La Suède, Pays des Bisounours, Uniquement pour les Enfants

J’ai regardé un reportage Arte sur l’éducation à la suédoise, ce pays où la fessée est interdite, où même hausser le ton ou menacer un enfant fait passer les parents pour des criminels… Là-bas, en Suède, dès leur plus jeune âge, les enfants connaissent le numéro de téléphone de BRISSE, le numéro à appeler quand un enfant se sent menacé par l’autorité de ses propres parents…

Ce reportage m’a assez chamboulé je dirai. J’y ai vu du bon mais aussi du mauvais dans cette loi suédoise.

A écouter ses parents suédois qui face caméra affirment ne jamais avoir eu envie de donner une fessée à leurs enfants, on a l’impression qu’ils sont les otages de leurs enfants. Les parents n’ont pas le droit de menacer leurs enfants, mais les enfants, eux, ont le droit de menacer leurs parents d’appeler BRISSE. Pour moi c’est un peu le monde à l’envers. Les enfants sont rois.

Avant même d’avoir la maturité nécessaire pour comprendre le monde des adultes, on leur offre une place d’égal à égal avec les adultes.

Les parents avouent qu’ils passent de longs moments à discuter avec leurs enfants pour leur faire comprendre leur positionnement. A-t-on toujours le temps de discuter?

Attention, je ne dis pas qu’il faille donner des fessées. Je ne suis pas pour. Pourtant ayant le sentiment d’être dans une impasse, j’en ai déjà donné, devant des colères phénoménales de mon fils. Elles n’ont rien résolu… Mon fils a continué ses colères, voir les a même prolongé et j’ai culpabilisé… Donner une fessée ne m’a jamais soulagé. J’ai compris après, qu’il suffisait de le laisser faire se colère et d’attendre qu’il soit ouvert à la discussion. Pendant la colère tout échouait.

Bref, pour en revenir au reportage, ces parents qui discutent avec leurs enfants, ne fessent pas et ne menacent pas… pour avoir la paix, ils marchandent. Oui, durant le reportage, une petite tête blonde de 4 ans n’ayant jamais reçu de fessées fait un caprice. Il ne connait logiquement pas la violence et pourtant, il frappe la porte avec un jouet… Pour mettre fin au caprice, les parents tentent d’abord la discussion puis marchandent : « Tiens, tu veux l’ordinateur ? » Et hop, on passe à autre chose.

Un couple de catholiques pratiquants et dont le père croit au « Qui aime bien châtie bien » se sont vu retirer leurs 4 enfants le jour où l’aîné a dit à l’école: « Non , n’appelez pas mon père, sinon je vais avoir une fessée! ».

En Suède, on ne crie pas sur un enfant faisant le bazar à l’extérieur de chez lui, même s’il dérange tout le monde. Un père avoue qu’à l’intérieur de son foyer, il est plus sévère avec ses enfants qu’à l’extérieur, que quand il sort avec, il prie pour qu’ils se tiennent bien. Les Suédois sont donc parfaits vu de l’extérieur parce qu’ils n’ont pas le choix avec leur loi.

Dans une école, je fus surprise de voir un des livres préférés de mes doudoux, l’histoire de Loup Gouloup qui ordonne à Madame Dupain de lui donner une galette utilisé pour décrire un mauvais comportement: celui d’ordonner quelque chose à quelqu’un.

Bref, ce reportage m’inspire beaucoup … et je vous invite d’ailleurs à le visionner (Date de rediffusion: Lundi, 19. décembre 2011, 03h10 sur Arte). Le modèle suédois, au fond, je n’en suis pas très fan. Le reportage m’a donné le sentiment de parents soumis à leurs enfants. Un faux pas des parents et hop l’enfant dénonce à BRISSE. Et apparemment, les services sociaux ne sont pas tendres avec les parents. C’est trop facile pour les enfants. Ils décident ce dont ils ont envie. Un modèle trop extrémiste à mon goût.

En France, leurs enfants, à qui il ne faut rien dire, passeraient certainement pour des enfants mal élevés…

Malgré tout, je reste persuadée que la fessée n’est pas une solution, elle n’apporte aucun réponse.

Ma citation préférée fut celle d’un africain ayant subi la fessée durant son enfance et venu vivre en Suède à l’âge adulte :

 » Personnellement me faire taper dessus parce que j’avais fait quelque chose de mal, ça ne m’a jamais rien apporté parce qu’en fait t’as la haine. Au lieu d’apprendre quelque chose, tu as la haine… « 

Ce qu’il dit, c’est ce que j’ai pu lire dans les yeux de mon fils les fois où il a eu des fessées… Je suis d’accord avec lui.

Je n’approfondis peut-être pas assez ma réflexion dans mon billet, je reste superficielle … Ce serait sans doute trop long. Je sais juste que je suis contre la fessée, pourtant j’en ai déjà donné par faiblesse, fatigue, épuisement moral et que la loi suédoise me parait un chouïa extrémiste.

MissBrownie

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46 réflexions sur “La Suède, Pays des Bisounours, Uniquement pour les Enfants

  1. Moi aussi, ça me gêne, ce pouvoir que les enfants ont sur leurs parents. D’autant que les enfants n’ont pas forcément la maturité pour utiliser ce pouvoir à bon escient. Comment faire si il menace ses parent de les accuser de fessée de façons mensongère, juste parce qu’ils n’ont pas cédé à un caprice?

  2. La fessé , moi aussi je suis contre, même si il m’est arrivé de la donner une ou deux fois (un vrai sentiment d’échec pour moi), mais les enfants on besoin de cadre et de limite pour s’épanouir, et doivent aussi apprendre la conséquence de leurs actes. De plus même si ce sont des enfants, ils doivent apprendre à vivre et à devenir des adultes, et au boulot devant le patron personne ne répondra à leur caprice !!! Le monde est fait de bonheur mais aussi de frustration, et les enfants doivent l’apprendre !!!
    Merci pour cet article
    Bonne journée !!!

