dessus, de ne surtout pas en faire une maladie, de ne pas la forcer… Que ça faisait partie de son angoisse des 8 mois, que c’était comme une sorte de régression nécessaire pour qu’elle se sente de nouveau en confiance, et en même temps elle est dans une période où elle explore beaucoup, ce qui donne un bébé un peu perturbé, anxieux, qui revient à une valeur sûre : le sein.

Ok.

Une semaine se passe, pesée de l’ONE (=PMI en France), et ) à ma grande surprise, malgré ses repas de moineaux, elle a prit 400gr en 3 semaines.

Bien, bien, bien.

Seulement voilà, tant que je doit la nourrir à la cuillère, elle mange 3 ou 4 cuillerées, puis repousse avec sa langue. Par contre, quand elle a l’occasion de manger seule, elle mange relativement bien !

Ce qui me rassure dans le fait qu’on ne parle pas dans ce cas d’anorexie chez l’enfant, car plusieurs points sont positifs pour elle.

De plus, cette espèce de rébellion s’est mise en place dès l’introduction des morceaux dans la panade. Donc, quand c’est panade, elle mange, quand c’est juste morceaux, un peu comme nous on mange, elle mange, mais quand c’est le passage pour l’un vers l’autre elle bloque.

La sage-femme m’ayant dit que ça passerait. Je patiente, et je ronge mon frein. Je le ronge bien, et tente tant que faire se peut, de ne pas lui montrer à cette petite maline, que ça m’agace, que ça m’inquiète. Bref, que je suis anxieuse à chaque début de repas, et énervée quand elle ne mange pas ou qu’elle balance tout par dessus bord.

J’ai donc fait quelques recherches sur internet, mais ça ne m’a pas plus rassurée pour autant. (j’attends donc vos témoignages, vos mots rassurants… ou pas.)

Voici donc ce que j’ai trouvé en ce qui concerne le refus de manger, et non de l’anorexie de l’enfant. Si ça vous intéresse, j’ai un article sous la main, je pourrais vous en faire un billet vendredi prochain.

Je dois dire que ce que j’ai lu ne m’apaise en rien. Et je compte bien retéléphoner à ma sage-femme pour dire de lui en parler.

Trouble de l’alimentation de type trouble de l’attachement.

Elle débute en 6 mois et 3 ans avec un pic de survenue entre 9 et 18 mois. Le début coïncide souvent avec le passage à la cuillère et à la diversification de l’alimentation. Le refus alimentaire est durable et entraîne une malnutrition avec retentissement sur le développement staturo-pondéral.

Youpi quoi. Heureusement qu’elle grossit bien malgré tout, sinon j’aurais fait une syncope.

Le comportement lors des échanges alimentaires est marqué par l’anxiété avec des interactions parents-enfant particulièrement conflictuelles et difficiles lors des tentatives d’alimentation .

Le parent exprime des affects négatifs, tente d’éviter le conflit en proposant des distractions pendant le repas et en essayant différents stratagèmes pour nourrir l’enfant par surprise.

J’avoue. Je lui fait « ainsi, font, font, font. », et elle ouvre la bouche consciemment. En tout cas j’ai l’impression que. Mais au moins, elle mange 4 cuillères au lieu de 2. Quand je vois qu’elle détourne la tête, je stoppe tout. Je lui dit que c’est déjà très bien d’avoir mangé ce qu’elle a mangé. Les jours où elle mange super bien (ça arrive), ben je la félicite encore plus.

Mais les difficultés pour nourrir l’enfant entraîne un sentiment de découragement chez la mère, ou à une attitude agressive, qui aggrave encore la qualité des relations, et dévalue la mère dans son rôle de mère nourricière.

Dans mon cas c’est surtout  désappointant, étant donné qu’elle a toujours bien mangé et de tout jusque ici.

Les «petits mangeurs»

Les enfants manifestent des signes d’opposition à l’alimentation et n’acceptent généralement que certains aliments très sélectionnés. L’anxiété parentale est variable mais il n’y a pas de trouble grave de l’attachement entre la mère et l’enfant.

Le point fondamental est l’absence de retentissement sur la courbe de développement staturo-pondéral ; l’enfant ne présente aucun signe de malnutrition et son développement psychomoteur est normal.

