On ne naît pas parent {Mini Débrief}

Parce que pour certaines d’entre nous, elles sont devenues mères en dépotant le gluant, pour d’autre, il a fallu apprendre.

Apprendre mieux que ses propres parents, en se targuant qu’on va donner une meilleure éducation, moins de disputes, plus de communications.

Mais de prime abord, ce n’est pas l’évidence même qui se jette devant nous. Doutes, questions, peur, haine de soi, gestes qu’on reproduit malgré nous, critiques de l’entourage, trop plein d’amour…

Trop ?

Non!

On aura jamais TROP d’amour pour ses enfants, on en a jamais asssez.

Clem la Matriochka nous le démontre bien, avec son Ôde à ses enfants. Elle nous offre un magnifique poème de Hugo, à vous mettre les poils.

« Pour ce nouveau vendredi intello, j’avais envie de me poser, d’arrêter de réfléchir un instant et de m’émerveiller. Parce qu’être parent, c’est ça aussi. »

Et qu’est-ce qu’elle a bien raison !! On se pose jamais assez avec eux, on court, on court (comme la maladie d’amour). Et puis on hurle : » Oooooh désespoiiiiiiiiir !!!!! Mon enfant a 37 ans !!!! J’ai pas vu le temps passer !! »

Ben non, t’as pas vu. T’as couru.

Une pause s’impose.

Une pause nécessaire pour les regarder avec nos yeux d’amour. Pas nos yeux critiques de parents qui voudraient qu’ils soient meilleures que nous, en tout point. Et puis parler, monologuer ou dialoguer, peu importe, mais s’exprimer. Avec douceur, amour, compréhension, sans arrière pensée.

Parler, se comprendre. Pour éviter les phrases qui détruisent pour une vie entière, dite parfois en une seconde, mais qui peut te foutre une épée de Damoclèse entre les épaules pour toute l’adolescence, pour toute ta vie d’adulte.

Communiquer, c’est bien. Bien communiquer, c’est encore mieux.

Maman-nature nous parle de l’importance des mots dans notre communication à notre mini-nous. Bien choisir ses mots, pour ne plus qu’ils blessent, mais pour qu’ils élèvent notre enfant.

« Notre capacité à encourager nos enfants plutôt que de mettre en valeur leurs “échecs” et les dévaloriser me semble être un point essentiel pour développer l’estime d’eux-même et l’envie d’aller plus loin. »

Leur permettre de se grandir, est important. Certains parents ont peur que si leur enfant grandit, d’être cachés dans leur ombre.

Certains adultes sont malades, et s’en prennent à eux. A l’innocence, comme nous le dit Vaallos dans son billet concernant les Faits Divers qui nous bouleversent. Ces faits divers qui mettent, trop, en avant le calvaire de ces pauvres petits.

Communiquer c’est le respecter.

Le respecter en tant que personne, en respectant son espace.

Vert Citrouille nous parle du tabagisme passif sur nos enfants. Qui, quitte à être plus que désagréable, est dangereux pour leur santé.

Penser à eux, avant de penser à nous.

Avant de dire qu’ils nous déçoivent, pensons à nos actes vis à vis d’eux, combien de fois ne les avons-nous pas déçus également.

Être parent c’est apprendre tout les jours. Apprendre de nos erreurs, des erreurs de nos propres parents, pour respecter nos enfants encore plus. Attention néanmoins à ne pas placer la barre trop haut. Les pousser à se dépasser, pourquoi pas, mais les pousser à NOUS dépasser, c’est aller trop vite (un peu comme un REF ).

Nous décevoir, comment est-ce possible? Pouvons-nous affirmer que nos enfants ne nous décevront jamais, qu’on sera toujours fiers d’eux. Non, et pourtant ça devrait être le cas.

Kiara nous parle de ce sentiment étrange, et lourd à supporter autant pour le parent que pour l’enfant, en nous donnant comme exemple une pièce de Molière. Elle met en avant notre qualité à être parent à un moment donné de la vie de notre enfant. Il va de soi, quand l’enfant devient lui-même adulte, il fait ses choix.

Accepter ses choix envers et contre nos propres vouloir, serait un pas en avant vers le respect de lui. Accepter est souvent délicat, car on veut le meilleur pour son enfant. Encore une fois, cette acceptation serait facilitée par une plus grande confiance, la notre, qu’on lui offrirait sans détour, et sans mesure.

Être parent n’est pas inné, ça s’apprend tout les jours aux côtés de nos profs perso : nos enfants.

La touchante Kiki The Mum nous démontre que ce sont nos enfants qui nous élèvent. Ils nous apprennent tout les jours à être meilleurs, à croire en nous, à nous dépasser. Elle cite pour appuyer son billet quelques extraits du livre de Gopnik : “Le bébé philosophe”.

Elle nous rassure sur le fait que malgré les bourdes qu’on peut faire, on peut toujours se rattraper.

Parce que l’amour qui nous lie est plus fort que tout. Plus fort que les doutes, plus fort que la déception, plus fort que les mots blessants, on devrait tous en tant que parent, en tant qu’enfant de nos parent, prendre notre ardoise où on a noté toutes ses choses qu’on leur reproche, et l’éffacer.

Parce que désormais nous voilà parent à notre tour. Parce que désormais, nous sommes sur un pied d’égalité avec nos parents. Parce que désormais, on sait c’est quoi, l’amour avec un grand « A ».

Maman Sauterelle

Publicités

6 réflexions sur “On ne naît pas parent {Mini Débrief}

  1. Merci beaucoup pour ton débrief… Il est vraiment très beau.
    C’est vrai que ce n’est pas facile d’être parent, on l’aura compris mais qu’est-ce que c’est beau quand on les regarde grandir, quand on cherche à apprendre d’eux.

    Vive les enfants !

  2. Et ben voilà un bel exercice de style!!! Quel joli débriefing!! Drôle, tendre et pertinent!!! Je vois que tu as bien trouvé tes marques à présent: BRAVO!!!
    Je n’ai rien à ajouter sinon peut être la remarque d’Edwige Antier dans le dernier Thema d’Arte sur la fessée (qu’elle me pardonne si les mots ne sont pas exacts mais l’esprit y est!!): « ce qui est grave ce n’est pas de donner une fessée, mais de ne pas s’interroger sur pourquoi on en est arriver là »… que je généraliserai par « le plus grave ce n’est pas de commettre une petite erreur mais de ne pas chercher à se remettre en question »…. et j’ai bien l’impression que c’est ce que nous faisons ici et avec succès visiblement!!!

    • Merci !! Oui je me sent de plus en plus à l’aise, écrire pour les VI m’a redonné confiance en mes capacités, j’ai même un projet en tête. J’ai publié mon 1er livre il y a 2 ans, là j’aimerais faire un livre pour enfant avc illus. (enfin c’est hors sujet ^^).

      • Ce n’est pas du tout hors sujet!!! Les Vendredis Intellos sont aussi fait pour que chacune et chacun d’entre nous se souvienne que ses neurones sont toujours en état de marche et qu’ils n’ont pas à rougir!!! Bravo pour tes projets dont j’ai hâte que nous en dises plus!!

  3. Pingback: Le débriefing de Mme Déjantée Déc.2011: La société des individus Partie 2 « Les Vendredis Intellos

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.