  3. Je suis complètement d’accord avec toi. On peut tout à fait être contre la fessée, et aussi contre une loi anti-fessée. Oui fesser un enfant n’est pas une solution sauf si on souhaite développer son agressivité et sa haine. Mais non, interdire la fessée par une loi n’a pas que de bons côtés puisque ça peut entraîner des mensonges, des tabous et des atrocités dans des familles qui paraissent bien sous tous rapport en extérieur …

  4. J’ai vu le reportage et concernant le couple de catholique ayant été condamné, je pense vraiment que c’est ce genre d’attitude que vise la loi et qu’en tant qu’être humain je ne trouve pas normale. Je m’explique, ce père utilisait la fessée (avec une brosse…) comme punition : « tu fais quelque chose de mal, je te tape », la violence est inscrite dans l’éducation et quotidienne, je trouve ça très malsain. C’est une attitude très différente que de mettre une tape sur les fesses de son enfant sous le coup d’une émotion. Pour lui frapper son enfant est banal et nécessaire!
    je pense personnellement qu’on peut donner un cadre à ses enfants sans les frapper (tout comme ne pas en donner en frappant…) et c’est le plus gros challenge de la parentalité!

    • Ah mais je suis toute à fait d’accord avec toi!
      La seule chose qui me parait dangereuse, c’est le fait que les enfants puissent presque menacer leurs parents de les dénoncer à la BRISSE pour faire un genre de chantage.
      Parce que dès 7 ans, un enfant est capable de faire du chantage à ses parents avec un numéro comme celui là.
      Frapper ses enfants à chaque bêtise n’a rien de constructif et le père avait bien conscience que très peu de gens pensent comme lui.

      • Oui il y a toujours le risque du chantage mais en France aussi, un enfant peut tout à fait dire qu’il est battu à l’école!
        Moi aussi j’ai trouvé qu’il y avait des failles dans cette loi, mais le plus important dans le reportage c’est qu’il montre aussi une tendance que l’on voit dans tout les pays occidentaux : les enfants n’ont plus de cadre et c’est sur ça que les pays devrait réfléchir.Aider les parents qui en tant que nouveaux parents sont parfois un peu perdu. Parce que quand un parent est dépassé il est facile de déraper et devenir violent!
        Je ne pense pas aussi que juste faire une loi suffise, loin de là!

    • Ces enfants ont été placés par les services sociaux.
      A votre avis, des quelques fessées parentales ou du placement, qu’est ce qui les traumatisera le plus ?

  5. Merci pour ton compte-rendu et ta réflexion sur ce reportage et cette loi. Je l’ai enregistré, mais pas encore vu en entier. Je suis d’accord, avant de faire une loi, il faut que les mentalités changent, que les parents puissent être aidés, accompagnés, informés sur des principes éducatifs non-violents. mais souvent on reproduit ce que l’on a connu… faire une démarche pour aller vers un autre mode éducatif, c’est un vrai défi pour tous les parents!

  6. Sur le fond les suédois n’ont pas tord, ils veulent supprimer les violences physiques ou verbales faîtes aux enfants. En revanche peut-on contraindre les parents par la loi ?
    Ce qui me dérange fondamentalement (hormis ce pouvoir donné aux enfants) c’est que les politiciens ont voté une loi avec toutes les bonnes raisons qu’il y a derrière mais ensuite que font-ils pour les parents ? Comment les soutiennent-ils ? Il faudrait peut-être pensé à donner des clés et des solutions aux parents pour qu’ils s’en sortent avec leurs enfants, car certains s’en sortiront, ce documenteront mais d’autres non.
    Les politiciens se disent qu’ils ont fait leur boulot mais c’est juste ignorer le problème. On dit aux parents attention si vous êtes vilain c’est coups de bâtons et pour le reste… démerdez-vous! Un peu facile… Il serait peut-être temps au lieu de menacer de prison d’accompagner ces parents en difficultés !

  7. Bon, on est tous plus ou moins d’accord (moi totalement d’ailleurs) pour dire que la fessée (mais pas seulement : la menace, le chantage, la punition quand elle n’a aucun rapport avec le sujet) , c’est inutile et nocif pour la confiance que nos enfants peuvent avoir en eux-même et en nous-même !

    Alors que faire ?

    Je n’ai pas non plus de réponse parfaite, (hélas!) mais j’ai fini par apprendre et comprendre quelques trucs :

    – la fatigue et le manque d’affection témoignée (on les aime tous, cela va sans dire, je parle ici de le leur montrer ouvertement, de les câliner et de leur réclamer des câlins – et c’est aussi valable au sein du couple!!) empirent toutes les situations (pour eux, comme pour nous, mais pas avec les mêmes résultats visibles) : on parle souvent des les livres de « réservoirs pleins » ou vides…

    – posons-nous les bonnes questions : est-ce un gros problème ? Auquel cas, la règle doit être claire pour tous et ne pas varier d’une semaine à l’autre, d’une circonstance à l’autre ! S’il y a danger, c’est encore plus important de bien délimiter ce qui est possible et ne l’est pas ! ou bien est-ce un petit qui peut avoir un compromis qui satisfasse tout le monde ?

    – et s’il s’agit d’un truc important (big problem) et que la règle n’est pas respectée malgré tout ? Alors on peut selon moi (je n’engage que mon avis) envisager une sanction mais qui soit en rapport le plus évident possible avec ce qui est cassé/non-respecté (qu’il s’agisse d’un objet ou d’une règle de vie ou de sécurité), car la notion de respect doit aller dans les deux sens (parent envers l’enfant autant que l’enfant envers le parent) .
    Un exemple : mon enfant a brisé un objet (auquel il avait accès parce qu’il n’y avait pas moyen de faire autrement) auquel nous tenions beaucoup : selon son âge, nous lui faisons ramasser les morceaux à l’aide de la pelle et de la balayette – si c’est envisageable , et qu’il est selon nous assez grand, il peut aussi apprendre à les recoller. Sur le moment bien souvent on se dit que ce n’est pas suffisant… Mais quand on y pense bien, notre enfant a déjà assez de honte et de chagrin d’avoir abîmé voire détruit un objet que nous aimions (même s’il ne le montre pas nécessairement), car à moins d’être lui-même battu ou soumis jour après jour, nos enfants sont tous très profondément aimants envers nous leurs parents, qu’ils l’expriment ou osent l’exprimer ou non (ceci est encore une autre discussion ;) )
    Un autre exemple ? mon enfant (pas le même le même jour, j’espère ;))) a malgré mon attention réussi à traverser la route seul alors qu’il n’avait pas encore le « pass » d’autorisation permanente dû à son âge et à ses nombreux examens familiaux passés avec succès d’attention et de prudence pour traverser la route – ou bien il est « titulaire » du « pass » mais cette fois-là n’a absolument pas regardé ce qu’il faisait ni si un véhicule ne déboulait pas en trombe… Aie !! Big problem (et encore il n’y a pas d’accident, là, sinon, bien entendu, la première chose à faire est de s’occupper de notre enfant et non de se poser la question de savoir comment réagir à son non-respect des règles!) ! Qu’est-ce que je fais dans ce cas-là (ça m’est déjà arrivé, sisisi, j’ai 5 enfants, sur le lot il y en a forcément un ou deux pour vous faire ça au moins une fois !!) ? D’abord, désolée, ça

