L’alimentation des tout-petits et l’enjeu relationnel avec les parents

La semaine dernière, j’évoquais déjà les débats organisés par une association dans ma commune. Mardi soir, a eu lieu un autre débat: l’alimentation des enfants et l’enjeu relationnel avec les parents.

Vaste débat qui m’intéressait d’autant plus que la laloutte mange de tout mais en très petite quantité et que son poids ne décolle pas depuis août dernier (toujours et encore 8.6 Kg lors de la dernière pesée à 15 mois) et que le fait de peu manger entraine souvent une constipation.

Tout l’intérêt de ses débats, en plus d’être encadrés par des psychocliniciennes, est que chaque maman (et un papa) rapporte son vécu et apporte pour certaines des solutions. Une maman expliquait que son fils de 4 ans et demi ne mangeait toujours pas tout seul, et surtout mettait 1h00 à manger. La psychoclinicienne répondait que quelques enfants aimaient se voir donner encore à manger même à un âge « avancé » comme 4-5 ans car le repas était un moment où l’enfant partageait avec ses parents de la tendresse et de l’attention. Elle précisait aussi que souvent jusqu’à 6-7 ans, l’alimentation des enfants était fluctuante: j’ai faim, pas faim, je veux que des nouilles, j’aime pas ça, je ne veux pas goûter et souvent le fameux beurk !! et puis après ça rentrait dans l’ordre petit à petit sauf exceptions bien sûr.

Cela m’a rassuré et surtout je me suis dit qu’il n’y avait pas à s’inquiéter du petit appétit de ma fille et qu’il fallait tout simplement continuer à lui présenter tous les aliments possibles pour son âge et ne surtout pas faire du repas un drame.

La psychoclinicienne nous a aussi expliqué que souvent les problèmes alimentaires des enfants étaient dus à un mauvais timing. Je m’explique: elle nous disait qu’en France, nous avions des horaires précis pour manger: 8-12-11-19h00 (à la louche) mais que bien souvent les enfants avaient faim avant et que si nous arrivons à repérer le moment où notre enfant avait réellement faim et lui donner à manger à ce moment-là, ça simplifierait bien des querelles même si c’est à 17H30-18H00 quitte à lui donner vers 19H00-20h00 son fruit ou yaourt. Hier, j’ai appliqué cette nouvel horaire et à 18h00, ma laloutte a descendu son bib-céréales et à 19h30, elle a repris un fruit. A creuser comme idée …Et vous comment se passent vos repas ? vos loulous sont-ils difficiles ou au contraire, mangent-ils de tout ? Je suis preneuse de tous vos conseils !!

Bon vendredi et bon we

Sissi

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13 réflexions sur “L’alimentation des tout-petits et l’enjeu relationnel avec les parents

  1. Comme ça me rassure de lire ce genre d’articles!! Ma deuxième Princesse faisait 8,7 kilos à la pesée des 15 mois et même si elle est à nouveau dans les courbes, le pédiatre ne se veut pas rassurant pour autant. De notre côté de parents, nous savons que la demoiselle mange de bon appétit et que notre propre gabarit ne laisse pas présager une taille mannequin pour la demoiselle! Nous faisons de notre mieux pour varier ses repas, être à l’écoute de son appétit et de ses envies mais nous savons aussi que c’est une petite qui a la bougeotte et que son intérêt est davantage dans l’activité que dans la découverte du goût! Ce changement a été difficile pour nous car notre première était une très bonne mangeuse et elle était souvent hors des courbes en étant au dessus, qui nous l’aurait dit!!

