Vouloir être une Super Maman { Mini-Débrief }

Soyons honnêtes, qui ne s’est pas posé ZE question :  » vais-être une bonne mère »? (ou un bon père, c’est kiffe kiffe )

Cette question nous obnubile durant les dernières semaines de grossesse, elle nous rend anxieuses, les derniers jours, quand on a l’occasion de les compter, genre bébé se décide pas tout seul à venir, elles nous hantent même la nuit dans nos rêves…

Alors pour se sentir bien, pour tenter de contrôler quelque chose, on planifie sa naissance. On se dit comme ça, okay c’est bon, y’peut v’nir !

Le projet de naissance, c’est le secret que nous dévoile Mumaddict, parce que pour elle planifier cette naissance lui a permis de vivre pleinement son accouchement.

C’est une lettre ouverte, dans laquelle les parents rédigent leurs souhaits pour le jour de l’accouchement.

C’est en somme avoir la possibilité de contrôler SON accouchement, même en milieu médicalisé par exemple. J’avais lu ça aussi je-ne-sais-où lorsque j’étais enceinte de ma Babycolle, mais bon, comme enceinte rime avec neurone unique, j’avais zappé.

Après avoir accouché, j’ai eu ce regret déjà de n’avoir rien géré, ou d’avoir l’impression d’avoir mal géré la situation. J’ai eu le regret de ne pas avoir acceuillis moi-même ma fille, en lui tendant mes mains, j’ai la rage qu’elle ait été acceuillies dans les cris (et pas que les miens) genre entraineur de football américain. Je me suis dit que déjà dès le départ, j’ai merdé en temps que mère.

Et pourtant.

J’ai poussé pour lui sauvé la vie. J’ai poussé avec rage, j’ai hurlé pour me donner des forces. Alors, bien que les regrets soient là, j’ai fait ce que j’ai pû, et je devrais me dire que c’est ce qu’elle attendais de moi.

En lisant le billet de Mumaddict, ça m’a conforté dans l’idée que pour un second, je ferais pareil. Parce que pour un second, ça sera mieux, je ne ferais pas les même erreurs.

Des erreurs, ça ne devrait pas être appelé ainsi. Car que ce soit pour un premier comme pour un cinquième (petit clin d’oeil ^^) nous sommes de toute façon à chaque fois dans l’inconnu, car nouvelle grossesse, différente de la/des précédente(s), fatigue différente, enfant déjà présent, on devrait trouver un autre mot, moins fort, moins péjoratif, pour résumé cet état de fait.

Puis un jour, on remet le couvert. Non contente de se prendre le choux avec 1 enfant, on recommence. Mais cet accouchement là, non seulement sera différent dans la pratique physique à coup sûr, mais dans la pratique morale? Comment faire pour que ce séjour se passe bien pour tout le monde?

Alors comment gérer ceci ? Lorsqu’on est déjà maman une, deux, 4 fois, et que vient le jour « J », le jour où on devra être séparée de son/ses enfants pour X jours, afin d’en accueillir un nouveau.

Avoir la peur de laisser pour avoir la joie d’accueillir.

Expliquer l’hospitalisation d’un parent à son enfant, par un conte, telle est l’idée de Les Bébous.

Car se faire hospitaliser en tant que maman est toujours impressionnant pour l’enfant. Voir sa maman dans un lit d’hôpital, parfois branchée avec des fils, ne pouvant le prendre dans les bras comme à la maison, et en plus, pour une naissance, y’a un truc de neuf… Tout est matière au chamboulement dans la tête de notre bambin.

Les Bébous pose , sur son blog perso , la vraie question :

Comment gère-t-on la situation lorsque l’enfant est plus grand ? Et puis, même si je suis loin d’être à l’agonie, la question sous-jacente que soulève l’hospitalisation des parents, pour un enfant, est la possibilité de leur mort. Comment les rassurer ?

J’en profite pour lui souhaiter un prompt rétablissement !

Se poser des questions, cela montre bien qu’on est attentive au bien-être de nos enfants. Rien que pour cela, on devrait se dire que nous sommes de bons parents, rien que pour le fait d’essayer des remèdes, on devrait se dire que nous sommes de Super Mamans.

Alors, oui, nous acceptons notre mission : être un bon parent. C’est Cécilie qui nous propose cette mission.

Elle nous y explique la pression que nous subissons en tant que jeune (ou pas) parent, la société actuelle nous fait plier sous ce poids.

Quel parent ne se demande pas, tous les jours, s’il fait comme il faut, s’il fait comme c’est le mieux pour le développement de son enfant ? Quel parent ne s’est pas senti culpabilisé par telle ou telle étude sur les effets de telle ou telle pratique sur son enfant ? Quel parent n’a pas cherché à se rassurer en se référant à telle étude ou à tel témoignage ? Nous passons notre temps à nous interroger, même pour choisir des jouets !

Cette réflexion est le principal signe de la pression qui s’exerce sur les parents. Aujourd’hui, tout adulte se trouvant dans la sphère d’un enfant se doit d’être parfait.

Mais ne le sommes-nous pas déjà? Peut-être pas aux yeux de la société, ou pas tout à fait. Peut-être pas aux yeux de notre famille, ou de la belle-mère.

Mais aux yeux de notre enfant?

Quand il nous regarde avec ce si beau sourire qu’il n’offre qu’à nous, sa maman, son papa. Quand il nous tend les bras a nous, sa maman.

Mais Cécilie met aussi le doigt sur tout autre chose, une chose que seule la société à engendrer :

 Les mères sont d’ailleurs les premières cibles des livres invitant à la réflexion sur la parentalité, des magazines parentaux, de la pression de l’entourage pour faire de l’enfant un être beau, fort et intelligent. Un simple exemple : on accusera toujours une mère d’être trop ou pas assez protectrice ; pas un père.

 

Accuser, pointer du doigt, c’est cette société-là qui devrait nous dicter nos agissement pour éduquer notre enfant? C’est elle qui se targue de vouloir le meilleur pour notre tout-petit?

Mères ! Prenons nos fourche(ttes) et nos gourdins, et faisons-nous violence que diable !

Notre bébé, n’a pas besoin de dictats étrangers ! Nos enfants ont juste besoin de nous. Nous, avec nos défauts, nos qualités, notre bagage familial, nos rêves, nos envies.

Regardons-le, ce bambin aux joues roses d’avoir joué, aux genoux gris d’avoir rampé, aux mains collantes d’avoir mangé tout seul, aux cheveux cracras d’avoir sauté le bain.

Dans ses yeux, dans son sourire, dans ses progrès, dans ses aventures, nous sommes une Super Maman.

Mam’Sauterelle

3 pensées sur «Vouloir être une Super Maman { Mini-Débrief }»

  1. De biens difficiles questions au final dans ce mini-débrief!!! Et loin d’être résolues!!! Vouloir contrôler tout en lâchant prise, vouloir faire le mieux tout en ne cédant pas à la pression, vouloir prendre conseil sans y perdre sa confiance en soi, vouloir être une super maman et s’aimer quand même quand on ne l’est pas!!!
    Courage!!! On y arrivera!!!
    Merci encore pour ce mini-débrief!!

Laisser un commentaire