« Non, non, non et encore non, non, non… » [mini-debriefing]

 

« Non, non, non et encore non, non, non et toujours non, non, non … »  Connaissez-vous cette comptine pour enfant ? Même si la mélodie ne vous dit rien je suis sure que vous avez bien du entendre ce mot dans la bouche de votre enfant au moins une centaine, que dis-je, un millier de fois ! Des « non » chuchotés, des « non » colériques, des « non » rigolards, des « non » énergiques, des « noooonnnn » très lent, des « non, non, non » bien rythmés… Une variété indéfinissable que ne les lasse pas mais qui viennent en revanche à bout de notre patience.

Un « non » pour s’opposer ou tout simplement comme nous le rappelle Miniglobetrotteur un « non » pour nous dire, j’existe, je suis « moi » et que tu le veuilles ou non c’est comme ça.

Des « non » parfois déroutants, comme lorsque notre petit bout qui adorait le bain ne veut plus y plonger un orteil, que notre chérubin qui mangeait de tout commence à bouder nos belles purées maison tout à fait équilibrées pour sa santé. Des « non » qui quand la situation perdure nous angoisse, nous stresse. Des « non » que l’on ne voudrait ne plus entendre, surtout lorsqu’il est 4h du matin et que p’tit loup refuse de dormir malgré un p’tit coup de lait, une énième berceuse, des bisous, des paroles réconfortantes. Des « non » que parfois l’on voudrait fuir, attraper, enfermer dans une boîte, et jeter tout au fond d’un puit pour n’entendre plus que des « oui », ne voir que des sourires, et non cette petite bouille râleuse et colérique. Mais notre quotidien de parent n’est pas ainsi fait, alors que faire pour ne pas transformer ce « non » en souffrance ?

Elodie, Madame Koala et French Girl in London  nous proposent finalement une même formule magique : « patience, recul, imagination et adaptation », même si cela n’est pas toujours facile à appliquer car nos émotions nous submergent et que l’on se dit qu’une vraie fée serait parfois la bienvenue pour nous faciliter la vie avec des sorts d’endormissement et autres, je vous l’assure « l’essayer c’est l’approuver ! » Et pas d’inquiétude les « non, non, non et encore non, non, non et toujours non, non, non … » finiront par cessés… pour laisser la place aux « pourquoi » !

Vert Citrouille

 

9 réflexions sur “« Non, non, non et encore non, non, non… » [mini-debriefing]

  1. J’aime beaucoup ton article ;) Je rajouterais que le non exprimé ne signifie pas toujours non, et une fois qu’on a compris ça, ça aide ! Non est surtout un nouveau mot, un nouveau concept aussi, que l’enfant teste et découvre, tourne en tous sens comme un objet ! :) Alors ne prenez pas la mouche devant cette avalanche de non, mais demandez-vous plutôt : est-ce un vrai non ou juste une recherche ? Comme le scientifique ou le philosophe, le bambin découvre le monde sous un regard tout neuf ! Non ? ;)

  2. Tout à fait d’accord avec toi ! Parfois le « non » ne veut pas dire « non », j’ai beau le savoir je me suis déjà fait avoir ! De quoi devenir chèvre… ;o)

  3. Merci beaucoup de mini-débrief!!! J’adore l’idée de réfléchir à ce petit mot à la fois si anodin et pourtant plein de sens (même s’ils sont multiples j’en conviens!!!)!!
    Quelque soit les exemples cités et le sens de ce mot, le point commun de ces situations est qu’elles nous poussent à nous questionner… à comprendre… d’où sa grande force!!

  4. Pingback: VIs/mini-debriefing, « non, non, non… » » Vert Citrouille

    • Merci pour le lien vers l’article, je suis sure que les alternatives proposées donneront des idées.
      Je le fais presque systématiquement: parler, expliquer, proposer des idées…presque…parfois, il y a des jours où je suis moins l’écoute de mes enfants, peut-être plus fatiguée, moins patiente, des jours où je veux juste qu’ils fassent ce que je dis… bon honnêtement ces jours là (heureusement pas si nombreux) ils font ce que je dis 1 fois sur 2…
      J’ai remarqué que même ma toute petite de 15 mois, fais les choses beaucoup plus facilement avec explication et détournement : non ne mets pas les chaussons de maman dans la baignoire pleine d’eau, ils vont être tout mouillés et je ne pourrai plus les mettre,tiens regarde je te donne une bouteille, tu peux la jeter dans la baignoire. Et cela fonctionne. Un exemple parmi tant d’autres. Je pense sincèrement qu’être parent demande beaucoup d’imagination et de créativité ! ;o)

  5. Comme le dit Maybegreen, on se rend vite compte que certains « non » sont vraiment là juste pour le plaisir de l’énonciation, de la sensation d’affirmation qu’il procure au tout-petit. Souvent, au moment des repas, je constate qu’un « non » est davantage un jeu et qu’une 2nde proposition se verra gratifier d’un « hum » (équivalent actuel du « oui »)… Evidemment, il y a de vrais « non » et certains sont d’ailleurs très attendrissants.
    Et tu as bien raison, la période du « pourquoi » ne va pas tarder… là on va bien s’amuser !!!

    • Avec mon fils de 3ans nous sommes en pleins dans le pourquoi et avec ma fille de 15 mois, ce n’est pas encore le « non » mais un cri suraiguë, très strident pour montrer son opposition et sa frustration face à toutes situations qui la mécontentent… Parfois ce n’est pas de tout repos… surtout pour nos oreilles !!!!!
      Il y a la grande de 5ans qui a passé toutes ces situations, ouf déjà une on tient le bon bout… on a un peu de temps maintenant jusqu’à l’adolescence ! :o))

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