  2. Bonjour
    Donc voici mon cas
    Depuis que mon fils à 18 mois les galères pour manger ont commencé
    Au début j’avais trouvé la solution de le faire manger devant la télé, il se laissait faire
    Puis j’en ai eu assez car il ne se laissait nourrir (de moins en moins bien) mais ne savait pas ce qu’il mangeait, ça a pris de temps, mais il a fini par remanger correctement, puis on a eu des séries de je mange bien, je ne veux plus manger, de plus en plus rapprochées
    On me disais aussi de le laisser manger seul, il ne voulait pas non plus
    Puis il a commencé à manger seul
    J’ai eu droit à des « mais c’est comme ça qu’il s’oppose à toi »
    Aujourd’hui il a 3 ans, et les repas aléatoires sont encore d’actualité
    Je m’énerve beaucoup, le ton monte, les cris les pleurs (des 2 côtés…)
    On a tout essayé, la gentillesse, les questions de pourquoi il ne veut pas manger, les cris, les récompenses, les menaces
    Mais quand il décide qu’il ne va pas manger il ne mange pas, sauf les pâtes, la viande, les frites, le fromage, et le dessert
    Le pédiatre nous dit de ne pas le forcer, de ne pas s’énerver.
    Mon fils et même jusqu’à se faire vomir
    On a lu aussi qu’on pouvait le faire participer à l’élaboration des repas, mais j’ai déjà du mal avec mes 2 mains 10 doigts… si en plus je dois gérer ceux de mon fils de 3 ans je suis pas sortie de l’auberge…
    Depuis quelques temps j’arrive à me contenir, je bous quand même intérieurement mais je fais mon possible pour ne pas le montrer
    Quand le repas est fini, le repas est fini même s’il n’a rien mangé
    Il semble manger un peu mieux, mais ce n’est même pas sur…

    Au moins il nous dis qu’il n’aime pas les petits pois…

  3. Chez nous Miniglobetrotteur mange tôt… En semaine, le dîner est à 18h30, on court en sortant du boulot…J’arrive parfois à gagner du temps en cuisinant avec lui (il adore ça). Mais à chaque fois que j’ai voulu décaler son dîner au-delà de 19h, ne serait-ce que pour avoir un moment de dîner en famille (on en vient à dîner, quand on peut, à 18h45 pour être ensemble) il ne voulait plus rien manger. Il reprend du lait à 20h en se couchant et petit-déjeune au plus tard à 6h30. Le week-end est plus cool et il attend un 19h15 facilement. Côté poids, pour te rassurer, bien qu’il mange de tout en en quantités correctes, on ne décolle pas des 9kg depuis juillet… Mais il se dépense beaucoup !

  4. Bonjour!
    j’avoue avoir beaucoup réfléchi à la question, ma petite fille de 20 mois étant diabétique, il est pour nous impensable qu’elle se couche sans avoir mangé… le risque : l’hypoglycémie grave, voir le coma hypoglycémique. Ca vous faire remettre en perspective les repas, et si depuis toujours je n’ai pas voulu faire des repas un enjeu, ils le sont devenus par la force des choses.
    Comme bon nombres d’enfants de mon entourage, elle a commencé à être « difficile » vers 15 mois. En fait d’enfant difficile, elle a commencé à développer ses goûts ! les j’aime, j’aime pas ont commencé à apparaître. Après quelques semaines de batailles pour la faire manger de force, les cris, le coin, etc… on a finit par adopter une nouvelle méthode : lâcher du lest. On propose, elle dispose. On alterne surement plus d’aliments que le commun des parents, pour être sur qu’elle tienne jusqu’au matin, mais je ne pense pas que ce soit un mal.
    Aujourd’hui elle a 20 mois,c ‘est une petite fille très autonome à table : elle peut manger à la cuiller ou à la main, de la purée ou des haricots verts, des frites ou des épinards, du jambon ou des champignons… elle aime tout, elle a des phases compotes, des phases yaourts, des phases banane, des phases clémentines… le plus dur pour nous étant de détecter ce qui lui fait envie, car même si son vocabulaire s’enrichit de jour en jour, ce n’est pas toujours limpide de savoir ce qu’elle veut quand elle râle devant un yaourt ;-)

    Mais finalement, la sérénité a repris sa place dans les repas…. le rire aussi !

  5. Bonjour,

    de mon côté, c’est assez fluctuant avec mon loustic de 4 ans. on a les phases « je dévore », mais qui sont très rares, et plutôt très souvent les phases « je grignote », qui font que mon loulou qui était tout rond en étant petit ressemble de plus en plus à une brindille… je n’ai pas regardé les courbes, mais il fait 16kg, et nage dans ses vêtements.

