Chacun doit trouver sa place à l’arrivée du 2ème enfant…

Il y a 15 jours, j’abordais dans les Vendredis Intellos, le sujet de l’arrivée du 2ème enfant, qui me semblait être un bouleversement pour l’aîné(e), c’était ici si vous voulez y jeter un oeil.

Et pour m’aider à continuer ma réflexion, Maman Traveller, du blog « Miniglobetrotteur«  a eu l’immense gentillesse de m’envoyer des extraits du livre « L’arrivée du deuxième enfant » d’Anne-Claire Paumard, et je l’en remercie grandement !!

J’ai ainsi pu me rendre compte qu’en fait, l’arrivée d’un 2ème enfant n’est évidente pour personne et que chaque membre de cette « nouvelle » famille doit apprendre à trouver ou retrouver sa place !

En ce qui concerne l’aîné, c’est peut être lui le plus chamboulé par l’arrivée de ce petit être. Il risque d’éprouver des sentiments ambigus et contradictoires, entre Amour et jalousie. Il ne comprendra peut être pas tout de suite pourquoi ce petit bébé accapare autant l’attention de ses parents. Et je pense que c’est à ce moment là que le dialogue est très important entre parents et enfants !

« Votre aîné est partagé entre différents sentiments vis-à-vis de son petit frère ou de sa petite sœur. Il est d’abord intrigué voire fasciné par ce petit être dont on lui dit qu’il est sorti du ventre de maman, cette petite créature vivante qui ne sait pas faire grand chose à part manger et dormir mais qui prend soudain beaucoup de place dans la famille. Votre enfant a envie de découvrir ce nouveau-né, de l’observer, de le toucher… parfois sans ménagement. Il guette ses réactions, écoute ses cris, observe ses mimiques, le regarde téter ou prendre le biberon.Et puis, rapidement, au fur et à mesure que le bébé grandit, votre aîné commence à éprouver des sentiments d’affection pour son petit frère ou sa petite sœur. Sa façon de le manifester n’est pas toujours appropriée. Les câlins un peu trop vigoureux inquiètent parfois les parents. Si vous vous devez de protéger le tout-petit des caresses du grand, sachez pourtant reconnaître qu’un bébé de quelques mois n’est pas aussi fragile qu’un nouveau-né et est parfois amusé par des gestes qui peuvent sembler un peu brusques aux adultes. Observez la réaction de votre bébé et vous saurez si vous devez intervenir ou non. »

 

 

 

 

 

Puis, avec tout ce chamboulement de la configuration familiale, l’aîné pourra aussi régresser ou au contraire gagner en autonomie, ou même les deux ! Il est vrai qu’on entend souvent dire que depuis l’arrivée du bébé, le 1er qui était propre, recommence à faire pipi dans sa culotte par exemple. Il y a sûrement une explication à cela, une demande d’attention supplémentaire ?! C’est peut être aussi une façon de vouloir s’impliquer davantage, de vouloir participer avec ses parents, aux soins du bébé.

Ensuite, il faut aussi trouver sa place, en tant que parents, de deux enfants cette fois. Et ce n’est pas forcément quelque chose d’évident. Il faut s’occuper du bébé, tout en ne délaissant pas l’aîné… Encore une fois, je pense que pour le savoir réellement, il faut le vivre. Chaque parent vivant son rôle différemment.

« Le père est probablement plus à son aise que lors de la naissance du premier. A priori, il a réussi à trouver sa place de père depuis la naissance du premier enfant. Il se sait capable de beaucoup et a gagné en confiance en lui. Lors de la naissance du premier, la maman, surtout si elle a allaité son bébé, avait sans doute trouvé rapidement et presque instinctivement son rôle et avait tissé des liens avant même la naissance. Le père s’était peut être senti exclu de la fusion entre la maman et le bébé. Quand le deuxième enfant arrive, le père a donc généralement une place plus valorisante que lors de la naissance du premier et sait à quel point il est indispensable. » »

 

 

 

 

Pour finir dans la réflexion, il faut aussi prendre en considération la place de ce 2ème enfant.

Alors, même s’il paraît évident qu’au tout début, il sera prioritaire sur tout, par la suite, il devra réellement se faire une place dans la famille où des habitudes ont déjà été prises. Il devra « s’adapter » au mode de vie déjà en place. Il sera peut être lui aussi jaloux ou frustré par rapport à son grand frère ou sa grande soeur parce qu’il ne réussira pas à faire telle ou telle chose, parce qu’il ne se rendra pas forcément compte qu’il est plus petit. Ou au contraire, cela lui permettra d’apprendre plus rapidement. Il pourra également souffrir de la jalousie du plus grand.

« Si le grand va à l’école, on doit réveiller le petit le matin pour l’emmener aussi car on ne peut le laisser seul. Si le logement est petit, le bébé sera réveillé pendant sa sieste par le grand qui joue. C’est la réactivité des parents et leur capacité à remettre en question leurs habitudes de vie qui leur permettront de trouver des solutions convenant à tout le monde afin que le petit ne souffre pas trop d’être le deuxième, justement.

 

 

 

Pas simple tout ça quand même, après, tout se passe certainement naturellement, on se pose peut être moins de questions quand la situation se présente. Mais j’avoue que ça me fait beaucoup réfléchir ! Et tout ceci montre bien que dès le départ, les relations entre êtres humains sont complexes, imprévisibles et différentes pour tous !

Après cette réflexion, voilà ce que je pense : On dit que chaque grossesse est différente, chaque être humain est différent, donc à chaque nouvelle naissance, c’est un nouvel apprentissage, un nouveau recommencement. A chaque fois, il faut tout réorganiser, apprendre à se connaître, les uns les autres… J’ai hâte de connaître ça, moi aussi !

Maman Poussinou

Publicités

5 réflexions sur “Chacun doit trouver sa place à l’arrivée du 2ème enfant…

  1. Bravo pour cet article… et aussi pour ta persévérance à approfondir ce thème qui te touche de près..!!!
    Je n’ai vraiment rien à ajouter… Je reviendrai juste sur mon vécu personnel de la notion de « régression » chez l’aîné notamment… La première fois que j’ai entendu parler de ça, quand l’APA était petit et que sa soeur n’était pas encore née, j’ai interprété ce comportement comme l’expression d’un souffrance très importance chez l’aîné… comme une forme d’anorexie intellectuelle… Pour avoir vécu avec mes enfants plusieurs épisodes de régression, je suis à présent convaincue que cette première interprétation est erronée… c’est simplement que le enfants ne peuvent pas apprendre sur tous les plans, progresser sur tous les plans à la fois… alors quand un nouveau bébé arrive, cela leur demande de mobiliser de grandes capacités d’adaptation, cela leur demande souvent aussi de grandir sur beaucoup de points affectifs et matériels… et donc cela se fait au prix de quelques « régressions »quand la pression est trop importante….l’apprentissage n’est pas une ligne droite et c’est ça qui est fort!!!

  2. Bizarrement, ton article et le commentaire de Mme Déjantée m’apaisent. deuxième de ma fratrie et ainée des filles, je crois que j’ai eu du mal avec cette place ambiguë et double. Mais comme tu le dis, chaque enfant, chaque famille est unique. Merci pour cette réflexion!

  3. Pingback: Parce que le respect, c’est pas à sens unique. « Les Vendredis Intellos

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.