Frères et sœurs

Voilà , ce sont les vacances scolaires, et P’Tit Gars et Miss Puce n’arrêtent pas de se chamailler.

L’occasion de ressortir un livre de Marcel RUFO  « Frères et soeurs, une maladie d’amour ».

Moi qui suis fille unique, je l’avais acheté lorsque j’avais rencontré mon mari et que je tentais de comprendre ses relations avec sa petite soeur. (malgré la lecture du livre, je n’ai d’ailleurs toujours pas tout compris)

Parce que dès que les enfants sont debout, les chamailleries commencent, à propos de tout et n’importe quoi, et alors que je me faisais une joie de passer du temps avec eux, je me retrouve à leur râler tout le temps dessus !

Voici ce que dit Marcel Rufo : « La fratrie se construit sur une relation affective imposée. Celle-ci , comme dans la plupart des formes d’attachement, s’établit sur la quotidienneté, les choses partagées : les lieux de vie, les repas, le fait que chacun puisse reconnaître le parfum d’un parent croisé dans le couloir ou dans la salle de bains. Les attachements naissent donc de l’expérimentation prolongée et des expériences répétées. »

Bon les moments sympas partagés, je vote pour à fond. C’est quasi le thème de mon blog perso.

Il dit aussi « Le partage est aussi un élément important de la constitution de la fratrie. Nous verrons que celui de l’amour des parents est pratiquement impossible, mais celui des objets est tout aussi difficile. »

Oui ça je le ressens, d’ailleurs tous deux me reprochent alternativement  d’être plus gentil avec l’autre, de lui avoir acheté quelque chose et pas à lui.

En discutant un peu, ils acceptent que OK P’Tit Gars est d’accord pour ne pas avoir du vernis à ongle en même temps que sa soeur, et Miss Puce qu’elle n’est pas franchement fan du ballon de foot aux couleurs de tous les drapeaux du monde ramené à P’Tit Gars.)

Bon mais il paraît que cela a un bon coté, puisque Marcel nous dit aussi « Les parents ne doivent pas oublier , même dans les moments difficiles, que la rivalité, c’est aussi la compétition qui aide les enfants d’une même fratrie à grandir ».

C’est vrai que depuis que P’Tit Gars a appris à lire, Miss Puce se sent obligée d’en savoir plus :-))

Je crois qu’il faut se résigner sur certains points à avoir un peu tout faux quoi qu’on fasse, c’est normal.

« Si j’ai un autre conseil a donner aux parents, c’est de faire en sorte que l’aîné vive comme un enfant de son âge, et pas plus. Il faut l’autoriser parfois à être petit, c’est la meilleure prévention contre des troubles futurs. Il a le droit d’avoir peur, d’être fatigué, de croire au Père Noël ou de pleurer quand il a mal. »

Et là je reconnais que j’ai beaucoup plus de mal à accepter les régressions de Miss Puce que de P’Tit Gars et que c’est pô juste.

Je crois que je vais devoir relire attentivement les chapitres :

Aîné et cadet : à chaque rang son avantage

Frère et soeur : rivalité des genres

Le jeu des préférences : l’amour sans partage

L’ado et la fratrie

A suivre !!

Phypa

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6 réflexions sur “Frères et sœurs

  1. Je découvre moi aussi les joies de la rivalité fraternelle avec mes deux gars et ce n’est pas facile. Il va falloir que je trouve ce livre de Rufo. Néanmoins, je doute que la compétition dont il parle soit nécéssaire ou même utile pour grandir… Peut-être même que la famille pourrait être un lieu où on s’éloigne de la compétition imposée par la société. Les enfants uniques grandissent bien eux aussi !

  2. D’accord avec toi sur l »histoire de la compétition.
    Mais c’est vrai que vivre avec les autres, c’est un apprentissage !!

  3. Merci beaucoup de ton article… et désolée d’arriver si tard.. mon week end a été, comment dire… chargé..!!
    Je crois qu’on est un peu tous dans les mêmes interrogations de point de vue de la fratrie.. personnellement, l’intégration du précepte de Faber & Mazlish « donner pareil c’est donner moins » a été vraiment très libérateur pour moi…et je crois que les enfants l’ont bien accepté.. ça me fait tellement de bien de leur montrer que je m’intéresse à leurs besoins individuels, à ce qu’ils sont individuellement… indépendamment de leurs frères et soeurs…
    Ce matin, Petit Monstre Heureux et la Princesse sont partis chez leurs grands parents…Elle, tout fière d’être « la vétérante », lui, plein de courage en tenant la main de sa soeur (premier départ sans nous)… L’Anté-pré-ado attendait ça depuis des semaines mais il a déjà préparé une surprise à sa soeur pour quand elle rentrera… Ils sont contents de souffler loin les uns des autres et seront contents de se retrouver… aujourd’hui, j’ai l’impression que ça roule (c’est pas tous les jours comme ça!!!!)…

    • Ote moi d’un doute : il est pas fini le week end, on n’est que dimanche midi !!!
      Oui moi aussi j’aime bien cette phrase « Donner pareil c’est donner moins ».
      Par contre j’ai beaucoup de mal à avoir des temps privilégiés avec chacun.
      Hier c’est notre vieux chien qui a monopolisé l’attention de la famille : une crise d’arthrose, et un coup de fatigue, car on s’est planté sur l’équilibre exercice quotidien modéré et dose d’anti-inflammatoire :-(
      Profite bien du morceau de répit !

  4. Pingback: De la naissance de l’amour chez l’enfant… et les parents (mini-débrief) « Les Vendredis Intellos

  5. Désolée, j’ai une semaine de retard… il faudra que j’achète ce livre aussi quand le 2ème sera d’actualité, car fille unique également, je sens que je serai vite dépasser par les relations dans la fratrie…

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