    J’avais lu un jour que ce qui compte pour surveiller qu’un enfant ne manque de rien, c’est sa courbe de taille et non sa courbe de poids. S’il continue à grandir de manière harmonieuse, c’est bon, même si le poids fluctue et que nous, les mamans, on s’inquiète vite. Mais après, comme il est écrit dans le dernier numéro de « l’enfant et la Vie », il faut faire confiance aux enfants quant à leurs besoins alimentaires, et savoir lâcher-prise… bon ok, c’est bien facile à dire, mais plus difficile à faire!!!!

    Sinon, j’ai remarqué de mon côté que mon loulou mange « un peu » plus facilement, quand il m’a aidé à préparer le repas (ce qu’il adore!), du coup, vu que c’est un vrai plaisir pour moi aussi, j’essaie au maximum de partager ce moment de préparation avec lui. Et aussi je me dis, quitte à manger peu, autant manger bien. Mais bon, c’est pareil, c’est plus facile à dire qu’à faire. Du coup, j’utilise quelques petits « trucs » qui marchent plutôt pas mal. Par exemple, il adore la soupe, alors vu que c’est une des rares possibilités pour moi de lui faire manger des légumes, je mets plein de choses dans mes soupes: de bons légumes, et jamais les mêmes pour avoir un apport nutritionnel varié, des céréales, des légumineuses, de la purée d’amande, … c’est complet et équilibré, et je sais qu’une fois qu’il a avalé son bol, il a eu un repas complet, même s’il ne mange plus rien d’autre au dîner…

    Bon courage à vous toutes avec l’alimentation de vos petits, qui peut être une bien grande source de tracas…. Et essayer de lâcher prise, ça fait un bien fou!

  6. Merci beaucoup de ta contribution!!!Ces conférences sont vraiment très intéressantes, et il est bien dommage que cela ne soit pas plus répandu dans les différentes régions!!!
    Nous avons tous besoin à un moment donné ou un autre d’être rassuré sur la question de l’alimentation!!!
    Pourvu que les VI contribuent aussi (plus modestement!) à tranquilliser les parents dans leurs doutes et errances quotidiennes!!!

  7. Pingback: Instinct maternel, Khalil Gibran et l’alimentation / VI | Conseils educatifs

  8. Nous, les problèmes alimentaires, c’est du côté du père qui angoisse à fond que son fils ne mange pas assez. Il a souffert de la faim enfant et il n’y a rien à faire, il a cette crainte irrationnelle en permanence, plus ou moins forte selon son stress.

    Des fois j’ai dit « manges-en un peu plus pour faire plaisir à papa », mais c’est une situation absurde et le plus souvent je le réalise en le disant. Mon fils mange à son appétit, ni plus, ni moins. Je le sers dans une petit assiette comme ça optiquement son père peut avoir le plaisir de le voir « finir » son assiette.

    A part ça, je ne le laisse pas influencer ma cuisine. Aucun enfant ne se laisse mourir de faim ! Donc il mange ce qu’il y a à manger légumes compris (sur le principe du « tu goûtes au moins » et du « il est exclu que je te cuisine autre chose »). Comme beaucoup d’enfant, il préfère quand les choses sont clairement séparées, alors je fais plutôt des assiettes de crudités avec des tas »par sorte » plutôt que des salades mêlées. Et avant les repas, je lui propose de multiples apéros de carottes & co.

    Et puis je lui rappelle souvent que manger à sa faim est une chance que tous n’ont pas. Les caprices ne sont pas de mise, mais je lui fais des trucs qu’il adore exprès pour lui des fois.

  9. Pingback: Parents, cet article est pour vous, recettes miracles et autres… [mini-debrief] « Les Vendredis Intellos

  10. L’alimentation des enfants
    Plus ; 94% enfants ne mangent pas les 5 fruits et légumes recommandés par jours, tandis que les 28% d’entre eux se gavent de bonbons, de chocolat ou de chips plus de trois fois par jour ! Les professionnels de la nutrition et de l’obésité ont signalé que le problème ne pouvait que s’aggraver. Ils ont également déclaré que la culture de la malbouffe à la maison devait être abordée de front. http://www.poids0.com/

    Agnès Montana

  11. Pingback: L'alimentation | Pearltrees

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