Voilà ce qui est le cas de Babycolle, et non seulement son développement est normal, mais fulgurant malgré tout ! Elle évolue très rapidement.

Certains auteurs s’attachent aussi à différencier parmi ces petits mangeurs de «  vrais » petits mangeurs qui mangent de tout mais en petites quantités et les bébés atteints de néophobies alimentaires qui ne mangent que certains aliments très sélectionnés et refusent toute introduction d’un nouvel aliment non connu. Ce trouble est plus proche d’un trouble anxieux où l’enfant ne sent pas sécurisé et a peur du nouveau et de l’inconnu.

Et paf. En plein dedans. C’est ce dont me parlait ma sage-femme.

Certains auteurs s’attachent aussi à différencier parmi ces petits mangeurs de «  vrais » petits mangeurs qui mangent de tout mais en petites quantités et les bébés atteints de néophobies alimentaires qui ne mangent que certains aliments très sélectionnés et refusent toute introduction d’un nouvel aliment non connu. Ce trouble est plus proche d’un trouble anxieux où l’enfant ne sent pas sécurisé et a peur du nouveau et de l’inconnu.

Dans les deux cas le comportement alimentaire maternel joue un rôle fondamental : mère elle même phobique alimentaire et anxieuse dans un cas, mère en proie à d’importantes préoccupations alimentaires dans l’autre cas.

Il est vrai que depuis un certain temps, je mange mal, même si je me suis remise à faire 3 repas par jours, mais si petite soit-elle, a-t-elle remarqué ça ?

Pour les «  petits mangeurs » on tente de dédramatiser, en donnant des conseils éducatifs de bon sens, pour ne pas accentuer l’anxiété des parents  : présenter des aliments adaptés et variés, ne pas forcer,ne pas donner de distraction à l’enfant pendant qu’il se nourrit, donner des limites, respecter des horaires et une hygiène de vie .On reste néanmoins très vigilant pour l’évolution

C’est aussi ce que ma sage-femme m’a fait comprendre, surtout retenter tout les jours à la même heure, qu’elle mange une ou 5 cuillères, peu importe, l’important est qu’elle aie ce rythme.

Depuis un certain temps je ne postais plus pour les VI, car je suis H.S., je n’arrive pas à remonter la pente, ma fatigue est telle que je me traine toute la journée. Je suis attristée de voir du coup que mon état à influer largement sur le psycho de ma fille…

Si vous avez des conseils à me donner, je suis toute ouïe.

Mam’Sauterelle, un peu perdue…

 

Pour lire l’article dans son entièreté, voici le lien : http://www.gyneweb.fr/Sources/ped/tr-comp-alim.htm

44 réflexions sur “Quand l’enfant rentre en conflit avec la nourriture

  1. Cette semaine j’ai été à une conférence sur ce thème, donnée par une puéricultrice, et voilà qq éléments qui peuvent répondre à tes questionnements
    -> la diversification, ça peut être très lent, et il faut être patient. Ca n’a rien d’anormal qu’un enfant de 8 mois mange peu de solides, tant qu’il boit du lait. Si l’enfant va bien, et que sa croissance est bonne, il n’y a pas lieu de s’alarmer, il faut laisser du temps au temps.
    -> comme à peu près tous les autres facettes du développement de l’enfant, il y a parfois des retours en arrière, de façon temporaire; Un enfant qui mangeait bien de la purée peut réclamer à nouveau du lait, repasser des morceaux au mixé, etc.
    -> l’essentiel c’est que le moment du repas reste un moment de plaisir et de détente ;-) Forcer ne sert pas à grand chose, si ce n’est à instaurer un rapport de force où le parent est rarement gagnant,
    -> un enfant qui se désintéresse de la nourriture veut parfois faire passer un message : je veux passer à un autre type de nourriture, je veux manger tout seul, je n’aime pas cet aliment là, je veux manger les plats dans un autre ordre, etc. Dans ce sens, la conférencière était assez sceptique sur toutes les méthodes de « distraction », qui ne vont pas dans le sens de l’écoute de l’enfant. Par contre elle proposait de varier les présentations, d’essayer d’introduire de nouvelles choses pour voir si cela pouvait dénouer les choses

    Voilà, pour ma petite expérience perso, mes 2 filles ont été des « petites mangeuses » jusqu’à l’âge de 14-15 mois, toutes les 2 capables de refuser un repas et de ne prendre qu’une tétée, ou de manger 2 cuillères de purée et la moitié d’un petit suisse. La première a eu des purées, la 2ème presque direct des morceaux, méthodes différentes mais même résultat. Leur croissance n’était pas fulgurante, avec parfois des périodes de stagnation de poids, mais loin d’être alarmante. Leur développement était parfaitement normal, c »était des bébés toniques, qui n’avaient pas du tout l’air de dépérir ;-)
    Aujourd’hui elles ont 2 et 4 ans, mangent plutôt de (très) bon appétit, et ont une croissance normale.