    • mince, je n’ai pas fini, bon, je continue ici ;)
      ça je ne peux pas m’en empêcher en général : je crie son prénom tout en courant rattraper mon enfant qui vient de me terrifier pour sa sécurité/sa vie ! Je me mets à son niveau (un truc d’instit aussi , mais je ne suis pas instit) en m’accroupissant, et je l’entoure en lui rappelant la règle et en lui demandant si il ou elle l’a fait (parfois j’avoue que j’ai directement dis : « tu ne l’as pas fait, hein ! » Ce qui est bien moins efficace, par contre) … La réponse est invariablement : non … et alors moi de répondre : et donc as-tu vu le camion qui déboulait à une vitesse non réglementaire ? (celui-là aussi aurait besoin d’un petit rappel des règles – comme quoi la punition : l’amende, ne marche pas vraiment , même avec des adultes – !) Alors il ne reste qu’à exprimer la frayeur qu’on a eu et avec des mots adaptés à l’âge de notre enfant et à sa compréhension du monde, de lui dire ce dont on a eu peur pour lui : Ici, ça a toujours été le plus efficace !!!

      Bon, ben encore un gros pavé ;) désolée, vraiment :))

  8. Merci de ton article… ce reportage n’avait pas encore été commenté et au final, même si ce n’est pas un écrit, c’est vraiment bien que l’une des neuroneuses lance la discussion…
    Moi même j’ai été très surprise par ce reportage, d’abord parce que je nourrissais pas mal d’espoirs… d’imaginer à quoi pouvait ressembler un pays sans fessée…En réalité, j’ai été extrêmement déçue… Au lieu de bannir la violence, au lieu d’instaurer un nouvel ordre où il ne serait question ni de « perdre » ni de « gagner » face à son enfant (tels que le prône la communication non-violente), on se retrouve en face d’un système qui agit avec une violence inouïe face aux parents (tout aussi absurde, inefficace et nocive que puisse être la fessée, mérite-t-elle d’entraîner, le placement en foyer et l’éclatement de la fratrie??? ) et des rapports parents-enfants où la menace (implicite), le chantage et les pressions sont constantes….
    J’espère que nous arriverons à faire mieux, c’est à dire, à bannir définitivement la fessée de nos « pratiques » éducatives tout en réussissant à construire des relations parents enfants sous le signe du respect mutuel…

  9. J’ai vu également ce reportage. Avant ça, j’avais tendance à penser que la Suède était bien en avance sur nous en ce qui concerne les droits de l’enfant et la violence. Et gloups en fait ! J’ai été assez choquée surtout par l’obligation de dénonciation, ça m’a fait froid dans le dos. Enfin, aucun système n’est parfait et il faut sans doute plus de recul pour savoir si une telle loi a vraiment des répercussions sur la violence en général mais à première vue, j’en doute…
    je profite de ce message pour vous donner le lien de mon blog. Mon métier est d’accompagner les familles vers plus d’harmonie dans les relations entre les parents et les enfants, vous y trouverez plein d’outils :-)
    http://amandadutruch.blogspot.com/

  10. Je n’ai pas vu le reportage, il faut que je vois s’il est encore en ligne, mais je suis assez surprise de ce qui est dit sur le rapport de forces enfants-parents. Nous allons régulièrement en Suède, et je n’ai pas l’impression que les enfants soient plus « mal élevés » qu’en France, cet été nous y étions avec nos filles, nous avons fréquenté plein de lieux destinés aux enfants, et globalement je dirais que les enfants suédois se comportent comme des enfants « normaux ». Et on voit des parents intervenir quand le comportement devient inacceptable, je ne pense donc pas qu’il s’agisse dun pays de « parents otages » et d' »enfants rois ».

    Il y a un regard différent sur les enfants je pense, mais je n’ai jamais ressenti que les enfants avaient le pouvoir sur les parents. En même temps je ne suis pas dans leurs foyers non plus, et je ne parle pas suédois donc je ne peut pas tout décrypter, à l’occasion d’un prochain séjour j’essaierai d’en discuter avec nos amis là-bas.
    Je suis peut-être excessivement méfiante, mais j’aurais tendance à dire qu’un reportage montre ce qu’on a envie de voir, peu importe si cela reflète vraiment la réalité, et qu’en France, personne n’a envie de voir qu’interdire la fessée ça peut marcher…

    • N’étant jamais allée en Suède, j’ai en effet du mal à savoir si le reportage reflète vraiment la réalité…
      Mais regardes ou enregistres le reportage, il est rediffusé lundi, tu verras, c’est l’impression qu’il donne.
      Ce qui m’a fait rire, c’est un père qui dans le reportage répond à la journaliste « Quoi!? On n’a pas le droit de menacer non plus? Mince, je ne savais pas… Mais alors on peut faire quoi? » (Un truc du genre)
      Là ils ne parlaient pas que de fessée, ça en revenait presque à interdire toute forme d’autorité envers les enfants. Une instit disaient même qu’elle ne savait pas toujours comment réagir face aux perturbateurs de classe.

