Entre béatitude et déboires, la vie de parent… [mini-débrief]

Comme vous le savez, je suis devenue mère il y a un peu plus de deux ans. Je suis la mère de la minuscule, la mère du miniprince mais je me sens toujours en « formation » si je puis dire. Chaque jour, j’apprends. Chaque jour, je grandis. C’est merveilleux et difficile à la fois, je ne vous apprends rien. C’est quand même très étrange de passer de l’état de grâce à celui du désespoir… Mais, comme souvent dans la vie, c’est le bonheur qui prime, c’est lui qui prend le plus de place.

C’est merveilleux de porter son enfant mais difficile de voir son corps ainsi changé.

 

Il y a tant d’efforts à faire après la naissance pour retrouver un corps qui nous plaît : mincir certes mais aussi se raffermir. Maman Sauterelle évoque son rapport tumultueux avec son propre corps et l’image que le miroir lui renvoie. Elle nous raconte comme elle a du mal à s’aimer de nouveau et souhaite retrouver « ce sentiment de béatitude » qu’elle avait enceinte. Ce sentiment est lié également au regard que les autres portent sur nous pendant la grossesse et pas vraiment après :

5 mois plus tard, personne ne m’a encore dit [qu’être] devenue maman, ça me va bien.

Pour ma part, je ne suis pas trouvée plus belle enceinte parce que j’étais déjà obèse… Mais c’est vrai qu’au moins, mon ventre était ferme. La solution est donc le sport mais ce n’est pas toujours facile de prendre le temps d’en faire. Pour Sauterelle Box, il y a la solution du fitness poussette, je vous laisse découvrir ce que c’est dans son billet.

C’est merveilleux de vivre avec un enfant mais difficile de devoir s’adapter à lui tout le temps.

Depuis que je suis mère et au fil de mes lectures, je prends conscience de tout ce qu’on impose aux enfants pour leur bien… ou pas. Bien sûr, on doit les « éduquer » mais cela ne doit pas nous empêcher de les respecter et de respecter leur façon d’apprendre et de vivre. Parfois, on est fatigué, on manque de temps et c’est l’enfant qui paie… Ce n’est pas juste.

En ce sens, la pédagogie de Maria Montessori m’intéresse beaucoup. Chez Home Sweet Môme, cette semaine, on a pu découvrir l’importance de la main. Il faut apprendre à laisser son enfant apprendre : ne pas faire à sa place et adapter son environnement, ce sont les deux principes que je retiens.

L’adulte adapte l’environnement à son enfant pour que celui-ci explore avec ses mains, selon une logique qui lui est propre et qui nous échappe.

Kaldeirael prend le cas de l’enfant maladroit. Au lieu de le critiquer ou le disputer, mieux vaut être patient, lui donner des tâches à son niveau, le laisser faire et l’encourager ! Cela paraît évident mais au quotidien, c’est difficile. Il faut être patient.

La mission de l’éducateur n’est-elle pas plutôt d’aider le maladroit à se débrouiller ?

C’est merveilleux d’être mère mais difficile de tout concilier

J’ai déjà évoqué ici le cas des mères allemandes. On compare assez souvent la France et l’Allemagne dans le domaine de la parentalité parce que les deux pays sont proches mais des divergences existent. On peut critiquer la difficulté de faire carrière en Allemagne mais, comme l’explique C-cilou, les femmes allemandes sont mieux loties que nous dans plusieurs domaines en particulier en ce qui concerne le congé parental. La comparaison est enrichissante. TOUT concilier est certes impossible mais il y a des solutions propres à chacun.

Ce n’est pas facile de mener de front carrière et vie de famille en Allemagne (en France non plus d’ailleurs) […] mais de là à caricaturer en faisant de l’Allemagne une terre hostile au sexe féminin et [ériger] la mère allemande en martyre de la maternité… il y a vraiment un monde.

C’est merveilleux d’être un héros mais difficile d’être toujours responsable.

Je vous ai raconté ce moment magique : je vais chercher la minuscule à la halte-garderie, dès qu’elle me voit, elle saute et crie de joie ! J’adore être son héroïne. Je ne vous cache que parfois c’est un peu effrayant d’être à la fois celle qui l’éduque, celle qui lui met des limites, celle qui la dispute, celle qui la console, celle qui la protège, etc. Bien entendu, je ne suis pas seule, le chef de mon coeur a autant de place. D’après Boris Cyrulnik, le père n’est plus effrayant comme avant. Je vous invite à en lire l’illustration d’Aggie.

Ni une ni deux, tel un mousquetaire, mon homme bondit hors du lit et vola à la rescousse de sa loupiotte chérie, qui venait de rêver qu’elle se coupait les doigts.

Je trouve que l’exemple de la nuit est emblématique du rôle de parent : être là, consoler et faire passer les besoins de l’enfant avant les siens… C’est ce que je trouve le plus dur, d’ailleurs, le manque de sommeil.

Si c’est les bas sont parfois TRES bas, avec un enfant, les hauts sont souvent TRES hauts. Non ce n’est pas facile mais c’est merveilleux d’être parent.

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2 réflexions sur “Entre béatitude et déboires, la vie de parent… [mini-débrief]

  1. Merci beaucoup de ce mini débrief… c’est toujours très agréable de te lire, l’enchaînement (pourtant pas évident cette fois ci avec un thème un peu bigarré!!) toujours très naturel et qui donne vraiment envie d’aller lire chacune des contributions!!! Merci d’être fidèle au poste!!!

  2. Pingback: Semaine 16: le débriefing de Mme Déjantée « Les Vendredis Intellos

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