  2. Je te conseille la lecture de « mon enfant ne mange pas » de Carlos Gonzales à ce sujet ;-).
    (je peux faire un article à ce sujet si tu veux dans les jours qui viennent).

  3. et je rajoute que ces propos mettant tout sur le compte de la mère me hérisse le poil !!!
    En tant que mère d’abord …

    mais je me permets de rajouter en tant que professionnelle aussi : ils sont inutiles, culpabilisants, voire dangereux et n’aident pas à résoudre la difficulté, voire l’aggrave …

    Sandrine – en mode furax

    • Merci Sandrine, oui il me semblait bien qu’à la lecture de ce document, je me sentais à la limite d’être une mauvaise mère, j’en ai mal dormi pour te dire…
      Merci pour ton conseil lecture, je suis en train de me faire une petite liste de bouquins à me procurer ^^

  4. Merci beaucoup de ta contribution et de ton témoignage…
    J’ai un peu cherché sur les VI ce qui avait déjà été écrit sur le sujet, j’ai trouvé la contribution de Sissi qui devrait aussi te tranquilliser même si elle est relativement succincte…https://lesvendredisintellos.com/2012/02/17/lalimentation-des-touts-petits-et-lenjeu-relationnel-avec-les-parents/
    Comme d’autres ont dit avant moi, je ne vois pas comment ces propos culpabilisants pour la mère pourraient produire quoi que ce soit de positif… il me semble particulièrement nocifs de s’adresser ainsi à des mères attentives, épuisées et qui, à chaque instant cherchent à faire le mieux pour leur enfant…
    Je vais aussi essayer de chercher un Guest sur le sujet, au moins pour qu’on ait des bases stables à propos de l’alimentation des enfants, c’est un sujet qui préoccupe et c’est bien normal!!! J’aimerais aussi bien réussir à débrouiller cette histoire de lien attachement /alimentation histoire de faire la part des choses entre préjugés sur la mère nourricière et réalité scientifique…
    Sinon pour te rassurer, je pourrais te raconter le cauchemar que j’ai fait vivre à ma mère pendant des années à m’alimenter (sans pour autant développer aucune forme d’anorexie ni retard de croissance) à coup de quart de petits suisses… ou celui que m’a fait vivre l’APA et son régime pâte/jambon exclusif de ses 18 mois à ses 3 ans (seule nourriture acceptable)… Pour l’heure, fais confiance aux professionnels que tu connais et qui te soutiennent, fais confiance à ce que tu sens en tant que maman, fais confiance à la courbe exemplaire de croissance de ta fille et surtout surtout surtout, prends soin de toi (pas pour que ta fille ne soit pas névrosée hein??? juste parce que tu es IMPORTANTE)!!!

    • Merci Beaucoup, j’irais lire ton lien, là je vais siester avec elle…
      C’est vrai que j’ai l’impression d’être débordée, rien qu’avec elle, c’est dingue, comme je te disais hier, pour moi elle est 10 enfants à elle toute seule… Pourtant j’adore m’occuper d’elle, surtout quand on voit qu’elle commence à me câliner, et me bizouter, c’est qu’elle l’a connu donc c’est que je l’aime comme il faut (que je me dit…)
      J’ai énormément de mal à me remettre en route, c’est une horreur… Je me dit vivement le printemps, le fait de sortir de chez moi nous fera le plus grand bien…

      • Et comment que tu l’aimes comme il faut!!! Tu es sa maman!!! Mais j’entends bien que ça ne va pas fort… Je n’ai pas suivi tous les rebondissements de ton actualité récente mais je suis au bout du mail si tu veux m’en parler…