  11. je suis aussi, dans le sens que tu décris, contre une loi contre la fessée. Cependant, je suis pour une campagne médiatique à grande ampleur disant clairement que taper, donner des fessées, humilier, laisser pleurer (surtout dans le cas de petits de moins de deux ans) plus de 2min, même si ça ne laisse pas de traces de bleus, ben tout ça c’est mauvais et néfaste pour les bébés ou les enfants. Que les choses soient clairement établies ! et qu’aussi soient donnés les moyens aux parents qui quand la fatigue nerveuse est trop forte, pour aller se défouler, pour se poser, qu’ils y ait des maisons vertes à foison, des LAPE, des lieux d’accueil et de rencontre où chaque parent qui se sent limite puisse aller souffler, voir d’autres adultes pendant que leurs enfants se défoulent de leur trop d’energie sur place.

    car je suis contre la fessée… car j’ai des moments de doute où la notion de domination par la peur semble très séduisante lorsque l’on l’en peut plus et qu’on se sent justement à deux doigts, quand on se sent dépassé par des bétises et des tests des enfants… donc oui ça m’est arrivé et m’arrivera encore sans doute malheureusement, MAIS je reste à trouver ça stupide et inutile. Mais qu’encore trop de gens trouvent ça utile, trop se disent que les baffes reçues enfants étaient méritées, trop de gens pensent que les enfants doivent être élevés à coup de claques et de domination…

  12. Je trouve que vous avez une réelle tendance à moraliser le comportement des gens en catégorisant directement la fessée dans le côté « obscur ». La fessée n’est pas forcément une faiblesse de parents fatigués ou la domination violente des adultes sur l’enfant. Elle peut s’inscrire tout simplement dans le projet d’éducation. Quand un enfant dépasse des limites (et je ne parle pas de briser un malheureux verre ou de « bêtises » du même genre), il n’est pas forcément encore enclin à recevoir une explication démontrant par A + B que son action est néfaste pour lui ou autrui. Montrer la limite dans sa chair ne me choque pas et peut valoir mille discours, surtout que les enfants ne sont pas égaux en comportements. Et je ne parle bien sûr pas de maltraiter son enfant, une tape dans la fesse fait plus de bien que de mal dans bien des cas selon mon humble avis.
    Quant au commentaire ci-dessus (maman dragon), conseillant une campagne médiatique de grande ampleur contre la fessée et même laisser pleurer (??!!) me choque au plus haut point : de quel droit décide-t-on pour autrui de la meilleure façon d’élever son enfant? Cela m’effraie toujours un peu de voir des personnes prêtes à imposer leur point de vue à d’autres, persuadées que c’est pour le bien général.

    • Charlotte : expliques moi ce qui justifie ce postulat comme quoi la fessée peut entrer dans un « projet éducatif » ? Qu’est ce qui justifie un comportement qui est interdit vis à vis d’un autre adulte. Admetterais tu que parce que tu as fait une connerie au boulot, ou que tu as fait crâmer le repas, que ton conjoint te mette « une tape dans la fesse » pour te « montrer la limite dans ta chair » ? Car qu’est qui différencie l’enfant de l’adulte ? Car pour beaucoup, « c’est pas pareil, car c’est un enfant ! » . Effectivement, je suis d’accord, c’est pas pareil : un enfant est en apprentissage, en construction, donc on devrait être ENCORE PLUS prêts à accepter l’erreur, le pétage de plomb ou les bétises.Et donc lui inculquer par la violence que son comportement n’est pas acceptable, c’est juste dire que la violence est une solution tolérable, du moment où on a la force de l’imposer. Et oui, laisser pleurer (je parle dans le sens laisser pleurer seul dans sa chambre pour lui apprendre à dormir seul, pour lui apprendre à gérer seul ses émotions, etc… bref, le laisser se dé*erder) un tout petit c’est aussi une violence qui lui est infligée, mais ceci est un autre débat.

      ça n’est pas imposer un point de vue personnel aux autres, c’est remettre en question tout une théorie éducative qui sévit depuis des 100nes d’années dans nos sociétés et qui jusqu’ici ne prouve aucunement son efficacité, et au contraire prouve ses méfaits. SI c’était si efficace, alors les enfants seraient sages et obeissants non ?

    • Chacun élève son enfant comme il le désire, je ne souhaite pas imposer mon point de vue à qui que ce soit, mais laisser un enfant se faire battre en fermant les yeux, ça s’appelle « non assistance à personne en danger »… On sait toutes comment ça peut finir… Une chute mortelle …
      Je n’ai jamais rien vu de positif dans une fessée, si ce n’est de la peur ou de la haine dans les yeux d’un enfant. Et pourtant j’ai donné des fessées et j’en redonnerai peut-être, je ne suis pas parfaite. L’enfant ne devient pas plus obéissant après. Les discours, c’est long, c’est fastidieux mais ça apporte beaucoup plus.
      Je ne vois pas la valeur éducative d’une claque.
      Pire encore je me souviens d’un enfant de ma classe dans les années 80 qui redoutait les mauvaises notes et son père à cause du martinet… à l’époque, personne ou presque ne trouvaient ça choquant.
      Les tapes que j’ai peut-être le plus données, c’était sur la main, voyant cela comme moins grave… pourtant elles avaient beaucoup plus d’impact sur mes enfants qu’une tape sur la fesse. Ils se sentaient humiliés.
      En tout cas, je suis choquée d’entendre des parents hurler dans la rue des « Arrêtes ! Tu vas t’en prendre une… » ou pire encore « T’as gueule, sinon tu vas t’en prendre une! »

  13. D’abord ton billet a fait raisonnance avec celui que j’ai écrit il y a environ un mois, je te laisse le lien: http://lanouvelleeloise.blogspot.com/2011/10/la-fessee.html. Ensuite, ayant des cousines suédoises, je vais te raconter un truc qui s’est passé quand elles étaient petites. La famille était dans un magasin un peu avant noël. Elle devait avoir 4 ou 5 ans eet jouait avec une boule sur un sapin qu’elle menaçait de casser. La grande sage comme une image, lui dit à plusieurs reprise d’arreter. La seconde l’enquiquine en coninuant, la première, s’énerve et lui met une pichnette derrière la tête. Histoire d’enfant.
    Une dame, qu’elle ne connaissait pas, est arrivé et lui dit assez vertement que ce qu’elle vient de faire est grave, que c’est interdit par la loi et qu’elle pourrait appeler la police pour la mettre en prison. Ma cousine avait 8 ans.

    Le problème là, c’est que cette brave dame, a eu autant de violence envers ma cousine qu’une fessée sur les fesses. On ne situe pas la violence en générale, on confond tout: pichnette, petite féssée de pétage de plomb une fois, claque réguilère et enfant battus. Et on oublie complétement la violence verbale tout aussi dangereuse pour l’avenir psychique d’un enfant….

