La peur du noir

C’est un article de Cerveau & Psycho que je partage ce soir intitulé « Pourquoi a-t-on peur du noir ? » d’Antoine Pelissolo, professeur de psychiatrie rattaché à la fois au CNRS et à un service de psychiatrie de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris.

En sous titre : « La peur du noir chez l’enfant serait l’héritage d’une peur de l’obscurité, à laquelle était confrontée nos ancêtres ».

Qui de nous n’a jamais entendu « Maman, laisse la lumière dans le couloir … » ? Chez nous il y a en permanence une boule de fibres optiques allumée dans l’escalier  qui fait office de veilleuse pour toute la famille.

« La peur du noir est une étape normale du développement émotionnel, plus ou moins intense selon les enfants. Elle apparaît à partir de quatre ou cinq ans, peut rester forte jusqu’à 10 ans, et disparaît normalement ensuite . »

L’enfant est très dépendant des parents pour sa survie et en prend conscience.

C’est aussi l’âge des peurs liées à une imagination très fertile.

Oui, là, je reconnais bien mes enfants, qui refusent encore de fermer la porte de leur chambre la nuit. J’imagine qu’un jour , au contraire , ils s’y enfermeront , nous en interdisant l’accès mais que pour l’instant, ils ont encore besoin de profiter « d’un rabiot » de petite enfance.

Et les histoires de monstres et de fantômes restent un must.

Bon à coté de ça, Miss Puce adore les attractions qui arrachent genre Space Montain.

« Beaucoup de nos peurs s’expliquent par leur utilité potentielle, la sélection naturelle ayant favorisé les individus prudents face aux dangers de l’environnement »

En effet la peur a son utilité, elle rend prudent, parfois donne des ailes. Tout est question de dosage, parce que je pense qu’une peur trop intense peut au contraire paralyser, handicaper.

Il y aurait trois grandes causes de phobie du noir :

– une prédisposition naturelle

– une expérience traumatisante dans le noir, ou le comportement des autres

– des facteurs psychologiques et comportementaux  tels les évitements ou une fragilité de la personalité

Sur le traitement, « les méthodes les plus efficaces sont de nature comportementale et cognitive : on pratique surtout une « désensibilisation » de la peur par une exposition progressive à l’obscurité. Ceci se fait à l’aide de lampes réglables, permettant de moduler l’éclairage en fonction du niveau d’anxiété de l’enfant. Une préparation mentale (travail sur les craintes) et physiologique (relaxation) facilite cette désensibilisation. Le tout, afin que l’enfant quitte peu à peu le monde de l’imaginaire obscur pour entrer dans celui des lumières de l’esprit »

J’aime beaucoup cette dernière phrase, mais je suis certaine que pour l’instant P’tit Gars préfère le monde des Pokemon !!

Pour ce qui est de la désensibilisation progressive, et la relaxation, ça j’y aurais bien pensé toute seule. La préparation mentale, je ne vois pas trop ce que ça recouvre.

La question c’est comment pratiquer de la relaxation chaque soir, quand on rentre du boulot à 19h, et qu’il y a encore des devoirs à finir, et le repas.

Sinon sur un thème voisin, il y a un chapitre du livre « Petit tracas et gros soucis de 8 à 12 ans » de Christine Brunet et Anne-Cécile Sarfati qui traite de « Il a du mal à s’endormir »  et ses références bibliographiques (que je n’ai pas testées, sauf « Lili fait des cauchemars ») :

– Dès 8 ans
Lili ne veut pas se coucher
Lili fait des cauchemars

– Dès 10ans
Ce qui te fait peur Nadia Benlakhel, Les Essentiels, Milan Junior

– Pour les parents
« Mon enfant est insomniaque » Claude Halmos
« Le rêve, le sommeil et l’enfant » Marie Thirion et Marie-Josèphe Challamel

Phypa

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8 réflexions sur “La peur du noir

  1. Pour la relaxation, peut-être investir dans un CD (ici, ce sont des musiques indiennes qui ont obtenu le plus de succès) et simplement, au moment d’aller au lit, en écouter (une, 2 ou 3) en se détendant sur un tapis ou dans son lit.

  2. Merci beaucoup de ta contribution!! Et désolée de n’arriver que si tard..!!! La refonte du blog m’a pris beaucoup de temps ce week end!! Donc chez nous, on a opté pour laisser traîner le besoin de lumière dans le couloir… enfin, quand je pense que Mr D a du mal à s’endormir dans le noir complet (alors que moi j’adore) je me dis que je ne vais pas blâmer mes petits (façon de parler bien sûr car il est plutôt question de se libérer de ses peurs!)!!
    Enfin, pour compléter tes références, je crois qu’il y a également un chapitre assez intéressant sur les peurs en général et la peur du noir en particulier dans Filliozat, Au coeur des émotions de l’enfant…

  3. Pingback: Aider nos enfants à grandir : entre imagination et réalité « Les Vendredis Intellos

  4. Pingback: Le débriefing de Mme Déjantée Déc.2011: La société des individus Partie 2 « Les Vendredis Intellos

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