  5. Dernière chose, en relisant attentivement l’article que tu cites en lien, il semble clair qu’il s’agit d’un article s’adressant bien plus aux médecins qu’au grand public: non dans le sens où il est illisible mais dans le sens où la pathologie prend une place immense par rapport au reste!!! Sur les 6 cas de troubles de l’alimentation décrit, seul 1 décrit un état relativement normal (enfants petits mangeurs) alors même que le nombre de parents à se poser des questions sur l’alimentation de leur enfant est extrêmement élevé!!! Cela ne veut pas dire que 5 enfants sur 6 ayant du mal à manger souffre d’un trouble grave de l’alimentation!!! Mais simplement que les documents destinés aux médecins ont naturellement tendance à ne traiter que de la pathologie grave (puisque c’est justement là leur domaine d’intervention)….

    • Oui voilà, mais je n’ai pas trouvé d’articles plus sérieux que doctissimo sur le sujet… Donc quand je suis tombée sur celui-là, j’ai tenté de faire la part des choses… Mais bon, ça m’a rassuré dans le sens où j’ai eu des témoignages sur ma page suite à mon billet, et il semblerait que c’est un passage « normal », vers 8/9 mois bcp de bébés ne se nourrissent qu’avec des choses qu’ils connaissent, et ça peut durer jusque 4 ans… Bon c’est une grande fourchette hin…

      Babycolle n’est cependant pas une petite mangeuse du tout, que du contraire, donc j’ose espérer que je fais bien les choses et qu’elle retrouvera tôt ou tard le goût pour manger :)

      • Loin de moi l’idée de critique ton choix!!! En plus l’article était référencé comme émanant d’un professionnel de l’hôpital Debré présenté à un colloque donc, je ne pense pas que sa validité scientifique soit en cause..!! Je pense plutôt que c’est un peu comme si on voulait se faire une idée de ce à quoi pourrait ressembler un accouchement en prenant modèle exclusivement sur un texte décrivant les naissances des grands prématurés…c’est en tout cas mon hypothèse!!

  6. Merci pour ton oreille attentive, je ne voudrais pas grappiller le peu de temps libre que tu as encore (si tu en as encore ^^), mais ça me touche beaucoup, merci.

  7. Pour mettre aussi mon grain de sel, ici aussi on a un petit mangeur. Mais depuis que son père a cessé d’angoisser sur la croissance de son fils, sous le mode « Mange, mon fils! » et que nous lui proposons les mêmes repas que nous (ou presque) tout va mieux. Il a deux ans et demi…
    et puis nous ne le félicitons pas pour un bon repas, puisque c’est un repas normal, ni ne nous fachons s’il ne mange pas. Exit l’affect négatif et positif, et le repas devient source de partage et de sérénité. Enfin, voilà comment je vois les choses. Pour une petite de 8 mois, je ne sais pas trop. Il faut aussi se rassurer en regardant à côté : si elle se développe bien, prend ce qu’il lui faut comme poids, si elle progresse normalement, pourquoi se prendre la tête sur ce qu’elle mange? C’est un apprentissage, alors laisses lui peut-être le temps d’apprendre???? courage

    • Hé bien justement, elle mangeait avant, de tout, elle ouvrait la bouche avec bonheur sur tout, et trouvait tout bon, (c’est pour ça que maintenant je suis un peu déboussolée concernant son comportement…)
      Mais aujourd’hui elle a « bien » manger…

  8. Nous avons également connu une étape difficile avec notre aînée. Nous n’avions eu aucun problème au moment de la diversification, autant au moment du passage de l’allaitement exclusif au purées qu’à l’introduction des morceaux. Nous avons pourtant connu une hospitalisation difficile qui a bouleversé toutes ses habitudes alimentaires… Elle refusait en bloc tout ce qui ressemblait de près ou de loin à des légumes et acceptait uniquement des pâtes et des pommes de terre sautées… Nous n’avons rien changé à nos habitudes, nous avons donc continué à lui préparer les mêmes repas que d’habitude (avec toujours un peu de pâtes ou autre dans son assiette pour être sûrs qu’elle avale quelque chose) et avec le temps elle a recommencé à s’alimenter correctement. J’ignore si cette étape est totalement liée à cette hospitalisation ou bien s’il s’agit d’une étape que nous aurions traversée tôt ou tard… J’en avais parlé sur mon blog si le coeur te dit de me lire: http://mon-quotidien-ordinaire.over-blog.com/article-manque-d-appetit-68799008.html Merci pour cet article!