    • C’est vrai que je n’ai pas abordé ce point dans mon billet, mais tout comme toi, je pense qu’une violence verbale peut avoir des effets bien plus néfastes sur un enfant qu’une fessée.
      Combien d’enfants sont dévalorisés, humiliés, dégradés par leurs parents? Comment peuvent-ils devenir des adultes ayant confiances en eux après ???
      Je ne suis pas pour encenser mes enfants, je n’aime pas trop les petites filles qui se croient belles parce que leur mère ne cesse de leur répéter qu’elles sont jolies, mais il y a un juste milieu.
      Dire à un enfant qu’il est nul à des conséquences bien pire qu’une petite fessée parfois et pourtant, parfois, sans réfléchir, j’ai déjà du le sortir cette bêtise. Aujourd’hui, j’essaie de réparer, de mettre du sparadrap, de réfléchir avant de crier bêtement

  14. ben oui, on est pas parfait, on est aussi des fois fatigués physiquement, nerveusement, et surtout pour moi le problème fondamental est la solitude des parents, et notamment des mères au foyer. Quand on est avec quelqu’un, un autre adulte, d’une part on se permet moins d’être violent (verbalement, physiquement) avec son enfant, et aussi on peut souffler, on peut lacher prise et aller se poser 5min seule, etc… alors que quand on est seule à la maison, ben voilà, c’est dur de se poser, dur de pas se laisser emporter par l’enervement, dur de se maîtriser des fois.

    et je suis d’accord sur les violences… je me dis souvent que les enfants et même les bébés supportent des comportements des adultes que nous n’irions pas accepter une seconde !

  15. Bonjour,

    J’ai lu l’article et honnêtement je tiens à répondre parce que globalement les impressions que tu as sur la Suède sont fausses (merci le reportage !). Je vis en Suède, je suis jeune fille au pair dans une famille suédoise et je peux vous dire que ce reportage c’est juste n’importe quoi, juste pour faire croire que « non faut pas interdire la fessée sinon on va tous finir en taule ! ».
    Premièrement le numéro que peuvent appeller les enfants s’appelle BRIS (barns rättigheter i samhället) = les droits des enfants dans la société.
    c’est un numéro comme le 119 un peu mais pour info ben aucun de mes vikings ne le connaît (8, 6 et 4 ans), j’en ai discuté avec eux et ils avaient jamais entendu parler de ça.
    après un autre gros mensonge du reportage c’est de faire croire que les suédois tapent pas leurs mômes par peur de la loi. c’est complètement faux. les suédois ne tapent pas leurs enfants mais tout simplement parce que pour eux ce n’est jamais une alternative ! faut aussi se mettre dans le contexte. la plupart des suédois parents aujourd’hui n’ont pas reçu la moindre tape enfant donc forcément il ne l’ont pas en eux, ça n’est pas un réflexe, jamais. et pour en avoir parler à une dizaine environ ils m’ont tous répondu « taper les enfants ?? c’est pas possible on ferait jamais ça c’est de la violence pure ! »
    Pour autant non les enfants sont pas mal élevés et les parents n’ont pas peur des enfants qu’ils n’hésitent pas à gronder si ces derniers n’écoutent pas ce qu’ils disent. mais ici ça ne se fait pas dans les relations humaines (même entre adultes) de crier, s’enverver, menacer … les suédois sont des gens très calmes et donc forcément aussi avec leurs enfants mais ça n’empêche pas de les élever correctement bien au contraire.
    La femme qu’on voit dans le reportage n’est pas une instit. Ici avant 7 ans les enfants vont au « dagis », une sorte de crèche améliorée, ils ne font que jouer, aucun apprentissage de,lecture, d’écriture au autre … personnellement au dagis de mon plus jeune ben les éducatrices sont très gentilles mais savent se faire respecter et je ne l’ai ai jamais vu hésiter à dire « non » à un enfant.
    la place de l’enfant dans la société est très différente d’en France ici oui les enfants sont respectés, considérés, bien plus qu’en france d’égale à égale avec l’adulte, ils ont le droit de dire ce qu’ils pensent, de pas être d’accord … mais à la personne qui parlait d’un enfant qui ferait du chantage à ses parents « je vais dire que tu m’as tapé », je lui réponds que c’est pas possible, les enfants se posent même pas la question, pour eux les parents ne tapent pas, ils leur viendraient pas à l’idée de les menacer comme ça. quand j’ai dis à mes blondinets qu’en france les parents pouvaient taper je vous dis pas le choc général et durable que ça a provoqué chez eux. pour eux c’est partout dans le monde comme chez eux !
    pour ce qui est des parents qui se sont vu retirer la garde ils frappaient leurs enfants avec une brosse !! et régulièrement en plus, comme mode d’éducation et ça explique la sévérité de la justice. parce qu’un parent qui échappe une fessée ou une claque on ira pas le mettre en prison ou lui retirer ses enfants on l’aiderait. mais bon ici les parents comme je l’ai expliqué n’échappe jamais de claque parce que justement ils en on eux-mêmes pas reçu.
    voilà j’espère que globalement mon commentaire vous aidera un peu à mieux comprendre la société suédoise qui est vraiment plus calme que la nôtre, où la violence est moins présente qu’en france. pour info en France 2 enfants meurent sous les coups de leurs parents, en Suède on fôle le 0 par an (je crois d’ailleurs que c’est 0) alors vous allez me dire « oui mais la maltraitance c’est pas pareil, la fessée ça fait pas mal », honnêtement je pense que pour stopper la maltraitance envers les enfants ils faut interdire toute violence même légere, car accepter les coups légers c’est donner le droit aux parents d’interprêter ce que « leger » signifie. Ici oui les gens iraient dénoncer un parent qui tape mais en France non on dit que c’est pas nos affaires… y’a qu’à voir le résultat, 2 enfants par jour qui meurent de maltraitance c’est quand même énorme…

    • ton commentaire est édifiant !! je le trouve vraiment intéressant ! est ce que tu veux bien que je le cite pour illustrer un article que je compte faire autour du sujet de la fessée justement ? car je cogite fort là dessus et ça expliquerait bien les choses justement sur une autre manière de vivre les choses ?

