Cela fait une quinzaine de jours que je n’ai plus écrit pour les VI, et pour cause Babycolle (resurnomée La Gluante en rapport avec un jeu online où y’a une bestiole qui s’appelle La Goulue, mais je n’aimait pas ce terme… enfin voilà.)  ne passe plus une soirée sans être collée à mes basques, et ça m’épuise. Jour et nuit, il faut qu’elle me touche, qu’elle me hume, qu’elle me goûte. Je ne suis plus qu’une maman, je suis un doudou, je suis de la nourriture, je suis sa couverture, je suis son parc, bref, je suis crevée.

Là j’ai appelé mon Chum a la rescousse, car écrire des billets devenait pressant pour moi, autant de temps sans écrire même pour mon propre blog, j’en devenais malade.

Il y a 15 jours j’avais écrit un billet sur la crise du huitième mois, l’angoisse de séparation tout ça, tout ça. Je pense pouvoir dire sans me tromper que je suis à son apogée. Il y a 15 jours, Mme D. m’avait mit un lien d’un article de psychologie concernant l’objet transitionnel. ( Si ça vous intéresse de le lire >> http://www.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2004-2-page-459.htm )

Pour ma part, c’est un article que j’ai commencé à lire, mais je n’ai pas accroché, beaucoup trop sciento-psychologique pour moi, je n’arrivais pas à accrocher aux mots, sans devoir relire la même phrase 3 fois pour être certaine que j’ai bien compris… Tout ça avec une Gluante en forme.

Alors je me suis souvenue d’un site sur lequel j’étais déjà allée : materneo.com.

Ils ont écrit la même chose, mais avec des mots que je comprends.

Pourquoi parler aujourd’hui de l’objet transitionnel – doudou ? Parce que je pense que ce serait la solution à mon gluant « problème ».

Mais voilà, La Gluante n’en a que faire de son doudou, appelé affectueusement « Pidou », parce que c’est un lapin et qu’il est doux. Elle l’a pourtant depuis sa naissance, cadeau offert par sa Tatie Chérie. Il a nos odeurs, car encore jamais lavé en 8 mois et demi. Mais malgré tout, il ne l’intéresse pas.

Voici ce qu’ils en disent sur Materneo :

Comme le décrit si bien le terme crée par le Docteur Donald Winnicott: il est objet de transition.
Doudou est en partie vous et en partie votre enfant, intermédiaire entre le réel et l’imaginaire, la présence et l’absence, la sécurité et l’aventure.
Il est l’objet de tous les possibles et de toutes les attentes.

Oui mais voilà, comment faire quand un bébé n’en a que faire de son doudou, que pour lui il ne s’agit que d’un nounours en plus…? Que pour lui, son doudou, ce sont mes nénés ?

Présent en toutes circonstances, Doudou permet à votre enfant d’accepter votre absence, puisqu’une partie de vous est avec lui.

Voilà le pourquoi du comment. Je suis toujours avec elle, TOUJOURS. Jour et nuits. Nuits et jours. Je suis nuihjours avec elle… Je m’égare…

Désormais je la laisse quand même régulièrement à son père, pour m’échapper 2h sur une journée, respirer un peu sans elle, redevenir une femme, et plus tout à fait une maman. Mais elle me manque, on n’a jamais pensé faire un doudou pour les mamans….???!!!

Il est le lieu d’expression de tous les sentiments, parfois câliné, parfois franchement malmené, Doudou constitue un espace neutre, ou rien n’est contesté.

En effet, malmené, le pauvre Pidou, l’est comme il faut. Elle le balance, le mord, le pince. Elle ne fait ça qu’avec lui, est-ce que c’est parce que QUAND MÊME elle le considère comme faisant partie de nous? Un petit peu de moi, un petit peu de papa, un petit peu de l’odeur de la maison, un petit peu d’elle…

D.W.Winnicott considère que l’objet transitionnel appartient au domaine de l’illusion : « Champ intermédiaire d’expérience, dont il n’a à justifier l’existence ni à la réalité intérieure, ni à la réalité extérieure (et partagée) ». Ce champ intermédiaire va se poursuivre tout au long de la vie, avec ses expressions dans l’art, l’imagination et la créativité. La présence du Doudou dure pendant toute la petite enfance.
Au début, il est presque constamment présent, il aide en toutes circonstances, puis l’enfant grandissant, il est présent mais « caché »: il le met dans son sac sans l’utiliser, ou il vous le confie au cas où ! 

Avoir un doudou fait donc partie du cheminement normal de l’enfant, après ou avec la crise du 8ème mois, entre en scène le fameux doudou. Fenêtre entre le monde intérieur et porte vers le monde extérieur. Point d’ancrage de l’enfant avec sa mère. Objet sécuritaire, utile pour encourager notre tout petit à être indépendant.

Le doudou, objet sacré quand l’enfant s’y accroche donc, ils donnent quelques astuces bien utiles en cas de perte ou d’envie maternelle de le laver…

– La première : avoir plusieurs exemplaires de cet objet magique ! 
Mais on ne trompe pas si facilement son petit homme : votre enfant se rend bien compte qu’il ne s’agit pas du même. Degrés d’usure et déchirures à l’appui, vous seriez vite désavoué ! Cependant, si depuis le début, votre enfant a l’habitude de ces différents exemplaires, cela ne pose pas de problème ! 

– Seconde solution : encouragez votre enfant à s’occuper de Doudou comme vous vous occupez de lui ! Le bain est vital pour une bonne santé ! 
Permettez à votre enfant de donner un bain à Doudou, (en même temps ou juste après lui, c’est encore mieux !) avec le savon ou le shampoing que vous avez pour lui.
Ce qui crée la tension, ce n’est pas de laver Doudou, c’est que votre enfant se sente dépossédé et exclu de l’événement!

Voici donc ma prochaine étape. L’habituer à trimballer son doudou avec elle, pour qu’elle le « gluantise » comme elle me gluantise moi.

Je vous invite à venir lire le petit article sur materneo dans son entièreté.

A bientôt !

Mam’Sauterelle