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  12. tu es inquiète que ton enfant ne mange pas… c’est difficile car ça angoisse beaucoup.

    Une première chose : le lait maternel lui suffit amplement au niveau des besoins alimentaires jusque 9 mois au moins. Même au delà de cet âge chez les 2/3 des enfants ça ne pose aucun souci. De quoi peut être te relaxer sur ces besoins… on introduit la nourriture solide plus pour le plaisir, pour la découverte. La norme « il faut que mon enfant soit diversifiée à 6 mois » est culpabilisante pour beaucoup de parents… et n’est pas forcément justifiée. D’ailleurs tu t’en es rendue compte tout de suite : ton enfant grandit sans problème.

    Certaines mamans trouvent ça plus facile de ne pas angoisser quand on ne sert pas les aliments dans une assiette mais dans un plat commun dans lequel l’enfant (comme l’adulte) se sert (on fait des petits morceaux de choses que l’enfant peut prendre tout seul, on adapte à l’enfant selon ses capacités à gérer des morceaux et à les prendre avec la main). Ainsi, on a moins la pression.. on voit moins ce que l’enfant mange. Lui se sert à sa faim. Et surtout selon ses besoins. Ici ça se traduit souvent par plein d’aliments différents sur la table et chacun se sert selon ses besoins nutritionnels.

    Avec une cuiller c’est tentant de « forcer » l’enfant, on perd vite patience… enfin c’est comme ça que moi je le vivais et j’ai donc vite remisé la cuiller et laissé tomber les purées pour un petit moment. On a remplacé par le prémachage de certains aliments durs (fruits secs, viande, etc), le reste en morceaux tendres.
    Et on l’a fait manger avec nous à table de façon à ne pas se focaliser sur lui mais sur notre propre alimentation :-)

    Et surtout personnellement j’ai dû faire un gros travail sur mon propre rapport à l’alimentation, sur pourquoi je mange comme ça, quels sont mes besoins, quelle est la part de l’éducation et du besoin dans ce que j’ingère…
    par exemple mon fils a toujours adoré les fruits mais ne les mange que en début de repas ou hors repas… tant que je lui donnais à la fin ben je le voyais pas :-) Mais pour moi avant ça ne se faisait pas de manger ses fruits au début (et j’étais capable de dire ça en mangeant un pamplemousse en entrée ^^).
    Ca m’a été très difficile de lui faire confiance sur le fait qu’il savait très bien ce qui lui convenait ou non, tellement les habitudes sociales étaient ancrées en moi (et tellement mes besoins à moi n’avaient pas été écoutés aussi ^^).

    • Merci pour ton témoignage…

      Hier on a tenté autre chose, en fait depuis quasi le début de sa diversification, je lui donnait son repas complet le soir, avec nous quoi, et un jour on m’a dit qu’il était préférable de la faire manger complet le midi. Donc 1er changement, mais elle picorait déjà un peu avant donc me suis dit pourquoi pas…

      Et second changement, les petits pots 8 mois ont de petits morceaux qu’elle n’apprécie que moyennement. En fait elle aime OU totalement mixé OU des morceaux…

      Donc hier j’ai redonné son repas complet le soir, comme elle en avait l’habitude, et elle a tout de même bien mangé.

      Moi j’ai toujours eu bon appétit, je mange bien, en tout cas je mangeait bien. Depuis quelque temps, je suis fatiguée et bon pas très en forme moralement (le fait que Babycolle mange moins n’a rien à voir, mais est venu mettre une goutte de plus dans mon vase) et je me demande aussi si pour elle ça ne fait pas un tout…

      Bref, j’ai du pain sur la planche.