      • Bonjour Marion. Ton témoignage est vraiment intéressant en effet! Ca serait en effet tellement plus simple partout si la violence physique et psychologique : ‘tu es nul » et autres commentaires aux effets dévastateurs, mais parfois plus insidieux… qui ne sont plus vraiment du domaine de la violence mais du rabaissement volontaire ou le plus souvent involontaire… on dit quantité de petites phrases « assassines » sans même faire attention à l’impact qu’elles ont… ça paraît anodin, parce qu’on a l’habitude de les avoir entendues données par d’autres à nous ou à d’autres, mais ça ne l’est définitivement pas!

        Or, ton témoignage nous montre que quand on n’a jamais connu la violence ou le mépris (si j’ai bien compris ce que tu voulais nous faire passer), il n’y a plus besoin de réfléchir à comment faire pour ne pas déraper, même une fois, on fait autrement, et puis c’est tout, c’est simple et sans arrière-pensée…
        Le plus dur pour tous ceux qui ne vivent pas dans une société respectueuse (même si la Suède n’est sans doute pas parfaite, et de toutes les façons, on peut toujours trouver des choses à améliorer, et tant mieux!) , est de permettre à une génération entière de vivre cette évidence… et donc ainsi de ne pas avoir à éviter de reproduire cette conduite qui n’apporte que le mépris des autres et le chacun pour soi au fond du coeur…et des actions…
        En cette période de fêtes, où certains se disent soudainement avoir une pensée pour ceux qui ont moins que d’autres (de nourriture, de logis, d’affection etc…), nous pourrions déjà espérer et agir pour faire de notre mieux pour que si chacun respecte un peu plus ses enfants, soi-même et ceux qu’il aime,si chacun le fait vraiment, alors nous participerons chacun un peu à faire en sorte que l’égoïsme et la violence petit à petit disparaissent … Tendre la main commence par ses propres enfants…

    • Merci de ton témoignage qui répond en partie à mes interrogations sur la question du registre à trouver pour poser des limites de façon non violente ce qui faisait assez largement défaut dans le reportage… Après, comme tu le dis si bien, la Suède n’est pas la France, j’espère donc juste que nous arriverons à trouver une solution qui permette non seulement d’endiguer définitivement les violences meurtrières dont tu parles mais aussi la violence (malheureusement) ordinaire qui à mon sens atteint tant l’intégrité physique que mentale…Une loi, peut être, un système de dénonciation, peut être… mais surtout surtout une ouverture à tous via par exemple des formations à la communication non violente, ça je l’espère de tout coeur!!!

  16. MamanDragon bien sûr que tu peux utiliser mon commentaire !! tout ce qui de près ou de loin aide les enfants et peut permettre aux gens de comprendre ce qu’est vraiment cette loi suédoise doit pouvoir être clamé librement ! n’hésite surtout pas ;)
    voilà c’est exactement ça que j’ai cherché à expliquer, le fait qu’ici taper n’est pas une alternative. cette loi elle a 30 ans donc les parents d’aujourd’hui (par exemple ceux de la famille dans laquelle je vis) n’ont jamais reçu de fessée ou de tape et il serait donc bien impensable de faire ça à leurs enfants ! c’est vrai que quand on parle avec eux ils ne font pas de différence entre claque et coup de poing par exemple, pour eux du moment qu’on lève la main on est maltraitant (je vous dis pas leur vision de la france …) mais au final ils ont raison, les relations avec un enfant ne peuvent pas passer par la violence, ça ne fonctionne pas, puisqu’un jour, l’enfant devient plus fort …
    si vous voulez des éclaircissements sur certains points ou n’importe quoi d’autre hésitez pas ! ;)

    • super MamanDragon, c’est génial de voir quand même qu’il y a des parents français qui essayent de faire autrement, ça rassure parce que la France me desespere de plus en plus au sujet de l’éducation …
      Mais bon j’y crois quand même au changement, j’ai besoin d’y croire, et j’espère très sincérement que d’ici une dizaine d’années il sera vu comme innaceptable la moindre tape donnée à un enfant.

  17. Pingback: Violences éducatives : se libérer de son histoire, trouver sa propre voie [mini débrief] « Les Vendredis Intellos

  18. Et pourtant … et pourtant la fessée est interdite depuis 30 ans en Suède, les taux de maltraitante des enfants y sont les plus bas d’Europe, les taux de délinquance y sont aussi très bas … et les Suédois sont plutôt réputés pour leur discipline que pour leur individualisme et leur mépris des règles … à la différence – oh surprise ! – de la France où la violence éducative est plutôt de mise.

    Il y a d’autres façons de se faire entendre de ses enfants que la violence. Et les enfants éduqués sans violence sont loin d’être des enfants rois, je vous le garantis …

    J’écris un blog où vous trouverez quelques exemples de situation illustrant mes propos : http://blog.scommc.fr

    Sandrine

  19. Pingback: Le débriefing de Mme Déjantée Déc. 2011 : La société des individus Partie 1 « Les Vendredis Intellos

  20. La fessée ça ne fait pas mal pour celui qui la donne …. est déjà une affirmation fausse. Tous les parents savent que donner une fessée est douloureux moralement, la plupart des parents se font violence pour la donner, parce que c’est tellement plus facile de laisser les enfants faire de qu’ils veulent que de les structurer.
    De plus je trouve amusant que le gouvernement fasse la leçon aux parents, alors même qu’aucun cours concernant l’éducation et la parentalité n’existe dans aucune école de ce pays d’une part.
    Que d’autre part, ses services sociaux sont incapables d’obtenir de meilleurs résultats que les parents qu’ils accusent de mauvais traitements (consultez donc les statistiques de criminalité des enfants issus de la dass, ou demandez aux enfants enlevés à leurs parents par les services sociaux ce qu’ils en pensent).
    Et enfin, et c’est le pompon, et il est incroyable que personne ne remarque l’aberration de ce que nous disent les média et les politiques, qui dans le même temps voudraient condamner les parent qui donnent une fessée (en confondant cela avec un mauvais traitement à enfants), . Peut-être l’état devrait-il mettre des cellules à disposition des parents pour qu’ils évitent de donner des fessées, mettre son enfant en prison quelques mois pour avoir pris de l’argent dans le porte-monnaie de maman est tellement plus civilisé!

