Génération Z, et après ?

Il parait que je suis de la génération Y. Une génération pleine de bons élèves diplômés et réalistes pour faire face à la crise. J’ai grandi avec des parents qui redoutaient d’ouvrir le relevé de compte arrivant en fin de mois alors forcément, aujourd’hui, je suis du genre prudente et on joue les hamsters. Beaucoup de mes amies sont comme moi. Puis la génération Z a succédé à la génération Y.

Cette génération est actuellement en pleine adolescence. Pourtant , ils ne doutent de rien. Ils sont certains qu’ils réussiront mieux que leurs parents dans la vie, mais que cette réussite ne passera pas forcément par de bonnes notes à l’école, ni même par les diplômes. Ils croient en eux-même, en leur force, en la magie d’un coup de baguette, pendant que derrière, leurs parents s’arrachent les cheveux en les sommant de travailler à l’école pour leur avenir. Mais cette génération a les dents longues.

A regarder les enfants d’hier et d’aujourd’hui, on pourrait croire qu’il n’y a finalement pas beaucoup de différences entre eux. Mes enfants aiment faire du vélo avec leurs copains comme j’aime le faire, ils jouent aux billes ou au loup dans la cour de récréation comme je le faisais et pourtant, eux, n’auront pas à chercher des infos dans « Tout l’Univers » pour faire un exposé, ils iront chercher leurs infos sur internet.

A 10 ans, la plupart des enfants ont un compte MSN pour discuter avec leurs amis juste après les avoir quittés (j’espère que j’arriverai à dire non le jour venu) alors qu’à mon époque, je devais patienter jusqu’au lendemain pour dire à mes copines tout ce dont j’avais envie.

L’enfant 3.0 a accès à toute l’information en un temps record et s’adapte vite à son environnement. Il s’informe dès qu’il en ressent le besoin. Une question. Il trouve la réponse tout seul en un clin d’oeil.

« Ces mères effarées par l’intransigeance de leur petit crack anxieux savent-elles que celle-si serait paradoxalement, le fruit de leur éducation à la cool ? Privés de limites, les enfants développeraient un « surmoi féroce ». D’autant que dehors, c’est la crise, le chômage, la précarité. Peu rassuré par ses parents abouliques, le bébé Z affûte ses armes »

Grazia « Mon enfant est plus ambitieux que moi! »

Mon frère né dans les années 90, je le vois entre les 2 générations, ni vraiment Y, ni Z. Il ne croit pas au pouvoir du diplôme et de l’école pour trouver un job alors qu’on ne cesse de lui rabâcher qu’il aurait du aller jusque BAC +5. Il pense que quelque part, le job de  ses rêves l’attend.

La génération Z grandit dans un monde sans fils où les médias sociaux sont rois. Ils se prennent en photo, gèrent leur réputation en maitre sur le net…

Et nos bébés, ceux qui pour le moment s’intéressent plus à trouver un moyen d’atteindre l’iphone de papa, alors qu’ils ne savent pas encore bien se déplacer, plutôt que de jouer avec leurs jeux colorés pour bébé, quelle genre de génération seront-ils ? Une génération Z’ ou une génération alpha, totalement différente de la Z, une génération consciente des risques d’internet et des réseaux sociaux?

« Le problème c’est que ces enfants donnent l’impression de grandir plus vite, alors que leur maturité psychoaffective n’a pas bougé d’un poil. Ils restent très dépendants de leurs parents et sont presque moins autonomes que leurs aînés »

« L’enfant d’aujourd’hui est bien plus débrouillard que ses parents. Il n’a pas peur de la rivalité avec l’adulte. »

Béatirce Cooper-Royer, pychologue clinicienne pour « Mon enfant est plus ambitieux que moi! » Grazia

« Élevés par des parents rétifs à tout principe d’autorité, les ados ne comprennent plus les notions de hiérarchie. Et plus tard, de communication verticale dans l’entreprise. Au grand dam de leurs futurs supérieurs, ils mêlent vie pro et vie privée, cumulent les activités, montent des business à distance, font du buzz autour d’une idée … sans avoir forcément les compétences. »

Yoana Sultan-R’bibo pour Grazia « Mon enfant est plus ambitieux que moi! »

Miss Brownie

6 pensées sur «Génération Z, et après ?»

  1. Beaucoup de choses sont écrites dans lesquelles je retrouve mon ado. de fille, notamment les ados. ne croient plus autant en la force des diplômes, ils n’ont plus peur de la rivalité avec l’adulte, ils ne comprennent plus les notions de hiérarchie et pourtant, pourtant leur maturité affective n’a pas bougé d’un poil : ça c’est totalement vrai…
    Mais comment faire pour réussir à les motiver… Sincèrement, je n’ai pas trouvé encore la solution…

  2. La société actuelle nous confronte à de sacrés défis en matière d’éducation… Un père d’ado m’a confié récemment avoir ouvert un compte FB pour suivre et aider sa fille de 13 ans qui bien sûr àa voulu son propre compte, mais qu’il était quand même gêné de figurer dans la liste « d’amis » de sa fille. Pas facile non plus d’empécher ces jeunes de se faire voler leur enfance et leur adolescence…

  3. Merci beaucoup de ta contribution!! Moi aussi, je suis bien loin d’avoir trouvée des solutions… et je compte bien sur les quelques années que j’estime encore avoir devant moi avant que mon Anté-pré-ado se soit transformé en véritable ado pour avancer un peu sur la question…!!
    Je ne « crains » pas a priori les nouvelles technologies (à vrai dire, je serai bien mal placée pour le faire étant donné le nombre d’heures que je passe sur les réseaux sociaux!!), mais je pense qu’une éducation est nécessaire et que peut être elle fait encore défaut…
    Après, je pense que chaque génération est confrontée à ses propres problèmes et dispose de ses propres ressources liées au contexte dans laquelle elle évolue…
    Je serais par contre beaucoup plus sceptiques quand à l’analyse des ados actuels en terme de toute puissance et confiance démesurée en l’avenir… car ce n’est pas du tout ce que Mr D rencontre chaque jour à son lycée, pourtant très privilégié…Certes, les jeunes semblent mépriser les diplômes et le travail scolaire mais non pas parce qu’ils se croient tout puissants mais au contraire parce qu’ils pensent qu’ils n’ont aucun avenir (et qu’il s’agit de profiter le peu d’année dorées qu’ils leur restent à vivre)… Et même si je ne peux que déplorer leur comportement, leur désespoir me touche profondément…

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