  13. Merci ^^

    Oui mais elle ne voulait avaler que ça, les petits pots… donc bon…

    Bien manger, c’est quand elle accueille la cuillère en ouvrant grand la bouche plusieurs fois de suite ^^ , là ce midi je lui ai fait de petites pâtes avec des tranches de jambon ciselées et des haricots ciselés aussi, elle a bien mangé également… On a fait fifty fifty : elle mange avec ses mains, et en parallèle je lui file qqs cuillerées car pas facile pour elle d’attraper les pâtes qui glissent ^^

  14. Je poste la nouvelle ici afin de vous mettre au jus ^^, aujourd’hui La Gluante a manger à peu près tout ce que je lui ai présenté, elle a même vidé son assiette ce soir, ça n’était plus arrivé depuis … 3 semaines au moins…

    Ma technique : lorsqu’elle n’a plus faim, elle râle et pleure. Du fait, au lieu de lui montrer que déjà ça m’énerve qu’elle ne mange pas, mais en plus que je ne puisse pas manger à cause de ses cris et ses pleurs, je la retire de sa chaise haute et je la dépose dans son parc en lui expliquant que ok j’ai compris qu’elle n’avait pas envie de manger, mais moi si, et donc elle peut sortir de table, mais maman mange, elle.

    Je ne sais pas si a 9 mois, elle assimile le sens de mes phrases, mais (je touche du bois) on dirait bien que ça porte ses fruits depuis hier…

  15. Désolée, j’ai pas « tout tout  » lu … mais juste en passant : si je comprends bien, ta babycolle est toujours allaitée à volontée …Si c’est bien ça, t’as aucun souci à te faire :) Elle « mange », et donc il n’y a pas de « refus de s’alimenter » (et encore moins tendance anorexie !!!) … elle ne veut juste « pas trop d’aliments solides » puisqu’elle en prend un peu et après refuse les autres cuillères … Jusqu’aux un an de l’enfant le lait maternel peut être l’unique aliment (si l’enfant grandit bien).
    Et puis, moi perso, j’ai attaqué la « fameuse diversification » avec mon second Loulou, 9 mois bientôt, ben on a arrêté le soucis de la purée bien mixée, de ensuite les morceaux … selon le repas qu’on a dans nos assiettes on écrase à la cuillère/entre les doigts le légume/féculent/ … et on voit si c’est accepté ou pas… si oui,tant mieux on renouvelle, sinon on arrête et on attend le prochain repas … Bonne suite :)

  16. Est-ce que tu as tout simplement penser aux dents ? Parfois quand les dents travaillent, les enfants refusent certains aliments : ils peuvent ne vouloir que du liquide comme le sein ou au contraire ont besoin de machouiller…
    Sur ce je vais écrire le mini-debrief, bon courage avec ta babycole, pas toujours évident d’être maman, de ne pas culpabiliser ou stresser !

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  20. Hello! J’ai souffert d’une anorexie des 6 mois qui s’est prolongée jusqu’à environ 5 ans, et j’ai des choses à dire aux mamans qui sont confrontées à ça!
    D’abord, les vomissements ne sont pas volontaires. Ce sont des spasmes de dégoût, qui sont si soudains qu’on n’a même pas le temps de tourner la tête et qu’on vomit dans l’assiette qu’on a laborieusement vidée aux 3/4! Ca a l’air volontaire mais ça ne l’est pas du tout!!
    Ensuite, cette anorexie apparaît quand le bébé devient actif et que sa relation aux personnes de son entourage se bilatéralise. Il croit que sa mère veut continuer à le gaver passivement, alors qu’il a l’instinct de dire « non » ou « oui » ou « je veux » ou « je choisis ». Le résultat c’est souvent qu’il a envie de manger tout seul ou d’être nourri par d’autres personnes que sa maman. Et pourquoi pas? Pourquoi la maman ne laisserait-elle pas le bébé manger avec une autre personne (avec papa, avec grand-maman, avec la maman de jour…..) et ne prendrait-elle pas une récré bienfaisante?

    • Tout simplement parce que maman est inquiète de voir que son enfant ne mange pas. Elle a peur qu’il aie des problèmes de santé physique, qu’il ne grandisse pas bien, qu’il soit malade, …

      Il est important que la maman prenne du recul sur sa peur pour voir que, peut-être en forçant moins à manger, l’enfant mange mieux. Mais cela ne se fait pas simplement en disant à la maman « laissez-donc votre enfant manger avec qq d’autre » ou « arrêtez de lui donner à manger. » C’est un peu plus compliqué que ça.

  21. Bonjour!

    6 ans après. Comment se porte votre fille?
    Quelle fut l’évolution?
    2017 j ai un bébé de 15 mois qui refuse de manger par moment.

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