    Comme tout le monde, je pense qu’autant que possible, la punition physique est à éviter, mais il y a des moments où, des enfants qui, … Et tous les parents n’ont pas l’éducation, le temps, les moyens de faire autrement. Il y a aussi des enfants qui ne vous laissent guère le choix, et les adultes qui ont côtoyés suffisamment d’enfants savent que tous sont différents, et ne sont pas sensibles ni aux mêmes raisonnements, ni aux mêmes moyens de pression.

    Pour terminer, notre société est de plus en plus violente alors même que les parents le sont de moins en moins avec les enfants, peut-être devons nous nous questionner à ce sujet.
    Les enseignants ont vu leurs moyens de rétorsion envers les enfants diminuer au fil du temps, il me semble que si c’est la meilleure façon d’éduquer les enfants, alors ils devraient être plus respectueux et moins violents qu’hier au sein des établissements. Pourtant c’est le contraire qui se passe,
    Le manque d’autorité et la féminisation complète de l’éducation (80% d’enseignantes et explosion du nombre de familles dites « monoparentales ») ont à mon avis un grand rôle dans ce processus d’augmentation de la violence dans notre société.

    • « Pour terminer, notre société est de plus en plus violente alors même que les parents le sont de moins en moins avec les enfants, peut-être devons nous nous questionner à ce sujet. »
      50% des enfants de moins de 2 ans ont déjà été tapés. 85% des enfants de moins de 5 ans. En France, 2 enfants par jour meurent des suite de maltraitance. La violence éducative ordinaire est partout, je le constate chaque jour, dans les foyers, à l’école, dans les parcs, magasins, etc. Je ne sais pas s’il y a plus ou moins de violence qu’avant, si elle a le même visage. Quoi qu’il en soit, elle est encore très (trop) présente…

    • Pauvres parents obligés de maltraiter leurs enfants contre leur gré…

      « Les enseignants ont vu leurs moyens de rétorsion diminuer…. »

      Vous me faites peur!
      Éduquer n’est pas dresser!

  21. Bonjour je vous raconte mon histoire :
    Hier c’étais mon anniversaire alors que j’ai eu un 16/20 mes parent mon dit :
    Mon père : « pas de cadeau pas de télé tu restera toute la journée enfermer a clef dans ta chambre »
    Ma mère : « pas d’anniversaire…… euh et une vrai féssée. »
    J’intervint : maman explique comment sa une vrai féssée e ??? . »
    Mon père : « pas sur la culotte ou sur le pontal…. »
    J’ai mordu les lèrve et j’ai supplier mon père que la prochaine fois j’aurais un 10 il ma dit 10 c’est encore plus pire d’ailleure n’éssaye pas de gagner du temps sinon tu aura une triple dose !!
    Les larme coulère
    Ma mère ma dit : allez monte dans ta chambre et met toi nu au coin on t’attend vite allez allez !!
    Moi : maman s’il te plaît je te jur……….
    Maman : Grouiiiiiiiiiiiiiiille !!
    Je va vite dans ma chambre 10 seconde au coin j’entendit des pas je me suis dit sayès j’ai rien a faire je mérite cette féssée comme sa la prochaine fois j’aillerait que des 20/20
    La porte s’ouvre et les larme coulèrent mon père ma dit :
    « pourquoi je vais te fessee ? ??.»
    « j’ai rien dit . »
    Vite il me claque sur mes fesse un coup est tombées sur mon slim
    « tu me fesse car j’ai eu une mauvaise note 16/20 et je mérite cette féssée. »
    « combien de claque sur le pentalon veut-tu ? . »
    « entre 50 et 150 ? . »
    « non mais tesfolle 50a 150 c’est rien alors double dose !!.. »
    « papa je ten supliiiiie please steuplé. »
    Vite je suis tombées sur les genoux de mon père et la première claque est si sec sec et dure difficile a supporter !! la deuxiéme claque est si dure que la première……….une dure quel’autre et j’ai pleurnicher comme une enfant . »
    Papa :alors ca te fait mal tu pleurs…. ??
    Moi : papa je t’en supplie arrette sa fait hyer mal je pleurs je sait que je mérite cette féssée mais on dit toujours que la première féssée on doit pas exagérer……….. !

  22. Je suis convaincu que les châtiments corporels doivent être interdits. Tout d’abord parce que les chiffres le prouvent, dans un pays où a lieu l’interdiction le nombre de décès par violence est plus faible (et oui une claque peut tuer, même sans intention de donner la mort) et que l’opinion progresse dans la prise de conscience que la violence n’est pas une solution acceptable face au conflit. J’en ai un peu assez de mettre à chaque fois des liens, donc si vous voulez savoir si ce que je dis est vrai, vérifiez par vous même.

    Dans la même lignée, qu’enseigne la fessée ou la gifle sinon la loi du plus fort et l’acceptation de la violence. Au jeu du plus fort, il y a toujours le point ou la logique s’inverse (où le plus fort devient le plus faible : que se passera t-il alors ?)

    Enfin, s’il faut d’autres arguments, j’évoquerai les conséquences de la violence sur le développement du jeune (délinquance, conduites à risques, consommation de produits stupéfiants et d’alcool, insertion professionnelle). Toujours la même chose, pour ceux qui se pose des questions, les études scientifiques ne manquent pas sur le sujet : OMS, UNESCO font depuis des années l’éclairage sur ces questions de violences intrafamiliale.

    Bien sûr, plus la violence est importante, plus les conséquences le seront.

    Étant père moi-aussi, je n’ai jamais trouvé utile de faire usage de la violence. Est-ce que mon enfant est un roi ? Non. Est-ce qu’il manifeste son mécontentement lorsqu’il est frustré ? Oui, pourquoi, pas vous ? Et oui cela suppose de prendre du temps, mais personnellement je prends ma responsabilité de parent.

    La Suède serait le pays des Bisounours ? Gandhi doit être leur penseur, à moins que ce ne soit Martin Luther King ?

    Après tout, on interdit bien les maltraitances sur les animaux. J’espère que les enfants ont autant notre considération.

    • Ah oui j’allais oublier, car cela est quand même très important. Je suis pour une loi (ça c’est déjà dit), une campagne de sensibilisation nationale (et régulière) et enfin la mise en place de structures d’accompagnement et de formation des parents. À ce sujet, je ne serai que trop recommander la revue produite par cette association
      http://www.nonviolence-actualite.org

  23. J’ai bondi en lisant le mot « caprice »! qu’est ce qu’un caprice? je m’y suis intéressée en lisant Filliozat et en lisant des articles de neurosciences. « Un caprice c’est un comportement de l’enfant que l’adulte ne comprend pas. Et donc un caprice, c’est le jugement, l’interprétation, c’est l’étiquette, qu’un parent ou un adulte met sur le comportement de l’enfant qu’il ne comprend pas.
    Chaque personne va définir tel ou tel comportement comme un caprice, puisque c’est une interprétation du parent. Un enfant ne fait pas vraiment de caprices, nous pensons qu’il fait un caprice parce que nous ne comprenons pas.
    Et puis on nous a tellement dit que c’était des caprices, et qu’il fallait se méfier des caprices des enfants, donc on a entendu tout ça, donc on se dit ben c’est vrai, on voit l’enfant qui se roule par terre ou on voit l’enfant qui exige quelque chose, on voit l’enfant qui s’oppose, et du coup on se dit « Ah, ça doit être ça un caprice », on dit c’est un caprice et on cherche à dire « Ah non, tu ne dois pas faire de caprice! » parce qu’en général, face à un caprice on conseille aux parents de poser des limites, de s’affirmer, etc. (…) mais qu’est-ce qu’il se passe dans sa petite tête? En fait, je dirais près de 80% des comportements des enfants qui nous désarçonnent, sont des comportements qui son liés à un stress dans leur cerveau, à une réaction, ils ne sont pas bien à l’intérieur, et ils peuvent avoir besoin de carburant… de carburant, c’est sentir qu’ils ont suffisamment de calme à l’intérieur d’eux pour gérer les petits incidents de la vie quotidienne.
    Si par exemple, je lui refuse un petit gâteau, s’il a suffisamment de calme, de stabilité, il va accepter. mais s’il a eu une super dure journée, si ça été compliqué à l’école, il va craquer et se mettre à hurler. Isabelle Filliozat : Déjà, première chose, c’est important de savoir que, quand un enfant se met à hurler parce qu’il n’a pas le bout de gâteau, il n’est pas en train de hurler parce qu’il n’a pas de bout de gâteau.
    C’est seulement le déclencheur. c’est le petit truc qui met le feu aux poudres, parce que les poudres étaient déjà bien excitées à l’intérieur.
    Ils n’ont même pas le cerveau qui leur permet de gérer suffisamment.
    C’est à dire que c’est important de mesurer qu’un enfant, c’est pas un adulte en miniature. Il n’a pas juste le même cerveau que nous en plus petit. Il n’a pas encore toutes les mêmes capacités.
    Et son cerveau frontal, cette partie pré-frontale juste au dessus des yeux, qui nous permet d’anticiper, de comprendre et de réguler nos émotions, est en construction chez l’enfant. Donc quand un enfant se met à hurler dans tous les sens, il a absolument besoin du cerveau pré-frontal de sa maman, de son papa parce que lui tout seul, il ne peut pas arriver à se contenir.
    Donc quand ça arrive, si c’est un petit: Hop, je le prends dans les bras. Et pourquoi?
    Parce que le contact physique va décharger de l’ocytocine et va lui permettre de se calmer à l’intérieur suffisamment pour pouvoir faire ensuite ce qu’il a besoin de faire. »

  24. Je trouve que ce qu’il manque à votre article, c’est une proposition, une ouverture.

    Mis à part pointer tout le négatif et l’excès de cette loi… rien.
    Ah si, vous précisez bien que vous êtes contre la fessée, y avez eu recours, culpabilisez, et que vous êtes contre, plein de fois, en gras, des fois qu’on ait envie de dire qu’on trouve ça bien non plus?

    La critique est utile, constructive et positive quand elle apporte au débat. OK le sujet c’est Les enfants rois en Suède, mais on dirait un mauvais article de Slate.
    Ce qui est dommage c’est que vous n’équilibrez même pas un minimum en disant ce que cette loi a pu apporter de positif, par exemple que le taux de mortalité infantile par cause de maltraitance y est plus bas que dans les pays qui autorisent encore les châtiments corporels?
    Dommage, parce qu’on y trouve au final que des enfants mal élevés face à de pauvres parents dépassés, manipulés et au final presque maltraités alors que l’objectif 1er de cette loi était sûrement de faire baisser (soyons fous et optimistes! peut-être même supprimer!), les violences faites aux enfants?
    Il me semble quand même, qu’en règle générale, se sont les enfants qui sont les victimes des violences des adultes? Vous arrivez bien à nous le faire oublier.

    Je suis déçue, j’ai l’impression de lire un commentaire sur un forum de mamanautes.
    J’aurais préféré que vous preniez le temps d’écrire vrai article. Je prendrais avec plaisir le temps de lire une très longue et profonde réflexion sur ce sujet.
    Cordialement.

    • Cath, oui il manque beaucoup de points de réflexion à mon article. Celui ci a été écrit en 2011. Le nombre de décès d’enfants par maltraitance n’avait pas encore été communiqué. Je l’ai découvert hier comme beaucoup. Je dis d’ailleurs à la fin de mon billet qu’il est superficiel. Si je devais le récrire aujourd’hui, il serait forcément différent 4 ans plus tard.

    • Voudriez-vous écrire une contribution sur le site pour justement évoquer ce qui vous apparait comme les points positifs de cette loi? Les Vendredis Intellos ne sont pas un média classique, c’est un site participatif et à ce titre les auteurs ne sont pas tenus à être impartiaux: ils peuvent exprimer leur point de vue, quelqu’il soit, du moment qu’ils l’expliquent et l’expriment d’une façon qui ne soit pas insultante pour les autres.
      Si vous avez l’impression que le propos est incomplet, pourquoi ne pas prendre la plume pour y apporter votre pierre?

  25. Coucou ! J’espère que tu as découvert l’éducation bienveillante depuis, car ça permet vraiment de comprendre qu’on peut parfaitement se passer de violence en matière d’éducation et pour tout te dire ça marche même sur les animaux les plus têtus, du genre mon chat et ça m’a permis de mieux m’entendre avec le genre humain, car ça peut servir dans les relations humaines et le management. Bref, au cas où tu ne connais pas, « Jai tout essayé ! » d’Isabelle Filliozat et « Parents efficaces » de Thomas Gordon sont des mines d’or =)

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